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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 17:27

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~~PIB : privé / public Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France Le PIB est censé donner une image fidèle de l’enrichissement d’une nation. C’est la somme des valeurs ajoutées des entreprises, donc du secteur privé, à laquelle il faut ajouter la valeur qu’est censée ajouter… le secteur public ! La richesse apportée par les entreprises se mesure facilement, ce qui n’est pas le cas pour le secteur public, car plus les dépenses publiques augmentent, plus le PIB augmente ! … ce qui ne fait pas nécessairement augmenter la richesse de la nation, bien au contraire car les impôts diminuent la richesse des contribuables. Ainsi par exemple, une radio privée peut avoir une très grande audience (la rendant rentable grâce aux publicités), en fonctionnant avec une seule personne présentant ses émissions et un seul technicien alors que les émissions Radio France peuvent avoir une faible audience en fonctionnant avec des effectifs pléthoriques dont les coûts sont couverts par une taxe qui diminue le pouvoir d’achat de ceux qui ne les écoutent pas. Markit Economics est une société d’information et de services financiers qui étudie entre autres les évolutions du secteur privé dans un grand nombre de pays et qui publie en particulier un indice de l’industrie manufacturière qui est un excellent indicateur avancé de l’activité du secteur privé qu’il faut distinguer du secteur public. Dans ses communiqués pour la France, Markit fait apparaitre l’évolution du PIB pour le seul secteur public qui est sensiblement différent de celui du PIB total publié par l’Insee à cause de l’importance du secteur public en France, Document 1 : En effet, ce concept du PIB du secteur privé est très intéressant car c’est de lui que dépend en réalité l’enrichissement de la France, et non du secteur public ! … qui ne crée pas nécessairement des richesses mais surtout des zemplois bidon pour satisfaire les hommes politiques au pouvoir etleurs affidés. En d’autres termes, une baisse des dépenses publiques, donc du PIB, doit correspondre à une augmentation de la richesse de la nation. Ainsi, la croissance affichée triomphalement par l’Insee de + 0,3 % pour le 4° trimestre 2014 par rapport au précédent en taux annualisé correspond en fait à une baisse du PIB du secteur privé de – 0,2 % ! Document 2 : Il en est de même pour les variations d’une année sur l’autre : + 0,2 % pour le PIB total et une baisse de – 0,14% pour le seul PIB du secteur privé d’après les données de l’Insee, Document 3 : Le dernier indice publié par Markit confirme la tendance à la baisse du PIB du secteur privé, Document 4 : Le PIB du secteur privé est obtenu, d’après les données de l’Insee, en retranchant du PIB total les dépenses des Zadministrations publiques (en consommation et en investissements). Je remercie un de mes lecteurs réfugié au Canada qui m’a donné la bonne idée de creuser un peu ce point, ainsi que Jack Kennedy, Senior Economist de Markit Economics qui m’a donné les bonnes indications pour définir ce PIB du secteur privé. Cliquer ici pour lire les communiqués de Markit.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 10:21

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~~M1 pour les nuls : l’exemple de Radio France Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France, Monétarisme Encore un exemple concret pour que les nuls puissent commencer à comprendre comment peut se développer une hypertrophie dans l’agrégat monétaire M1 et ce qu’est de l’argent non gagné… De l’argent a priori sain et gagné est extorqué aux contribuables sous la forme d’une taxe de l’audiovisuel : 600 millions d’euros par an pour Radio France. C’est de l’épargne forcée qui devrait financer logiquement des investissements productifs et donc se retrouver finalement dans la trésorerie d’entreprises c’est-à-dire dans l’agrégat monétaire M3-M2. Or, cet argent est en grande partie distribué à 4 300 collaborateurs sous la forme de rémunérations, c’est-à-dire en M1. Ainsi prospèrent des milliers de collaborateurs qui véhiculent en toute quiétude la pensée unique. Personne n’a payé le juste prix pour bénéficier de leurs services. Ces 600 millions d’euros par an sont de l’argent non gagné. C’est un exemple parmi un grand nombre d’autres qui contribue à créer une bulle en M1 de l’ordre de 550 milliards d’euros en France, plus du quart du PIB annuel, 4 500 milliards dans la zone euro. Pour y remédier, il aurait fallu supprimer Radio France depuis longtemps et laisser faire les marchés, sans radio publique. Seule la suppression de 200 à 300 emplois est envisagée dans les années à venir. La vieille Europe continentale est durablement plombée par l’hypertrophie monétaire qui est tellement importante que personne ne la voit ! Cerise sur le gâteau : la grève de Radio France fait le bonheur de tout le monde en diffusant enfin de la bonne musique sans la propagande de la nomenklatura audiovisuelle.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 16:24

