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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 10:33

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~~Euro folies et spéculations américaines Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme Le rebond extraordinaire des rendements de bons plus ou moins bons euro-zonards depuis la fin avril est en fait finalement parfaitement logique quand on étudie attentivement l’évolution de leurs rendements ainsi que ceux des Notes… Jusqu’au mardi 28 avril à l’ouverture de la séance américaine, tout est normal, c’est-à-dire dans la continuité logique de la baisse des rendements euro-zonards depuis le mois de juillet 2007, y compris pour les Notes à 10 ans calées entre une croissance américaine normale et la crainte d’un Grexit, Document 1 : Puis, brusquement, les rendements des Notes à 10 ans grimpent de 80 points de base dans la journée du mardi 28 avril, ce qui est hors normes. Que s’est-il donc passé dans la journée ce jour-là, le mardi 28 avril ? Pour le comprendre, il faut savoir comment fonctionne la communication des gens de la Fed. Du temps de la présidence de ce bon vieux Greenspan, ses discours étaient volontairement très abscons. Ne disait-il pas : si vous avez compris ce que j’ai voulu dire, c’est que je me suis mal exprimé ! Pour ne pas prendre par surprise les marchés sur les orientations de la politique monétaire menée par les membres du FOMC, certains d’entre eux prononcent des discours aux tonalités plus ou moins divergentes, ce qui ne permet pas aux spéculateurs d’être mieux informés. Par contre, il est de tradition qu’il y ait, de préférence avant les réunions du FOMC, des discussions à bâtons plus ou moins rompus entre certains membres et des journalistes spécialistes de la Fed, en particulier celui du Wall Street Journal, qui répercutent plus clairement l’esprit de ces discussions. Or, il est maintenant évident que ces membres du FOMC ont fait passer le message suivant : il a fait très froid cet hiver mais les fondamentaux sont bons, et la croissance va repartir très fortement au cours des mois à venir sur de bons fondamentaux, cf. ce que j’en ai écrit. Dès lors, tout baigne : la Fed peut remonter ses taux de base, à tout moment, surtout si ces idiots d’Euro-zonards prolongent l’agonie de la Grèce et de ces cochons de pays du Club Med. Depuis cette date, les rendements des Notes se sont donc partis logiquement et normalement en hausse en restant dans la bande des 2 %, toujours dans la crainte de turbulences euro-zonardes, Document 2 : John Williams et le président de la Réserve fédérale de New York, William Dudley ont confirmé explicitement ces interprétations hier encore. Comme les marchés des bons des Trésors euro-zonards sont nettement moins liquides que ceux des Notes, le dégagement massif des investisseurs américains en Bund a provoqué une réaction totalement anormale de ses rendements, mais à partir du lendemain, mercredi 29 avril du fait des décalages horaires des séances européennes et américaines, et compte tenu du temps de réaction à ces nouvelles informations, Document 3 : Les politiques monétaires de la Fed et de la BCE sont donc maintenant totalement opposées : la Fed s’apprête à augmenter ses taux alors que les Marioles de la BCE commencent leur QE pour les faire baisser ! Janet Yellen n’a pas manqué de s’inquiéter ce cette divergence qui peut encore accentuer le désordre qui règne dans la vieille Europe continentale. Tout est simple.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 16:36

