Jeudi 25 septembre 2008

Retournement de tendance confirmé dans la zone euro


L’augmentation d’une année sur l’autre de la masse monétaire M3… augmentait et avait atteint des sommets à 12 % à la fin de 2007 et au début de 2008, ce qui était très inquiétant,

Graphique 1 :

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Cette mauvaise tendance s’est retournée mais l’augmentation d’une année sur l’autre de la masse monétaire M3 reste quand même trop élevée : 9,7 % en août d’après les données courantes de la BCE.


La part de l’épargne des Euro-zonards (M2-M1) par rapport au PIB est acceptable, mais c’est surtout M1 qui est encore trop important : 41,7 % du PIB contre moins de 10 % aux États-Unis !

Graphique 2 :

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C’est surtout l’agrégat M2-M1 qui continue à augmenter trop vite : aux alentours de 21 % d’une année sur l’autre (contre 6,0 % pour les Américains !) car les Euro-zonards augmentent leur épargne de précaution en prévision de la détérioration de leur situation,

Graphique 3 :

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Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance du PIB dans la zone euro ne peut qu’être faible, voire négative,

Graphique 4 :

 

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L’économie, c’est simple, disait Milton Friedman

***

par CHEVALLIER
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Jeudi 25 septembre 2008

Trop c’est trop !


Un plantage de $300 à $500 milliards à la suite de la crise dite des sub-prime, c’était déjà beaucoup mais c’était cependant assimilable par des banques qui avaient dégagé des bénéfices du même ordre de grandeur en 2006.


$700 milliards de pertes supplémentaires potentielles
générées par des opérations financières aventureuses qui auraient dû être interdites, c’est trop !


Il n’est pas possible de revenir en arrière, mais il est indispensable, vital même, de suivre le bon exemple donné par les gnomes de Zurich : interdire les ventes à découvert et les produits dérivés de l’immobilier par des lois, des règlements et des autorités réellement compétentes.


Il ne faut pas moins de capitalisme libéral, mais au contraire plus de capitalisme libéral bien ordonné en suivant le bon exemple donné par les petits Suisses.


Malheureusement, les réactions ne vont pas dans le bon sens.


Ça va mal : les rendements des Bills à 1 et à 3 mois sont revenus hier 24 septembre près de zéro, à zéro virgule pas grand chose pour cent,

Graphique 1 :

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Ces baisses sont historiques, c’est à dire que ces rendements ne sont jamais tombés aussi bas.


Il est indispensable de débloquer la situation rapidement car pour le reste, tout est (à peu près) normal comme l’indiquent en particulier les rendements des Notes à 2 et à 10 ans,

Graphique 2 :

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La situation est plus chaotique dans la zone euro,

Graphique 3 :

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Le choc mondial a provoqué un pic pour les rendements des bons du Trésor français.

La situation continue à se détériorer dans l’indifférence et l’inaction totale des Français et des dirigeants politiques et économiques,

Graphique 4 :

 

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Les erreurs d’analyse économique peuvent avoir des conséquences considérables !


Comme le disaient Milton Friedman et d’autres : c’est pourtant simple



Quelques petites remarques complémentaires…

Aux États-Unis, les fondamentaux sont bons, l’argent est sain.

Les $700 milliards en question dans le plan Paulson sont des pertes qui n’ont pas un caractère définitif car la situation de beaucoup d’établissements financiers peut être redressée sous certaines conditions.

Pour l’essentiel, cet argent ne circule pas et ne correspond pas à de la création monétaire, ce qui n’est pas le cas des €4 500 milliards d’engagements de retraite non provisionnés en France (fin 2004).


Les gnomes de Zurich sont surtout performants dans les nombreux établissements privés indépendants qui ne sont pas cotés. UBS et dans une moindre mesure Crédit Suisse qui sont bien connus, ne sont pas les meilleurs exemples de la finance helvète !