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~~La cavalerie des Marioles de la BCE et leur QE bidon (suite) Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Europe Comme je l’ai déjà écrit la semaine dernière, la publication du dernier bilan de la BCE confirme parfaitement mes analyses antérieures : les Marioles de la BCE financent leurs achats de bons de Trésors et de titres (dans le cadre de leur fameux QE) par un tour de passe-passe, en fait de la pure cavalerie… En effet, les 19,4 milliards d’euros d’achats de titres dans le cadre du QE dont 16,6 milliards d’achats de Titres du secteur public de la semaine dernière (enregistrés dans la rubrique 7,1 de l’actif) sont logiquement financés par… Document 1 … une augmentation des dépôts de 7,3 milliards d’euros des banques à la BCE, rubrique 2 du passif et une augmentation de 16,6 de prêts émanant d’anonymes et mystérieuses administrations publiques déjà surendettées, les variations des autres rubriques étant marginales (les banques grecques ont moins emprunté !)… Document 2 : … comme cela est expliqué dans le communiqué de la BCE, Document 3 : Comme je l’ai déjà écrit, les Marioles de la BCE jouent sur les dates (ou plutôt les heures) de valeur en payant les titres qu’ils achètent aux banques avec l’argent que ces banques replacent en retour à la BCE. Comme les banques ont encore besoin de beaucoup d’argent, elles ne redéposent pas toutes l’argent qu’elles reçoivent de la BCE, si bien que ce sont ces administrations qui sont obligées de prêter de l’argent aux Marioles de la BCE pour boucler en catastrophe leur bilan vendredi dernier. A titre de comparaison, la Fed disposait de réserves se montant à plus de 2 800 milliards de dollars pour acheter des titres dans le cadre de sa politique monétaire dite QE ! Ainsi, les 1 100 milliards de QE des Marioles de la BCE ne feront que circuler entre les banques et la BCE sans passer par ce qu’on appelle l’économie réelle, c’est-à-dire sans financer les entreprises ni les particuliers. Ce QE n’aura que pour effet direct de faire baisser les rendements des bons des Trésors, ce qui accentuera les difficultés des banques (qui ne peuvent pas répercuter de marges normales avec des taux trop bas), des entreprises et des particuliers du fait de l’aplatissement de la courbe des taux.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 12:33

