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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 17:06

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~~Grèce, €, fondamentaux : quelques rappels utiles… (développement) Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme Contrairement à tout le battage médiatique concernant les dernières péripéties du feuilleton grec, les éléments nouveaux sont rares depuis un mois pour les personnes qui prennent en considération les fondamentaux en la matière… Quelques rappels de base s’imposent pour tout monétariste : une monnaie est celle d’une nation, et inversement, la relation est biunivoque (je ne connais qu’un seul contre-exemple jamais cité, devinette au passage : quel est ce pays ?). L’optimum économique est atteint dans un système de changes libres, donc entre des monnaies de nations souveraines. Selon ces principes, une zone monétaire regroupant des nations indépendantes dont les niveaux et les gains de productivité globale ne sont pas homogènes ne peut conduire qu’à un désordre croissant avec une sortie catastrophique à terme pour les nations les plus vulnérables (c’est-à-dire celles dont les niveaux et gains de productivité globale sont les plus faibles). Premières conclusions : La zone euro est une aberration et les pays du Club Med sont condamnés à en sortir douloureusement à terme. Le problème n’est donc pas de savoir si la Grèce fera défaut, ou s’il faut encore lui prêter quelques milliards d’euros pour survivre quelque temps (il n’y a plus d’argent en Grèce, plus d’acheteurs, les entreprises ne peuvent plus passer de commandes, d’après la BRI, les Grecs et les entreprises grecques ont placé 70 milliards d’euros dans des banques hors de Grèce, etc.). Il n’aurait pas fallu créer cette zone euro, il n’aurait pas fallu que la Grèce adhère à cette zone euro ni les autres pays. Les bons spéculateurs, ceux qui voient juste et loin, ont relevé que les rendements du Bund sont sur une tendance baissière longue depuis le mois de juillet 2007, c’est-à-dire depuis 8 ans, graphique que je complète depuis fin 2007 car c’est une des bases bien connues d’analyse monétariste, Document 1 : En effet, l’€clatement produira de toute façon des dommages collatéraux importants dans la vieille Europe continentale, y compris en Allemagne. Donc, rien de bien nouveau sous le soleil. Le seul décrochement de cette tendance du Bund a été provoqué à partir du 28 avril par la confirmation du relèvement des taux de base de la Fed ! Les rendements des bons du Trésor des Etats-Unis sont proches de l’optimum, bridés par les risques d’€clatement, Document 2 : L’évolution de l’écart entre les rendements des bons à 10 ans et à 2 ans du Trésor des Etats-Unis confirme les bons fondamentaux américains et celle de leurs homologues allemands le plus grand désordre, Document 3 : άδραξε τη μέρα (Carpe diem) car l’avenir sera pire !

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 19:02

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~~Grèce, €, fondamentaux : quelques rappels utiles… Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Non classé Je suis peu disponible depuis quelque semaines, assez pour suivre l’actualité mais pas assez pour écrire sur certains sujets… De toute façon, j’ai déjà tout écrit sur ce qui se passe, sauf quelques modalités dépendant des décisions des hommes et des femmes politiques, qu’il est impossible de prédire. Tout va bien, les cigales sont de retour et merci aux personnes qui suivent quand même mon site ! Suite de cet article dès que possible…

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 17:13

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~~PMI France socialiste / USA (mai) Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, France Les derniers chiffres du PMI manufacturier montrent une fois de plus la grande réussite du modèle social, en fait socialiste français que le monde entier nous envie parait-il alors que dans la plupart des autres pays les mentalités et les lois évoluent vers davantage de libéralisme, du moins avec moins de rigidités héritées du socialisme larvé qui dominait avant la dernière crise, Document 1 : Chris Williamson, Chief Economist à Markit confirme, dans son commentaire sur l’Europe, l’absence de croissance en France : Document 2: En fait, des pays comme l’Espagne et l’Italie ont effectué en relative douceur un ersatz de dévaluation car les prix des produits y sont généralement inférieurs aux produits équivalents qui sont constatés dans d’autres pays comme la France et l’Allemagne, ce qu’aucun indicateur global a priori ne permet de mettre en évidence. Par ailleurs, l’inflation est encore à son niveau optimal aux Etats-Unis >: exactement dans le milieu de la bande idéale comprise entre 1,0 et 1,5 % pour ce qui concerne le PCE:PILFE, alors que la déflation touche la plupart des produits français, Document 3 : Cliquer ici pour lire les commentaires édifiants et terrifiants de Markit sur la France et l’Europe.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 12:49

