Jeudi 27 novembre 2014 4 27 /11 /Nov /2014 16:49

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Agrégats monétaires français : €ffondrement (septembre)

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France, Monétarisme

 

Les derniers chiffres des agrégats monétaires publiés par la Banque de France montrent de faibles variations par rapport au mois précédent…

M1 baisse de 200 millions d’euros (par rapport au mois précédent) mais cela ne signifie pas qu’il s’agit là d’un retournement de tendance car ces variations mensuelles sont normales,

Document 1

Comme je l’ai déjà écrit, avant la convergence des monnaies préludant à l’adoption de cette monnaie contre nature qu’est l’euro, la structure des agrégats était satisfaisante avec M1 qui représentait 20 à 22 % du PIB, comme aux Etats-Unis.
Cependant, par la suite, M1 est tombé à 16 % (par rapport au PIB) aux Etats-Unis, ce qui montre qu’il n’y a pas eu de création monétaire pendant cette période dans ce pays, mais ce rapport a augmenté en France pour se situer aux alentours de 40 %, ce qui est le résultat d’une création monétaire létale.
L’adoption de l’euro a laissé se développer sans sanction possible (ou sans frein naturel) une hypertrophie en M1 : de l’argent non gagné a été distribué en masse : près de 500 milliards d’euros se trouvent ainsi indûment dans les poches et les comptes courants des Français

Document 2 :

… alors qu’ils auraient dû se trouver dans les trésoreries des entreprises, c’est à dire en M3-M2,

Document 3 :

Il aurait fallu que cette situation évolue comme aux Etats-Unis, avec une baisse relative de M1 (qui aurait dû tendre vers 16 %) et une augmentation relative de M3-M2 (qui aurait dû dépasser les 30 %).

M3-M2 ne représente plus que 10 à 11 % du PIB alors que cet agrégat aurait dû en représenter le triple si on se réfère à la situation passée et à celle qui prévaut aux Etats-Unis,

Document 4 :

L’agrégat M2-M1 qui correspond à l’épargne des ménages est dans la norme de 40 % du PIB,

Document 5 :

Dans ce document 5, les lignes en pointillés représentent l’évolution qui aurait dû être celle de M1 et de M3-M2 (par rapport au PIB), à l’image de ce qui en a été aux Etats-Unis qui sont la référence.

Comme je l’ai déjà écrit, En fait, les salariés, les fonctionnaires et tous les parasites qui profitent des divers organismes étatiques se sont accaparé globalement environ 500 milliards d’euros qui auraient dû rester dans les comptes des entreprises qui sont de ce fait à l’agonie.
Pas de bénéfices, pas d’investissements, donc pas de croissance, c’est-à-dire pas de création de richesse ni de création d’emplois.
Tout est simple
.

La variation de M3 d’une année sur l’autre en France vient de rejoindre celle de la zone euro,

Document 6 :

La part de M3 par rapport au PIB est dans une bande acceptable de 90 % du PIB mais sa structure n’est pas bonne car elle recèle une hypertrophie en M1 et une carence en M3-M2,

Document 7 :

Comme je l’ai déjà écrit, L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics. Le problème essentiel à résoudre pour refaire partir la croissance sur des bases saines, c’est-à-dire sur de l’argent sain, serait donc de faire éclater cette hypertrophie en M1 (et d’en supprimer les causes, c’est-à-dire de sortir en douleur de l’euro-système), ce qui permettrait donc de mettre fin à la distribution d’argent non gagné, ce qui est difficile à mettre en œuvre auprès du peuple de gauche qui en est le principal bénéficiaire.
Comment se fait-il que les Français, comme les autres malheureux Euro-zonards, aient pu tomber dans ce piège grossier tendu par les monétaristes américains qui auront ainsi gagné cette première guerre monétariste mondiale en affaiblissant considérablement et durablement leurs concurrents pour garder leur leadership sur le monde libre
?

Cliquer ici pour lire mon article précédent sur ce même thème.

Par CHEVALLIER
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Jeudi 27 novembre 2014 4 27 /11 /Nov /2014 09:53

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Zone euro : ça va mal !