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~~Résolution monétariste du conundrum de la faiblesse des taux, de la croissance et de l’inflation Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme Les rendements de bons à 10 ans de Trésors d’Europe continentale sont devenus négatifs ou proches de zéro, ceux d’échéances plus courtes sont même négatifs depuis plusieurs mois. Jadis, c’était inenvisageable. Maintenant, c’est devenu une réalité et ces tendances s’accentuent. La croissance du PIB est à zéro depuis plusieurs années dans la plupart des pays de l’Europe continentale, négative même dans certains pays. L’inflation est à zéro, négative même dans certains pays d’Europe continentale et c’est peut-être déjà une déflation bien ancrée. Rien ne va plus. Plus personne n’y comprend rien, sauf quelques rares monétaristes… Pourquoi ? Parce que, comme je l’ai écrit à maintes reprises, une gigantesque bulle monétaire s’est développée dans la zone euro : de l’ordre de 4 500 milliards d’euros et elle se développe encore actuellement avec plus de 100 milliards supplémentaires par mois. Elle est bien visible dans l’agrégat monétaire M1 qui est ainsi considérablement hypertrophié. C’est là le résultat de dysfonctionnements engendrés par l’existence de cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro. En effet l’argent n’est plus sain dans la zone euro car de l’argent non gagné a été distribué en masse, et continue à l’être. Il se trouve dans les portefeuilles et sur les comptes bancaires des Euro-zonards, c’est-à-dire en M1. Pour bien comprendre ce phénomène, il faut bien savoir distinguer l’argent sain de l’argent non gagné… L’argent est sain lorsque celui qui le reçoit fournit en contrepartie un bien ou un service qu’il a contribué à créer à un prix librement consenti par l’acheteur : celui du marché, intégrant les coûts réels. L’offre est égale à la demande. L’équilibre est réalisé. Inversement, l’argent n’est pas sain lorsque celui qui le reçoit ne fournit pas en contrepartie un bien ou un service qu’il a contribué à créer à un prix librement consenti par l’acheteur qui ne le paie donc pas à ses coûts réels. L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics. C’est simple. Tout est simple. Concrètement, d’où vient cet argent non gagné ? En France, les fameux services publics qui étaient si chers à Chirak et que le monde entier nous enviait parait-il, sont la source principale d’argent non gagné. Ainsi par exemple en est-il des services de bus qui circulent sans personne à l’intérieur : le conducteur est payé ; l’argent qui se trouve dans son portefeuille et sur son compte bancaire ne provient pas de clients ayant payé leur ticket mais de subventions payées par une administration publique surendettée qui a elle-même emprunté de l’argent pour payer ces services et prélevé un peu d’argent aux contribuables sous forme d’impôts iniques, et pour une petite partie par les clients. Au fil des années se sont développés de tels services et des organismes bidon qui n’ont aucune utilité mais qui reçoivent des subventions provenant parfois de taxes créées à cet effet. Un parasitisme tentaculaire s’est développé en faisant vivre une masse d’électeurs affidés de l’UMPS. Avant, c’est-à-dire avant l’adoption de l’euro, dans le système de Bretton Woods, de tels errements politiques étaient immanquablement sanctionnés par une dévaluation quelques mois après (leur création). Tout le monde le savait, y compris les ménagères. Par la suite, dans le système de changes libres, le franc faiblissait quand de tels dérapages se produisaient, ce qui faisait réagir rapidement et positivement tous les partenaires. L’inflation et les dévaluations étaient un combat monétaire sans fin. Depuis l’adoption de l’euro, ces mécanismes autorégulateurs n’existent plus, surtout dans la mesure où les excédents de la balance commerciale, en particulier ceux de l’Allemagne, permettent d’occulter ces dérives. Pire : plus la croissance est faible, plus les gouvernements développent ce qu’ils appellent des aides qui ne font qu’aggraver le mal. La croissance est faible dans la zone euro. Les anticipations sont celles d’une croissance faible tendant vers zéro an Allemagne. Les taux ont donc tendance à baisser (en tendant eux-aussi vers zéro) d’autant plus rapidement que la situation peut dégénérer en un €clatement qui produira des dommages collatéraux considérables. Croissance zéro, taux zéro, donc inflation zéro avec le risque de déflation létale. *** Schumpeter avait prédit que le capitalisme libéral pouvait sombrer petit à petit à cause du développement d’une population non directement productive, parasitaire. C’est ce qui se produit dans la vieille Europe continentale. Sur le long terme, il n’y a pas de baisse tendancielle du taux de profit ni de la productivité, ni de la croissance, ni des taux, mais une tendance à moins de capitalisme libéral, donc, moins de profit, moins de productivité globale, moins de croissance, donc des taux très bas. *** Un petit rappel élémentaire s’impose : d’une part, il est normal que les investissements soient financés par des emprunts amortissables sur leur durée de vie, d’autre part, tout investissement est destiné à augmenter le capital, donc la productivité. Ils doivent donc être rentables à terme. Les investissements publics n’échappent pas à cette règle : les dettes publiques ne devraient financer que des investissements qui doivent être rentables pour la collectivité. Or, ce n’est généralement plus le cas car les dettes publiques servent à payer des dépenses courantes (des aides dites sociales) et à rembourser des dettes publiques arrivées à échéance. La comptabilité publique ne répond pas à la logique économique, ce qui conduit à accentuer les problèmes au lieu de les résoudre. *** Les rendements des bons à 10 ans de Trésors sont à la base de tous les autres marchés. Logiquement et normalement, ils doivent fluctuer dans la bande des 3 %, c’est-à-dire être en concordance avec une inflation optimale de 1 à 1, 5 % (pour éviter les risques de déflation et d’inflation incontrôlable) et une rémunération de père de famille de 2 à 2,5 %. Les Notes à 10 ans sont proches de cet optimum, mais à un niveau inférieur à cause des risques de l’€ffondrement. *** Encore un petit rappel : la politique monétaire accommodante de la Fed, dite QE, ne fait pas marcher la planche à billets comme le montre clairement une analyse élémentaire de son bilan : elle a fait circuler l’argent qui a été mis en réserve dans ses coffres par les banques (et les entreprises) en rachetant des titres, ce qui est normal même (dans le cadre du monétarisme) si les sommes concernées portent sur des montants inhabituellement élevés (4 000 milliards de dollars). Le QE des Marioles de la BCE est tout à fait différent de celui de la Fed : il repose sur un tour de passe-passe, un effet de cavalerie qui consiste à payer les titres achetés par la BCE par les dépôts en retour des banques à la BCE, alors que le marché interbancaire de la zone est bloqué. *** En arrimant le franc suisse à l’euro, le triumvirat qui dirige la BNS entraine les petits Suisses dans un avatar de résurgence d’un serpent monétaire européen qui les fera plonger dans l’€ffondrement. *** Je reprends ici le mot de conundrum utilisé par ce bon vieux Greenspan dans le chapitre 20 de son livre, The age of turbulence dans lequel il traite de ce conundrum de la baisse des taux… Les débats d’idées ont été très intenses au XX° siècle, ce qui n’est plus le cas maintenant : c’est le règne du copier-coller, de la pensée commune, de l’absence d’idée, de raisonnement, du Panurgisme. La culture monétariste n’est plus diffusée mais elle est toujours appliquée judicieusement par les gens de la Fed ! Tout est simple, et clair…