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~~Pilotage monétariste de la Fed Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme Une fois de plus, les gens de la Fed nous donnent une bonne leçon de monétarisme… Depuis le mois de décembre 2013, l’augmentation de l’agrégat M2-M1 est de l’ordre de 5 % d’une année sur l’autre… Document 1 : … alors que l’augmentation du PIB nominal (courant) est de l’ordre de 4 % d’une année sur l’autre… Document 2 : … ce qui conduit à une augmentation de la part de l’épargne des Américains (correspondant à M2-M1) qui dépasse maintenant la moitié du PIB annuel… Document 3 : … alors que, historiquement, la part de M2-M1 ne dépassait pas 45 % du PIB, l’optimum se situant autour de 40 %. 1 777 milliards de dollars qui se trouvent dans les caisses d’épargne des Américains devraient être soit dépensés soit investis en biens durables (immobiliers) ou en valeurs mobilières, ce qui dans tous ces cas stimulerait la croissance, Document 4 : Par ailleurs, M1 se stabilise à 17 % du PIB, Document 5 : L’augmentation de M1 est due à celle des dépôts des Américains sur leurs comptes courants (TCD) et non pas à la fameuse planche à billets ! Document 6 : En conséquence, il apparait clairement que l’augmentation modérée de la masse monétaire libre engendre une croissance proche de son potentiel optimal sans inflation 4,8 % en ce 2° trimestre par rapport au précédent en taux annualisé, soit 3,0 d’une année sur l’autre)… après les grandes turbulences initiées par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, avec des fluctuations d’amplitudes de plus en plus faibles, Document 7 : Zoom plus explicite depuis 2010, Document 8 : Cette très grande réussite du pilotage monétariste de la croissance se fait paradoxalement avec de grandes turbulences sur le très court terme comme en témoignent les fortes variations d’une semaine à l’autre de M1… Document 9 : … et de M2-M1, Document 10 : Les gens de la Fed maitrisent manifestement parfaitement bien le monétarisme… sans le dire. Tout est simple.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 10:33

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~~Euro folies et spéculations américaines Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme Le rebond extraordinaire des rendements de bons plus ou moins bons euro-zonards depuis la fin avril est en fait finalement parfaitement logique quand on étudie attentivement l’évolution de leurs rendements ainsi que ceux des Notes… Jusqu’au mardi 28 avril à l’ouverture de la séance américaine, tout est normal, c’est-à-dire dans la continuité logique de la baisse des rendements euro-zonards depuis le mois de juillet 2007, y compris pour les Notes à 10 ans calées entre une croissance américaine normale et la crainte d’un Grexit, Document 1 : Puis, brusquement, les rendements des Notes à 10 ans grimpent de 80 points de base dans la journée du mardi 28 avril, ce qui est hors normes. Que s’est-il donc passé dans la journée ce jour-là, le mardi 28 avril ? Pour le comprendre, il faut savoir comment fonctionne la communication des gens de la Fed. Du temps de la présidence de ce bon vieux Greenspan, ses discours étaient volontairement très abscons. Ne disait-il pas : si vous avez compris ce que j’ai voulu dire, c’est que je me suis mal exprimé ! Pour ne pas prendre par surprise les marchés sur les orientations de la politique monétaire menée par les membres du FOMC, certains d’entre eux prononcent des discours aux tonalités plus ou moins divergentes, ce qui ne permet pas aux spéculateurs d’être mieux informés. Par contre, il est de tradition qu’il y ait, de préférence avant les réunions du FOMC, des discussions à bâtons plus ou moins rompus entre certains membres et des journalistes spécialistes de la Fed, en particulier celui du Wall Street Journal, qui répercutent plus clairement l’esprit de ces discussions. Or, il est maintenant évident que ces membres du FOMC ont fait passer le message suivant : il a fait très froid cet hiver mais les fondamentaux sont bons, et la croissance va repartir très fortement au cours des mois à venir sur de bons fondamentaux, cf. ce que j’en ai écrit. Dès lors, tout baigne : la Fed peut remonter ses taux de base, à tout moment, surtout si ces idiots d’Euro-zonards prolongent l’agonie de la Grèce et de ces cochons de pays du Club Med. Depuis cette date, les rendements des Notes se sont donc partis logiquement et normalement en hausse en restant dans la bande des 2 %, toujours dans la crainte de turbulences euro-zonardes, Document 2 : John Williams et le président de la Réserve fédérale de New York, William Dudley ont confirmé explicitement ces interprétations hier encore. Comme les marchés des bons des Trésors euro-zonards sont nettement moins liquides que ceux des Notes, le dégagement massif des investisseurs américains en Bund a provoqué une réaction totalement anormale de ses rendements, mais à partir du lendemain, mercredi 29 avril du fait des décalages horaires des séances européennes et américaines, et compte tenu du temps de réaction à ces nouvelles informations, Document 3 : Les politiques monétaires de la Fed et de la BCE sont donc maintenant totalement opposées : la Fed s’apprête à augmenter ses taux alors que les Marioles de la BCE commencent leur QE pour les faire baisser ! Janet Yellen n’a pas manqué de s’inquiéter ce cette divergence qui peut encore accentuer le désordre qui règne dans la vieille Europe continentale. Tout est simple.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 16:36