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe

 

Hier 26 novembre, les rendements des bons à 10 ans des Trésors européens de référence ont encore battu leurs plus bas records historiques

Document 1 d’après le Wall Street Journal :

… car les bons spéculateurs, ceux qui voient juste et loin, placent préférentiellement leurs capitaux sur ces refuges du fait qu’ils craignent un éventuel tsunami dans la zone de tous les dangers

Document 2 :

… alors que les rendements des Notes à 10 ans qui sont remontés logiquement avec les bons fondamentaux américains, baissent sensiblement dans la crainte de ce tsunami européen

Document 3 :

… dont les premières grosses secousses se sont manifestées à la mi-octobre sur le sismographe…

Document 4 :

… comme au plus fort des turbulences de 2011-2012,

Document 5 :

Les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans se placent dans cette attente

Document 6 :

avec un écart qui baisse significativement

Document 7 :

qui permet de contenir une croissance normale non inflationniste sans que la Fed ait besoin de remonter ses taux de base, ce qui est absolument parfait… pour les Américains,

Document 8 :

Les fondamentaux ont été restaurés aux Etats-Unis, les entreprises sont en pleine forme, les banques sont assainies, les cours des actions au plus haut. Tout va bien en Amérique.

La vieille Europe peut continuer à s’engluer dramatiquement sans faire trop de dommages collatéraux, en Amérique.
Les tentatives de sauvetage des Marioles de la BCE ne font que retarder les échéances qui n’en seront que plus douloureuses.

Par CHEVALLIER
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Mercredi 26 novembre 2014 3 26 /11 /Nov /2014 17:02

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Plan Juncker = piège à…

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

 

Dans les décennies à venir, des générations se demanderont pourquoi et comment 300 millions d’Européens ont-ils pu faire de telles erreurs fin XX° début XXI° siècle d’abord en adoptant une monnaie unique et, ensuite et dernièrement, avec ce plan Juncker d’investissements d’un montant de 315 milliards d’euros !

En effet, cet idiot particulièrement nuisible prétend le financer miraculeusement sans qu’il coûte un centime d’euro à qui que ce soit, grâce à une garantie du budget européen de 16 milliards d’euros… ce qui signifie en clair que l’Union Européenne va apporter sa garantie à des emprunts jusqu’à 16 milliards d’euros : il s’agit donc là de 16 milliards empruntés, c’est-à-dire de dettes publiques potentielles pour financer des projets non rentables qui ne seront jamais remboursés

Document 1 (tiré du Figaro) :

… auxquels s’ajoutent 5 milliards en cash de la Banque Européenne d’Investissement, qui en tant que banque, ne fait qu’apporter de l’argent qu’elle a (en capitaux propres) et qu’elle n’a pas mais qu’elle emprunte et qui sont donc des dettes.

Comme la BEI finance globalement ses actifs aux 9/10° par des dettes et pour 1 dixième par ses capitaux propres, le plan Juncker signifie logiquement que la BEI empruntera 4,5 milliards pour financer ce plan et n’apportera que 500 millions de véritables capitaux en propre,

Document 2 :

Conclusion : les 315 milliards d’euros du plan Juncker sont donc financés par… 500 millions d’apports en capital, soit un levier réel de… 630 !
Bravo l’artiste et sa magie de l’effet de levier !

Pire : le Moscovite voudrait en rajouter sous le prétexte qu’il y aurait pour 700 milliards d’euros de projets légitimes à financer !

Comment se fait-il que tant de journaleux soient aussi devenus aussi idiots et que tant d’idiots ignares se fassent ainsi berner sans réagir face à ces énormités ?

