Jeudi 9 juillet 2009

Les idiots utiles et Alcoa


Les idiots sont finalement très utiles quand on sait les utiliser adroitement…


L’ambiance de crise, pire que celle de 1929, l’Amérique au fond du gouffre, sa notation AAA déjà sur le point d’être perdue, etc. a fait replonger les rendements des Notes à 10 ans à 3,30 % nettement sous sa tendance haussière longue malgré de nouvelles émissions,

Graphique 1 :

 

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Le bombardier furtif B-2 et ses acolytes peuvent s’en réjouir car cette baisse des rendements permet aux taux de rester bas, ce qui favorise les emprunts, donc la reprise de l’immobilier et de l’activité en général.


Le plongeon est impressionnant mais ce n’est qu’une turbulence dans le cheminement de la reprise d’une croissance longue,

Graphique 2 :

 

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L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et (moins) à 2 ans diminue dans sa logique

Graphique 3 :

 

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… comme de 2003 à 2005,

Graphique 4 :

 

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Les rendements des bons des Trésors euro-zonards suivent comme toujours ceux des Treasuries,

Graphique 5 :

 

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Les résultats du 2° trimestre d’Alcoa confirment mes analyses : le chiffre d’affaires a augmenté malgré la chute de 49 % du prix de l’aluminium d’une année sur l’autre du fait de l’effondrement de la demande, et le résultat net (une perte de $0,26 par action pour les activités poursuivies sans les charges de restructuration) est supérieur d’un tiers aux prédictions du consensus Reuters de $0,38.

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Par CHEVALLIER
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Mardi 7 juillet 2009

Rien

Il ne se passe plus rien depuis vendredi dernier.

Rien de bien nouveau, rien d’intéressant.

Tout le monde attend.

Pour les uns, la confirmation de la plus grande crise depuis celle de 1929, en pire même.

Pour les autres celle de la reprise.


Chef, Ya plus d’sous :


Les réserves officielles de change de l’État s’élèvent à la fin du mois de juin 2009 à €90,945 milliards contre 94,840 milliards à la fin du mois de mai 2009, soit une diminution de 3,895 milliards.


Les réserves en or de €52,347 milliards ont diminué de 2,333 milliards, les réserves en devises de €35,415 milliards ont diminué de 1,685 milliards, les créances sur le FMI de €3,183 milliards ont augmenté de 123 millions.


Qu’est ce qu’on fait, chef ?


On emprunte !


Les limites à la capacité d'emprunt de la France sont assez lointaines mais l'Etat n'est pas obligé de les atteindre lors de son futur emprunt, a déclaré le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino.


Sans commentaire…

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Cliquer ici pour lire le communiqué des services de Bécassine.

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Par CHEVALLIER
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Vendredi 3 juillet 2009

France : tout va bien ! ou, presque…


Tout va bien en France : la croissance repart car elle est parfaitement corrélée à celle des Etats-Unis comme le montrent une fois de plus les indices PMI qui sont d’excellents indicateurs précurseurs,

 

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En fait, les entreprises françaises sont soumises exactement aux mêmes marchés que les entreprises américaines grâce à la mondialisation.


Leur productivité et leur rentabilité sont souvent supérieures à celles des entreprises américaines.


Cependant, les Français n’en bénéficieront pas comme les Américains à cause de la politique qui y est menée : les prélèvements obligatoires (dont le taux doit être actuellement le plus élevé du monde) ainsi que tous les autres dysfonctionnements amputent le niveau de vie des Français.


Par ailleurs, les déséquilibres fondamentaux français laissent toujours planer la menace d’un tsunami qui peut se produire à tout moment.


Telles sont les sanctions de l’anti-libéralisme des Français.


Cliquer ici pour voir le graphique de l’évolution du PIB aux Etats-Unis et en France sur mon billet du 29 juin.

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Par CHEVALLIER
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Vendredi 3 juillet 2009

Plus que parfait, ouf !


La Fed vient de publier hier 2 juillet les chiffres des agrégats monétaires au 22 juin : c’est plus que parfait, ouf !


En effet, l’augmentation de M2-M1 d’une année sur l’autre est descendue à 6,8 % contre 7,3 % la semaine précédente, accentuant sa tendance lourde à la baisse entamée symboliquement depuis l’investiture d’Obama,

Graphique 1 :

 

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Cette augmentation de M2-M1 est passée sous la barre de 7 % qui est la valeur critique qui correspond à une croissance du PIB à son potentiel optimal.


