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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 11:08

Problèmes bancaires et monétaires


Les problèmes bancaires et monétaires ont pris subitement beaucoup d’importance depuis quelques mois et ils sont généralement mal compris, surtout en France.


J’ai déjà exposé ce qu’il est important de savoir à ce sujet, mais un petit retour sur quelques notions fondamentales est encore nécessaire…


Au point de départ, se trouvent les banques qui jouent un rôle essentiel dans la richesse des nations car elles permettent de financer le développement des activités économiques depuis 5 000 ans.


Elles prêtent de l’argent à leurs clients. Elles ont donc sur eux des créances qui sont inscrites à leur actif qui est financé par des capitaux propres et des dettes (le mot passif n’existe pas en anglais).


Prenons l’exemple du meilleur élève de la classe bancaire française : la banque Michel Inchauspé (Bami) qui publie son bilan page 21 dans son rapport annuel 2007, cliquer ici pour y accéder.


Les capitaux propres, c’est à dire le capital apporté par les actionnaires (la famille Inchauspé pour l’essentiel), plus les réserves et les derniers bénéfices, se montaient à 43,777 millions d’euros au 31 décembre 2007.


Comme le total du bilan était de 401,665 millions d’euros, le total des dettes était de 357,888 millions d’euros.


Pour les gens de la Fed et Alan Greenspan en particulier, ce qui est important, c’est le ratio du total des dettes sur les capitaux propres (que je désigne par la lettre µ, le multiplicateur d’endettement bancaire, leverage en anglais) plus connu sous la forme de son inverse : le ratio Tier, du moins tel qu’il était défini à l’origine.


µ doit être strictement inférieur à 12,5 pour qu’une banque soit saine, c’est à dire pour qu’elle puisse affronter les turbulences (autre formulation : le ratio Tier doit être supérieur à 8 %).


Les banques qui ont un bon µ sont a priori saines et bien gérées car pour avoir un bon µ, elles doivent avoir beaucoup de capitaux propres et dégager des bénéfices normaux (sans perdre d’argent dans des investissements aventureux).


Avec un µ à un chiffre de 8,2 la banque Michel Inchauspé (Bami) est à ma connaissance la plus fiable de France et de Navarre.


C’est simple, tout est simple disait Milton Friedman.


Tout le reste n’est que (mauvaise) littérature de journaleux et bonimenteurs des finances.


Les grandes banques américaines ont eu des µ dépassant les normes en 2007, ce qui signifiait que quelque chose n’allait pas quelque part.


Les gens de la Fed ont bien identifié les problèmes et ils les ont résolu efficacement.


Toutes ces grandes banques sont en train d’améliorer leur µ en diminuant leurs actifs et en augmentant leurs capitaux propres après une destruction créatrice historique.


Dans le système de comptabilité en partie double (en vigueur depuis 5 000 ans), tout euro prêté par une banque (inscrit à son actif) a pour contrepartie un euro inscrit dans les capitaux propres ou les dettes, c’est à dire que cet euro prêté a nécessairement été gagné et épargné au préalable par quelqu’un d’autre quelque part.


Il n’y a donc pas de création monétaire dans une opération de prêt, mais un transfert d’argent entre un prêteur et un emprunteur par l’intermédiaire d’une banque.


C’est simple, tout est simple disait Milton Friedman.


Les banques permettent donc d’atteindre l’optimum économique en assurant l’égalité entre l’épargne et l’investissement comme le disait ce bon vieux Keynes qui pour une fois est bien utile.


Dans la mesure où les banques sont saines, s’il en est de même ailleurs (s’il n’y a pas d’argent non gagné dans le système productif), alors l’argent est sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics dixit Arthur Laffer.


Comme la croissance est élevée aux Etats-Unis (sans création monétaire) et ailleurs dans le monde depuis une soixantaine d’années, la richesse a beaucoup augmenté.


L’épargne a donc considérablement augmenté, ainsi que les prêts, a priori dans les mêmes proportions.


Il n’y a donc pas de déséquilibres dans les comptes car le système est globalement équilibré.


Il est donc normal que les Américains aient des dettes pour acheter leurs logements et que les Etats aient eux aussi des dettes pour financer leurs investissements.


Comme le monde de la finance est très ouvert, l’argent (en dollars US$ provenant d’une production vendue et payée en US$) épargné par des Chinois peut être prêté aux Américains.


Alan Greenspan explique clairement ces problèmes dans son livre, L’âge des turbulences.


Tout est simple disait Milton Friedman mais les Français ont beaucoup de mal à assimiler ces concepts et à les utiliser car ils manquent de culture monétariste alors qu’elle est très largement répandue en particulier aux Etats-Unis.

