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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 09:51

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Dévaluation du franc français / deutsche mark (actualisation)

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France

 

Le graphique le plus drôle de 2014 est incontestablement, pour l’instant, celui qui montre le montant de la dévaluation du franc français par rapport au deutsche mark,

Document 1 :

Un petit rappel pour comprendre la signification de ce graphique : l’euro a fait disparaitre les monnaies nationales de sa zone mais les bons des Trésors nationaux à 10 ans (qui sont les titres les plus liquides) jouent le rôle d’ersatz de monnaies nationales (à leur place) auprès des investisseurs avisés qui anticipent un retour à une situation normale, c’est-à-dire au rétablissement de ces monnaies nationales.

Jusqu’en 2007, c’est-à-dire avant les grandes turbulences financières, les écarts entre les rendements des bons français et ceux du Bund étaient faibles : inférieurs à 5 %.

Ils ont augmenté après la chute de la banque des frères Lehman, puis après le krach éclair des premiers jours du mois de mai 2010 et ils ont bondi à l’été 2011 pour atteindre des sommets à plus de 100 % fin 2111 et en 2012.

Ce graphique s’interprète globalement de la façon suivante : dans un système de changes libres, l’équilibre serait réalisé (l’optimum économique) avec une dévaluation du franc français par rapport au deutsche mark de l’ordre de 40 à 80 %, ce qui est en concordance avec l’évolution historique de ces deux monnaies et la dévaluation du peso argentin en 2001.

La nomenklatura bancaire franchouillarde est intervenue vigoureusement en 2013 pour faire baisser cet écart qu’elle ne peut pas admettre : les banksters des Gos banques ont racheté en masse des mauvais bons du Trésor français, ce qui a fait monter les prix des contrats et baisser les rendements, en empruntant des centaines de milliards d’euros à la BCE et à la Banque de France (par les Titres de créances négociables), ces dettes n’étant pas miraculeusement comptabilisées officiellement en tant que telles dans les ratios de solvabilité (leverage et ratios Tier) grâce aux interventions des hommes politiques qui participent eux-aussi à cette manip.

Cependant, au mois de janvier, les bons investisseurs qui voient juste et loin (c’est-à-dire les bons spéculateurs), se sont désengagés en masse de ces mauvais bons, ce qui a fait monter leurs rendements.

La nomenklatura bancaire franchouillarde paniquant le vendredi 31 janvier est intervenue énergiquement après la séance européenne pour faire baisser cet écart honni en fin de séance américaine, mais en vain, car dès la séance suivante, les marchés ont repris le dessus : l’écart entre les rendements des mauvais bons français et ceux du Bund est remonté aux alentours de 35 % pour y stagner.

Ainsi s’expliquent les variations anormales de la courbe en janvier et février.
Zoom sur cette période,

Document 2 :

Les données utilisées ici sont celles du Wall Street Journal,

Document 3 :

Pour l’instant, l’euro n’a pas éclaté. Tout va bien, mais le risque de son éclatement et celui d’un tsunami bancaire engendre une situation qui bride les excès possibles de la croissance aux Etats-Unis où les fondamentaux sont redevenus sains : les rendements des Notes à 10 ans qui menaçaient de dépasser la barre critique des 3 % sont redescendus,

Document 4 :

L’écart entre les rendements des Notes à 10ans et à 2 ans est redescendu lui aussi sous la barre critique des 250 points de base,

Document 5 :

Les gens de la Fed auront donc réussi à casser le cycle infernal qu’ils provoquaient auparavant par leur politique monétaire,

Document 6 :

Le désordre dans la zone euro peut perdurer, voire s’accentuer car l’Amérique gardera son leadership sur le monde, la vieille Europe s’étant sabordée elle-même.

Tout est simple.

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 17:38

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Leverage des banques systémiques mondiales, 4° trimestre 2013 (classement provisoire)

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques, Leverage

 

Les grandes banques systémiques mondiales faisant partie de la liste des SIFIs (Systemically Important Financial Institutions) ont publié leurs résultats de ce dernier trimestre sauf Unicredit, Standard Chartered, Royal Bank of Scotland et Bank of China.

En comptabilisant correctement les capitaux propres à leur juste valeur de marché (les actifs dits tangibles), en conformité avec l’EBA, le leverage réel et son inverse le ratio Core Tier 1 d’origine montrent qu’à la fin de ce dernier trimestre, aucune de ces banques ne respecte les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel supérieur à 10 %,

Document 1 :

 

 

 


Sommes en milliards de monnaie nationale.