***

par CHEVALLIER
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Mercredi 24 septembre 2008

Gnomes : confirmation et compléments


Je maintiens, confirme et complète ce que j’ai écrit précédemment à propos des gnomes de Zurich


Les établissements financiers helvètes sont (relativement) restés à l’écart des trous d’air de la finance mondiale (à l’exception du gros vilain mouton noir qu’est UBS) grâce aux bonnes règles (interdisant les ventes à découvert) qui ont été adoptées par les autorités boursières et aux bons usages de la profession bancaire en ce pays (s’interdisant les investissements aventureux dans les produits dérivés de l’immobilier).


Les autres places financières se sont considérablement développées (au détriment de la Suisse) mais imprudemment sous la pression des professionnels de la finance qui ont multiplié les produits et les règles selon leurs propres intérêts sans contrôle sérieux de la part des organismes d’État.


Ces organismes étatiques occidentaux sont maintenant obligés d’intervenir pour éviter la propagation de ces désordres financiers au reste de l’activité économique car ils sont brusquement placés devant le fait accompli, à savoir une situation très délicate dans la mesure où les pertes de certains établissements financiers sont considérables.


Pour l’instant, les leçons de cette crise purement financière n’ont pas été tirées : les règles et usages suisses n’ont pas été systématiquement transposés dans les grandes places financières mondiales car les groupes de pression financiers sont très puissants, très influents et très compétents ce qui n’est pas le cas des hommes politiques qui devraient pourtant imposer ces mesures dans l’intérêt de tout le monde.


La gauche plurielle internationale propose les pires solutions : leur propre régulation directe, ce qui serait catastrophique car ce sont ces hommes politiques qui sont responsables de dérives financières autrement plus graves.


En effet, pour ne citer que l’exemple de la France, les engagements de retraite non provisionnés se montaient à €4 500 milliards, soit 3 fois le PIB en 2004, comme l’ont très bien analysé les économistes de Work For All.


Plus récemment, l’État a supprimé une centaine de milliards de dettes de la SNCF fin août 2007.

Personne ne s’en est aperçu et personne n’a dénoncé cette gigantesque fraude, en dehors de moi…



Les dirigeants d’UBS ont accumulé les pires erreurs et manquements (qu’ils n’ont même pas déclaré aux autorités suisses) en intervenant sur les places financières américaines et européennes.

Cliquer ici pour lire un rapport à ce sujet transmis par un lecteur de mon blog.


Cliquer ici pour lire les articles de Work For All
.

 

Cliquer ici pour lire mes billets sur les retraites et fonds de pension.

 

***

  

 

par CHEVALLIER
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Lundi 22 septembre 2008

Greenspan, les gnomes et le libéralisme


Alan Greenspan identifiait bien les causes des erreurs commises par les marchés (il en a fustigé leur exubérance irrationnelle) mais il attendait d’être en position de force (après le déclenchement d’une crise) pour imposer les mesures correctrices indispensables (il s’agissait généralement de faire adopter des règles comptables donnant une image fidèle de la réalité).


Ainsi par exemple, c’est seulement après l’éclatement de la bulle Internet qu’il a obligé les régulateurs comptables à imposer l’enregistrement des écarts d’acquisition dès leur constatation sans pouvoir les amortir sur 10 ou 20 ans comme c’était le cas auparavant.

En effet, jusqu’en 2000, beaucoup d’entreprises ont racheté à prix d’or des dot com dont la valeur s’est révélée nulle par la suite sans en subir les conséquences car les pertes étaient amorties sur une longue période, c’est à dire à un coût quasiment nul, ce qui a fait monter artificiellement et dangereusement les cours de certaines sociétés (ce fut alors la bulle Internet).


Il lui fut plus difficile d’imposer l’enregistrement des stocks options en tant que charges car toute la communauté financière était bien entendu opposée à cette mesure.


Alan Greenspan était très actif, très présent. Il agissait en véritable patron pour orchestrer les bonnes solutions afin d’établir les liens indispensables entre les différentes parties concernées : la Fed, le gouvernement, la SEC, les régulateurs comptables (chapeautés par la FAF, Financial Accounting Foundation) et les opérateurs des marchés.


Ben Bernanke n’est pas intervenu préventivement comme Alan Greenspan l’aurait fait pour dénoncer les dysfonctionnements qui apparaissaient sur les marchés et il est encore peu loquace à ce sujet actuellement, ce qui est admissible car ce n’est pas au président de la Fed de jouer le rôle de super gendarme économique et financier.