Par CHEVALLIER
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Mardi 25 novembre 2014 2 25 /11 /Nov /2014 16:12

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Le Mariole de la BCE et l’€ffondrement

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

 

Le Mariole de la BCE intervient énergiquement (verbalement) pour faire baisser les rendements des mauvais bons à 10 ans des Trésors de la zone (ceux de ces cochons de pays du Club Med) pour éviter l’€ffondrement, ce qui permet de retarder les échéances fatales (le rendement des mauvais bons à 10 ans du Trésor de la France a encore battu aujourd’hui 25 novembre en matinée son plus bas record),

Document 1 :

Ainsi, l’écart relatif entre les rendements de ces mauvais bons des Trésors par rapport à ceux du Bund reste miraculeusement bloqué à un niveau critique, que ce soit pour la France…

Document 2 :

… ou pour l’Italie,

Document 3 :

Par ailleurs, les banques avaient encore emprunté 500 milliards d’euros à la BCE vendredi dernier alors qu’elles n’en avaient prêté que 200 milliards en retour

Document 4 :

… si bien que l’écart a encore plongé à plus de 300 milliards d’euros,

Document 5 :

Une fois de plus, de généreuses et mystérieuses administrations publiques ont prêté 17 milliards d’euros vendredi soir à la BCE pour qu’elle puisse boucler son bilan,

Document 6 :

Si le Mariole de la BCE met en application ses déclarations, comment va-t-il financer l’achat pour 1 000 milliards d’euros de titres (bons de Trésors et obligations corporate sécurisées) ?

Document 7 :

La seule solution serait que les banques vendeuses redéposent cet argent à la BCE… ce qui n’entrainerait aucun effet positif dans la zone !

Ça va mal dans cette zone euro contre nature.

De toute façon, à partir du moment où subsiste cette bulle monétaire en M1, aucune action de la banque centrale ni aucune action gouvernementale ne peut faire repartir la croissance.

L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics, or l’argent n’est pas sain dans la zone euro à cause de la création monétaire qui s’est produite depuis qu’elle existe.

Tout est simple.

Par CHEVALLIER
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Jeudi 20 novembre 2014 4 20 /11 /Nov /2014 18:02

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Leverage des banques systémiques mondiales, 3° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques, Leverage

 

Les grandes banques systémiques mondiales faisant partie de la liste des 30 plus grandes banques mondiales présentant un risque systémique, les G-SIBs (Global Systemically Important Banks) précédemment connues en tant que SIFIs (Systemically Important Financial Institutions) du Basel Committee on Banking Supervision (BCBS) ont publié leurs résultats de ce dernier trimestre…

En ne retenant pas les banques asiatiques (japonaises et chinoises), ni Nordea (qui présente peu d’intérêt), ni Royal Bank of Scotland qui est en dehors de toute logique de banque, en comptabilisant correctement les capitaux propres à leur juste valeur de marché, cette liste de banques confirme que les grandes banques des Etats-Unis respectent mieux les règles prudentielles d’endettement (définies par la BRI et la directive européenne dite CRD IV qui donnent une image fidèle de la réalité) que les banques européennes dont certaines sont en grand danger,

Document 1 :

 

 


Sommes en milliards de monnaie nationale.

 

Document 2 :

(cliquer sur les graphiques pour les agrandir)
En bleu, les big banks des Etats-Unis, en rouge les Gos banques françaises, en orange leurs consœurs helvètes, en vert clair les banques relevant de Bank Of England, en vert foncé les autres banques européennes.

Document 3 :

Le leverage moyen de ces 22 banques est de 21,7 (correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 5,2 %) loin des exigences de ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %, sans pondérer les actifs.

Seules Citigroup, Wells Fargo et Goldman Sachs respectent donc d’une façon acceptable les règles prudentielles d’endettement, du moins les règles dites du ratio Core Tier 1 tel qu’il a été défini dans les années 80 par la BRI.
Les banques européennes présentent des risques encore trop élevés, ce qui est dangereux en cas de retour de grandes turbulences, et toujours possible avec la crise provoquée par le maintien de l’euro et l’hypertrophie monétaire dans cette zone.

Tout est simple.

Cliquer ici pour voir le classement précédent pour fin 2012 des SIFIs.