 

Seules Citigroup et Wells Fargo s’en rapprochent. Bank of China, BBVA Bilbao et Standard Chartered sont les seules banques qui arrivent à s’immiscer parmi les meilleures banques mondiales où se retrouvent presque toutes les grandes banques américaines,

Document 2 :

(cliquer sur les graphiques pour les agrandir)

En bleu, les big banks des Etats-Unis, en rouge les Gos banques françaises, en orange leurs consœurs helvètes, en vert clair les banques relevant de Bank Of England, en vert foncé les autres banques européennes, en jaune les banques… asiatiques.

Comme le rappelait ce bon vieux Greenspan, le plus important pour les banques est d’avoir suffisamment de capitaux propres pour faire face à toute éventualité. A priori, aucun actif n’est certain, tout actif est susceptible de devoir être déprécié. Il ne faut donc pas pondérer les actifs en fonction de risques évalués ex ante.

Le leverage est donc bien le meilleur instrument d’analyse (et le plus simple) permettant de mesurer les risques encourus par les banques et non pas les ratios calculés à partir des actifs pondérés par les risques (Risk-Weighted Assets, RWA).

Deutsche Bank et la Société Générale sont de loin les pires élèves de la classe bancaire mondiale quand on retient leurs derniers chiffres publiés en conformité avec les règles internationales,

Document 3 :

Le leverage moyen de ces 28 banques est de 21,3 (correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 5,3 %) en très légère progression d’une année sur l’autre mais très loin des exigences de ce bon vieux Greenspan.

Seules Citigroup et Wells Fargo respectent donc d’une façon acceptable les règles prudentielles d’endettement. Les banques européennes et japonaises présentent des risques encore trop élevés, ce qui est dangereux en cas de retour de grandes turbulences, et toujours possible avec la crise provoquée par le maintien de l’euro.

Tout est simple.

***

 

Quelques rappels…

Le leverage calculé ici l’est en conformité avec les règles préconisées par la BRI, Axel Weber, l’EBA et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, comme je le calcule habituellement depuis plusieurs années.

Pour le Crédit Agricole, les chiffres consolidés du groupe sont pris ici en considération et non pas ceux de la seule entité cotée (CASA) qui devrait être sauvée en premier ressort par les caisses régionales en cas de risque de faillite.

Les chiffres de Natixis n’apparaissent pas dans cette liste des banques systémiques mais cette entité cotée qui a le statut de banque a un leverage qui devrait la conduire à une déclaration de faillite par le Mécanisme de Supervision Bancaire Européen (Supervisory Board of the Single Supervisory Mechanism) en gestation, ce qui peut provoquer un effet domino qui n’est pas pris en considération dans le cadre des SIFIs.

Il n’est pas certain que les résultats publiés par les banques asiatiques donnent une image fidèle de la réalité car ces banques ne font pas état d’écarts d’acquisition (goodwill) alors qu’elles sont connues pour avoir investi d’une façon importante dans des entreprises dont les résultats ne sont pas toujours fiables.

Les résultats publiés par les autres banques sont a priori fiables malgré les réserves que l’on peut formuler pour certaines d’entre elles. A défaut de certitudes, ils donnent une image la plus fidèle possible de la réalité, ce qui est important et même indispensable pour connaitre les risques posés par ces banques.
Considérer que toutes les grandes banques publient des résultats non fiables par principe serait une grave erreur. Il en est de même des craintes infondées concernant les éléments hors bilan qui sont indispensables et sans incidences notables s’ils sont bien gérés.

Cliquer ici pour voir le classement précédent pour fin 2012 des SIFIs.

Rank Banks 2013 Q4 Liabilities Tangible equity Leverage Core Tier 1
1 Citigroup 1 714,53 166,089 10,3 9,7
2 Wells Fargo 1 398,78 128,238 10,9 9,2
3 Goldman Sachs 845,106 66,894 12,6 7,9
4 Bank of America 1 952,78 149,489 13,1 7,7
5 Bank of China 12 406,23 849,978 14,6 6,9
6 BBVA Bilbao 561,99 37,492 15 6,7
7 Morgan Stanley 782,184 149,489 15,7 6,4
8 Standard Chartered 611,289 38,668 15,8 6,3
9 JP Morgan Chase 2 274,91 140,781 16,2 6,19
10 State Street 229,44 13,851 16,6 6
11 Unicredit Group 834,053 49,749 16,8 5,96
12 HSBC 2 525,22 146,102 17,3 5,8
13 Mitsubishi UFJ FG 245 813 12 629 19,5 5,138
14 Bk New York Mellon 356,424 17,886 19,9 5,02
15 Sumitomo Mitsui FG 149 822 7 281 20,58 4,86
16 Royal Bk of Scotland 1 160,05 56,183 20,6 4,84
17 ING Bank 720,773 33,11 21,8 4,6
18 Santander 1 068,33 47,306 22,58 4,4
19 UBS 968,151 41,709 23,2 4,3
20 Credit Suisse 837,694 34,908 24 4,17
21 Nordea 597,113 23,112 25,8 3,9
22 Crédit Agricole Group 1 644,50 61,8 26,6 3,8
23 BNP Paribas 1 735,16 64,977 26,7 3,74
24 Mizuho FG 181 885,80 6 422,16 28,3 3,5
25 Barclays PLC 1 270,70 41,569 30,6 3,3
26 Banque Populaire CE 1 582,38 51,239 30,9 3,2
27 Société Générale 1 203,90 31,4 38,3 2,6
28 Deutsche Bank 1 611,10 37,905 42,5 2,4

