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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 15:47

Consulter mon site chevallier.biz pour lire cet article !

~~State Street Corporation 4° trimestre 2014 Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage State Street, bien qu’ayant un total de son bilan relativement modeste pour les Etats-Unis, est l’une des 8 banques à risque systémique retenue par la BRI pour ce pays. Elle ne respecte pas les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan avec un leverage réel de 18,95 supérieur à la norme (en détérioration par rapport au trimestre précédent) correspondant à un véritable ratio Core Tier 1 réel de 5,3 %, Document 1 : Modifier State Street 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3 2014 Q4 1 Assets 243,291 256,663 282,324 274,976 274,119 2 Equity 20,378 21,273 21,7 21,156 21,524 3 Preferred st 0,491 0,491 0,491 1,233 1,961 4 Goodwill 6,036 6,038 6,037 5,899 5,826 5 Tangible eq 13,851 14,744 15,172 14,024 13,737 6 Liabilities 229,44 241,919 267,152 260,952 260,382 7 Leverage (µ) 16,56 16,41 17,61 18,61 18,95 8 Tier 1 (%) 6 6,1 5,7 5,4 5,3 Sommes en milliards de dollars. Les capitaux propres de State Street baissent plus que le total des dettes par rapport au trimestre précédent. Il faudrait augmenter le montant des capitaux propres de 11,2 milliards de dollars pour respecter les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10. Document 2 : Cliquer ici pour voir le bilan de cette banque pour ce dernier trimestre.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 10:44

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : JPMorgan Chase & Co. 3° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

 

Le bilan de JPMorgan Chase & Co ne fait pas apparaitre le montant des véritables capitaux propres…

Document 1 :

… qui sont publiés en annexe dans le même document (Common stockhoder’s equity, sans les minoritaires),

Document 2 :

… ce qui permet de calculer les véritables données sur l’endettement comme ce bon vieux Greenspan les a définies : le leverage réel est à 16,8 et le véritable ratio Core Tier 1 à 5,9 % en détérioration par rapport aux trimestres précédents, ce qui est loin des exigences de ce bon vieux Greenspan !

Document 3 :

 

 


Sommes en milliards de dollars.

 

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 89,5 milliards de dollars pour que JPMorgan respecte les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan, à savoir des chiffres autour de 10.
Selon la Fed, JPMorgan devrait augmenter au moins de 22 milliards de dollars le montant de ses capitaux propres pour se conformer à ses nouvelles règles.

La banque est encore plombée par des écarts d’acquisition considérables résultant de la mauvaise gestion des années passées…
Une fois de plus, on constate qu’une banque qui a un mauvais leverage (nettement supérieur à 10) ne fonctionne pas normalement.
Des mesures énergiques doivent alors être prises pour redresser la situation, ce qui se fait plus ou moins bien avec un bénéfice de 21,8 milliards de dollar sur l’année.

Cliquer ici pour lire les données du dernier trimestre de JPMorgan Chase.

JPMorgan 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3 2014 Q4
1 Assets 2 415,69 2 463,31 2 520,34 2 527,01 2 573,13
2 Equity 200,02 204,572 208,858 211,214 212,002
3 Preferred st 11,158 15,083 18,463 20,063 20,063
4 Goodwill 48,081 48,065 48,11 47,97 47,647
5 Tangible eq 140,781 141,424 142,285 143,181 144,292
6 Liabilities 2 274,91 2 321,89 2 378,05 2 383,82 2 428,83
7 Leverage (µ) 16,2 16,4 16,71 16,65 16,83
8 Core Tier 1 (%) 6,2 6,1 5,98 6,01 5,94

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 10:04

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Bank Of America 4° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

 

En prenant en considération les écarts d’acquisition qui se montent encore à près de 70 milliards de dollars, Bank Of America reste dans les meilleures places du classement des banques mondiales à risque systémique avec un leverage réel de 12,6 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 7,9 % en amélioration par rapport aux trimestres précédents,

Document 1 :

 

 


Sommes en milliards de dollars.

 

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni,

Document 2 :

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 37 milliards de dollars pour que Bank Of America respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan.