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 10:27

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~~Grexit ou Grexident ? (suite) Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme Vendredi 20 mars, les rendements du Bund ont encore battu leur plus bas record en séance, lors d’un pic qui montre que la nomenklatura bancaire euro zonarde ne contrôle pas toujours très bien la situation (documents et données du Wall Street Journal), Document 1 : Les rendements du Schatz sont eux-aussi très bas. Avec ceux du Bund, ils se trouvent globalement à zéro, Document 2 : D’après ce document, le Grexident devrait se produire à partir du mois de mai avec le Bund à zéro. Le seul élément sur lequel on peut se référer maintenant est l’écart entre les rendements du Bund et du Schatz qui est lui aussi dans les plus bas… Document 3 : … ce qui signifie que la croissance en Allemagne (et des autres pays de la zone euro) restera à un niveau proche de zéro dans l’avenir envisageable car cet écart entre les rendements des bons à 10 ans et à 2 ans du Trésor est considéré comme étant un indicateur très fiable du niveau de la croissance à venir Les rendements des bons à 10 ans du Trésor français ont eux-aussi battu leur plus bas record le 20 mars en séance, Document 4 : Les rendements du Bund et des autres mauvais bons des Trésors euro-zonards tombent inexorablement à leurs plus bas sur une tendance lourde et claire alors que ceux de leurs homologues américains sont encore proches des bandes normales de fluctuation… Document 5 : D’après ce document, le Grexit devrait se produire à partir du mois de juillet avec un Bund à zéro. Dans cette perspective, il se confirme que les rendements des Notes à 10 ans reviennent sous la barre critique des 2 %, Document 6 : Grexit ou Grexident ? On aura la réponse prochainement !