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~~Euro folies Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme La zone euro est une zone de fous de plus en plus fous ! Il est maintenant difficile pour quelqu’un de sensé de pouvoir anticiper logiquement l’évolution des marchés, surtout à cause des décisions imprévisibles des hommes (et des femmes) politiques. Les rendements du Bund tendaient logiquement depuis le mois de juillet 2007 vers le zéro absolu fin juin en concordance avec un Grexit et la chute prévisible des autres dominos de ces cochons du Club Med, mais un pic gigantesque et a priori irrationnel s’est produit depuis le 27 avril après avoir atteint un plus bas historique 10 jours plus tôt, Document 1 : Zoom sur la période plus récente commençant au 1° janvier 2014, Document 2 : L’évolution de l’écart entre les rendements du Bund et du Schatz tendait lui aussi vers le zéro absolu pour un autre Grexit possible fin août, dernière limite, Document 3 : Pour l’instant, le Grexit n’a pas eu lieu mais c’est la folie douce pour l’instant dans la zone euro où tout est devenu hors normes… alors que l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans reste à un niveau optimal en concordance avec une croissance normale sans inflation… Document 4 : …ce qui est confirmé par la structure logique des niveaux des rendements de ces bons depuis le début de ce siècle, Document 5 : L’euro est une monnaie contre nature qui n’aurait jamais dû exister, qui aurait déjà dû sombrer, qui n’a pas encore éclaté mais qui fait des ravages durables dans la vieille Europe continentale. Pour l’instant, tout parait calme, comme toujours avant un tsunami.

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 15:40

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~~Suisse : l’euro et B2 m’ont tuer ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme, Suisse Les petits Suisses auront été flingués par les barbares ignares qui les cernent et par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, qui a complètement déstabilisé la douce quiétude helvète… En effet, M1 a explosé à partir des turbulences provoquées par B-2 : des capitaux provenant a priori de la zone euro pour plus de 300 milliards de francs se sont réfugiés en Helvétie après la faillite de la banque des frères Lehman, en concordance avec l’excès des comptes de virement des banques en Suisse enregistré par la BNS, Document 1 : Au début des années 2000, M1 avait tendance à baisser pour tendre vers les 15 % du PIB comme aux Etats-Unis, mais tout a basculé avec les turbulences qui ont suivi la faillite de la banque des frères Lehman et ensuite avec la crise dans la zone euro, Document 2 : Ainsi, ce sont 400 à 500 milliards de francs qui se sont réfugiés en Helvétie, provenant essentiellement de trésoreries d’entreprises euro-zonardes, surtout allemandes, et non pas sortis de valises de malheureux euro-zonards fuyant leur zone pourrie. Au tout début des années 2000, la situation helvète était satisfaisante avec M3-M2 supérieur à 20 % du PIB, mais par la suite, tout s’est dégradé : d’abord, cet agrégat s’est anormalement hypertrophié à la suite de la crise dite des sub-prime puis il s’est dégonflé car beaucoup de gestionnaire de trésoreries d’entreprises helvètes ont voulu diversifier l’implantation de leurs disponibilités. La masse monétaire M3 atteint maintenant près de 1 000 milliards de francs… Document 3 : … pour un PIB de 650 milliards, ce qui représente près de 150 % du PIB annuel ! Document 4 : Malgré ces chiffres, il n’y a pas eu a priori de création monétaire en Suisse car cet argent, extérieur, s’y est réfugié, ce qui y a dynamisé l’activité bancaire. Toutefois, cet afflux d’argent a des effets négatifs pour les petits Suisses dont la monnaie, fortement demandée, a tendance à être revalorisée, ce qui pénalise beaucoup d’entreprises qui ont des difficultés à affronter la concurrence internationale avec un franc fort.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 15:52