Document 3 :

Bank Of America n’a pas encore terminé l’assainissement de ses comptes, ce qui lui a coûté… 17 milliards de dollars d’amendes en 2014 !

Cliquer ici pour lire le document financier de Bank Of America d’où sont tirés ces chiffres.

Bank of America 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3 2014 Q4
1 Assets 2 102,27 2 149,85 2 170,56 2 123,61 2 104,53
2 Equity 232,685 231,888 237,411 238,681 243,471
3 Preferred st 13,352 13,352 14,846 17,913 19,309
4 Goodwill 69,844 69,842 69,81 69,784 69,777
5 Tangible eq 149,489 148,694 152,755 150,984 154,385
6 Liabilities 1 952,78 2 001,16 2 017,80 1 972,63 1 950,15
7 Leverage (µ) 13,1 13,5 13,2 13,1 12,6
8 Core Tier 1 (%) 7,7 7,4 7,6 7,7 7,9

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 17:11

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Morgan Stanley 4° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

 

A la fin de ce dernier trimestre, Morgan Stanley (qui fait partie des banques mondiales à risque systémique) a fait baisser son leverage réel à 14,75 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 6,8 %,

Document 1 :

 

 


Sommes en milliards de dollars (certaines données du 4° trimestre 2013 et du 3° trimestre 2014 ont été retraitées).

 

Les chiffres retenus ici pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni.

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 22,5 milliards de dollars pour que Morgan Stanley respecte les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan avec un leverage inférieur à 10.

Document 2 :

Cliquer ici pour lire le communiqué de Morgan Stanley sur la publication de ses résultats de ce dernier trimestre.

Morgan Stanley 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3 2014 Q4
1 Assets 832,702 834,999 826,568 814,511 817,539
2 Equity 62,701 63,851 65,771 66,898 67,55
3 Preferred st 3,22 3,22 5,02 6,02 6,02
4 Goodwill 9,873 9,805 9,731 9,637 9,636
5 Tangible eq 49,608 50,826 51,02 51,241 51,894
6 Liabilities 783,094 784,173 775,548 763,27 765,645
7 Leverage (µ) 15,8 15,4 15,2 14,9 14,75
8 Core Tier 1 (%) 6,33 6,48 6,58 6,71 6,78

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 16:36

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Goldman Sachs 4° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

 

Goldman Sachs restera sur la troisième marche du podium des grandes banques américaines (et mondiales) à risque systémique : son leverage réel baisse à 11,3 ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 8,8 % en amélioration par rapport au trimestre précédent,

Document 1 :

 

 


Sommes en milliards de dollars.

 

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni.

Les capitaux propres augmentent et le total des dettes a baissé par rapport au trimestre précédent.

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 8,5 milliards de dollars pour que Goldman Sachs ait un leverage inférieur à 10.

Document 2 :

Les bénéfices trimestriels se montent à 2,17 milliards de dollars, ce qui donne un ROE annualisé calculé sur les véritables capitaux propres (tangibles) de 12,5 %, ce qui est remarquable !

La présentation des comptes, succincte, permet cependant de calculer correctement et facilement le véritable leverage, ce qui est loin d’être le cas pour les banques européennes,

Document 3 :

Cliquer ici pour accéder aux documents justificatifs de cette analyse.

Goldman Sachs 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3 2014 Q4
1 Assets 912 916 860 869 856
2 Equity 78,47 79,099 81,629 82,275 82,797
3 Preferred st 7,2 7,2 9,2 9,2 9,2
4 Goodwill 4,376 4,486 4,469 4,386 4,16
5 Tangible eq 66,894 67,413 67,96 68,689 69,437
6 Liabilities 845,106 848,587 792,04 800,311 786,563
7 Leverage (µ) 12,63 12,59 11,7 11,7 11,3
8 Core Tier 1 (%) 7,92 7,94 8,6 8,6 8,8

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 16:33

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Citigroup 4° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

 

Citigroup a été, au 3° trimestre 2014, la première grande banque (de la liste des banques systémiques mondiales) à respecter la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan à savoir un leverage réel maximum de 10,0 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel minimum de 10,0 % et sans tricher… mais un très léger retraitement dans le montant des capitaux propres qui vient d’être publié (203,304 milliards de dollars contre 203,904 publiés initialement), a relevé son leverage à 10,1 pour ce 3° trimestre et celui du 4° trimestre reste à ce niveau, ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel de 9,9 %,

Document 1 :

 

 


Sommes en milliards de dollars.