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~~Euro folies Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme La zone euro est une zone de fous de plus en plus fous ! Il est maintenant difficile pour quelqu’un de sensé de pouvoir anticiper logiquement l’évolution des marchés, surtout à cause des décisions imprévisibles des hommes (et des femmes) politiques. Les rendements du Bund tendaient logiquement depuis le mois de juillet 2007 vers le zéro absolu fin juin en concordance avec un Grexit et la chute prévisible des autres dominos de ces cochons du Club Med, mais un pic gigantesque et a priori irrationnel s’est produit depuis le 27 avril après avoir atteint un plus bas historique 10 jours plus tôt, Document 1 : Zoom sur la période plus récente commençant au 1° janvier 2014, Document 2 : L’évolution de l’écart entre les rendements du Bund et du Schatz tendait lui aussi vers le zéro absolu pour un autre Grexit possible fin août, dernière limite, Document 3 : Pour l’instant, le Grexit n’a pas eu lieu mais c’est la folie douce pour l’instant dans la zone euro où tout est devenu hors normes… alors que l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans reste à un niveau optimal en concordance avec une croissance normale sans inflation… Document 4 : …ce qui est confirmé par la structure logique des niveaux des rendements de ces bons depuis le début de ce siècle, Document 5 : L’euro est une monnaie contre nature qui n’aurait jamais dû exister, qui aurait déjà dû sombrer, qui n’a pas encore éclaté mais qui fait des ravages durables dans la vieille Europe continentale. Pour l’instant, tout parait calme, comme toujours avant un tsunami.

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 15:40

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~~Suisse : l’euro et B2 m’ont tuer ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme, Suisse Les petits Suisses auront été flingués par les barbares ignares qui les cernent et par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, qui a complètement déstabilisé la douce quiétude helvète… En effet, M1 a explosé à partir des turbulences provoquées par B-2 : des capitaux provenant a priori de la zone euro pour plus de 300 milliards de francs se sont réfugiés en Helvétie après la faillite de la banque des frères Lehman, en concordance avec l’excès des comptes de virement des banques en Suisse enregistré par la BNS, Document 1 : Au début des années 2000, M1 avait tendance à baisser pour tendre vers les 15 % du PIB comme aux Etats-Unis, mais tout a basculé avec les turbulences qui ont suivi la faillite de la banque des frères Lehman et ensuite avec la crise dans la zone euro, Document 2 : Ainsi, ce sont 400 à 500 milliards de francs qui se sont réfugiés en Helvétie, provenant essentiellement de trésoreries d’entreprises euro-zonardes, surtout allemandes, et non pas sortis de valises de malheureux euro-zonards fuyant leur zone pourrie. Au tout début des années 2000, la situation helvète était satisfaisante avec M3-M2 supérieur à 20 % du PIB, mais par la suite, tout s’est dégradé : d’abord, cet agrégat s’est anormalement hypertrophié à la suite de la crise dite des sub-prime puis il s’est dégonflé car beaucoup de gestionnaire de trésoreries d’entreprises helvètes ont voulu diversifier l’implantation de leurs disponibilités. La masse monétaire M3 atteint maintenant près de 1 000 milliards de francs… Document 3 : … pour un PIB de 650 milliards, ce qui représente près de 150 % du PIB annuel ! Document 4 : Malgré ces chiffres, il n’y a pas eu a priori de création monétaire en Suisse car cet argent, extérieur, s’y est réfugié, ce qui y a dynamisé l’activité bancaire. Toutefois, cet afflux d’argent a des effets négatifs pour les petits Suisses dont la monnaie, fortement demandée, a tendance à être revalorisée, ce qui pénalise beaucoup d’entreprises qui ont des difficultés à affronter la concurrence internationale avec un franc fort.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 15:52

