Vendredi 31 octobre 2008

Dévaluation du franc français de 10 %


Ça y est : l’écart entre le rendement des bons du Trésor français à 10 ans et son homologue allemand est de 10,0 % ce soir en fin de séance américaine,

Graphique 1 :

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Record battu, chiffre rond ! Bravo l’artiste.


À 18 heures, c’était 10,2 %.


Les Italiens ont égalé leur record à 31,7 %,

Graphique 2 :

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Heureusement, je suis le seul à m’en apercevoir !

***

par CHEVALLIER
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Vendredi 31 octobre 2008

Abominable (États-Unis, Europe)


Les rendements des Bills sont retombés à zéro hier 30 octobre, ce qui signifie que les capitaux se réfugient encore et toujours sur ces valeurs sûres car il y a trop d’incertitudes géopolitiques, économiques et financières,

Graphique 1 :

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Ça va mal, mais les fondamentaux sont bons… aux États-Unis du moins et les taux de la Fed sont très bas.


Les marchés anticipent donc une croissance forte après cette mauvaise période, comme le montrent les rendements des Notes à 10 ans qui continuent à augmenter,

Graphique 2 :

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Il n’en est pas de même dans la Vieille Europe : si les monnaies nationales pouvaient être rétablies dans un système de changes libres, la lire italienne devrait perdre 31,7 % de sa valeur par rapport au DeutscheMark pour assurer une croissance du PIB à son potentiel optimal (tous les records sont battus, la situation s’aggrave de jour en jour en Italie),

Graphique 3 :

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Il faudrait que le franc français baisse de 9,2 % par rapport au DM pour que les entreprises françaises restent compétitives,

Graphique 4 :

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Comme les parités monétaires dans la zone euro sont figées, il n’est pas possible de rétablir les équilibres économiques par des changements de parités : ils se font par la détérioration de la situation des entreprises et l’augmentation du chômage dans les pays les moins performants.


La résilience de l’économie américaine est très forte alors que les malheureux Euro-zonards sont paralysés dans leurs problèmes insolubles par leur anti-libéralisme viscéral.

***

 

par CHEVALLIER
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Vendredi 31 octobre 2008

Abominable (États-Unis)


La situation se dégrade très vite aux États-Unis depuis le plongeon des bourses du 15 septembre comme l’indiquent les chiffres des agrégats monétaires publiés publiés par la Fed hier 30 octobre : l’augmentation de l’épargne des Américains était de 8,5 % d’une année sur l’autre le 20 octobre, alors qu’elle devrait être inférieure à 7 % pour assurer une croissance à son potentiel optimal,

Graphique 1 :

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Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance (du PIB réel d’une année sur l’autre) est négative en ce 4° trimestre
(elle était de 0,8 % au 3° trimestre),

Graphique 2 :

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Le chiffre que je retiens ici est une baisse de la croissance de 0,1 % d’une année sur l’autre mais la baisse de la croissance peut encore être plus importante en réalité car mes prédictions sont toujours supérieures aux chiffres qui sont ensuite publiés.


Les Américains ont augmenté leur épargne de $55 milliards au cours de ces deux dernières semaines et de $112 milliards dans la semaine suivant ce 15 octobre 2008, ce qui est considérable !

Graphique 3 :

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À titre de comparaison, les Américains n’avaient augmenté leur épargne que de $51 milliards après les attentats du 11 septembre 2001 car Alan Greenspan intervenait vigoureusement pour les inciter à dépenser leurs revenus pour entretenir la croissance.


Ben Bernanke
n’intervient pas, ne dit rien. Il fait une tête d’enterrement en commentant des chiffres de récession. C’est vraiment très inquiétant.


Plus les Américains épargnent, moins ils dépensent. Plus la demande baisse, plus l’offre baisse. Plus la croissance baisse, plus ils épargnent, etc. c’est une spirale récessionniste très dangereuse qui est ainsi enclenchée.


Le montant total de l’épargne des Américains atteignait un record historique de $6 470 milliards le 20 octobre,

Graphique 4 :

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Le plus inquiétant est l’augmentation de M2 : elle était de 8,1 % d’une année sur l’autre le 20 octobre,

Graphique 5 :

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Les Américains augmentent leur épargne et les dépôts sur leurs comptes courants car ils craignent que leur situation se dégrade rapidement, ce qui ne fait qu’aggraver leur situation.