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~~Germanie : l’euro m’a tuer ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme L’étude de l’évolution des agrégats monétaires des pays de la zone euro est pénible car il est difficile de trouver les données fiables téléchargeables sur une longue période… L’agrégat monétaire M3-M2 de la Germanie présente une hénaurme anomalie : il ne se monte qu’à 1 % du PIB ! Document 1 : Les grosses lignes en pointillés montrent ce qu’aurait dû être l’évolution des agrégats monétaires correspondant à leur couleur, et il en est de même sur le document 2 qui montre un excès de 1 200 milliards d’euros en M1 et un manque de 900 milliards en M3-M2. M3-M2 devrait représenter logiquement au moins 20 % du PIB en considération de la bonne santé des entreprises allemandes, comme avant 1995. Pourquoi cette anomalie ? Plusieurs réponses sont possibles… D’abord, il est possible qu’il y ait une mauvaise interprétation de la définition des agrégats monétaires par la Buba. En effet, pour la Buba, M1 n’est constitué que des dépôts au jour le jour (overnight deposits), ce qui est contestable car une partie des trésoreries des entreprises serait ainsi comptabilisée en M1 alors que les billets en circulation ne le sont pas. A titre de comparaison, la Fed comptabilise bien en M1 les dépôts bancaires à vue des Américains et les billets en circulation (qui représentent chacun à peu près la moitié de cet agrégat) en conformité avec la définition normale de M1. Il est possible qu’un changement malencontreux de la définition de M1 par la Buba ait été effectué lors d’une révision au 1° janvier 1995. Ensuite, la baisse très nette de M3-M2 en juin 2010, après le krach éclair du début du mois de mai, montre que les responsables de la gestion de la trésorerie des entreprises allemandes ont sorti 85 milliards d’euros… Document 2 : … dont une partie se retrouve dans les 43 milliards de francs suisses supplémentaires que la BNS a comptabilisés dans les comptes de virement des banques en Suisse fin juin, par rapport au mois précédent, Document 3 : Cette bascule montre bien que les responsables de la gestion de la trésorerie des entreprises allemandes ont bien compris que ce krach éclair de mai 2010 révélait que la situation de la zone euro était potentiellement très critique au point de faire sortir leur trésorerie hors de la zone pour les placer en Helvétie et aux Etats-Unis (et au Royaume Uni). Cette analyse est confirmée par l’augmentation considérable de ces comptes de virement des banques en Suisse lors de l’exacerbation de l’euro-crise à partir de l’été 2011. Les 374 milliards de francs de francs suisses qui se trouvent sur les comptes de virement des banques en Suisse ne sont pas sortis des valises d’euro-zonards de ces cochons de pays du Club Med fuyant la zone de tous les dangers. Ils proviennent indubitablement de la trésorerie des entreprises euro-zonardes et plus particulièrement allemandes qui ont déjà profité d’une dévaluation de l’euro de 15 à 20 % par rapport au franc suisse et au dollar (US$). Une fois de plus, il apparait bien que le fameux QE des Marioles de la BCE est une tromperie gigantesque car beaucoup d’entreprises européennes, et en particulier allemandes, disposent de trésoreries abondantes qu’elles ne veulent pas investir. Ce QE n’a pour but réel que de prolonger des situations sans espoir qui de toute façon ne peuvent conduire qu’à une fin qui ne sera que plus dramatique dans la mesure où tout est fait pour en repousser l’échéance. Zoom sur l’évolution du seul agrégat M3-M2 par rapport au PIB… Document 4 : … et en milliards d’euros, Document 5 : Compte tenu de ces données, la masse monétaire M3 augmente dangereusement par rapport au PIB depuis le début des années 2000, Document 6 : Elle atteint maintenant 2 500 milliards d’euros, sans comptabiliser les billets en circulation, Document 7 : Elle tend donc à se rapprocher du montant du PIB annuel, Document 8 : L’adoption de cette monnaie unique contre nature n’aura eu finalement que de très gros inconvénients, créant même une hypertrophie monétaire en Allemagne ! Par ailleurs, il faut se méfier des sources des données qui doivent servir de base à toute réflexion sur de tels sujets. Ainsi par exemple des banques de données comme celle de Trading Economics ne donnent pas une image fidèle de la réalité et elles conduisent à des analyses erronées. Les données utilisées ici sont celles de la Bunbesbank, de Destatis et de la BNS.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 15:41