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 12:13

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~~Grexit ou Grexident ? Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe Hier, jeudi 19 mars, les rendements du Bund ont encore battu leur plus bas record en début de séance, lors d’un pic qui montre que la nomenklatura bancaire euro zonarde ne contrôle pas toujours très bien la situation, surtout en début de séance (les réveils sont durs !), Document 1 : Données et documents tirés du Wall Street Journal. Les rendements du Schatz sont eux-aussi très bas : en territoire négatif depuis le 10 novembre 2014, Document 2 : Des taux de référence à ce niveau, autour de zéro, c’est du jamais vu, de l’impensable, de l’inimaginable. Tous les repères sont inutilisables. Le pire peut arriver. On est désormais dans l’inconnu. Le pire est que la politique monétaire des Marioles de la BCE est à contre-courant de celle de la Fed. Le seul élément sur lequel on peut se référer est leur écart qui est lui aussi dans les plus bas… Document 3 : … ce qui signifie que la croissance en Allemagne restera à un niveau proche de zéro dans l’avenir envisageable alors que celle des Etats-Unis continuera à rester normale, sans inflation. En effet, cet écart entre les rendements des bons à 10 ans et à 2 ans du Trésor est considéré comme étant un indicateur très fiable du niveau de la croissance à venir, Document 4 : Les rendements des bons à 10 ans du Trésor français ont eux-aussi battu leur plus bas record le 19 mars en séance, Document 5 : Les rendements des mauvais bons des Trésors euro-zonards tombent inexorablement à leurs plus bas sur une tendance lourde et claire alors que ceux de leurs homologues américains sont encore proches des bandes normales de fluctuation… Document 6 : … les rendements des Notes à 10 ans revenant sus la barre critique des 2 % à cause du regain de tensions dans la zone euro du fait de la situation en Grèce. Document 7 : Grexit ou Grexident ? On aura la réponse prochainement ! La réponse appartient aux dirigeants politiques de la zone. Elle est donc imprévisible et a priori irrationnelle.

