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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 09:32

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article normalement sur mon site et pour les commentaires : Crédit Agricole 4° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

 

Nos péquenots du Crédit Agricole donnent l’impression d’avoir enfin compris eux-aussi (après les autres banksters de la BNP et de la Générale)… ce que j’explique depuis des années, à savoir que l’essentiel pour les banques, est qu’elles doivent respecter les règles prudentielles telles qu’elles ont été édictées par ce bon vieux Greenspan : un leverage réel non pondéré des actifs calculé avec le montant des capitaux propres réels (les actifs nets tangibles, sans les écarts d’acquisition), ou son inverse, le ratio Core Tier 1 comme le préconisent aussi la BRI, Axel Weber, l’EBA, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la Banque du Portugal et la CRR/CRD IV.

Cependant, les groupes de pression bancaires ont réussi à faire adopter une limite de… 3 % minimum pour le ratio Core Tier 1 contre 8 % lors de Bâle 1 que ce bon vieux Greenspan a relevée à 10 % à la suite des turbulences financières.

En effet, ils publient eux-aussi cette donnée : 5,2 %… dans leurs slides !

Document 1 :

Cependant, nos péquenots du Crédit Agricole publient par ailleurs un slide montrant que le montant de leurs capitaux réels est de… 64,7 milliards d’euros !

Document 2 :

En reprenant ce chiffre, le multiple d’endettement réel, mon µ, le leverage est de 26,2 ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel de 3,81 % pour ce dernier trimestre,

Document 3 :

 

 


Sommes en milliards d’euros.

 

Sur la base de ces données publiées dans le cadre de la CRD IV (Capital Requirements Directive), les chiffres sont en concordance avec ceux qui sont obtenus en respectant les préconisations de ce bon vieux Greenspan.

Document 4 :

Il faudrait augmenter les capitaux propres du groupe Crédit Agricole de… 95 milliards d’euros pour respecter la règle prudentielle d’endettement de ce bon vieux Greenspan ou diminuer les dettes de… 1 115 milliards !

Comme je l’ai déjà écrit, Les péquenots du Crédit Agricole montrent une fois de plus que le leverage est bien le problème le plus important pour cette banque comme pour les autres, comme je le répète à maintes reprises.
A priori, ce sont les clients et les salariés du Crédit Agricole qui vont renflouer la banque, en espérant que ce ne soit pas… les contribuables.
La grosse différence entre les Etats-Unis et l’Europe, dont la France, est que les autorités américaines n’hésitent pas à flinguer les grandes banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement telles qu’elles ont été édictées par les gens de la Fed et en particulier par ce bon vieux Greenspan, tandis qu’en Europe, et surtout en France, les dirigeants des Gos banques font ce qu’ils veulent, et le résultat est catastrophique comme le montre le marché interbancaire qui est totalement bloqué, la BCE étant obligée de s’y substituer, ce qui a des conséquences dramatiques, en accentuant et en prolongeant la crise.
Enfin, nos péquenots qui bricolent avec le crédit ne parlent évidemment pas des dizaines de milliards d’euros qu’ils obtiennent (quasiment gratuitement) de la Banque de France en mettant chaque jour des titres en pension dans le cadre des Titres de Créances Négociables, d’après les chiffres de la Banque de France et d’autres milliards encore de la BCE pour lesquels aucune information n’est donnée.

 

Tout le reste est mauvaise littérature pour idiots inutiles voire nuisibles qui font confiance à leurs Gos banques.
Pour l’instant, tout va bien : pas de tsunami bancaire.

Cliquer ici pour lire le rapport financier du Crédit Agricole S.A. d’où sont tirées ces informations.