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~~Germanie : l’euro m’a tuer ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme L’étude de l’évolution des agrégats monétaires des pays de la zone euro est pénible car il est difficile de trouver les données fiables téléchargeables sur une longue période… L’agrégat monétaire M3-M2 de la Germanie présente une hénaurme anomalie : il ne se monte qu’à 1 % du PIB ! Document 1 : Les grosses lignes en pointillés montrent ce qu’aurait dû être l’évolution des agrégats monétaires correspondant à leur couleur, et il en est de même sur le document 2 qui montre un excès de 1 200 milliards d’euros en M1 et un manque de 900 milliards en M3-M2. M3-M2 devrait représenter logiquement au moins 20 % du PIB en considération de la bonne santé des entreprises allemandes, comme avant 1995. Pourquoi cette anomalie ? Plusieurs réponses sont possibles… D’abord, il est possible qu’il y ait une mauvaise interprétation de la définition des agrégats monétaires par la Buba. En effet, pour la Buba, M1 n’est constitué que des dépôts au jour le jour (overnight deposits), ce qui est contestable car une partie des trésoreries des entreprises serait ainsi comptabilisée en M1 alors que les billets en circulation ne le sont pas. A titre de comparaison, la Fed comptabilise bien en M1 les dépôts bancaires à vue des Américains et les billets en circulation (qui représentent chacun à peu près la moitié de cet agrégat) en conformité avec la définition normale de M1. Il est possible qu’un changement malencontreux de la définition de M1 par la Buba ait été effectué lors d’une révision au 1° janvier 1995. Ensuite, la baisse très nette de M3-M2 en juin 2010, après le krach éclair du début du mois de mai, montre que les responsables de la gestion de la trésorerie des entreprises allemandes ont sorti 85 milliards d’euros… Document 2 : … dont une partie se retrouve dans les 43 milliards de francs suisses supplémentaires que la BNS a comptabilisés dans les comptes de virement des banques en Suisse fin juin, par rapport au mois précédent, Document 3 : Cette bascule montre bien que les responsables de la gestion de la trésorerie des entreprises allemandes ont bien compris que ce krach éclair de mai 2010 révélait que la situation de la zone euro était potentiellement très critique au point de faire sortir leur trésorerie hors de la zone pour les placer en Helvétie et aux Etats-Unis (et au Royaume Uni). Cette analyse est confirmée par l’augmentation considérable de ces comptes de virement des banques en Suisse lors de l’exacerbation de l’euro-crise à partir de l’été 2011. Les 374 milliards de francs de francs suisses qui se trouvent sur les comptes de virement des banques en Suisse ne sont pas sortis des valises d’euro-zonards de ces cochons de pays du Club Med fuyant la zone de tous les dangers. Ils proviennent indubitablement de la trésorerie des entreprises euro-zonardes et plus particulièrement allemandes qui ont déjà profité d’une dévaluation de l’euro de 15 à 20 % par rapport au franc suisse et au dollar (US$). Une fois de plus, il apparait bien que le fameux QE des Marioles de la BCE est une tromperie gigantesque car beaucoup d’entreprises européennes, et en particulier allemandes, disposent de trésoreries abondantes qu’elles ne veulent pas investir. Ce QE n’a pour but réel que de prolonger des situations sans espoir qui de toute façon ne peuvent conduire qu’à une fin qui ne sera que plus dramatique dans la mesure où tout est fait pour en repousser l’échéance. Zoom sur l’évolution du seul agrégat M3-M2 par rapport au PIB… Document 4 : … et en milliards d’euros, Document 5 : Compte tenu de ces données, la masse monétaire M3 augmente dangereusement par rapport au PIB depuis le début des années 2000, Document 6 : Elle atteint maintenant 2 500 milliards d’euros, sans comptabiliser les billets en circulation, Document 7 : Elle tend donc à se rapprocher du montant du PIB annuel, Document 8 : L’adoption de cette monnaie unique contre nature n’aura eu finalement que de très gros inconvénients, créant même une hypertrophie monétaire en Allemagne ! Par ailleurs, il faut se méfier des sources des données qui doivent servir de base à toute réflexion sur de tels sujets. Ainsi par exemple des banques de données comme celle de Trading Economics ne donnent pas une image fidèle de la réalité et elles conduisent à des analyses erronées. Les données utilisées ici sont celles de la Bunbesbank, de Destatis et de la BNS.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 15:41

