Premières confirmations de la reprise
L’augmentation (d’une année sur l’autre) de l’agrégat M2-M1 aux États-Unis a diminué : elle est passée de 9,24 % au 17 mars à 9,09 % au 24 mars.
La variation est faible mais significative : l’augmentation de l’épargne des Américains commence à diminuer, ce qui signifie qu’ils vont dépenser
davantage, ce qui fera repartir la croissance du PIB,
Graphique 1 :
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Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à l’augmentation de la masse monétaire libre, le taux de croissance du PIB réel a
été négatif au 1° trimestre 2008 de 1,3 % en taux annualisé par rapport au trimestre précédent, mais positif de 2,0 % d’une année sur l’autre, ce qui est quand même
satisfaisant,
Graphique 2 :
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PIB réel
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% a/a-1
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% t/t-1
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2006 T4
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11 395,6
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2,60
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2,08
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2007 T1
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11 412,6
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1,55
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0,59
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2007 T2
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11 520,2
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1,89
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3,77
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2007 T3
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11 659,0
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2,84
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4,82
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2007 T4
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11 677,4
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2,47
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0,63
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2008 T1
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11 639,3
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1,99
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- 1,30
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L’épargne des Américains (M2-M1) atteignait $6 350 milliards au 24 mars,
Graphique 3 :
La pente des taux est maintenant optimale avec des rendements qui remontent : le 10 ans est à 3,6 % et les taux courts à 3 mois à
1,4 % avec le 2 ans en position intermédiaire à 1,9 %,
Graphique 4 :
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La reprise de la croissance américaine se transmettra en Europe, mais elle sera plus faible car il y règne un certain désordre, comme
l’attestent les variations erratiques des taux courts,
Graphique 5 :
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Ces évolutions sont la conséquence de la politique monétaire de la Fed : en maintenant des taux à 5,25 % très nettement au-dessus de leur neutralité qui se trouve aux alentours de
4 %, elle a créé un très fort ralentissement de la croissance du PIB qui se manifeste en ce moment, ainsi qu’un collapsus boursier.
En baissant les taux à partir du 18 septembre 2007, la Fed a permis de relancer la croissance 6 mois plus tard : à partir du… 18 mars 2008, et le bombardier furtif B-2, Ben
Bernanke, en répondant à l’attente des marchés, a facilité la reprise en baissant les taux de la Fed à 2,25 % largement en dessous de leur neutralité.
La croissance sera donc de plus en plus forte dans les mois à venir pour dépasser (à la fin du mois de juillet 2008) son taux optimal, soit 6
mois après la baisse des taux de la Fed du 22 janvier 2008 à 3,5 % en dessous de leur neutralité.
Les chiffres de l’ISM montrent déjà une certaine amélioration : l’indice PMI est remonté de 48,3 à 48,6 %, celui des services de 49,3 à 49,6 % et le PMI de Chicago de 44,5 à
48,2 %.
L’observation des variations des agrégats alimente la spéculation gagnante : le S&P-500 a atteint un minimum à 1 256 le 17 mars 2008, le point
bas comme je l’avais écrit précédemment… seul contre tous ou presque.
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