Pour l’instant, tout va mal : l’effondrement financier qui s’est produit après le 15 septembre a tout cassé, les décisions prises par la Fed et le gouvernement ne donnent pas l’impression d’être pertinentes, alors que tous les fondamentaux sont bons…


Mauvaise passe, faut pas que ça dure !

***

par CHEVALLIER
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Jeudi 30 octobre 2008

Mauvais, mauvais, mauvais


Le taux de croissance du PIB aux États-Unis au 3° trimestre a été de –0,3 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé (-0,251 % arrondi à –0,3 % !),

Graphique 1 :

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… et de +0,8 % d’une année sur l’autre,

Graphique 2 :

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Ces chiffres sont loin de mes prédictions qui reposent sur une loi vérifiée depuis plus de 50 ans avec des coefficients de corrélation très élevés, mais des écarts sont toujours possibles sur certaines données dans toute série statistique, et c’est ce qui se passe ici.


Il n’y a pas d’erreurs de ma part, mais un… grand écart dans des séries statistiques car la chute de la croissance du 3° trimestre est… anormale par rapport aux variations de M2-M1,

Graphique 3 :

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Ce qui est plus inquiétant, c’est le proche avenir car d’après mes prédictions basées sur les premières données de ce 4° trimestre, la croissance serait négative de –3,7 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé et de –0,1 % d’une année sur l’autre et c’est d’autant plus inquiétant que mes prédictions sont toujours supérieures à la réalité.


Pire encore sont les conséquences pour la Vieille Europe et la France en particulier : la croissance sera négative dans tous les cas car elle ne sera pas tirée par celle des États-Unis comme on pouvait l’espérer.


Les Américains ont l’avantage d’avoir de bons fondamentaux qui leur permettront de subir cette baisse de croissance sans grands dommages et la croissance peut repartir à deux conditions : il suffirait qu’il n’y ait plus de cadavres dans les placards des établissements financiers et que les incertitudes sur une intervention militaire en Iran soient levées (comme je l’ai déjà écrit).


L’avenir est par définition incertain…

***

par CHEVALLIER
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Jeudi 30 octobre 2008

Mamma mia !


Le secteur de la finance est mondialisé.
Les rendements des bons des Trésors européens et américains ont tendance à se rejoindre, ceux à 10 ans sont proches,

Graphique 1 :

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Le rendement du Schatz à 2 ans tend vers celui des Notes à 2 ans en baissant fortement,

Graphique 2 :

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La pente des taux de Germanie s’accentue comme aux États-Unis,

Graphique 3 :

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Le choc mondial est de plus en plus difficile à supporter pour les économies affaiblies par leurs mauvais fondamentaux : l’écart des rendements des bons du Trésor italien à 10 ans avec son homologue allemand a grimpé à un sommet de 28,7 % hier 29 octobre,

Graphique 4 :

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Cet effondrement de la lire est certainement dû à celui de banques italiennes comme Unicredit qui a perdu 70 % de sa capitalisation du 2 mai 2008 au 28 octobre !


La situation de la France est toujours préoccupante avec un écart de 8,8 %

Graphique 5 :

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Les usines de Renault et de Peugeot ferment pendant plusieurs semaines, ainsi que celles de leurs sous-traitants et fournisseurs qui sont certainement au plus mal comme beaucoup d’autres entreprises industrielles, ce qui va accentuer le déficit de la balance commerciale.


J’avoue que je ne comprends pas le fanatisme antilibéral et anti-américain des Français (et des Euro-zonards aussi) qui les pousse à de telles erreurs qui ont des conséquences dramatiques.


C’est du suicide collectif disait Berlusconi. Pourquoi ne réagit-il pas positivement ?


Pourquoi les Français (et les autres Euro-zonards) ne réagissent-il pas ?