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~~Inflation américaine normale Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis L’indice d’inflation dite sous-jacente des dépenses de consommation des Américains (PCE:PILFE, Personal Consumption Expenditures: Chain-Type Price Index Less Food and Energy), c’est-à-dire sans les produits dont les prix sont volatils, à savoir ceux de l’énergie et de l’alimentation, reste parfaitement dans la norme à 1,35 % dans une bande optimale de 1,0 à 1,5 %, En effet, d’après ce bon vieux Greenspan, pour éviter les risques d’inflation, cet indice ne doit pas dépasser 1,5 % ni être inférieur à 1,0 % pour éviter les risques de déflation.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 16:44

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~~Slovaquie : l’euro m’a tuer ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme Un premier rappel : le rapport entre l’agrégat monétaire M3-M2 et le PIB annuel est le meilleur indicateur qui permet de voir la partie immergée de l’iceberg d’un système productif car il correspond à la part de la trésorerie globale des entreprises. Il rend compte de la bonne ou de la mauvaise santé des entreprises d’un pays. Un deuxième rappel : avant l’arrivée du bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, à la tête de la Fed, ce rapport se situait à 27 % en janvier 2006, ce qui correspond à la norme de référence. Quand ce rapport est anormalement bas, cela signifie que les entreprises du pays considéré n’arrivent pas à dégager suffisamment de bénéfices, et donc qu’elles sont fragilisées par de mauvais fondamentaux, qu’elles ne peuvent plus investir ni se développer ni créer des emplois. Un troisième rappel : dans une zone ayant adopté une monnaie unique constituée de pays indépendants dont les niveaux et gains de productivité globale ont des différences importantes, les entreprises des pays dont ces niveaux et gains de productivité globale sont les plus bas ne peuvent pas soutenir la concurrence des entreprises des pays dont les niveaux et gains de productivité globale leur sont supérieurs. Ces entreprises gagnent de moins d’argent d’une année sur l’autre. A la limite, les bénéfices de presque toutes les entreprises tendent vers zéro, donc en faillite potentielle. Pour reprendre l’adage (ou le théorème) de l’ancien chancelier Helmut Schmidt en le retournant : l’absence de bénéfices d’aujourd’hui, c’est l’absence d’investissement de demain et l’absence de création d’emplois d’après-demain. Les entreprises de ces cochons de pays du Club Med sont donc maintenant arrivées à l’après-demain mais elles ne sont pas les seules à être en crise à cause de l’euro ! En effet, la Slovaquie en est une autre victime qui réussit même l’exploit d’avoir un agrégat M3-M2… négatif ! Modifier Slovakia M1 %GDP M2-M1 % GDP M3-M2 % GDP M3-M2 M3 déc-13 41,22 19,77 0,24 0,179 46,095 déc-14 44,57 18,12 0,04 0,027 48,355 janv-15 43,93 18,59 -0,01 -0,01 48,188 févr-15 44,6 18,78 -0,03 -0,025 48,831 Sommes en milliards d’euros. … ce qui signifie que, globalement, les entreprises slovaques sont en faillite, y compris les banques ! Un agrégat monétaire M3-M2 négatif était inconcevable, inimaginable, impossible, car cela aurait signifié que globalement, les entreprises de ce pays sont en faillite. Et pourtant, ça existe maintenant ! A priori la Slovaquie ne doit son salut actuel provisoire qu’à des manips frauduleuses (des enregistrements comptables qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité) et aux opérations de cavalerie des Marioles de la BCE qui prêtent aux banques slovaques les milliards d’euros pour que les entreprises slovaques ne tombent pas en faillite pour beaucoup d’entre elles. Quatrième rappel : les dirigeants de ces pays dont les entreprises sont en difficulté augmentent les aides dites sociales, c’est-à-dire qu’ils distribuent de l’argent non gagné. Ainsi se développe une hypertrophie monétaire létale en M1 puis en M2-M1, ce qui aggrave la crise. Pour l’instant, ça ne coince qu’au niveau de la seule Grèce du fait que l’Etat est dans l’impossibilité de payer ses dépenses courantes et ses dettes à très court terme. Les autres cochons de pays du Club Med et d’autres comme la Slovaquie sont en sursis. La nomenklatura euro-zonarde fait tout pour prolonger l’agonie des malades en administrant de la morphine à haute dose, ce qui n’est pas un remède car la maladie létale se développe. Cliquer ici pour accéder aux données sur les agrégats monétaires de la Banque de Slovaquie.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 10:11