Cdt Agric Groupe 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3 2014 Q4
1 Assets 1 706,30 1 718,60 1 663,30 1 731,50 1 762,80
2 Equity 76,3 79,3 82 85,1 86,7
3 CRD IV… 1,5 4,9 6,4 8,1 8
4 Goodwill 14,5 14 14 14 14
5 Tangible eq 60,3 60,4 61,6 63 64,7
6 Liabilities 1 646,00 1 658,20 1 601,70 1 668,50 1 698,10
7 Leverage (µ) 27,3 27,5 26 26,5 26,2
8 Core Tier 1 (%) 3,7 3,6 3,85 3,78 3,81

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 10:46

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Les mécanos de la Générale, 4° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

 

Les mécanos de la Générale ont publié leurs résultats pour ce dernier trimestre et ils avouent que leur ratio de levier est, dans le cadre de la CRR/CRD IV (Capital Requirements Directive) de… 3,8 % !

Document 1 :

En fait, il s’agit a priori d’un ratio proche du ratio Core Tier 1 d’origine (c’est-à-dire du rapport des capitaux propres sur le total des dettes en pourcentage) qui correspond à son inverse, à savoir un leverage de 26,3 qui signifie que le total des dettes représente 26,3 fois le montant des véritables capitaux propres,

Les mécanos de la Générale publient (en annexe) un tableau détaillé qui permet de calculer le montant des véritables capitaux propres (comme je l’ai toujours écrit contrairement à eux) qui est obtenu en retranchant du montant des capitaux propres publiés (sans les minoritaires) les sommes correspondant aux titres dits hybrides (TSS, TSDI, coupons et dividende) et les écarts d’acquisitions (goodwill),

Document 2 :

De ce fait, il est maintenant possible de calculer le véritable leverage qui était de… 35,5 et son inverse le véritable ratio Core Tier 1 qui était de… 2,8 % en cette fin de dernier trimestre,

Document 3 :

 

 


Sommes en milliards d’euros.

 

Euh… Un petit rappel : la banque des frères Lehman a fait faillite avec un leverage de 32

Et un autre petit rappel : d’après les règles dites de Bâle I, les banques devaient avoir un leverage inférieur à 12,5 ou un ratio Core Tier 1, son inverse, supérieur à 8 %.

A la suite des turbulences financières de ces dernières années, ce bon vieux Greenspan a relevé ces exigences à un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %, sans pondérer les actifs, comme le préconisent également la BRI, Axel Weber, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la CRR/CRD IV.

Document 4 :


Comme je l’ai écrit précédemment, Les mécanos de la Générale confirment donc que mes calculs de l’été 2011 donnaient parfaitement bien une image fidèle de la réalité quand j’ai publié un ratio Core Tier 1 dans les 2 % alors qu’ils prétendaient à tort qu’il était de 9 % !
L’AMF m’a donc sanctionné totalement à tort alors que les mécanos de la Générale continuent à me donner finalement totalement raison !
En fait, ils commencent à essayer de comprendre les règles de gestion prudentielles d’endettement telles qu’elles vont être appliquées par l’Autorité Bancaire Européenne (EBA) qui calcule, comme je l’ai toujours fait à juste titre, les montants des véritables capitaux propres sans les titres dits hybrides, ces Titres Super Subordonnés (TSS) et Titres Subordonnés à Durée Indéterminée (TSDI) que seuls les banksters franchouillards de nos Gos banques ont fait passer officiellement pour des capitaux propres alors que tout le monde partout dans le monde les considère comme des dettes, comme je l’ai toujours écrit.
Il est particulièrement grave de constater qu’une autorité officielle, l’AMF, de connivence avec ces banksters, puisse sanctionner à tort une personne (moi !) qui publie des études financière justes, en conformité avec les règles internationales, et qui dénonce ces irrégularités en France.
Il est particulièrement grave de constater que les gens de la Banque de France qui sont chargés de faire appliquer les règles internationales ne le font pas, sciemment, de connivence avec les banksters.
Il est particulièrement grave de constater que les mécanos de la Générale qui gèrent 1 300 milliards d’euros d’actifs n’ont toujours pas compris le mécanisme de gestion des règles prudentielles d’endettement bancaire.
Il est particulièrement grave de constater que tous les autres professionnels en France puissent être aussi incompétents, en particulier les bonimenteurs tels que les analystes financiers patentés de la Société Française des Analystes Financiers et tous les journaleux de tous les médias
.