***


Cliquer ici pour lire un article d’Alan Greenspan expliquant ces problèmes de µ.


Cliquer ici pour lire l’article d’Arthur Laffer sur les 4 piliers des Reaganomics.


A ma connaissance, seul l’auteur du blog signé Lupus, cliquer ici pour y accéder, publie en France et en français des billets qui permettent de comprendre correctement ces problèmes et de compléter une culture monétariste par des documents toujours très bien choisis.

***

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 15:53

Commerce extérieur français


L’Insee publie enfin les chiffres trimestriels téléchargeables du commerce extérieur français depuis 1949 (avec ceux du PIB) !


Le solde du commerce extérieur (exportations moins importations) révèle une détérioration historique,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Le taux de couverture (exportations sur importations en pourcentage) est moins catastrophique mais quand même alarmant,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Le solde du commerce extérieur n’a été éphémérairement bon qu’après les dévaluations de Mitterrand de 1981 à 1983 (points rouges) et que pendant la phase préparatoire à l’adoption de l’euro : de 1991 (point noir de l’adoption par référendum du Traité de Maastricht) à 1999.


La dévaluation de décembre 1958 (point orange) instituant le nouveau franc a dopé le retour à la normale.


La dévaluation d’août 1969 (point vert) donne l’impression d’avoir relancé le commerce extérieur dans le bon sens pour 30 ans, mais c’est plutôt la sortie du système de Bretton Woods qui a eu des effets positifs lorsque les Américains ont décidé d’adopter le système de changes libres préconisé par Milton Friedman et les monétaristes (le dollar US$ n’est plus fixé par rapport à l’or depuis le 15 août 1971, point jaune).


Depuis l’adoption de l’euro, rien ne va plus car la monnaie qui circule en France ne peut plus être dévaluée.


Seule solution : sortir de l’euro-système, laisser flotter le franc et prendre les mesures qui s’imposent pour repartir sur de bons fondamentaux, comme les Américains, mais les Français ne veulent surtout pas le faire.


Enfin, une fois de plus, l’ouverture des frontières, c’est à dire la mondialisation, profite à tout le monde : au 1° trimestre 2008, 30 % du PIB de la France était réalisé grâce aux exportations contre 8 % dans les année 60 (point vert).


La perte de compétitivité des entreprises françaises (les 35 heures) et le repli sur soi (le nationalisme économique, la défense du made in France de Sarko) font plonger les exportations de 30 à 27 % du PIB. C’est un retour en arrière, en 2000 (point orange).

Graphique 3 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Seules les solutions libérales, monétariste défendues par les Reaganomics apportent la richesse et la prospérité.


Les Français refusent obstinément de les comprendre et de les admettre.


Tant pis pour eux, tant pis pour nous, c’est du suicide collectif plus ou moins lent.

***

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 11:03

Croissance en France : historique !


La croissance en France, c’est historique depuis vendredi 15 mai !


D’abord parce que l’Insee publie pour la première fois les chiffres téléchargeables du PIB trimestriel depuis 1949 : nous pouvons enfin connaître les variations du PIB réel depuis 60 ans !


La tendance longue est baissière : de 6 % dans les années 50, elle est tombée à moins de 1 %,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Le déclin de la France se voit sur ce graphique, surtout avec la droite de tendance (en rouge), mieux que tous les discours (l’Insee refusait de publier ces chiffres jusqu’à présent !).


Jamais la croissance n’a été aussi faible : - 3,2 % d’une année sur l’autre au 1° trimestre 2009 (point noir).


C’est un record historique !


Cette évolution sur 60 ans présente en fait deux périodes bien différentes : d’abord jusqu’au 3° trimestre 1974, la croissance augmentait de 5 % en tendant vers 6 %,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Ensuite, à partir du 4° trimestre 1974, c’est la rupture (qui coïncide avec l’arrivée d’un certain Chirak dans les plus hautes sphères du pouvoir politique) : la croissance tombe brusquement à 2 % en moyenne pour finir par plonger dans les abysses,

Graphique 3 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Jusqu’en 1971, la croissance en France était supérieure à celle des Etats-Unis, mais par la suite, elle est de plus en plus faible et dépendante de la croissance américaine…

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


… surtout depuis 2000, et toujours un cran en dessous des Américains,

Graphique 5 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


–3,2 % (d’une année sur l’autre) pour la France, c’est pire que –2,6 % pour les Etats-Unis au 1° trimestre (ce qui signifie que la richesse produite en France a baissé de 3,2 % au 1° trimestre 2009 par rapport au 1° trimestre 2008).


La croissance du PIB peut se calculer aussi par rapport au trimestre précédent en taux annualisé, ce qui signifie que, si la même tendance se poursuit, la croissance atteindra ce niveau sur une année complète.