 

Symboliquement, le 10 est raté de justesse, mais la performance reste absolument remarquable !

Document 2 :

Une réussite parfaite !

Partout dans le monde, les autres grandes banques ne respectent pas les règles de bonne gestion prudentielle d’endettement, ce qui est particulièrement dangereux.
La situation est encore pire dans la vieille Europe comme le montrent les chiffres des leverages réels et le blocage du marché interbancaire dans la zone euro.

Les dirigeants des big banks américaines too big to fail ont très bien compris qu’il fallait qu’elles respectent cette règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan à savoir un leverage réel de 10,0 au maximum correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 10,0 % au minimum sans qu’il soit nécessaire de la faire passer en tant que règle impérative, c’est-à-dire en tant que loi.

Il est très instructif de constater qu’en Europe, c’est le contraire qui se passe : les dirigeants des big banks too big to fail ont réussi à faire adopter des réglementations absconses qui les arrangent, en particulier avec ces actifs pondérés des risques.

Comme les Européens lambda ne comprennent rien à ces problèmes bancaires fondamentaux, personne (ou presque !) ne réagit comme il aurait fallu le faire.
Pour l’instant, tout va bien, enfin presque, apparemment, en Europe.

Cliquer ici pour lire le dernier rapport financier de Citigroup.
Cliquer ici pour lire mon dernier article sur Citigroup.

Citigroup 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3 2014 Q4
1 Assets 1 880,62 1 894,74 1 909,72 1 882,85 1 842,53
2 Equity 197,601 201,244 202,394 203,304 200,066
3 Preferred st 6,738 7,218 8,968 8,968 10,468
4 Goodwill 25,009 25,008 25,087 24,5 23,592
5 Tangible eq 165,854 169,018 168,339 169,836 166,006
6 Liabilities 1 714,76 1 725,72 1 741,38 1 713,01 1 676,52
7 Leverage (µ) 10,3 10,2 10,3 10,09 10,1
8 Tier 1 (%) 9,7 9,8 9,7 9,91 9,9

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 15:31

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Grexit et vieille Europe continentale plombée

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

 

Les bons spéculateurs, ceux qui voient juste et loin, se basent sur des théories solides (le monétarisme par exemple) et des indicateurs pertinents quantifiés (les rendements de bons de Trésors entre autres).
Les journaleux et les bonimenteurs que sont les économistes patentés et autres analystes financiers et stratégistes (pas uniquement ceux de Natixis !) font tout le contraire : ils disent et écrivent ce que d’autres ont déjà dit et écrit. Ainsi nait et se développe le panurgisme ambiant.

Vendredi 20 février, l’écart entre les rendements des mauvais bons du Trésor français et ceux du Bund a atteint un plus haut record à 108 %

Document 1 :

… données tirées du Wall Street Journal…

Document 2 :

… la nomenklatura bancaire franchouillarde ayant le plus grand mal à contenir ce grand écart selon les heures de ces dernières journées,

Document 3 :

Depuis le début de l’année 2014, les rendements des mauvais bons à 10 ans des Trésors de la vieille Europe continentale ont considérablement baissé, à des niveaux inimaginables : aux alentours de zéro alors qu’ils n’auraient pas dû descendre sous les 3 %

Document 4 :

… ce qui a fait tomber temporairement les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans sous leur niveau normal,

Document 5 :

La pentification de la courbe des taux des bons du Trésor grec montre que ce ne sera pas plusse pire dans les 6 mois à venir, le pire arrivant pour les Grecs dans les deux ans à venir, et celle des bons des autres Trésors de la vieille Europe continentale montre que tous ces pays sont condamnés à une croissance nulle voire négative pour une période considérable du fait que les rendements des taux longs sont extraordinairement au plus bas, proches de zéro pour les 10 ans et dans les 1 % seulement pour les 30 ans !