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 16:11

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : HSBC 4° trimestre 2013

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

 

HSBC vient de publier son Annual Report and Accounts 2013,

Document 1 :

Sommes en milliards de… dollars (US$) et non pas en livres !

Tout va bien, sauf que le poste Other equity instruments qui fait partie des capitaux propres ressemble étrangement à l’expression utilisée par les mécanos de la Générale pour essayer de camoufler les… TSSDI, les Titres Super Subordonnés à Durée Indéterminée (dans les capitaux propres) alors que ce sont en fait des emprunts assortis de versements d’intérêts, qui ne font donc pas partie du capital.

 

 Effectivement, HSBC publie page… 545 un tableau qui montre clairement que ces Other equity instruments sont en fait des perpetual suborninated capital securities assortis d’intérêts à 8 %,

Document 2 :

Là encore, comme les dirigeants de Nordea, ceux d’HSBC savent très bien que la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni va examiner de près leurs comptes pour déterminer le véritable montant de leurs capitaux propres et en calculer le véritable leverage sans pondérer les actifs, de façon à donner une image fidèle de la réalité.

Dans ces conditions, le véritable leverage d’HSBC est de 17,3 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 5,8 %,

Document 3 :

 

 

 


Il faudrait augmenter les capitaux propres de 96 milliards de dollars pour que cette banque respecte les règles édictées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 %.

 

HSBC fait partie des plus grandes banques mondiales présentant un risque systémique (SIFIs).

Cliquer ici pour voir le rapport de gestion de ce dernier trimestre d’HSBC.

HSBC 2012 Q4 2013 Q2 2013 Q3 2013 Q4
1 Assets 2 692,54 2 645,32 2 723,36 2 671,32
2 Equity 175,242 174,07 179,051 181,871
3 Preferred st 5,851 5,851 5,851 5,851
4 Goodwill 29,853 29,853 33,317 29,918
5 Tangible eq 139,538 138,366 145,734 146,102
6 Liabilities 2 553,00 2 506,95 2 577,63 2 525,22
7 Leverage (µ) 18,3 18,1 17,7 17,3
8 Tier 1 (%) 5,5 5,5 5,7 5,8

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 08:58

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Nordea 4° trimestre 2013

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

 

Nordea est une banque d’Europe du Nord qui n’intéresse personne en dehors de cette région (Finlande, Suède, Danemark) mais elle fait partie des grandes banques mondiales présentant un risque systémique (les SIFIs).

Pour la première fois, elle publie deux documents financiers : son rapport annuel (2013) évidemment et un autre rapport sur son capital car il s’agit bien là du problème essentiel qui va se poser pour les banques européennes.

En effet, les autorités européennes qui se sont ridiculisées en affirmant lors de leur premier test de résistance que toutes les banques étaient viables et fiables, veulent essayer de restaurer leur autorité perdue et un minimum d’ordre dans le système bancaire européen, c’est-à-dire faire en sorte que ces banques respectent les règles prudentielles d’endettement.

Comme je l’ai écrit à maintes reprises, le problème essentiel se pose au niveau de la détermination du véritable montant des capitaux propres.

Nordea publie donc un document qui montre clairement la correspondance entre le montant des capitaux propres tels qu’ils peuvent être publiés en normes IFRS et le montant des véritables capitaux propres connu sous l’expression de ratio Core Tier 1, dans le cadre qui a été retenu par la BRI depuis une trentaine d’années sous l’influence directe de ce bon vieux Greenspan.

Il s’agit des capitaux propres dits parts du groupe, sans les minoritaires, sans les écarts d’acquisition (goodwill), ni les autres plantages potentiels ni bien entendu les titres dits hybrides, sans les pondérer des actifs dits à risques comme le préconisent également Axel Weber, l’EBA et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, comme je les calcule habituellement depuis plusieurs années.