Selon ce mode de calcul, le PIB des Etats-Unis a plongé de –5,3 % au 1° trimestre contre –4,8 % en France, mais la croissance américaine rebondit en ce 2° trimestre (point vert, selon mes hypothèses), ce qui ne se produira pas en France,

Graphique 6 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


La croissance du PIB peut se calculer aussi sur 12 mois glissants, c’est à dire en faisant le cumul du PIB des 4 derniers trimestres par rapport aux 4 trimestres les précédant, en pourcentage, de trimestre en trimestre.


C’est ce que les Français appellent le taux de croissance annuel pour chaque année (2008 par rapport à 2007 par exemple), mais les chiffres obtenus ici glissent d’un trimestre à l’autre…


La croissance est de plus en plus faible et là aussi, elle plonge, ce qui signifie que sur les 12 derniers mois, la France a moins augmenté la richesse produite qu’au cours des 12 mois les précédant,

Graphique 7 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les experts en erreurs économiques et statistiques de l’Insee prétendent que les corrections importantes qu’ils viennent d’effectuer sur les chiffres de la croissance en 2008 proviennent de l’exceptionnelle irrégularité de la croissance, ce qui est totalement faux car les turbulences étaient beaucoup plus importantes dans les années 50 et 60 : les variations du PIB d’un trimestre à l’autre en taux annualisé dépassaient souvent 8 %,

Graphique 8 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Dans les années 50 et 60, les marchés fonctionnaient encore assez bien en France car l’énarchie socialiste et chirakienne ne pouvait pas trop les contrarier.

Enfin, un petit rappel : ce n’est pas la plus grande crise depuis celle de 1929, en pire, car la chute de la croissance du PIB a été aussi forte au moins à 4 reprises depuis ces 60 dernières années, surtout au début des années 80, aux Etats-Unis du moins,

Graphique 9 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Une baisse importante de la croissance (une récession, pas une crise !) est souvent nécessaire pour qu’elle reparte sur de bonnes bases car c’est la destruction créatrice de Schumpeter qui permet d’éliminer les dystropismes pour rétablir un bon tropisme…


La croissance du PIB et le taux de chômage, c’est ce qu’on voit dans les rétroviseurs.


L’avenir proche, c’est comme pour les avions qui volent sans visibilité mais sans danger grâce aux instruments : un œil sur les agrégats monétaires, l’autre sur les rendements des Treasuries.


Tous ces indicateurs sont concordants : tout est normal, tout va bien, les passagers ne craignent rien.

***

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 17:33

Reprise américaine inflationniste


La reprise de la croissance du PIB aux Etats-Unis est déjà inflationniste : le CPI:LFE a augmenté de 1,9 % d’une année sur l’autre, ce qui est déjà supérieur à ce qui est admissible,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les Américains sont optimistes : ça repart disent-ils, et ils n’augmentent plus leur épargne de précaution (M2-M1) qui reste à $6 700 milliards (les chiffres sont les derniers publiés par la Fed, pour la semaine finissant au 4 mai),

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


L’augmentation de M2-M1 d’une année sur l’autre est aux alentours de 7 % depuis la fin du 1° trimestre (gros points), ce qui correspond à une croissance du PIB à son potentiel optimal de 3,5 % d’une année sur l’autre,

Graphique 3 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Mes analyses antérieures se confirment,

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


B-2 et ses acolytes vont devoir remonter leurs taux !


La crise, la plus grande depuis… est bien finie.


Quel dommage, elle était si jolie.

***

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 09:47

Le docteur Bernard Trémeau


600 000 mercis, oui mais un seul merci mais un grand merci au docteur Bernard Trémeau qui a contribué par ses articles à l’augmentation de l’audience de mon blog…


Les sites purement économiques et financiers sont indispensables pour faire connaître en France et en Navarre les analyses libérales et monétaristes contre l’idéologie dominante, mais il est certainement plus important encore de toucher des gens qui ne sont pas spécialistes en la matière.


Pour cela, les médecins (les bons) occupent une place privilégiée car ils sont toujours en contact avec des patients de tous les milieux et ils cherchent scrupuleusement les causes réelles et profondes des maladies (ou des dysfonctionnements).


Le docteur Bernard Trémeau a, outre ses compétences médicales et politiques (il a été député), une excellente culture monétariste, ce qui lui permet de toucher facilement, intuitivement un large public pour diffuser des idées fondamentalement bonnes.


Il apporte même des contributions personnelles particulièrement intéressantes, comme par exemple sur la zone euro qu’il interprète comme étant un système de type Bretton Woods dans lequel les parités sont bloquées une fois pour toutes.