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~~Portugal : l’euro m’a tuer ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme Il est rébarbatif d’analyser les agrégats monétaires des pays de la zone euro car les données fiables ne sont généralement pas faciles à trouver et elles ne sont pas téléchargeables. Ainsi par exemple, une recherche (de ces données) sur le site de la Banque (centrale) du Portugal ne donne aucun résultat mais la même recherche sur Google fournit la page de la Banque du Portugal où ont été publiés les derniers chiffres recherchés, sans avoir la possibilité de télécharger les séries longues. Manifestement, personne en Europe ne s’intéresse au monétarisme qui est ainsi totalement inconnu, y compris de la part des autorités monétaires ! … ce qui est un très grand tort car c’est à partir de ces données que l’on peut voir la partie immergée des icebergs. D’après ces données, il apparait que l’économie du Portugal est au plus mal avec un agrégat monétaire M3-M2 par rapport au PIB annuel (en pourcentage) inférieur à 2 % et en baisse ! Modifier Portugal M1 %GDP M2-M1 % GDP M3-M2 % GDP M3-M2 M3 déc-13 28,79 53,25 2,22 3,9 147,8 déc-14 31,23 50,79 1,6 2,8 146,2 janv-15 32,26 49,76 1,54 2,7 146,1 févr-15 31,8 49,87 1,49 2,6 145,4 Sommes en milliards d’euros. … ce qui signifie que globalement les entreprises portugaises n’ont pratiquement plus de trésorerie : 2,6 milliards d’euros seulement ! … car elles ne peuvent plus faire de bénéfices à cause de l’euro trop fort compte tenu du niveau de productivité globale du Portugal. C’est plusse pire en Grèce avec un rapport de 0,5 %, c’est moinsse pire en Italie avec 1,6 % mais à un niveau très faible, inférieur à 2 %, la situation est de toute façon désespérée. Comme l’a dit Yanis Varoufakis, tout le monde, c’est-à-dire la nomenklatura euro-zonarde, sait que le problème essentiel de la Grèce n’est pas celui d’un manque de liquidités de l’Etat pour payer ses dettes à court terme, mais qu’elle sera de toute façon dans l’impossibilité de rembourser ses dettes, publiques et de ses banques, c’est-à-dire que la Grèce aurait dû quitter l’euro depuis longtemps (au moins depuis le mois de mai 2010, lors du krach éclair) au lieu d’accepter des plans dits de sauvetage qui ne font qu’aggraver la crise. Après le Grexit, ce sont les dominos des autres cochons de pays du Club Med (et d’autres) qui tomberont, ceux qui ont un rapport M3-M2 par rapport au PIB très bas, létal, inférieur à 2 %. Bien entendu, cette chute de dominos provoquera de très fortes turbulences dans le monde entier. Pour éviter ces turbulences, la nomenklatura euro-zonarde fera tout pour maintenir en survie des pays insolvables, ce qui ne fera qu’aggraver la crise dans la vieille Europe continentale. Tout est simple. Cliquer ici pour voir la page de la Banque du Portugal où ont été publiés les derniers chiffres des agrégats monétaires du Portugal.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 18:54

~~Nouvelle devinette ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe Un agrégat monétaire M3-M2 négatif, c’est impossible, inconcevable, inimaginable, comme des rendements négatifs de bons de Trésors à 10 ans et pourtant ça existe, et même dans la zone euro ! Quel est le pays de la zone euro qui a un M3-M2 négatif ? Et qu’est-ce que cela signifie ?