6 mois après la baisse des taux de la Fed à zéro, les effets positifs ont commencé à être observés sur l’économie dite réelle à partir de cet agrégat.


Cet indicateur doit être interprété de la façon suivante : les Américains recommencent à dépenser leurs dollars ce qui fait repartir positivement la croissance du PIB (le chiffre d’affaires des entreprises commence enfin à décoller).


Sur le 2° trimestre, l’augmentation de M2-M1 aura été égale ou inférieure à 7 % pendant 5 semaines et supérieure à cette valeur pendant 8 semaines.


Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance repart normalement aux alentours de son potentiel optimal mais elle sera forte pendant les mois suivants (et inflationniste),

Graphique 2 :

 

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Les variations des agrégats d’une semaine à l’autre sont redevenues normales après les fortes turbulences passées : plus une douzaine de milliards de dollars pour M1 et moins une douzaine de milliards pour M2-M1,

Graphique 3 :

 

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M1 a beaucoup augmenté depuis le 15 septembre 2008 mais reste dans les valeurs de 2004 par rapport au PIB, ce qui est donc normal,

Graphique 4 :

 

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Contrairement à ce que racontent tous les idiots inutiles, la Fed ne fait pas marcher la planche à billets et il n’y a pas de création monétaire aux Etats-Unis.


Les Américains avaient encore un peu trop d’argent sur leurs comptes courants (TCD) au 22 juin : plus de $800 milliards qu’ils peuvent rapidement dépenser,

Graphique 5 :

 

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L’épargne des Américains (M2-M1) est encore supérieure à sa tendance longue (entre 40 et 45 % du PIB) mais elle peut redescendre rapidement au cours de ces prochains mois,

Graphique 6 :

 

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Tout est donc normal. C’est reparti comme en 2003 et les années suivantes, et pour parfaire le tout, les chiffres sur l’emploi font baisser les rendements des Treasuries, ce qui permet de maintenir des taux bas qui facilitent la reprise de l’activité économique.


C’est une réussite parfaite des gens de la Fed et du gouvernement, qu’il soit sous la présidence d’un Républicain ou d’un Démocrate (qui a l’avantage de faire passer les mauvais chiffres du chômage sans trop de critiques).


Toutes mes analyses antérieures se confirment, et cliquer ici pour lire mon billet de la semaine dernière sur ce sujet.

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Par CHEVALLIER
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Jeudi 2 juillet 2009

Suppression d’emplois et reprise


Les chiffres sur les suppressions d’emplois ne sont pas des indicateurs précurseurs fiables ai-je écrit dans mon billet précédent après la publication des chiffres d’ADP et avant celle des chiffres officiels de l’emploi.


La suppression supplémentaire de 467 000 emplois nets en juin ne signifie pas que la reprise ne se fait pas ou plus clairement : la reprise de l’activité économique se fait par la suppression d’emplois, les patrons profitant de l’ambiance de crise pour licencier ai-je déjà écrit, ce qui correspond aux nécessaires gains de productivité pour qu’il y ait croissance,

Graphique 1 :

 

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La logique économique est un peu déroutante pour des cerveaux façonnés par la propagande franchouillarde de la gauche plurielle, mais elle est incontournable : la croissance du PIB dépend des gains de productivité et de l’augmentation de la population.


Pour qu’il y ait croissance, il faut qu’il y ait d’abord des gains de productivité, donc des suppressions d’emplois comme ce fut le cas en 2002-2003.


C’est l’application du principe de la destruction créatrice de ce bon vieux Schumpeter.


Après avoir restauré leurs bénéfices par la diminution de leurs charges de personnel, les entreprises pourront se développer.


Les bombardiers plus ou moins furtifs de la Fed et du gouvernement ne changent pas de politique malgré un record historique de 5,664 millions d’emplois supprimés sur les 12 derniers mois,

Graphique 2 :

 

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C’est l’économie, stupide.

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Et un rappel : l’auteur du blog signé Lupus, cliquer ici pour y accéder, fournit comme toujours des informations fiables qui permettent d’avoir une bonne culture économique et financière qui sort de cette propagande franchouillarde de la gauche plurielle que l’on retrouve partout en France.

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Par CHEVALLIER
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Jeudi 2 juillet 2009

Bons et mauvais indicateurs


Certains indicateurs permettent d’anticiper d’une façon fiable les variations de l’activité économique, ce qui est de la plus haute importance pour les investisseurs et les dirigeants des entreprises...