Il tient une rubrique hebdomadaire dans la revue "les 4 vérités" qui a été fondée en 1973 en particulier par Yvon Gattaz, ancien président du CNPF pour défendre les intérêts des entreprises dans un système libéral.


Il perpétue ainsi les idées des fondateurs de cette revue qui l’ont maintenue dans cet esprit jusqu’en 1993.


Malgré Internet, c’est de plus en plus le grand vide médiatique en France et en français pour la défense du libéralisme et des entreprises.


Il faudrait 600 000 Bernard Trémeau !




Cliquer ici pour lire les articles du docteur Bernard Trémeau.


Cliquer ici pour lire les informations sur la carrière d’Yvon Gattaz et "les 4 vérités".

***

Bernard Tremeau

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 18:04

Ratios bancaires et risque systémique


J’ai déjà exposé clairement les problèmes concernant les ratios prudentiels des banques et le risque systémique (c’est à dire de l’écroulement du système bancaire qui entraîne la ruine de tout le monde dans un pays) mais, vu les réactions de certains lecteurs, je reviens sur ce sujet...


LE gros problème des banques concerne les capitaux propres comme l’ont fort bien expliqué Alan Greenspan et d’autres.


Les gens de la Fed ont fait adopter à la fin des années 80 dans le monde les règles prudentielles qu’ils imposaient aux banques américaines qui sont sous leur responsabilité.


Ce sont les ratios Tier d’origine qui peuvent s’énoncer de différentes façons, les plus simples étant que les capitaux propres doivent représenter au moins 8 % du total des dettes, ou inversement, le total des dettes ne doit pas dépasser 12,5 fois le montant des capitaux propres (c’est le multiplicateur que je désigne par la lettre µ pour simplifier, leverage en anglais).


Ce ratio est simple, facile et rapide à calculer. Il a l’avantage de concentrer en un seul chiffre l’essentiel : ce qui permet d’évaluer la bonne ou la mauvaise santé d’une banque.


Quand une banque respecte ce ratio, cela signifie que tout va bien a priori dans cette banque.


Inversement, quand une banque ne le respecte pas, quelque chose ne va pas quelque part.


Où ? Quoi ? On ne le sait pas précisément, mais ce qui est certain, c’est que quelque chose ne va pas.


C’est simple, tout est simple disait Milton Friedman.


Trop simple pour les banquiers européens, c’est à dire pour les dirigeants des grandes banques européennes.


Ces banquiers tout puissants en Europe ont réussi à faire adopter des règles complexes, de plus en plus complexes au fil des années pour détourner ces règles prudentielles simples.


Ce sont les règles Tier 1, de Bâle I, Bâle II, des fonds propres durs, des quasi fonds propres, des titres hybrides, subordonnés, super subordonnés, etc.


La détermination des résultats de ces ratios demande un travail long et complexe et leur justification tient sur 5 ou 6 pages au minimum, ce qui permet à ces banquiers (des cadres bancaires) de critiquer "mes" chiffres tout simples.


J’applique pourtant les concepts des gens de la Fed sur les chiffres publiés par les grandes banques américaines et je trouve des µ proches des exigences.


Pour les grandes banques européennes et françaises, les µ sont catastrophiques, mais les petites banques privées helvètes Julius Baer et Sarasin ont de bons µ ainsi que les banques Inchauspé, Pouyanne et Martin-Maurel.


Comme c’est bizarre, comme c’est étrange !


Les gens de la Fed auraient-ils raison ? Aurai-je raison contre mes détracteurs ?


Oui, les gens de la Fed ont raison, et je ne fais que reprendre leurs concepts et méthodes.


Les règles prudentielles qu’ils imposent sont tirées de l’observation de la profession bancaire depuis qu’elle existe, et cet unique ratio très simple a l’avantage d’être fiable.

***

Les capitaux propres doivent être les véritables capitaux propres, c’est à dire : le capital plus les réserves (les bénéfices antérieurs accumulés) et les derniers bénéfices à affecter.

Tous les autres chiffres correspondent d’une façon ou d’une autre à des dettes comme par exemple les actions de préférence.

***


Il est difficile d’obtenir de bons ratios de rentabilité des capitaux investis (ROE, Return On Equity, le bénéfice net sur les capitaux propres en pourcentage) avec des capitaux propres élevés, ce qu’obtiennent les bons banquiers qui ont de bons µ (des petites banques gérées par les familles fondatrices, ou de grandes banques américaines bien gérées).


Les mauvais banquiers, comme ceux de Deutsche Bank, font croire qu’ils obtiennent de bons ratios de rentabilité (un ROE bientôt à 25 %) à condition d’avoir peu de capitaux propres, ce qui est plus facile mais extrêmement dangereux pour la banque.