Document 1 :

Sur la base de ce document, il est donc enfin possible de calculer le véritable multiple d’endettement, mon µ, le leverage, pour les années 2012 et 2013 : 25,8 (ce qui est encore beaucoup trop élevé mais en baisse d’une année sur l’autre) qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel de 3,9 % seulement,

Document 2 :

 

 

 


Sommes en milliards d’euros. Les écarts d’acquisition publiés ici sont la résultante des ajustements.

 

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 33,5 milliards d’euros pour que Nordea respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10.

Document 3 :

Une amélioration est possible dans l’avenir mais le leverage de Nordea est loin de respecter les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan.

Manifestement, les dirigeants des banques européennes ont bien compris que les autorités sont maintenant prêtes à sévir sérieusement, à l’instar de leurs homologues américaines. Ils publient donc des chiffres qui donnent une image fidèle de la réalité, parmi d’autres. Il suffit de prendre en considération les bons chiffres.
La mère de toutes les batailles bancaires est en train de se préparer.

Cliquer ici pour voir les derniers résultats de cette banque.

Nordea 2012 Q2 2012 Q4* 2013 Q2 2013 Q4*
1 Assets 708,824 677,42 621,896 620,225
2 Equity 26,687 28,211 27,867 29,207
3 Preferred st - - - -
4 Goodwill 2,615 6,25 2,6 6,095
5 Tangible eq 24,072 21,961 25,267 23,112
6 Liabilities 684,752 655,459 596,629 597,113
7 Leverage (µ) 28,4 29,8 23,6 25,8
8 Core Tier 1 (%) 3,5 3,4 4,2 3,9

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 16:37

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Leverage réel des banques françaises 2013

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 16:04

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : BPCE-Natixis 2013

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 16:45

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Natixis 4° trimestre 2013

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 11:04

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : BPCE 4° trimestre 2013

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 11:16

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Crédit Agricole 4° trimestre 2013

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 09:43

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : France / USA : 30 ans de socialisme ! 2013

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France

 

1983-2013 : 30 ans de socialisme en France !

Voilà le résultat, actualisé après la publication des chiffres de la croissance aux Etats-Unis et en France au 4° trimestre 2013 :

Document 1 :

Ce graphique s’interprète de la façon suivante : sur la base d’un indice 100 du PIB réel au 1° trimestre 1983, les Américains ont atteint un indice 243 au 4° trimestre 2013, ce qui signifie qu’ils créent maintenant 143 % de valeur supplémentaire (en un trimestre par exemple) par rapport à ce qu’ils produisaient quand la politique des Reaganomics a commencé à produire ses effets positifs, c’est-à-dire à partir de 1983, alors qu’à l’inverse, les Français n’auront produit que 69 % de valeur supplémentaire par rapport à ce qu’ils produisaient quand la politique socialiste de François 1° a commencé à produire ses effets négatifs !

Bravo les artistes ! La démonstration est claire et édifiante.

Pire encore : depuis le début des grandes turbulences financières, i.e. le 1° trimestre 2008, les Américains auront produit finalement 7,2 % de valeur supplémentaire par rapport à ce qu’ils produisaient auparavant (pendant une période) alors que les Français viennent seulement de rattraper leur niveau atteint en 2008, d’après les chiffres officiels de l’Insee,

Document 2 :

Compte tenu de l’augmentation de la population, les Français se sont donc appauvris en 6 ans alors qu’ils étaient nettement plus performants que les Américains pendant les 30 Glorieuses, ou du moins de 1950 à 1982, l’Insee ne produisant pas les chiffres du PIB avant 1949,

Document 3 :

Ce graphique s’interprète de la façon suivante : avec un indice 100 du PIB réel au 1° trimestre 1950, les Français ont atteint un indice 426 ce qui signifie qu’ils ont produit 326 % de valeur supplémentaire fin 1982 par rapport à ce qu’ils produisaient en 1950 alors que les Américains ont atteint un indice 311 fin 1982, ce qui signifie qu’ils ne créaient que 211 % de valeur supplémentaire(en un trimestre par exemple) par rapport à ce qu’ils produisaient en 1950.

Le décrochage de la France après le début des grandes turbulences financières, c’est à dire depuis 2008 et surtout depuis 2011, est historique !

Il montre bien que la vieille Europe ne peut pas se relever après les chocs produits par les Américains qui l’auront ainsi affaiblie considérablement, mais ils auront été aidés par ces idiots d’Euro-zonards eux-mêmes qui leur auront facilité la tâche.

Au final, les Américains ont augmenté leur richesse produite de 667 % par rapport à celle qu’ils produisaient en 1950 alors que cette augmentation n’a été que de 621 % à cause de la politique encore plus antilibérale qui est menée depuis ces dernières années.

Tout est simple.

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