La politique monétaire de la Fed, les variations des rendements des Treasuries et des agrégats monétaires sont les meilleurs indicateurs précurseurs à plus de 6 mois et les plus fiables, à condition de savoir les décrypter correctement…


L’indice PMI manufacturier de l’ISM est un autre indicateur intéressant car il confirme les précédents avec une anticipation de 3 mois.


En effet, les variations de cet indice anticipent généralement bien celles du PIB réel depuis 50 ans,


 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Pour mettre en évidence cette corrélation sur ce graphique, j’ai multiplié les variations du PIB par 2 (pour qu’elles soient plus visibles) et j’ai rajouté 50 pour rapprocher les deux courbes.


La seule erreur notable a été commise en 2003 : les industriels étaient alors trop pessimistes.


Comme les chiffres du PMI manufacturier du mois précédent sont connus rapidement au début du mois courant, le retournement de l’activité en janvier était déjà constatable début février.


Cet indicateur est assez bien connu des marchés, c’est la raison pour laquelle les indices d’actions ont monté assez fortement hier mercredi 1° juillet après la publication des chiffres de juin du PMI manufacturier alors que d’autres indicateurs qui ont été publiés ce même jour donnaient une image particulièrement négative de l’activité économique comme par exemple les chiffres sur les suppressions d’emplois et sur les dépenses de construction qui ne sont pas des indicateurs précurseurs fiables.


L’indice PMI des services de l’ISM (non manufacturier) n’est pas un bon indicateur précurseur bien que les services représentent plus de 60 % du PIB.

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Par CHEVALLIER
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Mercredi 1 juillet 2009

Le PMI de l’ISM


L’indice PMI manufacturier de l’ISM est l’un des rares indicateurs fiables (cliquer ici pour y accéder).


Il augmente depuis le point bas de décembre 2008,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Tous les indicateurs sont bien concordants : le point bas a été en décembre 2008, cf. la décision du FOMC du 16 décembre de baisser le taux de base de la Fed à zéro qui a donné le signal de départ du renversement de tendance à la hausse des rendements des Notes à 10 ans.


Les turbulences ont toujours été fortes depuis que ces données sont calculées,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les indices d’action sont repartis à la hausse après la publication de l’indice PMI de juin, ce qui montre que les idiots inutiles qui se basent sur les pertes d’emplois publiées par Automatic Data Processing Inc. et Macroeconomic Advisers ne sont finalement pas dominants.

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Par CHEVALLIER
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Mercredi 1 juillet 2009

$9 000 milliards d’idiots inutiles


Il y a deux semaines, c’était l’affaire des $134 milliards en bons du Trésor, cliquer ici pour lire mon billet à ce sujet.


Cette semaine, les inévitables idiots inutiles se délectent de $9 000 milliards qui auraient été perdus par la Fed ! cliquer ici pour voir la vidéo (sous-titrée en français).


Ce gros porc de président de la commission des finances de la Chambre des Représentants engraissé aux impôts des Américains a réussi le 5 mai dernier à déstabiliser une fonctionnaire, l’inspectrice générale de la Fed à partir d’un article de Bloomberg qui soutient cette ineptie.


Michael Bloomberg a très bien réussi jadis dans le monde de la finance, mais depuis quelque temps il développe les idées de la pensée commune colportées par les inévitables journaleux et bonimenteurs dans le style bien connu : l’Amérique est au bord du gouffre, le dollar et les Treasuries ne valent plus rien, pour le plus grand plaisir des idiots inutiles, et en particulier des innombrables blogueurs anti-américains et antilibéraux.


Ses articles sont sans rapport avec la réalité observable.


Depuis ce témoignage datant du 5 mai, la Fed n’a même pas pris soin de donner des explications sur cette affaire (à ma connaissance) car cet incident n’en vaut pas le coup.


L’inspectrice générale de la Fed a été visiblement impressionnée par le fait de témoigner devant le président de la commission des finances de la Chambre des Représentants et elle a bafouillé n’importe quoi (sans comprendre vraiment les questions qui lui étaient posées et l’utilisation qui pouvait être faite de ses réponses) malgré tous les efforts de sa collaboratrice (derrière elle) pour lui souffler les réponses qu’elle aurait dû faire, à savoir qu’elle ne connaissait pas cet article de Bloomberg (qui n’est en aucune façon une source crédible d’information) et que cette histoire de $9 000 milliards qui auraient été perdus par la Fed est complètement absurde.