Par ailleurs, les mécanos de la Générale ne donnent évidemment aucune information explicite sur les 32,7 milliards d’euros qu’ils empruntent à la Banque de France dans le cadre des Titres de Créances Négociables (TCN) en mettant en pension des titres comprenant les Certificats de Dépôt Négociables (CDN)…

Document 5 :

… et les Bons à Moyen Terme Négociables (BMTN),

Document 6 :

Heureusement, je suis le seul, à ma connaissance à faire de telles analyses.
Les règles comptables sont redoutables car, lorsqu’on sait décrypter correctement les comptes des bansters, il est toujours possible de savoir si tout se passe bien ou si quelque chose ne va pas quelque part dans leur banque.
Pour l’instant, tout va bien : pas de tsunami.
Tout est simple, enfin, presque.

Cliquer ici pour voir les résultats de la Générale de ce dernier trimestre.

Société Générale 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3 2014 Q4
1 Assets 1 214,19 1 265,80 1 322,60 1 291,70 1 308,17
2 Equity 50,877 51,094 53,3 55 55,168
3 TSSDI… 11,609 10,845 13,3 14 15
4 Goodwill 4,968 5,349 4,3 4,3 4,331
5 Tangible eq 34,3 34,9 35,7 36,7 35,8
6 Liabilities 1 179,90 1 230,90 1 286,90 1 255,00 1 272,40
7 Leverage (µ) 34,4 35,3 36 34,2 35,5
8 Core Tier 1 (%) 2,91 2,84 2,77 2,92 2,81

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 16:13

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article normalement sur mon site et pour les commentaires : BNP-Paribas 4° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France, Leverage

 

Les banksters de BNP-Paribas ont publié leur bilan pour ce dernier trimestre mais ils continuent à ne pas le présenter correctement, c’est-à-dire pas comme devraient le faire les banques normalement constituées…

En effet, pour déterminer le montant des véritables capitaux propres dits, tangibles, excluant les minoritaires (Tangible shareholders equity), il faut aller pêcher le montant du Total part du groupe au passif puis retrancher les écarts d’acquisition (goodwill) inscrits à l’actif…

Document 1 :

… et surtout retrancher les titres dits hybrides comme les Titres Super-Subordonnés à Durée Indéterminée (TSSDI) dont les montants ne sont pas publiés dans les comptes trimestriels (ils ne sont mentionnés que dans les états financiers semestriels) qui sont considérés par la seule nomenklatura française comme faisant partie des capitaux propres, ce qui n’est pas le cas partout ailleurs dans le monde, cf. mes articles à ce sujet,

Document 2 :

En reprenant les seuls chiffres pouvant donner une image fidèle de la réalité, pour les seuls semestres, en ne retenant que le montant des véritables capitaux propres, le leverage réel est de 30,4 pour ce dernier trimestre correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 3,3 % en nette dégradation par rapport aux semestres précédents,

Document 3 :

 

 


Sommes en milliards d’euros.

 

Depuis le début de 2014, les banksters de BNP publient un ratio de levier Bâle III : 3,6 % pour ce dernier trimestre,

Document 4 :

Les chiffres de ces ratios de levier Bâle III publiés par les banksters de BNP-Paribas sont donc en concordance avec ceux que je calcule sur la base de l’analyse de ces titres hybrides (l’écart entre mes calculs et ceux de BNP est faible), ce qui prouve une fois de plus la justesse de mes analyses sur ce sujet, et ceci depuis plusieurs années…

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 123 milliards d’euros pour que BNP-Paribas respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan (sans pondérer les actifs, comme le préconisent également la BRI, Axel Weber, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la Banque du Portugal et la CRR/CRD IV), à savoir un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 % ou un leverage inférieur à 10 (contre respectivement 8% et 12,5 pour le ratio Core Tier 1 d’origine), ou diminuer le total des dettes de 1 350 milliards, par cessions d’actifs par exemple.