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~~Inflation américaine normale Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis L’indice d’inflation dite sous-jacente des dépenses de consommation des Américains (PCE:PILFE, Personal Consumption Expenditures: Chain-Type Price Index Less Food and Energy), c’est-à-dire sans les produits dont les prix sont volatils, à savoir ceux de l’énergie et de l’alimentation, reste parfaitement dans la norme à 1,35 % dans une bande optimale de 1,0 à 1,5 %, En effet, d’après ce bon vieux Greenspan, pour éviter les risques d’inflation, cet indice ne doit pas dépasser 1,5 % ni être inférieur à 1,0 % pour éviter les risques de déflation.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 16:44

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~~Slovaquie : l’euro m’a tuer ! Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme Un premier rappel : le rapport entre l’agrégat monétaire M3-M2 et le PIB annuel est le meilleur indicateur qui permet de voir la partie immergée de l’iceberg d’un système productif car il correspond à la part de la trésorerie globale des entreprises. Il rend compte de la bonne ou de la mauvaise santé des entreprises d’un pays. Un deuxième rappel : avant l’arrivée du bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, à la tête de la Fed, ce rapport se situait à 27 % en janvier 2006, ce qui correspond à la norme de référence. Quand ce rapport est anormalement bas, cela signifie que les entreprises du pays considéré n’arrivent pas à dégager suffisamment de bénéfices, et donc qu’elles sont fragilisées par de mauvais fondamentaux, qu’elles ne peuvent plus investir ni se développer ni créer des emplois. Un troisième rappel : dans une zone ayant adopté une monnaie unique constituée de pays indépendants dont les niveaux et gains de productivité globale ont des différences importantes, les entreprises des pays dont ces niveaux et gains de productivité globale sont les plus bas ne peuvent pas soutenir la concurrence des entreprises des pays dont les niveaux et gains de productivité globale leur sont supérieurs. Ces entreprises gagnent de moins d’argent d’une année sur l’autre. A la limite, les bénéfices de presque toutes les entreprises tendent vers zéro, donc en faillite potentielle. Pour reprendre l’adage (ou le théorème) de l’ancien chancelier Helmut Schmidt en le retournant : l’absence de bénéfices d’aujourd’hui, c’est l’absence d’investissement de demain et l’absence de création d’emplois d’après-demain. Les entreprises de ces cochons de pays du Club Med sont donc maintenant arrivées à l’après-demain mais elles ne sont pas les seules à être en crise à cause de l’euro ! En effet, la Slovaquie en est une autre victime qui réussit même l’exploit d’avoir un agrégat M3-M2… négatif ! Modifier Slovakia M1 %GDP M2-M1 % GDP M3-M2 % GDP M3-M2 M3 déc-13 41,22 19,77 0,24 0,179 46,095 déc-14 44,57 18,12 0,04 0,027 48,355 janv-15 43,93 18,59 -0,01 -0,01 48,188 févr-15 44,6 18,78 -0,03 -0,025 48,831 Sommes en milliards d’euros. … ce qui signifie que, globalement, les entreprises slovaques sont en faillite, y compris les banques ! Un agrégat monétaire M3-M2 négatif était inconcevable, inimaginable, impossible, car cela aurait signifié que globalement, les entreprises de ce pays sont en faillite. Et pourtant, ça existe maintenant ! A priori la Slovaquie ne doit son salut actuel provisoire qu’à des manips frauduleuses (des enregistrements comptables qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité) et aux opérations de cavalerie des Marioles de la BCE qui prêtent aux banques slovaques les milliards d’euros pour que les entreprises slovaques ne tombent pas en faillite pour beaucoup d’entre elles. Quatrième rappel : les dirigeants de ces pays dont les entreprises sont en difficulté augmentent les aides dites sociales, c’est-à-dire qu’ils distribuent de l’argent non gagné. Ainsi se développe une hypertrophie monétaire létale en M1 puis en M2-M1, ce qui aggrave la crise. Pour l’instant, ça ne coince qu’au niveau de la seule Grèce du fait que l’Etat est dans l’impossibilité de payer ses dépenses courantes et ses dettes à très court terme. Les autres cochons de pays du Club Med et d’autres comme la Slovaquie sont en sursis. La nomenklatura euro-zonarde fait tout pour prolonger l’agonie des malades en administrant de la morphine à haute dose, ce qui n’est pas un remède car la maladie létale se développe. Cliquer ici pour accéder aux données sur les agrégats monétaires de la Banque de Slovaquie.

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