Alan Greenspan allait au-delà de ses attributions.


Le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a parfaitement bien réussi dans la tâche qui est la sienne, à savoir la gestion de la masse monétaire de façon à maintenir l’argent sain, premier pilier des Reaganomics, condition nécessaire pour que la croissance soit à son potentiel optimal afin d’assurer le bien-être à long terme des Américains.


Les deux (gros) problèmes qui se posent actuellement ont été mal résolus par d’autres : le gouvernement, la SEC et les régulateurs comptables…


Les solutions sont finalement relativement simples mais comme le secteur financier est très complexe, il est difficile de les trouver par soi-même.

Pour s’en sortir, il suffit de faire comme les cancres : copier sur les meilleurs élèves de la classe économique et financière mondiale, à savoir les petits Suisses.


Les ventes à découvert dites à nu, sans couverture (naked, quand un investisseur vend un titre qu’il n’a même pas emprunté préalablement), sont interdites sur le marché SWX de Zurich.


Aux États-Unis, les dirigeants de la SEC font encore l’erreur monumentale de ne pas prendre une telle décision (ils l’ont limitée dans le temps et pour certaines valeurs seulement).


Par ailleurs, en Suisse, les établissements financiers ont l’obligation… morale ! de ne pas investir dans des produits financiers complexes (dits dérivés) dans l’immobilier car ils savent que, s’ils peuvent être rémunérateurs à court terme, ils présentent trop de dangers potentiels (certaines banques ont subi de lourdes pertes dans la crise immobilière des années 90, ce qui leur a servi de leçon).


Aux États-Unis, la possibilité de cession de paquets de dettes immobilières (émises au départ par la Fannie et le Mac) a eu de graves conséquences à partir du moment où leurs derniers possesseurs n’ont pas trouvé d’acquéreur : le marché est alors devenu illiquide pour reprendre l’expression utilisée trompeusement par les professionnels.


Cette interprétation n’est pas correcte car, si un produit n’a pas d’acheteur, sa valeur est nulle.


De tels produits, achetés et payés $10 milliards par exemple par des établissements financiers (banques et compagnies d’assurance) dans l’espoir de les revendre à un prix supérieur, ont souvent perdu toute valeur à partir d’un certain moment et d’un certain niveau de prix.


Ils auraient alors dû être enregistrés à leur juste valeur potentielle dès la constatation de l’absence d’acquéreur, à savoir : zéro.


Mieux : ils auraient dû être enregistrés à leur juste valeur potentielle, zéro, dès leur acquisition, mais dans de telles conditions, ce marché n’aurait pas pu exister (ce qui aurait été préférable !).


Le problème est qu’aux États-Unis et dans un certain nombre de pays, ces marchés se sont développés car beaucoup de gens (les dirigeants des établissements financiers et les traders) en tiraient des bénéfices considérables.


Il n’y a eu aucun frein, aucune limite si ce n’est le risque de faillite qui n’était pas pris en considération car les revenus encaissés par ces personnes étaient très importants (plusieurs millions de dollars parfois) ce qui leur permettait, fortune faite, de vivre confortablement pendant de longues années, même après la faillite de leur ancien employeur (ce qui montre une fois de plus que la liberté totale prônée par les libertariens est fondamentalement erronée).


Il est difficile d’imposer ailleurs qu’en Helvétie l’obligation morale de ne pas investir dans des produits financiers complexes (dits dérivés) de l’immobilier !


Le gouvernement américain aurait dû identifier ce risque et obliger les régulateurs comptables à prendre les mesures qui s’imposaient, à savoir l’enregistrement pour une valeur nulle de ces dérivés de dettes, condamnant ainsi ce type de produit et de marché (comme en Suisse).


Toute la communauté financière américaine se serait alors dressée contre de telles décisions.

Oui, mais c’est là que se trouve le cœur des enjeux du capitalisme libéral : l’État doit intervenir pour imposer les bonnes règles du jeu (en considération des intérêts de toutes les parties et surtout de la population en général), et non pas laisser faire les seuls joueurs selon les règles qu’ils veulent adopter en fonction de leurs seuls intérêts propres.