Rank Banks 2014 Q3 Liabilities Tangible equity Leverage Core Tier 1
1 Citigroup 1 712,41 170,436 10 10
2 Wells Fargo 1 398,78 128,238 10,9 9,2
3 Goldman Sachs 845,106 66,894 12,6 7,9
4 Bank of America 1 952,78 149,489 13,1 7,7
5 Morgan Stanley 782,184 149,489 15,7 6,4
6 JP Morgan Chase 2 274,91 140,781 16,2 6,19
7 State Street 229,44 13,851 16,6 6,04
8 Standard Chartered 636,457 37,923 16,8 5,96
9 BBVA Bilbao 603,184 34,515 17,5 5,72
10 HSBC 2 582,64 146,002 17,7 5,65
11 Bk New York Mellon 356,424 17,886 19,9 5
12 Unicredit Group 819,221 38,792 21,1 4,7
13 Santander 1 190,76 50,223 23,71 4,2
14 ING Bank 799,205 32,795 24,4 4,1
15 Credit Suisse 919 35 26,1 3,83
16 Crédit Agricole Group 1 668,50 63 26,5 3,78
17 BNP Paribas 1 998,19 70,441 28,37 3,53
18 Banque Populaire CE 1 674,95 58,9 28,44 3,52
19 Barclays PLC 1 324,29 41,441 32 3,13
20 Deutsche Bank 1 657,51 51,68 32,1 3,12
21 UBS 1 019,21 30,047 33,9 2,95
22 Société Générale 1 255,00 36,7 34,2 2,92
Par CHEVALLIER
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Jeudi 20 novembre 2014 4 20 /11 /Nov /2014 15:37

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Standard Chartered 2013

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

 

Standard Chartered est une banque régulée par la Bank Of England mais ses activités sont pour l’essentiel hors du Royaume-Uni, surtout en Asie.
Cette banque a la particularité de ne pas publier de comptes trimestriels mais uniquement semestriels, ce qui n’est pas normal,

Document 1 :

Les dirigeants de Standard Chartered publient cette année un tableau qui décrit pour fin 2013 et pour le 2° trimestre 2014 le montant des capitaux propres en conformité avec la directive européenne dite CRD IV qui permet de calculer le véritable leverage ou ratio Core Tier 1 d’origine,

Document 2 :

Dans ces conditions, le multiple d’endettement réel, le leverage de Standard Chartered est de 17,65 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 5,67 % assez loin des normes préconisées par ce bon vieux Greenspan à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %,

Document 3 :

 

 


Sommes en milliards de dollars (US$).

 

Les dirigeants de cette banque maintiennent ce niveau de leverage qui la classe quand même parmi les banques mondiales les plus fiables.

Standard Chartered fait partie des 30 plus grandes banques mondiales présentant un risque systémique, les G-SIBs (Global Systemically Important Banks) précédemment connues en tant que SIFIs (Systemically Important Financial Institutions) du Basel Committee on Banking Supervision (BCBS).

Cliquer ici pour accéder à la page des relations investisseurs du site de la banque.

Standard Chartered 2011 2012 2013 Q2 2013 Q4* 2014 Q2*
1 Assets 599,07 631,208 649,957 674,38 690,138
2 Equity 41,375 44,768 44,768 46,246 48,277
3 Deductions - - - 4,215 5,064
4 Goodwill 9,542 9,429 5,943 6,07 6,2
5 Tangible eq 31,833 35,339 31,833 35,961 37,013
6 Liabilities 567,237 595,869 618,124 638,419 653,125
7 Leverage (µ) 17,8 16,86 19,4 17,75 17,65
8 Core Tier 1 (%) 5,6 5,93 5,1 5,63 5,67
Par CHEVALLIER
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Jeudi 20 novembre 2014 4 20 /11 /Nov /2014 10:58

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : UBS 3° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

UBS ne respecte pas du tout les règles prudentielles d’endettement et sa situation se détériore même par rapport au trimestre précédent avec un leverage réel de… 33,9 correspondant à un ratio Core Tier 1 de… 2,9 % pour ce dernier trimestre !

Document 1 :

 

 


Sommes en milliards de francs suisses.

 

Un petit rappel : la banque des frères Lehman a fait faillite avec un leverage de 32 !

Pour respecter les règles de prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %, il faudrait augmenter les capitaux propres de 72 milliards de francs suisses ou diminuer le total des dettes de… 800 milliards !