***

par CHEVALLIER
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Jeudi 30 octobre 2008

Au plancher


La Fed a baissé son taux de base à 1 % hier 29 octobre, ce qui ne sert à rien, sinon à répondre à la demande des Panurgistes (des taux à 1,0 ou à 1,5 % sont de toutes façons très bas par rapport à leur niveau de neutralité de 4,25 %).


La politique monétaire de la Fed est très réactive, surtout par rapport à celle de la BCE,

Graphique 1 :

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Les taux très courts des Bills sont toujours au plus bas, dans la zone zéro, ce qui signifie que les capitaux sont encore réfugiés en masse sur ce marché.

Graphique 2 :

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Deux explications logiques sont possibles : un certain nombre d’établissements financiers dans le monde ont encore des cadavres dans leurs placards (en Europe ?), et les investisseurs sont toujours dans l’attente d’une intervention militaire en Iran.


Cependant, les rendements des Notes à 10 ans continuent à monter, ce qui signifie que les marchés anticipent une croissance forte après l’effondrement financier actuel,

Graphique 3 :

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La courbe des taux est ainsi très forte, ce qui correspond à une anticipation de forte croissance,

Graphique 4 :

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La situation actuelle est toujours très proche de celle qui prévalait en 2003 avant et après l’intervention militaire en Irak,

Graphique 5 :

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Les fondamentaux sont excellents aux États-Unis, la croissance s’annonce forte (et inflationniste !) après la levée des dernières incertitudes géopolitiques et les indices actions vont rebondir comme ils ont chuté, les rendements des bons du Trésor vont monter ainsi que les taux de la Fed...


Le temps des turbulences, c’est déjà du passé, c’est maintenant le temps des grands trous d’air, des spécialistes de la haute voltige.

***

par CHEVALLIER
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Mercredi 29 octobre 2008

La Générale, les actionnaires et le capitalisme


Les actions de la Générale ont perdu 81,2 % de leur valeur entre le plus haut de €151,63 atteint le 4 mai 2007 (avant la crise des sub-prime) et le plus bas de €28,52 de ce 29 octobre 2008 !


Les actionnaires qui ont perdu plus de 80 % de leur capital auraient dû réagir énergiquement et virer les branquignols qui dirigent leur banque, or ils ne l’ont pas fait.


Là se trouve le gros problème de la Générale et d’une façon plus… générale de l’effondrement financier mondial qui se produit actuellement : les actions sont certes des produits financiers et la base d’autres produits dérivés, mais ce sont aussi, d’abord et avant tout, des titres de propriété.


Or les propriétaires sont défaillants !


Ils n’interviennent pas, ils n’interviennent plus : ils font confiance aux dirigeants !


Faire confiance à des banquiers, c’est la meilleure façon de perdre de l’argent.


Alan Greenspan
rappelle que la première grande faillite mondiale de son mandat a été celle du LTCM parce que ses actionnaires ont fait confiance à ce fonds créé pour développer des solutions très complexes (et incompréhensibles pour les investisseurs normalement constitués) basées sur des produits dérivés conçues par deux économistes lauréats du prix Nobel.


Il faut revenir aux sources du capitalisme libéral : les actionnaires, véritables propriétaires de l’entreprise dont ils possèdent des parts de son capital, doivent être actifs (et même proactifs) et surveiller très attentivement la gestion des dirigeants de façon à ce que, d’année en année ses bénéfices et ses capitaux propres augmentent (c’est l’effet boule de neige).


La passivité des actionnaires de la Générale est incompréhensible : ils ont perdu €80 milliards de capitalisation sans réagir.


Ce sont a priori de petits actionnaires (69,3 % des actions), les plus gros actionnaires étant globalement les salariés (10,8 %) qui perdent deux fois : en tant qu’actionnaires et en tant que salariés alors qu’ils sont pourtant représentés en tant que tels par deux membres au Conseil d’administration.


Presque tous les membres de ce Conseil d’administration sont des personnalités indépendantes.


Le Conseil d’administration de la Générale est un parfait exemple de l’entreprise idéale prônée par ce socialisme du XXI° siècle qui est si ardemment défendu par tous les journaleux et bonimenteurs : des personnalités dites indépendantes sont censées défendre à la fois les intérêts de l’entreprise et de la société en général, en cherchant à faire des bénéfices considérés comme normaux et en maintenant ce qui est présenté comme une certaine éthique.


