Vendredi 4 avril 2008

Premières confirmations de la reprise


L’augmentation (d’une année sur l’autre) de l’agrégat M2-M1 aux États-Unis a diminué : elle est passée de 9,24 % au 17 mars à 9,09 % au 24 mars.


La variation est faible mais significative : l’augmentation de l’épargne des Américains commence à diminuer, ce qui signifie qu’ils vont dépenser davantage, ce qui fera repartir la croissance du PIB,


Graphique 1 :

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à l’augmentation de la masse monétaire libre, le taux de croissance du PIB réel a été négatif au 1° trimestre 2008 de 1,3 % en taux annualisé par rapport au trimestre précédent, mais positif de 2,0 % d’une année sur l’autre, ce qui est quand même satisfaisant,


Graphique 2 :

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PIB réel

 

% a/a-1

 

% t/t-1

 

2006 T4

 

11 395,6

 

2,60

 

2,08

 

2007 T1

 

11 412,6

 

1,55

 

0,59

 

2007 T2

 

11 520,2

 

1,89

 

3,77

 

2007 T3

 

11 659,0

 

2,84

 

4,82

 

2007 T4

 

11 677,4

 

2,47

 

0,63

 

2008 T1

 

11 639,3

 

1,99

 

- 1,30

 


L’épargne des Américains (M2-M1) atteignait $6 350 milliards au 24 mars,


Graphique 3 :

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La pente des taux est maintenant optimale avec des rendements qui remontent : le 10 ans est à 3,6 % et les taux courts à 3 mois à 1,4 % avec le 2 ans en position intermédiaire à 1,9 %,


Graphique 4 :

 

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La reprise de la croissance américaine se transmettra en Europe, mais elle sera plus faible car il y règne un certain désordre, comme l’attestent les variations erratiques des taux courts,


Graphique 5 :

 

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Ces évolutions sont la conséquence de la politique monétaire de la Fed : en maintenant des taux à 5,25 % très nettement au-dessus de leur neutralité qui se trouve aux alentours de 4 %, elle a créé un très fort ralentissement de la croissance du PIB qui se manifeste en ce moment, ainsi qu’un collapsus boursier.


En baissant les taux à partir du 18 septembre 2007, la Fed a permis de relancer la croissance 6 mois plus tard : à partir du… 18 mars 2008, et le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, en répondant à l’attente des marchés, a facilité la reprise en baissant les taux de la Fed à 2,25 % largement en dessous de leur neutralité.


La croissance sera donc de plus en plus forte dans les mois à venir pour dépasser (à la fin du mois de juillet 2008) son taux optimal, soit 6 mois après la baisse des taux de la Fed du 22 janvier 2008 à 3,5 % en dessous de leur neutralité.


Les chiffres de l’ISM montrent déjà une certaine amélioration : l’indice PMI est remonté de 48,3 à 48,6 %, celui des services de 49,3 à 49,6 % et le PMI de Chicago de 44,5 à 48,2 %.


L’observation des variations des agrégats alimente la spéculation gagnante : le S&P-500 a atteint un minimum à 1 256 le 17 mars 2008, le point bas comme je l’avais écrit précédemment… seul contre tous ou presque.

***

 

par CHEVALLIER
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