C’est drôle, on se demande pourquoi les banksters de BNP-Paribas ne publient pas le montant des Titres de Créances Négociables (TCN) qu’ils mettent en pension pour obtenir… 28,6 milliards d’euros d’argent frais ! … répartis entre 26,1 milliards de Certificats de Dépôt Négociables (CDN),

Document 4 :

… et 2,5 milliards des Bon à Moyen Terme Négociables

Document 5 :

… chiffres publiés par la Banque de France, auxquels il faudrait ajouter ceux qui sont prêtés par la BCE qui ne publie aucun chiffre.

Le leverage réel de BNP est de 30,4. Celui de la banque des frères Lehman était de 32 lorsqu’elle a fait faillite, ce qui a provoqué de fortes turbulences financières dans le monde. Le total de son bilan était alors de 650 milliards de dollars… seulement.

Le total du bilan de BNP, 2 077 milliards d’euros, est proche du montant du PIB annuel de la France (2 157 milliards) !
Les Américains sont inquiets face à la puissance de leurs big banks too big to fail, mais JPMorgan est celle qui a le total de son bilan le plus plus élevé avec seulement… 2 573 milliards de dollars, soit 14 % du PIB des Etats-Unis (17 710 milliards de dollars).

Les banksters de BNP (et leurs homologues des autres Gos banques) prennent les Français pour des idiots et ils ont raison. Ça marche : ils ne comprennent jamais rien aux problèmes financiers, bancaires, monétaires, heureusement…
Ils n’ont été amenés à payer que 9 milliards de dollars pour éviter d’être condamnés… aux Etats-Unis !
Tout va bien.

Tout est simple… à condition de savoir décrypter correctement des centaines de pages de comptes à dormir debout pour en tirer la substantifique moelle.
Finalement, je remercie les dirigeants de nos Gos banques et ici ceux de BNP qui montrent que j’avais raison et que j’ai toujours raison de calculer les véritables ratios d’endettement.

Cliquer ici pour lire le communiqué présentant les résultats (non audités) de BNP d’où sont tirées ces dernières données.

BNP P 2013 Q4 2014 Q2 2014 Q4
1 Assets 1 810,52 1 906,63 2 077,76
2 Equity 87,433 84,6 89,41
3 Hybrid securities + … 8,557 10,661 6,589
4 Goodwill 9,846 9,925 10,577
5 Tangible eq 69,03 64,014 66,153
6 Liabilities 1 741,49 1 842,61 2 011,61
7 Leverage (µ) 25,2 28,8 30,4
8 Core Tier 1 (%) 4 3,5 3,3

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 16:42

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : France 4° trimestre 2014 : croissance zéro !

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

 

La croissance du PIB de la France serait de 0,3 % au 4° trimestre par rapport au trimestre précédent en taux annualisé contre 2,6 % aux Etats-Unis,

Document 1 :

D’une année sur l’autre, la croissance est de 0,2 % contre 2,5 % aux Etats-Unis,

Document 2 :

Cette croissance zéro est due en partie à l’augmentation des dépenses des administrations publiques, les APU dans la langue de la nomenklatura : + 8,3 milliards d’euros soit + 5,8 % depuis le 1° trimestre 2011 !

 

 Document 3 :

Comme il n’y a pas de miracle, cette croissance des administrations publiques se fait au détriment des ménages qui se sont serrés la ceinture de 300 millions d’euros soit – 1,3 % et des entreprises dont les investissements ont baissé de 0,3 % sur cette période.

Depuis le début des turbulences financières de 2008, la croissance française n’a été que de 1,4 % contre 9,6 % aux Etats-Unis,

Document 4 :

Depuis 1983, le PIB de la France socialiste a augmenté de 75 % alors que celui des Etats-Unis a augmenté de 148 % grâce à l’application d’une politique libérale initiée par les Reagnomics,

Document 5 :

Tout est simple.

Cliquer ici pour lire mon article sur la croissance du PIB du 3° trimestre.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 10:14

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Agrégats monétaires de la zone euro (décembre 2014)

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme                

 

Les données les plus pertinentes sont les agrégats M1, M2-M1 et M3-M2 à relativiser par rapport au PIB (en %) et par rapport aux Etats-Unis qui sont la référence en la matière car l’argent y est resté sain, sans création monétaire, après l’éclatement (par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke) de la bulle qui s’était développée en M3-M2.