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 10:54

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~~La planche à billets pour les nuls Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme La planche à billets fascine tout le monde car nous avons tous envie finalement d’appuyer sur un bouton pour voir sortir de beaux billets qui nous permettraient d’acheter tout ce que nous voulons, mais ce n’est pas possible et c’est même rigoureusement interdit… Seules les banques dites centrales peuvent émettre des billets ayant cours dans leur pays, ce qui doit normalement garantir la confiance que nous pouvons avoir en ces bouts de papier. Que faisons-nous lorsque nous retirons des billets dans un distributeur ? En fait, nous achetons des bouts de papier émis par la banque centrale du pays dans lequel nous nous trouvons avec l’argent qui se trouve sur le compte associé à notre carte bancaire, qui est ainsi débité. Donc, au lieu de payer des marchandises ou un service (par une carte bancaire), nous achetons du papier (émis par une banque qui en a le privilège) qui nous permet ensuite de payer des marchandises ou un service. Que fait cette banque centrale ? Elle émet des billets correspondant à la demande. L’offre est égale à la demande. Tout va bien ! Dans ce processus, il n’y a donc pas de création monétaire mais une circulation monétaire normale : l’argent inscrit sur un compte passe sous la forme de billets qui passent ensuite entre les mains de la personne à laquelle nous achetons des marchandises ou qui nous a rendu un service, qui elle-même utilisera ces billets pour ses achats ou les déposera à sa banque, etc. Il est très rare qu’une banque centrale distribue des billets en dehors de ce cadre. A ma connaissance, en dehors des cas historiques qui ont laissé de mauvais souvenirs, seules les banques centrales d’Iran et du Zimbabwe l’ont fait au cours de ces dernières années. Ainsi par exemple, la Fed a émis pour 1 276 milliards de dollars de véritables dollars sous la forme de papier qui se trouvent pour 60 % à l’étranger d’après ses estimations, soit 765 milliards. Seuls 510 milliards de dollars circulent aux Etats-Unis sous la forme de billets, ce qui ne représente que 2,9 % du PIB annuel. Conclusion : le fameux QE de la Fed n’a pas été à l’origine d’une création monétaire en faisant marcher la planche à billets comme le répètent sans cesse tous les idiots inutiles depuis des années. L’argent est sain aux Etats-Unis, c’est le premier pilier des Reaganomics. Le QE initié par le bombardier furtif B-2 n’a fait que faire circuler de l’argent gagné par les entreprises et les Américains qui a été placé, via les banques, en réserve auprès de la Fed qui en a profité pour acheter des bons du Trésor et des titres hypothécaires dont les taux ont un peu baissé de ce fait, ce qui a contribué à stimuler la croissance (l’arrêt du QE n’a pas provoqué de variations importantes pour ces taux car les sommes engagées sur ces marchés sont beaucoup plus importantes). Quid dans la zone euro ? 1 010 milliards d’euros sont en circulation dans cette zone euro sous la forme de billets, soit 9,95 % du PIB annuel. Il y a donc a priori une création monétaire au niveau de la masse des billets en euro en circulation car, en admettant que les Euro-zonards devraient se comporter comme les Américains, il ne devrait y avoir que 2,9 % du PIB en circulation, soit 295 milliards… ce qui aboutit a priori à une création monétaire de l’ordre de 700 milliards sous forme de billets. En fait, cet argent non gagné ne provient pas de la planche à billets mais d’une création monétaire qui s’est faite en amont : au niveau des comptes bancaires. Comme je l’ai déjà écrit, il y a eu une création monétaire gigantesque qui se monte à 4 500 milliards d’euros environ dans la zone euro visible dans l’agrégat M1. C’est tellement gros et simple qu’aucun de ces innombrables idiots inutiles ne les voit ! Une partie de cette création monétaire se trouve donc logiquement sous la forme de billets, la BCE ne faisant pas de création monétaire avec sa planche à billets : elle ne fait que répondre logiquement à une demande. Les Marioles de la BCE et leurs prédécesseurs auraient dû intervenir depuis longtemps pour que cette hypertrophie monétaire n’ait pas lieu. Ils ne l’ont fait. Maintenant, c’est trop tard !

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 16:53

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~~La cuisine des Marioles de la BCE Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Europe D’après leur dernier bilan au vendredi 13 mars, les Marioles de la BCE prêtaient 465 milliards d’euros à des banques peu fiables (rubrique 5) et 121 milliards (rubrique 6) à d’autres qui ne sont pas fiables du tout, en fait des banques grecques qui ne rembourseront pas leurs emprunts… Document 1 : …et avaient acheté pour 624 milliards de Titres réputés fiables mais pas tous très fiables en fait. Pour financer ces dépenses qui totalisaient la bagatelle de 1 210 milliards d’euros, les Marioles de la BCE comptaient sur des dépôts en retour de ces banques qui ne se sont montés qu’à… 268 milliards ! Document 2 : D’où un petit trou dans la caisse de 942 milliards d’euros ! Document 3 : Heureusement, pour combler ce trou, les Marioles de la BCE peuvent compter sur une centaine de milliards d’euros provenant de généreuses, mystérieuses et anonymes administrations déjà surendettées et sur 426 milliards de capitaux propres, Document 4 : Le trou se trouve ramené à 414 milliards d’euros, Document 5 : Ô miracle, les Marioles de la BCE peuvent compter sur 1 000 milliards d’euros que les malheureux Euro-zonards leur ont généreusement donné en échange de billets en papier estampillés BCE, Document 6 : Finalement, les Marioles de la BCE sont sauvés par la fameuse planche à billets ! Document 7 : Pour terminer, les Marioles de la BCE accommodent les restes pour s’en sortir au jour le jour en jonglant allègrement avec les 2 000 milliards d’euros de leur bilan. Pour l’instant, tout va bien. Carpe diem.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 15:52