Cette forme de capitalisme refondé comme dirait Sarko est une erreur monumentale.


Le capitalisme libéral doit revenir à ses sources, à ses bases, sans concessions.


Les actionnaires, y compris les fonds de pension, doivent être actifs.

Leur gestion ne doit pas être passive et elle ne doit pas répliquer les indices.


Les actionnaires sont libres et responsables.


L’effondrement financier qui se produit devrait être une bonne leçon de gestion capitaliste.


Le problème est que ce capitalisme libéral est peu défendu, mal défendu et surtout, les gens, les investisseurs individuels, sont inertes, sans réactions, beaucoup trop passifs.


Ils ont tort. Ils sont les seuls responsables de leur propre attitude et de leur propre manque de culture économique et financière.


C’est la dérive socialisante annoncée par Schumpeter, l’autodestruction de la 3° voie…


Cliquer ici pour voir la tête des branquignols du Conseil d’administration de la Générale qui devraient être en prison pour avoir fait des déclarations et publié des comptes qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité en vue de tromper les investisseurs (ce sont des délits).


Leurs erreurs ont coûté directement au moins €80 milliards et indirectement beaucoup plus.

 

***

par CHEVALLIER
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Mercredi 29 octobre 2008

Point de retournement : rectification


Le point de retournement de l’effondrement des marchés se situe en fait le lundi 6 octobre : lorsque les Américains ont adopté des mesures massives pour l’enrayer, à savoir l’adoption du plan Paulson et la baisse des taux des banques centrales.


En effet, la tendance lourde baissière du rendement des Notes à 10 ans s’est bien retournée ce jour là,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici ou sur le graphique pour l’agrandir.


Cependant, les marchés actions et ceux des Treasuries sur les autres échéances n’ont pas réagi dans le même sens : ils ont continué à plonger à cause des ventes forcées,

Graphique 2 :

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Les rendements des Notes à 10 ans sont un indicateur très puissant :

- la tendance lourde était haussière du 18 mars (jour où la Fed a baissé son taux de base) au vendredi 13 juin (jour où George W. Bush a confirmé sa décision d’autoriser une action militaire en Iran après consultation de dirigeants européens),

- puis baissière du 13 juin au 6 septembre car les marchés ont considéré que les décisions qui avaient été prises par la Fed et les hommes politiques permettraient de faire repartir efficacement et rapidement la croissance.


J’avais bien remarqué et marqué ce point de retournement dans mon billet du 21 octobre (graphique 2), cliquer ici pour le lire, mais j’ai été induit en erreur par les autres indicateurs qui ne réagissaient pas positivement.

 

Les marchés repartiront très fortement dès qu’il n’y aura plus de cadavres dans les placards, et mieux encore, après cette intervention militaire en Iran qui laisse toujours planer une certaine incertitude qui rend encore risqué tout investissement.


La crise est déjà finie !


Quel dommage ! C’était pourtant la plus grave crise depuis celle de 1929, en pire même !


C’était la fin de l’impérialisme américain d’après tous les plus grands spécialistes en la matière : les journaleux, les bonimenteurs, Chavez, Castro, Poutine, Sarko…

***

par CHEVALLIER
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Mardi 28 octobre 2008

Records battus !


Tous les records viennent d’être battus aujourd’hui mardi 28 octobre en fin de séance américaine : la dévaluation du franc français par rapport au DeutscheMark est de 9,4 %…

Graphique 1 :

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… Et celle de la lire italienne de 27,1 %

Graphique 2 :

 Cliquer ici ou sur le graphique pour l’agrandir.


Les heureux Euro-zonards ne réagissent pas, ils ne réagissent plus, si ce n’est pour s’enfoncer encore plus dans leurs erreurs, dans leur socialisme suicidaire.


Aucun espoir.


Triste fin.

***


par CHEVALLIER
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Mardi 28 octobre 2008

Déséquilibres fondamentaux euro-zonards


Il est difficile de faire comprendre à des Français de France ce qu’est l’argent sain, ce qui est pourtant la condition première de la croissance pour tous les Reaganomics


Au point de départ de toute analyse se trouve la masse monétaire M3 et de ses composantes.