Ainsi, il apparait clairement une augmentation totalement anormale de M1 (dans la zone euro) à partir de 1999 qui dépasse maintenant 60 % du PIB,

Document 1 :

Avant la convergence des monnaies préludant à l’adoption de cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro, la structure des agrégats était acceptable avec M1 qui représentait entre 25 et 30 % du PIB, dans une proportion proche de celle qui prévalait alors aux Etats-Unis.

Cependant, par la suite, M1 est tombé à 16 % (par rapport au PIB) aux Etats-Unis, ce qui montre qu’il n’y a pas eu de création monétaire pendant cette période dans ce pays, mais ce rapport a augmenté dans la zone euro pour se situer maintenant à ce niveau tout à fait hors normes de 60,5 %, ce qui est le résultat d’une création monétaire létale.

L’adoption de l’euro a laissé se développer sans sanction possible (ou sans frein naturel) une hypertrophie en M1. De l’argent non gagné a été distribué en masse : plus de 4 000 milliards d’euros se trouvent ainsi indûment dans les poches et sur les comptes courants des malheureux Euro-zonards,

Document 2 :

La distribution d’argent non gagné (en M1) augmente considérablement et très dangereusement depuis quelques mois : + 93 milliards d’euros en décembre !

Document 3 :

Les malheureux Euro-zonards accumulent l’argent non gagné au détriment de la trésorerie des entreprises, c’est à dire en M3-M2 qui ne représente plus que… 6,9 % du PIB !

Document 4 :

Il aurait fallu que cette situation évolue comme aux Etats-Unis, avec une baisse relative de M1 (qui aurait dû tendre vers 16 %) et une augmentation relative de M3-M2 (qui aurait dû dépasser les 30 % du PIB).

M3-M2 ne se monte qu’à 676 milliards d’euros, c’est-à-dire à un niveau à peine supérieur à ce qu’il était en 1996, ce qui est dramatiquement faible compte tenu de l’inflation (les chiffres sont évidemment en euros courants),

Document 5 :

Il y a eu une sorte de chassé-croisé entre M1 et M3-M2, les Euro-zonards s’étant indument accaparé l’argent qui aurait dû rester dans les comptes des entreprises,

Document 6 :

Dans ce document 5, les lignes en pointillés représentent l’évolution qui aurait dû être celle de M1 et de M3-M2 (par rapport au PIB), à l’image de ce qui en a été aux Etats-Unis qui sont la référence.

En fait, les salariés, les fonctionnaires et tous les parasites qui profitent des divers organismes étatiques ont confisqué globalement plus de 4 000 milliards d’euros qui auraient dû rester dans les comptes des entreprises qui sont de ce fait à l’agonie.

Pas de bénéfices, pas d’investissements, donc pas de croissance, c’est-à-dire pas de création de richesse ni de création d’emplois.
Tout est simple.

Une baisse de 2,3 % de M2-M1 aurait dû se manifester par un bond prodigieux de la croissance car cela aurait signifié que les Euro-zonards diminuaient leur épargne pour augmenter leurs achats, ce qui aurait dû stimuler la croissance, or il n’en est rien : cette baisse de M2-M1 signifie que les malheureux Euro-zonards sont obligés de puiser dans leur épargne pour vivre,

Document 7 :

La situation dans la zone euro est donc maintenant totalement incontrôlable, irrécupérable à cause de l’hypertrophie de plus de 4 000 milliards d’euros en M1.
C’est tellement gros que personne ne la voit, à part une exception qui s’exprime…

Ces déséquilibres dans la structure des agrégats de la zone euro conduisent à une augmentation non significative de M3,

Document 8 :

Comme je l’ai déjà écrit, Il est vraiment étonnant que personne ne voit que ce ne sont pas les Marioles de la BCE qui sont les initiateurs de la création monétaire : c’est M1 qui augmente, indépendamment de la politique menée par la BCE, de près de 100 milliards d’euros en décembre, dernier chiffre publié à ce jour.