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~~La cavalerie des Marioles de la BCE et leur QE bidon Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe La publication du dernier bilan de la BCE confirme parfaitement mes analyses antérieures : les Marioles de la BCE financent leurs achats de bons de Trésors et de titres (dans le cadre de leur fameux QE) par un tout de passe-passe, en fait de la pure cavalerie… En effet, les 12 milliards d’euros d’achats de titres dans le cadre du QE dont 9,8 milliards d’achats de Titres du secteur public de la semaine dernière (enregistrés dans la rubrique 7,1 de l’actif) sont logiquement financés par… Document 1 … une augmentation des dépôts de 14 milliards d’euros des banques à la BCE, rubrique 2 du passif, les variations des autres rubriques étant marginales… Document 2 : … comme cela est expliqué dans le communiqué de la BCE, Document 3 : Comme je l’ai déjà écrit, les Marioles de la BCE jouent sur les dates (ou plutôt les heures) de valeur en payant les titres qu’ils achètent aux banques avec l’argent que ces banques replacent en retour à la BCE. Ainsi, les 1 100 milliards de QE ne feront que circuler entre les banques et la BCE sans passer par ce qu’on appelle l’économie réelle, c’est-à-dire sans financer les entreprises ni les particuliers. Ce QE n’aura que pour effet direct de faire baisser les rendements des bons des Trésors, ce qui accentuera les difficultés des banques (qui ne peuvent pas répercuter de marges normales avec des taux trop bas), des entreprises et des particuliers du fait de l’aplatissement de la courbe des taux. Une fois de plus, il est quand même étonnant que je sois le seul, à ma connaissance, à me demander comment les Marioles de la BCE allaient pouvoir financer leur QE… tout en trouvant la bonne solution ! Un rappel : ce QE n’est pas générateur de création monétaire, mais de circulation monétaire… parfaitement inutile et même nuisible. Par contre, là encore, il est quand même étonnant que je sois le seul, à ma connaissance, à relever que, si le QE ne crée pas d’argent non gagné, par contre, les gouvernements des Etats de la zone euro, de connivence avec les malheureux Euro-zonards, sont à l’origine d’une création monétaire létale en M1 de l’ordre de 4 500 milliards d’euros qui augmente à raison de plus de 100 milliards par mois !

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 15:41

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~~Grexit, Grexident, Euroxident Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme Les rendements des bons des Trésors de référence sont à la base de tous les marchés, et en particulier ceux à échéance de 2 ans et surtout ceux à 10 ans. Plus précisément encore : leur écart est hautement significatif car il donne une bonne idée de la pentification de la courbe des taux. En effet, c’est sur ces marchés qu’opèrent les meilleurs spéculateurs, ceux qui voient juste et loin. Ainsi, il apparait clairement qu’une résurgence de l’€-crise a bien été anticipée curieusement exactement à partir du 1° janvier 2014, date à laquelle les rendements des Notes à 10 ans ont connu de ce fait un point de retournement à la baisse, entrainant une baisse de l’écart entre leurs rendements et ceux des Notes à 2 ans qui est cependant resté dans une bande optimale haute supérieure à 125 points de base… alors que les rendements du Bund et l’écart entre les rendements du Bund et du Schatz plongent en tendant vers zéro, ce qui signifie que l’€-crise va encore s’accentuer, Un petit rappel : plus l’écart entre les rendements des bons des Trésors à 10 ans et à 2 ans est élevé, plus la croissance à venir est forte (dans la bande des 200-250 points de base), et inversement : quand cet écart baisse en tendant vers zéro, plus la croissance à venir est faible, des valeurs négatives indiquant une crise à venir. Tout l’art des dirigeants actuels et du passé récent de la Fed (le bombardier furtif B-2 et Janet Yellen) consiste à maintenir cet écart dans la zone optimale en brisant les cycles qui étaient auparavant initiés par leurs prédécesseurs. L’€-crise leur fournit une aide précieuse. Dans le cadre de cette analyse, le Grexit est certain, le Grexident possible, l’Euroxident souhaitable si les malheureux Euro-zonards ne veulent pas végéter durablement. Une fois de plus, tous les indicateurs précurseurs sont en concordance. Tout est simple.

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