Le risque, à la limite, c’est la faillite, mais comme aucune grande banque n’a fait faillite depuis une éternité, c’est à dire depuis la Seconde guerre mondiale, tout le monde considérait que tout allait bien dans le monde de la banque.


La faillite d’une grande banque était donc inenvisageable, oui, mais depuis 2008 tout a changé : ce qui était inenvisageable s’est produit.


Même Jean-Claude Le Tricheur s’en est rendu compte !


Le problème est qu’une grande banque comme Deutsche Bank, la BNP et les autres sont trop grosses : plus de 2 000 milliards d’euros de dettes au total pour la seule BNP au 31 décembre dernier, plus que le PIB de la France de 1 945 milliards d’euros !


Le risque systémique est d’autant plus fort que les dirigeants des grandes banques françaises ont tous déclaré qu’ils ont utilisé la possibilité qui leur a été accordée de ne pas enregistrer certains de leurs actifs à leur juste valeur de marché, et qu’ils ne publient pas leurs comptes trimestriels, ce qui ne permet pas de connaître leur situation réelle.


Les gens de la Fed n’ont pas fait adopter une autre règle qu’ils font respecter aux Etats-Unis : le total des dettes d’une banque ne doit pas dépasser 10 % du PIB car une banque ne doit jamais devenir trop grosse.


Le risque systémique a failli se produire avec AIG. Heureusement, les autorités américaines ont provoqué sa chute avant qu’il ne soit trop tard.

Une telle situation peut se produire en Europe.

***


Le tsunami bancaire ne s’est pas encore produit en France, mais depuis 2008 tout a changé : ce qui était inenvisageable s’est produit.


Avec des Gosbanks qui totalisent plus de 4 fois le PIB et des cadavres dans les placards, la confiance a disparu dans le système bancaire : les banques ne peuvent plus emprunter normalement et elles ne peuvent plus prêter, ce qui continue à paralyser l’activité économique.


La croissance du PIB est… négative et la reprise sera problématique.


Je suis désolé : une fois de plus, les gens de la Fed ont raison, et avec eux, j’ai raison contre tous les détracteurs, qu’ils soient banquiers ou autres.

***

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 15:30

Banques françaises : suite


Les règles du ratio Tier d’origine (les capitaux propres doivent représenter au moins 8 % du total des dettes, ou son inverse µ qui doit être inférieur à 12,5) sont certainement le meilleur instrument d’analyse pour évaluer la santé des banques comme l’a rappelé Alan Greenspan.


En l’appliquant aux grandes banques américaines, j’en avais conclu qu’elles étaient presque dans les normes.


Les 150 fins limiers de la Fed ont soumis les banques américaines aux stress tests pendant plusieurs semaines et ils en sont arrivés aux mêmes conclusions.


En appliquant les mêmes règles aux grandes banques françaises, les résultats sont catastrophiques comme je l’ai déjà écrit,


Tableau 1 :

2008T4

 

 

BNP

 

 

Cdt Agri

 

 

Soc Gen

 

 

CdE-BP-N

 

 

Cdt Mutuel

 

 

Total dettes

 

 

2 017

 

 

1 606

 

 

1 089

 

 

1 383,8

 

 

557

 

 

Capitaux pr

 

 

59,0

 

 

47,3

 

 

40,9

 

 

35,2

 

 

25

 

 

µ

 

 

34,2

 

 

34,0

 

 

26,6

 

 

39,3

 

 

22,2

 

 

Tier 1

 

 

2,9

 

 

2,9

 

 

3,8

 

 

2,5

 

 

4,5

 

 

Les données sont en milliards d’euros.


Le Crédit du Nord regroupe un grand nombre de banques qui étaient gérées par la famille de leurs fondateurs et qui y ont engagé leur fortune.


Cette banque est malheureusement devenue trop grosse mais elle a des ratios d’endettement qui sont moins mauvais que les 5 plus grandes banques françaises avec un Tier de 4,9 %,


Tableau 2 :

Crédit du Nord

 

 

2007

 

 

2008

 

 

Total dettes

 

 

35,8

 

 

38,8

 

 

Capitaux propres

 

 

1,9

 

 

1,9

 

 

µ

 

 

19,0

 

 

20,3

 

 


Les hommes politiques prétendent que l’Etat doit contrôler les banques mais la Banque Postale a des ratios aussi mauvais que les grands établissements privés,


Tableau 3 :

Banque Postale

 

 

2007

 

 

2008

 

 

Total dettes

 

 

115,608

 

 

108,368

 

 

Capitaux propres

 

 

3,918

 

 

3,577

 

 

µ

 

 

29,5

 

 

30,3

 

 


Boursorama, en tant que banque, donne l’impression d’être mieux capitalisée, mais les capitaux propres sont en fait majoritairement ceux de la Générale qui est au plus mal.