M1, l’argent qui se trouve dans les portefeuilles et sur les comptes bancaires devrait représenter normalement 10 % du PIB comme aux États-Unis qui sont la référence.


Les dépôts dans les caisses d’épargne (ce qui correspond à l’agrégat M2-M1) devraient fluctuer historiquement entre 40 et 45 % du PIB.


M2 devrait donc représenter au maximum 55 % du PIB.


Tout augmentation trop importante de l’un de ces agrégats est potentiellement très dangereuse car elle recèle des dysfonctionnements qui ne sont pas apparents au moment où ils se produisent mais qui se manifesteront plus tard par des difficultés quasiment insurmontables.


La grande force des Américains est de maîtriser parfaitement bien l’évolution des agrégats monétaires.


C’est la base du monétarisme.


La très grande faiblesse des Euro-zonards est d’avoir laissé filer la masse monétaire depuis l’existence même de cette monnaie unique.


La très grande habilité des Américains a été de convaincre les Euro-zonards de se lancer dans cette aventure de monnaie unique pour des nations différentes alors que la monnaie est l’attribut numéro 1 de toute nation.


Les Américains ont tendu là un piège dans lequel sont tombés les Euro-zonards qui, malgré des niveaux de productivité horaire supérieurs à ceux des Américains, sont gravement handicapés par ces déséquilibres fondamentaux.


L’augmentation de M3 de la zone euro est beaucoup trop importante : M3 représentait 74 % du PIB lors de sa création et elle se montait au niveau du PIB en septembre, dernier chiffre publié hier,

Graphique 1 :

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M1 représentait 42 % du PIB et 43 % pour M2-M1, donc 85 % du PIB pour M2,

Graphique 2 :

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L’augmentation de M3 était de 9,9 % fin septembre d’une année sur l’autre contre 9,7 % fin août, la situation ne s’améliorait pas dans la zone euro,

Graphique 3 :

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Cette augmentation de M3 est due à celle de M2-M1 qui était de 19,9 % d’une année sur l’autre contre 7,8 % aux États-Unis, ce qui est déjà considéré comme trop élevé,

Graphique 4 :

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Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance du PIB ne peut qu’être proche de zéro d’une année sur l’autre,

Graphique 5 :

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M2 augmentait de 10,1 % en septembre contre 9,8 % en août et 7,4 % aux États-Unis, alors qu’elle devrait être inférieure à 5 %,

Graphique 6 :

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L’excès de M1 se voit mieux maintenant dans la faiblesse des capitaux propres des entreprises euro-zonardes et surtout des banques qui sont sous-capitalisées et donc sur endettées, ce qui les fragilise considérablement et les rend très vulnérables surtout en cette période de très fortes turbulences.

*


L’agrégat M3-M2 correspond à la trésorerie des entreprises qui est considérable aux États-Unis : elle représentait 27 % du PIB en 2006 contre moins de 15 % actuellement dans la zone euro.


B-2 n’a pas tout à fait tort d’avoir fait supprimer la publication de M3 car M3-M2 ne correspond plus à de l’argent en circulation et sa variation n’a plus de signification contrairement à ce qui se passait dans les temps anciens, c’est à dire au XX° siècle…

*

Par ailleurs, la masse des produits dérivés (équilibrée par ses contreparties) n’a a priori aucune incidence directe sur la masse monétaire car seuls les sous-jacents sont concernés.


Par contre, en cas de plantage, c’est à dire d’investissement à découvert sans couverture (à nu) sur ces produits dérivés, les pertes peuvent être considérables et elles ont des incidences importantes sur la masse monétaire quand des branquignols doivent récupérer des sous en catastrophe pour faire face à des échéances douloureuses…

*
Pour comprendre ces problèmes, un minimum de culture monétariste est indispensable, ce qui est très rare en France !


Pour les lecteurs de mon blog qui veulent en acquérir les bases, de petits détours en arrière sur mes billets sont indispensables, en passant au besoin par mon autre site… qui est de moins en moins à jour…

Cliquer ici pour y accéder.

 

***

par CHEVALLIER
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