Cette situation est la conséquence de l’hypertrophie monétaire en M1 (plus de 4 000 milliards d’euros !) qui s’est développée depuis qu’existe cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro.

La vieille Europe continentale aura été vaincue en douceur, lentement mais sûrement par les Américains dans une guerre monétariste à laquelle ils n’auront jamais rien compris.
Pourtant, tout est simple.

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 15:52

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Natixis 4° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

 

Natixis est l’entité cotée de l’usine à gaz BPCE. Comme les autres Gos banques françaises, les comptes publiés par Natixis ne donnent pas une image fidèle de la réalité, ce qui est condamnable partout dans le monde mais pas condamné en France.

Pour donner une image fidèle de la réalité, il faut retraiter les comptes publiés par Natixis à partir d’informations pertinentes publiées par… cette banque dans ses annexes !
Ainsi en est-il du montant des véritables capitaux propres (Core Tier 1 en Bâle III) qui se montent à 12,6 milliards d’euros,

Document 1 :

Le bilan publié doit donc être retraité en fonction de cette donnée,

Document 2 :

En retenant les bons chiffres, le leverage réel est de 45,9 à la fin de ce dernier trimestre, ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel de 2,2 % très loin des exigences de ce bon vieux Greenspan (un leverage inférieur à 10 ou un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %), en très nette dégradation par rapport au trimestre précédent,

Document 3 :


Sommes en milliards d’euros.

 

Comme je l’ai déjà écrit, Un petit rappel : la banque des frères Lehman a fait faillite en 2008 avec un multiple d’endettement (mon µ), le leverage, de… 32 !

Les banksters de Natixis publient un « ratio de levier Bâle III supérieur à 3 % » sans le justifier, ce qui ne correspond pas aux chiffres publiés par ailleurs (alors que leurs homologues de BPCE, suivant la même présentation et la même méthode publient un ratio qui est en concordance avec mes analyses),

Document 4 :

D’après la CRR/CRD IV, les banksters de Natixis auraient dû publier un ratio de levier de l’ordre de 2,2 %

Les banksters de Natixis ne parlent pas évidemment des 20 milliards d’euros que la Banque de France leur prête en mettant en pension des titres dans le cadre des Certificats de Dépôt Négociables (CDN)…

Document 5 :

… ni des milliards que leur prête la BCE qui ne cite aucun chiffre ni aucune banque bénéficiaire de ses largesses.

Un rappel encore : ce bon vieux Greenspan préconise que le leverage réel des big banks too big to fail soit inférieur à 10, non pondéré des actifs avec le montant des capitaux propres réels (les actifs nets tangibles, sans les écarts d’acquisition), et que son inverse, le ratio Core Tier 1 soit supérieur à 10 % comme le préconisent aussi la BRI, Axel Weber, l’EBA, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Banque du Portugal.

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 41 milliards d’euros ou diminuer le total du bilan (et des dettes) de… 451 milliards pour respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan.

Document 6 :

 

 


Pour l’instant, ça marche. Tout va bien : il n’y a pas eu de tsunami bancaire.
Heureusement que peu de gens lisent ce que j’écris car ça fait peur !

 

Cliquer ici pour voir les résultats de Natixis d’où sont extraites ces informations.

Modifier
Natixis 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3 2014 Q4
1 Assets 510,1 539,7 547,4 563,4 590,4
2 Equity 17,9 18,2 17,8 18,5 18,9
3 Preferred +… 3,3 3 2,3 2,4 3,5
4 Goodwill 2,7 2,7 2,7 3,1 2,8
5 Tangible eq 11,9 12,5 12,8 13 12,6
6 Liabilities 498,2 527,2 534,6 550,4 577,8
7 Leverage (µ) 41,9 42,2 41,8 42,3 45,9
8 Core Tier 1 (%) 2,39 2,37 2,39 2,36 2,18
2014 Q4 BPCE Natixis BPCE + Natixis
1 Assets 1 223,30 590,4 1 813,70
2 Equity 55,29 18,9 74,2
TSSDI +… 5,087 3,5 8,6
4 Goodwill 3,603 2,8 6,4
5 Tangible eq 46,6 12,6 59,2
6 Liabilities 1 176,70 577,8 1 754,50
7 Leverage (µ) 25,3 45,9 29,6
8 Core Tier 1 (%) 3,96 2,18 3,4