Le QE des Marioles de la BCE n’est qu’un artifice qui n’aura aucune incidence sur la masse monétaire.

***
L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics. Le problème essentiel à résoudre pour refaire partir la croissance sur des bases saines, c’est-à-dire sur de l’argent sain, serait donc de faire éclater cette hypertrophie en M1 (et d’en supprimer les causes, c’est-à-dire de sortir en douleur de l’euro-système), ce qui permettrait donc de mettre fin à la distribution d’argent non gagné, ce qui est difficile à mettre en œuvre auprès du peuple de gauche qui en est le principal bénéficiaire.

 

Comment se fait-il que les malheureux Euro-zonards, aient pu tomber dans ce piège grossier tendu par les monétaristes américains qui auront ainsi gagné cette première guerre monétariste mondiale en affaiblissant considérablement et durablement leurs concurrents pour garder leur leadership sur le monde libre ?

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 16:18

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commetaires : Grèce, euro et Greenspan Rédigé par  

 

jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe                

 

Ce bon vieux Greenspan s’est exprimé dimanche dernier sur la Grèce et l’euro…
D’après un article paru dans le Wall Street Journal, il a clairement affirmé que la Grèce devait évidemment sortir de cette zone contre nature qu’est l’euro, toutes les parties y ayant leur avantage.

Document 1 :

Cliquer sur le document pour l’agrandir.

Il aurait dû rappeler, une fois de plus, qu’une monnaie est nécessairement celle d’une nation, c’est-à-dire d’un ensemble homogène, du moins sur le plan politique, économique, juridique et fiscal.

Or la zone euro n’est pas une nation. Les pays la constituant ne peuvent donc en aucun cas avoir une monnaie unique.
C’est là un principe monétariste de base, simple, incontournable, irréfragable.

Document 2 :

Le plus drôle est que, lorsqu’il présidait la Fed, Alan Greenspan affirmait que l’émergence de l’euro était positive pour le monde entier et pour les Européens en particulier !

Les Américains sont cruels. Ils ont poussé les Européens à la faute. Ce bon vieux Greenspan le reconnait maintenant, par inadvertance.
Du temps où il présidait la Fed, tous les termes de ses discours étaient soigneusement choisis.

Cliquer ici pour lire l’article du Wall Street Journal d’où ces informations sont tirées.

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 10:57

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Grexit : pas tout de suite ?

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

 

Si l’on se fie à la courbe des taux de la Grèce, sa sortie de la zone euro ne serait pas imminente : au-delà des 6 mois à venir mais dans les deux ans.
En effet, les rendements des échéances courtes sont en baisse jusqu’au 6 mois mais s’envolent à partir du 2 ans qui culmine (en hausse de jour en jour) à maintenant près de 22 % !

Document 1 :

Les rendements des mauvais bons des Trésors de l’Europe continentale sont historiquement et dramatiquement au plus bas (c’est pire que pendant la première grande crise de 2011-2012), ce qui correspond à une gigantesque bulle obligataire qui menace d’éclater à la moindre étincelle,

Document 2 :

Depuis cette première crise, les rendements du Schatz sont aux alentours de zéro, et nettement en territoire négatif depuis quelques mois,

Document 3 :

En conséquence, la pentification de la courbe des taux teutons est extraordinairement plate et négative jusqu’au 7 ans,

Document 4 :

Pour l’instant, tout va bien.
Il est encore temps de prendre ses dispositions pour l’€ffondrement.

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 10:35

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : €-crise : €ffondrement ou crise durable ?