En cas de malheur, elle entraînerait Boursorama dans sa chute,


Tableau 4 :

Boursorama

 

 

2006

 

 

2007

 

 

2008

 

 

Total dettes

 

 

2 438

 

 

2 327

 

 

2 320

 

 

Capitaux propres

 

 

517

 

 

558

 

 

582

 

 

µ

 

 

4,7

 

 

4,2

 

 

4,0

 

 

Tier 1

 

 

21,2

 

 

24,0

 

 

25,1

 

 

Les données sont en millions d’euros.



Seules les banques Inchauspé, Pouyanne et Martin-Maurel sont dans les normes en France et en Navarre.


Le CESB (Comité Européen des Superviseurs Bancaires) veut faire l’équivalent des stress tests en Europe mais, sous la pression des banquiers, les gouvernements ne veulent pas le faire car les résultats révèleraient l’étendue du désastre.


Les Européens préfèrent l’attitude de l’autruche mais ils signent là leur arrêt de mort lente.

***

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 18:50

Banques : Inchauspé, Pouyanne, Martin-Maurel


J’ai enfin trouvé des banques fiables en France !


Mais pour cela, j’ai dû dénicher ces oiseaux rares dans la liste des 200 banques inscrites à la Banque de France…


Le grand vainqueur est en fait une banque non pas vraiment en France mais en… Navarre : la Banque Inchauspé dont le siège social est à Saint Jean Pied de Port.


C’est une petite banque indépendante fondée par Jean-Léon né en 1853 qui fit fortune dans le commerce des tissus du temps où il n’y avait pas de droits de douane entre les frontières françaises et espagnoles (un précurseur du futur marché commun sans monnaie unique).


L’activité de prêts se développa après la première guerre mondiale (avec les Basques émigrant en Amérique du Sud pour y faire fortune) au point de devenir une banque.


La Banque Inchauspé est à ma connaissance la seule banque de France et… de Navarre qui respecte les exigences d’Alan Greenspan en capitaux propres qui représentaient 12,2 % du total des dettes (le ratio Tier d’origine) en 2007 soit un µ de 8,2 (l’inverse du Tier),


Tableau 1 :

Inchauspé

 

 

2006

 

 

2007

 

 

Total dettes

 

 

333,900

 

 

357,900

 

 

Capitaux propres

 

 

40,800

 

 

43,800

 

 

µ

 

 

8,2

 

 

8,2

 

 

Résultat net

 

 

4,835

 

 

5,174

 

 

ROE

 

 

11,9

 

 

11,8

 

 


Les chiffres sont en millions d’euros et non pas en milliards !


Comme je l’ai déjà écrit à maintes reprises, seules les petites banques, surtout celles qui sont encore gérées par les descendants de leurs fondateurs, sont bien capitalisées car leurs dirigeants qui y ont investi leur fortune les gèrent au mieux de leurs intérêts et de leurs clients.


Auparavant, je n’avais trouvé que les seules petites banques suisses comme Julius Baer ou la Banque Sarasin qui respectaient l’exigence des ratios d’endettement de la Fed.


Il est intéressant de noter que la rentabilité des capitaux investis (ROE, Return On Equity, le rapport du résultat net sur les capitaux propres en pourcentage) est bonne, ce qui n’est pas le cas des grandes Gosbanks françaises et européennes.


Médaille d’argent : la Banque Pouyanne à Ortez, fondée par Julien qui fit fortune en émigrant en Amérique du Sud.


Les ratios d’endettement sont supérieurs aux exigences normales avec un ratio Tier d’origine à 9,4 % (pour un minimum de 8 %), c’est à dire un µ de 10,6 en 2007 (pour un maximum de 12,5 %),


Tableau 2 :

Pouyanne

 

 

2006

 

 

2007

 

 

Total dettes

 

 

175,766

 

 

187,176

 

 

Capitaux propres

 

 

15,953

 

 

17,656

 

 

µ

 

 

11,0

 

 

10,6

 

 

Résultat net

 

 

1,652

 

 

2,067

 

 

ROE

 

 

10,4

 

 

11,7

 

 


Médaille de bronze : la Banque Martin-Maurel à Marseille dirigée par Bernard Maurel descendant d’une des familles fondatrices,


Tableau 3 :

Martin Maurel

 

 

2006

 

 

2007

 

 

Total dettes

 

 

1 169,308

 

 

1 677,111

 

 

Capitaux propres

 

 

114,963

 

 

135,479

 

 

µ

 

 

10,2

 

 

12,4

 

 

Résultat net

 

 

14,021

 

 

16,785

 

 

ROE

 

 

12,2

 

 

12,4

 

 


Toutes les autres banques françaises ne respectent pas les exigences en capitaux propres de la Fed, sauf encore quelques exceptions qui auraient pu échapper à ma vigilance.