Document 2 :

Le manque de réaction des Helvètes face à ce danger potentiel est étonnant.

UBS fait partie des 30 plus grandes banques mondiales présentant un risque systémique, les G-SIBs (Global Systemically Important Banks) précédemment connues en tant que SIFIs (Systemically Important Financial Institutions) du Basel Committee on Banking Supervision (BCBS).

Cliquer ici pour lire le rapport financier du dernier trimestre.

UBS 2013 Q3 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3
1 Assets 1 049,10 1 018,37 982,53 982,605 1 049,26
2 Equity 47,403 48,002 49,023 49,605 50,824
3 - - - - -
4 Deductions 21,384 19,094 19,086 19,015 20,777
5 Tangible eq 26,019 28,908 29,937 30,59 30,047
6 Liabilities 1 023,08 989,466 952,593 952,015 1 019,21
7 Leverage (µ) 39,3 34,2 31,8 31,1 33,9
8 Core Tier 1 (%) 2,5 2,9 3,1 3,2 2,9
Par CHEVALLIER
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Jeudi 20 novembre 2014 4 20 /11 /Nov /2014 10:02

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Crédit Suisse 3° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

 

Les dirigeants des big banks too big to fail helvètes ont manifestement très bien compris qu’il fallait absolument diminuer leur leverage, celui de Crédit Suisse ayant atteint un sommet à 36,8 au 3° trimestre 2012, sachant que la banque des frères Lehman avait fait faillite avec un leverage de 32 !

Cependant, ces efforts ne se sont pas poursuivis : les chiffres de ces deux derniers trimestres montrent que le leverage réel de Crédit Suisse reste à 26 ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel de 3,8 % loin des règles prudentielles d’endettement,

Document 1 :

 

 


Sommes en milliards de francs… suisses.

 

Un rappel : le véritable leverage est obtenu en diminuant le montant des capitaux propres (sans les minoritaires) des écarts d’acquisition, c’est-à-dire en évaluant ces capitaux propres à leur juste valeur de marché, dite des actifs tangibles, sans pondérer les actifs rapporté au reste du bilan qui est constitué par définition de dettes, selon les préconisations de la BRI (et de la directive européenne CRD IV).

Document 2 :

Il faudrait encore augmenter les capitaux propres de 51,5 milliards de francs helvètes ou diminuer le total des dettes de 570 milliards pour que Crédit Suisse respecte les règles prudentielles édictées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %.

 

 Les petits Suisses devraient être inquiets car leurs deux big banks too big to fail présentant des risques systémiques ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement.
Pour l’instant, tout va bien.

Crédit Suisse fait partie des 30 plus grandes banques mondiales présentant un risque systémique, les G-SIBs (Global Systemically Important Banks) précédemment connues en tant que SIFIs (Systemically Important Financial Institutions) du Basel Committee on Banking Supervision (BCBS).

Cliquer ici pour lire des informations financières dans le dernier rapport financier de Crédit Suisse.

Crédit Suisse 2013 Q3 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3
1 Assets 895,169 872,806 878,09 891,58 954,362
2 Equity 42,162 42,164 43,23 42,164 43,864
3 Deductions 0,21 0,22 0,228 9,448 0,251
4 Goodwill 8,114 7,999 7,956 8,435
5 Tangible eq 33,838 33,945 35,046 32,716 35,178
6 Liabilities 861,331 838,861 843,044 858,864 919,184
7 Leverage (µ) 25,5 24,7 24,1 26,3 26,1
8 Tier 1 (%) 3,9 4 4,2 3,81 3,83
Par CHEVALLIER
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Jeudi 20 novembre 2014 4 20 /11 /Nov /2014 08:42

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Barclays PLC 3° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

 

Barclays PLC est en cours de sauvetage par Antony Jenkins qui la dirige depuis fin août 2012…

En effet, son multiple d’endettement réel (sans pondérer les actifs !), mon µ, le leverage en anglais, qui était encore de… 38,3 au 3° trimestre 2013, ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel de 2,6 % catastrophique, est tombé aux alentours de 32 grâce à une augmentation des capitaux propres (de 5,840 milliards de livres par rapport au 2° trimestre et une baisse des dettes de 287 milliards par rapport à la fin du 1° trimestre 2013 !) mais ces mesures ne sont pas encore suffisantes pour que cette banque respecte les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan car le leverage réel est encore de 32,0 à la fin du 3° trimestre 2014 soit un ratio Core Tier 1 réel de 3,1 % sans amélioration par rapport aux trimestres précédents,

Document 1 :

 

 


Sommes en milliards de livres.