Les idiots inutiles peuvent devenir dangereux car, comme les moutons, l’un d’eux, comme ce président de la commission des finances de la Chambre des Représentants, peut entraîner derrière lui tout le troupeau.


Panurge avait utilisé ce phénomène de grégarisme pour précipiter un troupeau à la mer en n’en jetant qu’un seul, les autres l’ayant suivi.


Comme l’avait dit Schumpeter, le capitalisme libéral peut sombrer un jour, soit à la suite des attaques d’ennemis situés à l’étranger (il n’avait pas été jusqu’à prévoir l’émergence du danger présenté par les Musulmans), soit de l’ennemi intérieur, à savoir la gauche américaine.


Les Français peuvent être fiers : pire que les Américains, pire que les douaniers italiens, c’est possible avec Jacques Attali, cliquer ici pour voir une vidéo de cet expert qui inspire la politique économique de Sarko après celle de Mitterrand.

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Par CHEVALLIER
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Mardi 30 juin 2009

Zoneurones à zéro


Le plus grand désordre règne dans la zone euro et dans les neurones des heureux euro-zonards…


L’augmentation de M3 d’une année sur l’autre… baisse de 3,7 % d’après la BCE (de 4,6 % d’après mes chiffres sans les révisions) contre 12 % atteint fin 2007 début 2008,

Graphique 1 :

 

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En données courantes, M1 baisse en mai (€4 190 milliards) et M2-M1 depuis novembre 2008,

Graphique 2 :

 

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M1 représente 47 % du PIB,

Graphique 3 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


M1 devrait représenter 11 % du PIB comme aux Etats-Unis et être inférieur à € 1 000 milliards.


La création monétaire en M1 se monte donc actuellement à plus de €3 000 milliards !


Les neurones des heureux euro-zonards ont des difficultés à comprendre ces débordements monétaires qui sont pourtant fondamentaux (l’argent sain est le premier pilier des Reaganomics).


M3-M2 a baissé de €100 milliards depuis le mois de janvier (point jaune), ce qui signifie que globalement la trésorerie des entreprises euro-zonardes est au plus mal,

Graphique 4 :

 

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L’hypertrophie de la masse monétaire est difficile (impossible ?) à résorber.
M3 atteint 107 % du PIB alors qu’elle était encore dans les normes jusqu’en 2000 à 75 % du PIB,

Graphique 5 :

 

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La croissance aurait dû plonger à partir du 1° trimestre 2007 (point noir) à cause de l’augmentation des agrégats monétaires, mais elle a été entraînée par celle des Etats-Unis,

Graphique 6 :

 

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Cet excès de croissance (indue) en 2007 et 2008 se répercute au 1° trimestre 2009 par une baisse du PIB deux fois importante dans la zone euro (4,8 % d’une année sur l’autre) qu’aux Etats-Unis (–2,45 %).


Ce sera pire à l’avenir mais la croissance repartira quand même dans la zone euro grâce à la reprise américaine.

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Par CHEVALLIER
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Mardi 30 juin 2009

Réussite de la Fed


La Fed a finalement bien réussi à contenir l’augmentation des rendements des Treasuries au cours de ce premier semestre : le rendement des Notes à 10 ans fluctue autour d’une tendance haussière longue depuis le 18 décembre mais avec une pente raisonnable qui permet de maintenir les taux d’intérêt à un niveau bas pour faciliter la reprise de la croissance,

Graphique 1 :

 

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L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans continue à baisser comme en 2003-2004…

Graphique 2 :

 

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… zoom sur la période la plus récente…

Graphique 3 :

 

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… grâce à cette baisse des rendements des Notes à 10 ans, ce qui signifie que la demande sur les Treasuries est très forte, surtout après l’adjudication record de $104 milliards la semaine dernière !

Graphique 4 :

 

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L’Amérique n’est pas au fond du gouffre, les Treasuries ne sont pas des junk bonds comme le répétent les journaleux, les bonimenteurs et les innombrables idiots inutiles.


Et comme précédemment, il est toujours amusant de constater que les rendements des bons des Trésors euro-zonards dépendent de ceux des Etats-Unis,

Graphique 5 :

 

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Tout marche normalement, la croissance reprend à son rythme après une forte zone de turbulences grâce au pilote du bombardier furtif B-2 et à son équipage.


Toutes mes analyses antérieures se confirment au fil du temps.

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Par CHEVALLIER
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