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 20:58

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : BPCE 4° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

 

Comme je l’ai déjà écrit, BPCE est l’usine à gaz créée par le principal collaborateur de notre histrion ignare qui utilise certains de ses tuyaux pour enduire les analystes (et presque tout le monde) dans l’erreur à l’insu de leur plein gré…
En effet, les comptes trimestriels publiés ne font jamais état de ces fameux TSSDI, Titres Super Subordonnés à Durée Indéterminée que nos banksters ont réussi à faire comptabiliser officiellement en France dans les capitaux propres alors qu’ils sont considérés partout dans le monde comme des dettes car ce sont des capitaux rémunérés sous la forme d’intérêts.
Cette distinction entre capital et dettes est fondamentale, comme le montre clairement la dénomination du passif en anglais : Liabilities & equity, le mot passif n’existant pas en anglais, car les actifs ne peuvent être financés que par des capitaux propres et des dettes.
C’est simple, mais trop simple pour nos banksters franchouillards qui ont trouvé là un terrain d’entente pour camoufler plus ou moins adroitement leurs turpitudes, mais ça ne marche pas pour les rares analystes compétents s’exprimant en français (le pluriel ne se justifie peut-être pas !) et pour les gens de l’EBA, l’Agence Bancaire Européenne qui ont publié les montants des véritables capitaux propres selon les règles appliquées partout dans le monde, sans les titres dits hybrides dont les TSSDI font partie, pour les bilans arrêtés au 30 juin 2013 et qui confirment mes analyses.
Les chiffres publiés dans les rapports trimestriels de BPCE ne donnent donc pas une image fidèle de la réalité pour tromper les investisseurs et les marchés, ce qui est condamnable mais pas condamné en France (seul celui qui a dénoncé cette tromperie a été sanctionné !).

Cependant, les banksters de BPCE publient prudemment le montant des véritables capitaux propres en concordance avec ceux de l’EBA dans une annexe,

Document 1 :

Les chiffres publiés dans le bilan publié par BPCE doivent donc être retraités en fonction de ces données pour donner une image fidèle de la réalité,

Document 2 :


Dans ces conditions, il est possible de calculer des ratios qui se rapprochent de la réalité en appliquant les règles internationales.

Le ratio Core Tier 1 réel, c’est-à-dire le rapport entre les capitaux propres et (sur) le total des dettes (du bilan moins les capitaux propres) est de 4,0 %, ce qui correspond à un leverage (que l’on peut traduire par ratio de levier) de 25,3 qui s’interprète de la façon suivante : le total des dettes représente 25,3 fois le montant des véritables capitaux propres, ce qui correspond à un multiple d’endettement, expression que j’ai adoptée, avec le symbole µ pour simplifier.

Document 3 :

 

 


Sommes en milliards d’euros.

 

Pour ce dernier trimestre, les banksters de BPCE publient curieusement un ratio de levier Bâle 3… de 4,5 % ! … qui confirme très précisément la justesse de mes analyses passées et présentes (pour le trimestre précédent, nos banksters avaient seulement écrit que leur ratio était supérieur à 4 % !),

Document 4 :

Comme je l’ai déjà écrit, Bien entendu, les ratios et multiples de ce tableau sont calculés à partir des actifs qui ne sont pas pondérés des risques car tout actif est par définition risqué, selon les préconisations de ce bon vieux Greenspan, de la BRI, d’Axel Weber, de la Fed, de la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la Banque du Portugal et en conformité avec les accords de Bâle I comme le rapporte entre autres la CRR/CRD IV (cf. mon analyse des résultats de Deutsche Bank).