Une fois de plus, il est totalement inutile de rajouter des contrôles et des règlements pour assainir le système bancaire français : il suffit d’appliquer les règles en vigueur et de laisser faire les banques.


Un regret : ces banques ne publient pas leurs comptes trimestriels.


A ce jour, il est même impossible de connaître leurs chiffres de 2008 et donc de savoir si elles ont bien supporté les turbulences de la plus grande crise depuis celle de 1929, en pire même


De toutes façons, comme les Français ne comprennent rien aux problèmes bancaires les plus élémentaires, ils seraient incapables d’en comprendre la signification.

***


Cliquer ici pour accéder au site de la Banque Inchauspé.


Attention ! Ne pas confondre la banque Michel Inchauspé et la Banque Inchauspé sur laquelle je n'ai aucune information.

Cliquer ici pour accéder au site de la Banque Pouyanne.


Cliquer ici
pour accéder au site de la Banque Martin-Maurel.

***

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 10:22

600 000 mercis !


Merci aux honorables lectrices et lecteurs dont les mulots ont cliqué 600 000 fois sur mon blog depuis qu’il existe (début août 2007)…

Le cap des 600 000 clics de mulots a été franchi dimanche 10 mai.


Merci aux personnes qui donnent de bonnes informations complétant mes billets.


Une bonne nouvelle par rapport à ce qui existait auparavant (avant le cap des 500 000 clics) : un nouveau blog signé Lupus s’est manifesté.


Son auteur est dans la même logique que moi : celle des business économistes, des monétaristes, des Reaganomics.


Il a l’avantage de donner des documents toujours très bien choisis qui étayent cette approche, ce qui est rarissime en français et en France encore actuellement.


Il reste à espérer qu’il y ait d’autres initiatives en ce sens.


Le manque de culture économique élémentaire des Français va peut-être se combler...


Les concepts utilisés par les business économistes, les Reaganomics, sont pourtant simples : tout est simple ! ont dit et répété Milton Friedman, Alan Greenspan, Arthur Laffer et d’autres.


Les nouveaux lecteurs de mon blog, de l’auteur du blog signé Lupus et du site des économistes (belges) de Work For All ont un ensemble de documents en français permettant d’entrer dans cette logique.


***
Cliquer ici pour accéder à mon autre site jpchevallier.fr qui est un récapitulatif partiel de ces billets permettant de comprendre les bases des analyses monétaristes.


Cliquer ici pour accéder au blog signé Lupus.


Cliquer ici pour accéder au site des économistes de Work For All.

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 22:08

Tropismes, croissance, spéculation et monétarisme


Les organismes vivants (les plantes, les animaux) se développent librement normalement (par tropisme) mais un dysfonctionnement peut se produire à tout moment et créer une déviation par rapport à la norme (un héliotropisme par exemple) qui peut prendre de l’ampleur au risque d’être fatale un jour si une solution pertinente n’est pas adoptée et appliquée.


Ainsi en est-il aussi en économie, c’est à dire là où agissent des hommes et des entreprises qui sont eux aussi des organismes vivants.


Ces dysfonctionnements sont surtout comptables : à un moment donné, les comptes des entreprises ne donnent plus une image fidèle de la réalité et de petits problèmes prennent alors de l’importance au point de créer une bulle financière qui devient incontrôlable et dangereuse pour tout le monde.


Les marchés laissés libres sont incapables d’adopter par eux-mêmes les mesures correctrices qui s’imposent.


Pire même : des groupes de pression très puissants exercent une influence déterminante pour qu’elles ne soient pas adoptées ni respectées au risque de créer un effondrement du système.


Les seuls organismes salvateurs sont alors les autorités (principalement le gouvernement et la banque centrale) à condition que leurs dirigeants soient compétents et qu’ils soient disposés à défendre les intérêts nationaux, c’est à dire de l’ensemble de la population (de tout le monde, y compris de ceux qui sont à l’origine de ces problèmes).


Ainsi en est-il aux Etats-Unis
, mais ce n’est pas le cas en Europe ni surtout en France.

***


Depuis une quinzaine d’années, deux dystropismes majeurs se sont produits…


A la fin des années 90, les entreprises pouvaient encore amortir leurs écarts d’acquisition sur une vingtaine d’années, ce qui leur permettait d’acquérir impunément à prix d’or des dot com qui ne valaient finalement rien.

Ainsi est née la bulle internet qui a été amplifiée par les stock options (qui n’étaient pas comptabilisées dans les charges) et un certain laxisme dans les enregistrements comptables.