 

Un petit rappel : la banque des frères Lehman a fait faillite avec un leverage de 32 !

Barclays PLC publie des informations satisfaisantes qui permettent de donner une image fidèle de la réalité en mentionnant le montant des véritables capitaux propres conformément à la directive européenne CRD IV,

Document 2 :

Cependant, Barclays ne publie pas un leverage ratio en concordance avec ces chiffres,

Document 3 :

Il faudrait augmenter le montant des capitaux propres de 83 milliards de livres ou diminuer le total des dettes de 910 milliards pour respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %.

Document 4 :

Barclays PLC fait partie des 30 plus grandes banques mondiales présentant un risque systémique, les G-SIBs (Global Systemically Important Banks) précédemment connues en tant que SIFIs (Systemically Important Financial Institutions) du Basel Committee on Banking Supervision (BCBS).

Cliquer ici pour lire les résultats de Barclays PLC d’où sont tirées ces données.

Barclays PLC 2013 Q3* 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3
1 Assets 1 404,84 1 345,96 1 361,95 1 314,90 1 365,73
2 Equity 49,436 55,385 56,393 58,068 59,571
3 Deductions 6,151 7,313 6,889 9,921 10,142
4 Goodwill 7,556 7,685 7,752 7,878 7,988
5 Tangible eq 35,729 40,387 41,752 40,269 41,441
6 Liabilities 1 369,11 1 305,57 1 320,20 1 274,63 1 324,29
7 Leverage (µ) 38,3 32,3 31,6 31,7 32
8 Tier 1 (%) 2,6 3,1 3,2 3,2 3,1
Par CHEVALLIER
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Mercredi 19 novembre 2014 3 19 /11 /Nov /2014 18:00

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : ING Bank 3° trimestre 2014

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

 

ING est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut surtout pas faire : mélanger dans un même groupe les activités de banque et d’assurance car ce sont deux métiers totalement différents qu’il faut impérativement séparer, comme c’est le cas aux Etats-Unis.
En effet, les règles et les ratios de gestion sont totalement différents dans ces deux activités. Le mélange des deux en une même entité est potentiellement explosif.

Ainsi en est-il des règles prudentielles d’endettement : le ratio Core Tier 1 tel qu’il est publié par la banque est de 4,0 % en conformité avec la directive européenne dite CRD IV,

Document 1 :

ING ne publie pas de bilan de la seule entité bancaire, mais seulement son total…

Document 2 :

… et le montant de ses capitaux propres

Document 3 :

… ce qui permet de confirmer le ratio d’endettement publié pour ING Bank avec un leverage de 24,4 au 3° trimestre,

Document 4 :

 

 


Sommes en milliards d’euros. Seuls les chiffres de 2014 respectent les règles de la CRD IV.

 

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 42,5 milliards d’euros ou diminuer le total des dettes de 470 milliards pour respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan (un leverage inférieur à 10 ou un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %).

Cliquer ici pour accéder aux résultats d’ING.

ING Banking 2013 Q3 2013 Q4 2014 Q1 2014 Q2 2014 Q3
1 Assets 815,808 753,883 805 819 832
2 Equity 35,073 32,805 28,982 30,878 32,795
3 Preferred st - - - - -
4 Deductions 1,378 -0,305 - - -
5 Tangible eq 33,695 33,11 28,982 30,878 32,795
6 Liabilities 782,113 720,773 776,018 788,122 799,205
7 Leverage (µ) 23,2 21,8 26,8 25,5 24,4
8 Core Tier 1 (%) 4,3 4,6 3,7 3,9 4,1
Par CHEVALLIER
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