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Suisse

 

De petits rappels…

Rien ne va plus dans la vieille Europe continentale.
Normalement, les rendements des bons des Trésors de référence à 10 ans devraient fluctuer dans une bande de 3 % (entre 3,0 et 4,0 %) en concordance avec une structuration logique des marchés pour assurer une croissance du PIB optimale sans inflation, ce qui s’est rarement produit au cours de la période moderne, c’est-à-dire depuis l’après-guerre,

Document 1 :

Or, depuis le 1° janvier 2014, les rendements des bons à 10 ans des Trésors de la vieille Europe continentale plongent inexorablement, celui des petits Suisses étant même tombé en territoire négatif, ce qui montre que le désordre y est croissant,

Document 2 :

Rien ne va plus partout dans la vieille Europe continentale : la Grèce est une fois de plus au plus mal, idem pour la France par rapport à l’Allemagne et c’est pire encore pour l’Italie,

Document 3 :

Même la Suisse si vertueuse a priori est profondément touchée, surtout à cause des mauvaises décisions qui ont été prises par les dirigeants de la BNS qui n’ont évidemment pas pu tenir l’arrimage du franc par rapport à l’euro.
La Suisse est donc paradoxalement le premier pays qui est sorti de la zone euro… sans y avoir jamais entré !

Même après une réévaluation du franc suisse, la BNS tente encore d’arrimer le franc au-dessus de la parité d’un franc pour un euro en voulant reconstituer en quelque sorte un nouvel avatar du serpent monétaire, c’est-à-dire une fluctuation du franc par rapport à l’euro dans certaines limites qui sont de toute façon intenables.

En effet, Les avoirs en comptes de virement des banques à la BNS ont augmenté de 26 et 18 milliards de francs au cours des deux dernières semaines, ce qui signifie qu’elle défend encore très activement une parité pourtant intenable.

Que va-t-il se passer concrètement ?
Il est difficile de le prédire car tout est miné partout. Tout peut arriver.

La première grande surprise aura été le décrochage du franc suisse alors que le Grexit semblait le plus probable.
Il est possible que la nomenklatura euro-zonarde fasse tout pour repousser une fois de plus l’inéluctable, ce qui n’est pas la meilleure solution à terme.

Curieusement, Obaba vient de déclarer qu’il ne fallait pas être trop méchant avec les Grecs, ce qui confirme que les Américains ont intérêt à ce que le désordre augmente et dure longtemps en Europe.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 17:53

 

Ckiquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Tout concorde…

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France                

 

Les indices manufacturiers montrent que la France est toujours dans une croissance… négative dans le cadre d’une €-crise, ce qui a l’avantage de contenir une croissance américaine qui sans cela serait trop forte…

Document 1 :

… car inflationniste : le PCE:PILFE, l’indice des prix effectivement constatés des dépenses des Américains hors produits volatils que sont ceux de l’énergie et des produits alimentaires est de 1,33 % d’une année sur l’autre dans la bande idéale comprise entre 1,0 et 1,5 %,

Document 2 :

Tout va bien, en Amérique, qui conservera le leadership sur le monde libre avec des rivaux durablement plombés par l’hypertrophie monétaire.

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 09:35

 

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Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France, Monétarisme

 

L’€-crise s’est encore accentuée vendredi 30 janvier. En effet, les rendements du Bund ont battu leur plus bas record,

Document 1 tiré du Wall Street Journal :

Les rendements des bons à 10 ans de la vieille Europe continentale continuent à plonger, ce qui entraine ceux des Notes, mais à un moindre degré compte tenu des bons fondamentaux de l’économie américaine,

Document 2 :

Les rendements du Bund baissent davantage que ceux des mauvais bons à 10 ans du Trésor français, ce qui fait grimper leur écart relatif à des sommets historiques annonciateurs de l’aggravation de l’€-crise (c’est là un concept fondamental pour tout monétariste),

Document 3 :

La structure des rendements des Notes est de plus en plus positionnée dans l’attente de l’aggravation de l’€-crise,

Document 4 :

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans a encore battu un plus bas record sous la barre critique des 120 points de base,

Document 5 :

Le cycle de croissance américaine qui aurait pu être trop fort est contenu par l’€-crise sans que les gens de la Fed aient besoin de remonter leurs taux de base, ce qui est parfait pour les… Américains,

Document 6 :

Tout concorde.

Pour l’instant, tout va bien. Il fait beau, la plage est belle.
Carpe diem.

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Published by CHEVALLIER
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