 

BPCE est donc dans une mauvaise situation car son multiple d’endettement réel, le leverage, reste à un niveau trop élevé alors que pour ce bon vieux Greenspan, le leverage devrait être inférieur à 10 (donc avec un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %) pour respecter les règles prudentielles d’endettement bancaire après les turbulences de 2008.

Il faudrait pour cela augmenter les capitaux propres de 65 milliards d’euros ou diminuer le total du bilan de… 710 milliards (par cessions d’actifs par exemple) !

Les dirigeants de BPCE ne parlent pas évidemment des 40 milliards d’euros que la Banque de France leur prête en mettant en pension des titres sous la forme de Titres de Créances Négociables (TCN) avec des Certificats de dépôt …

Document 5 :

… et des Bons à Moyen Terme (faisant partie des TCN),

Document 6 :

Pour l’instant, ça marche. Tout va bien : il n’y a pas eu de tsunami mais le marché interbancaire est complètement bloqué dans la zone euro.
Heureusement que peu de gens lisent ce que j’écris car ça fait peur !

Cliquer ici pour voir les résultats de BPCE d’où sont extraites ces informations,
Cliquer ici pour voir mon article sur les comptes de BPCE pour le trimestre précédent.

BPCE 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3 2014 Q4
1 Assets 1 123,52 1 140,10 1 151,87 1 170,45 1 223,30
2 Equity 51,339 60,229 61,377 54,47 55,29
TSSDI +… 4,871 11,725 12,067 4,062 5,087
4 Goodwill 4,168 4,204 4,31 4,508 3,603
5 Tangible eq 42,3 44,3 45 45,9 46,6
6 Liabilities 1 081,22 1 095,80 1 106,87 1 124,55 1 176,70
7 Leverage (µ) 25,6 24,7 24,6 24,5 25,3
8 Core Tier 1 (%) 3,91 4,04 4,07 4,08 3,96

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 10:46

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Bonne leçon de bons…

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Etats-Unis, Europe, Suisse

 

Les bons des Trésors donnent de bonnes leçons car ce sont les marchés directeurs, ceux qui sont à la base de tous les autres marchés, là où interviennent les meilleurs spéculateurs, c’est-à-dire les investisseurs qui voient loin et juste…

Au départ, le dernier bilan de la BCE montre que les Marioles ne prêtent plus des dizaines de milliards d’euros aux banques grecques dans le cadre des opérations de refinancement, c’est-à-dire contre la mise en pension de mauvais bons comme le montre la baisse de 47 milliards du poste 5,1 contre balancée par une augmentation de 51,7 milliards de la rubrique 6 généreusement accordés par la seule banque centrale grecque…

Document 1 :

les banques grecques replaçant ensuite ces milliards auprès de la BCE, comme le montrent les sommes du passif dont les variations sont très faibles,

Document 2 :

C’est le carnaval des dizaines de milliards d’euros qui valsent !

Donc, comme je l’ai déjà écrit, tout va bien, pour au moins 6 mois encore du moins, comme le montre la pentification de la courbe des taux grecs, le pire arrivant un peu plus tard, avant la fin des deux prochaines années,

Document 3 :

L’hypertrophie monétaire dans la zone euro est et sera fatale pour tous les Européens du continent, y compris les Allemands, et durablement, la courbe des taux étant négative jusqu’au 6 ans, le 30 ans étant dramatiquement et historiquement inférieur à… 1 % !

Document 4 :

Idem pour les Français

Document 5 :

et même pour les petits Suisses,

Document 6 :

La situation est très tendue dans la zone euro. La nomenklatura bancaire franchouillarde a beaucoup de difficultés à défendre ses intérêts comme le montre l’écart entre les rendements des mauvais bons français et ceux du Bund qui culminent à plus de 100 %,

Document 7 :

C’est un combat d’heure en heure comme le montrent les écarts dans la journée entre les rendements après en fins de séances européennes et américaines qui ont été mal maitrisés ces derniers jours,

Document 8 :

Pour l’instant, tout va bien.
Les marionnettes politiques s’agitent. Les grands manipulateurs sont sereins.

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