Les gens de la Fed avaient bien identifié ces problèmes mais ils ne pouvaient pas imposer les mesures correctrices nécessaires car les groupes de pression du monde de la finance et des start-up étaient trop puissants.


Ils ont augmenté leurs taux de base (à 6,5 %) au dessus du niveau de leur neutralité (entre 4,0 et 4,25 %) et ils ont attendu que la croissance chute de ce fait en 2001 pour pouvoir faire adopter et respecter les règles comptables qui s’imposaient, ce qui a permis à la croissance de repartir sur des bases saines et aux indices d’actions de remonter de 2003 à 2007.


Il en a été de même depuis fin 2005 avec les produits dérivés : les gens de la Fed avaient bien identifié les problèmes et ils ont maintenu leurs taux de base à 5,25 % au dessus du niveau de leur neutralité pour créer un collapsus qui s’est enfin produit fin 2007 et qui s’est accentué spectaculairement après le 15 septembre 2008 en surprenant tout le monde.


Une destruction historique dans le domaine financier et bancaire a fait éclater la bulle financière gigantesque née de ces produits dérivés qui aurait pu créer un risque systémique.


Depuis quelques mois, un nouveau système bancaire se crée sous le contrôle de la Fed, les marchés des produits dérivés s’organisent, les règles prudentielles évoluent dans le bon sens à la suite des erreurs commises précédemment.


Les dysfonctionnements majeurs étant résolus, la vie (économique) repart normalement (par tropisme) sur de bons fondamentaux (l’argent est sain, aux Etats-Unis du moins) pour quelques années en attendant de nouveaux dysfonctionnements majeurs...


Le capitalisme libéral est vivant. Il ne fonctionne pas (longtemps) linéairement
.


Des ruptures importantes se produisent après l’émergence de dysfonctionnements devenus majeurs alors qu’ils étaient mineurs à l’origine.


La connaissance de ces tropismes alimente la spéculation gagnante.


Les dysfonctionnements initiaux sont difficiles à identifier mais des signes avant coureurs permettent de repérer les risques majeurs…

Le meilleur instrument d’analyse est bien entendu la variation des agrégats monétaires, en particulier de M3 et plus précisément de M3-M2 mais le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a pris la précaution de supprimer la publication de ces chiffres lorsqu’il a pris la tête de la Fed, ce qui donne à ces gens de la Fed un avantage considérable sur tout le monde car eux seuls disposent de ces données indispensables qui leur permettent de prendre les décisions qui s’imposent.


Dès lors, nous ne pouvons qu’utiliser les rares signes objectifs et fiables qu’ils donnent : les variations du taux de base de la Fed qui déterminent celles des rendements des Treasuries.


Lorsque les gens de la Fed relèvent leur taux de base à un niveau supérieur au niveau de leur neutralité, ils provoquent une baisse de la croissance du PIB et même à une récession comme ce fut le cas en 1991, 2001-2002 et en 2008-2009 (points noirs),

Graphique 1 :

 

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


En relevant leur taux de base trop haut, les gens de la Fed font augmenter le coût des emprunts de toutes les échéances, la courbe des taux devient plate (point bleus) et même parfois inversée,

Graphique 2 :

 

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Le renchérissement du coût des emprunts provoque un ralentissement de l’activité : la croissance du PIB plonge au point d’être nulle voire négative,

Graphique 3 :

 

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les variations des taux de toutes les échéances sont déterminées par la politique monétaire menée par la Fed, c’est à dire par la variation de son taux de base qui doit être de grande ampleur pour être efficace.


L’écart entre les taux longs (le rendement des Notes à 10 ans) et (moins) les taux courts (les Fed funds à 3 mois ou les Notes à 2 ans) est donc la valeur critique qui détermine la croissance du PIB réel,

Graphique 4 :

 

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Lorsque cet écart est nul voire négatif (points bleus), la croissance plonge quelques mois plus tard au point de dégénérer en récession (points noirs), puis quand il augmente au plus profond d’une récession (points verts), il annonce la reprise d’une croissance forte,

Graphique 5 :

 

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Lorsque la croissance est forte, des dysfonctionnements se produisent (ainsi qu’une inflation trop élevée) qui oblige les gens de la Fed à remonter leurs taux de base…


Ainsi naît un nouveau cycle.


Le relèvement des taux de la Fed de 3,5 à 3,75 % le 20 septembre 2005 (point jaune) correspondait au début de l’augmentation devenue trop dangereuse de la masse des produits dérivés et elle a provoqué le relèvement des rendements des Treasuries,

Graphique 6 :

 

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Le cours de l’or a brusquement augmenté en août septembre 2005 (par rapport à sa tendance longue), ce qui confirme qu’il s’agit là d’un autre bon indicateur de dystropisme.

Tout est simple, disait Milton Friedman.


***

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