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 12:46

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~~Italie : l’euro m’a tuer ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme Tout le monde est d’accord : la Grèce sortira de l’euro-système à la fin de cet été, comme le rapportent des articles de presse (sur la base de confidences concordantes faites par des personnes dites bien informées participant aux négociations sur les aides à apporter en urgence à l’Etat grec) et ce que j’en ai écrit à ce sujet, en conformité avec l’évolution de l’écart entre les rendements du Bund et du Schatz. Après le Grexit, ce sera au tour de l’Italie de sortir de l’euro-système car l’euro a détruit la santé des entreprises italiennes qui étaient précédemment (avant son adoption) très performantes. Le meilleur indicateur de l’Italyxit est le niveau de l’agrégat monétaire M3-M2 (qui correspond à la trésorerie des entreprises) : d’après la Banque (centrale) d’Italie, il est tombé à un plus bas de… 26 milliards d’euros seulement fin février ! Document 1 : … ce qui représente moins de 2 % du PIB annuel, depuis le mois de juin 2014… Document 2 : … alors que l’agrégat M1 représente plus de la moitié du PIB annuel (depuis 2009) au lieu de tendre vers 15 % du PIB selon les normes américaines. Ainsi, plus de 600 milliards d’euros se trouvent donc indument dans les poches (en tant que billets) et sur les comptes courants des Italiens alors que sur cette somme, 500 milliards auraient dû rester dans les entreprises pour qu’elles puissent survivre puis investir et vivre normalement. En réalité, la situation est pire encore car, d’après des aveux de Matteo Renzi, l’Etat devait 60 milliards d’euros mi-2014 à des entreprises italiennes qui attendent en vain le paiement de leurs factures en attente, ce qui n’est pas comptabilisé dans la dette publique italienne. L’effet létal de ciseaux des évolutions entre les agrégats, d’une part M3-M2 et d’autre part M1 et M2-M1 est une fois de plus très clair : l’abandon de la monnaie nationale laisse se développer sans la sanction de la dévaluation l’enrichissement apparent indu des ménages (par création monétaire) au détriment des entreprises. Une grande partie du système productif disparait dans les pays dont les niveaux et les gains de productivité globale sont faibles (inférieurs à ceux de l’Allemagne) en particulier dans ces cochons de pays du Club Med. Le naufrage est lent à apparaitre mais il est certain à terme. La vieille Europe continentale aura été coulée par son ignorance du monétarisme, entrainée par les erreurs monumentales de ses dirigeants qui ont voulu damer le pion aux Américains qui conserveront ainsi leur leadership sur le Monde libre. *** La Banque (centrale) d’Italie ne fournit pas actuellement de séries téléchargeables sur les données des agrégats monétaires. Les graphiques ci-dessus sont réalisés à partir des données mensuelles des années débutant en janvier 2013 et sur des données annuelles pour les années précédentes. Une étude plus fine et complète sera faite dès que les données mensuelles depuis l’adoption de l’euro seront publiées par la Banque d’Italie.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 08:35

~~Devinette : suite… Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme, Non classé Un certain nombre de réponses à ma devinette… Merci aux personnes qui ont répondu pendant ce weekend ! Comme l’on justement écrit plusieurs personnes, c’est manifestement l’Italie qui devrait être le prochain pays à sortir de l’euro-système, mais jusqu’à présent, personne n‘en a donné la bonne justification. En effet, sur un tel sujet, il faut donner les raisons précises qui montrent que ce pays ne peut plus supporter cette monnaie unique inique. Ce n’est pas uniquement parce que l’Italie a des dettes publiques officielles (au sens du traité de Maastricht) très importantes qu’elle est dans une situation intenable. Certains indicateurs, non mentionnés dans les réponses, montrent que les entreprises italiennes, comme celles de Grèce, ont été décimées par l’euro. Donc, pourquoi l’Italie sera la prochaine victime de l’euro ?

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  • : Jean-Pierre CHEVALLIER, business économiste
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