Le plan Paulson ne résout pas tous les problèmes posés.


Comme il est impossible de revenir en arrière, les dispositions de ce plan sont moins mauvaises que toutes les autres solutions concevables.

Elles entrent dans le cadre d’un capitalisme libéral bien compris : l’État ne peut qu’intervenir pour éviter la propagation trop dommageable de faillites de certains établissements financiers en reprenant temporairement certains actifs présentement sans acheteurs donc sans valeur.


L’engagement est considérable : $700 milliards qui s’ajoutent aux précédentes interventions, mais il ne s’agit pas de pertes définitives car ces actifs peuvent récupérer leur valeur initiale lorsque les marchés seront repartis dans leur cours normal.


Il s’agit de sortir du patrimoine de certains établissements financiers ces actifs pour en faire supporter les risques par l’État, c’est à dire par les contribuables des États-Unis qui eux seuls peuvent en supporter globalement la charge.


Cette solution est certes inacceptable pour les établissements financiers qui sont restés prudemment en dehors de ces investissements risqués comme Wells Fargo par exemple, mais elle est actuellement indispensable pour les Américains.


George W. Bush aura été incapable d’imposer une politique efficace comme Reagan a pu le faire en son temps.


McCain, très Reagannien, a déjà pris des positions énergiques et pertinentes sur ce problème comme pour d’autres.


Il a déclaré, s’il est élu, vouloir sanctionner les dirigeants de la SEC qui sont responsables d’une partie de ces problèmes.


Les gnomes de Zurich méritent bien leur réputation de meilleurs financiers du monde.


Cliquer ici pour lire le discours de John McCain sur les marchés financiers.

 

***

 

par CHEVALLIER
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Samedi 20 septembre 2008

Après ce premier trou d’air…


Le temps passe vite ! Après l’âge des turbulences est déjà venu celui des trous d’air…

Les rendements des Bills à 1 et 3 mois ont remonté spectaculairement vendredi 19 septembre après leur plongeon historique et impressionnant des deux jours précédents,

Graphique 1 :

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Les rendements des Notes à 2 et 10 ans sont déjà revenus aux niveaux précédant ce premier trou d’air,

Graphique 2 :

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Kif kif pour les taux de Germanie,

Graphique 3 :

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Après ce gros choc mondial, l’écart des rendements entre les bons du Trésor français à 10 ans et ceux de nos voisins teutons est moins pire qu’avant mais il reste élevé : 6,3 %…

Graphique 4 :

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… et celui de nos autres voisins latins est de 17 %,

Graphique 5 :

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Inversement, les indices boursiers ont explosé.


On s’habitue à tout ! Les prochains trous d’air seront plus faciles à absorber.


Certaines personnes ont des difficultés à s’adapter mais d’autres sont très à l’aise en de telles circonstances : McCain devrait prendre comme conseiller économique et financier le patron de Wells Fargo dont le cours a doublé depuis le 15 juillet dernier.


La dernière des journaleux et bonimenteurs : c’est la Grande Dépression de 2008.

***

par CHEVALLIER
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Vendredi 19 septembre 2008

Tout va bien !


Tout va bien, aux États-Unis du moins : les Américains travaillent, gagnent de l’argent et le dépensent, ce qui entretient la croissance du PIB.


Ainsi, au 8 septembre, l’augmentation de l’épargne des Américains n’était que de 6,0 % d’une année sur l’autre, ce qui est exactement dans la tendance baissière récente,

Graphique 1 :

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Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance est a priori de 7 à 8 % en ce 3° trimestre par rapport au précédent en taux annualisé comme je l’ai écrit précédemment,

Graphique 2 :

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Les Américains sont d’excellents économistes : ils ont arrêté d’augmenter leur épargne de précaution dès qu’ils ont compris que le point bas avait été atteint le 18 mars dernier quand B-2 a baissé le taux de base de la Fed à 2,25 %,

Graphique 3 :

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Quoi ?

C’est la pire crise depuis 1929, en pire même !

L’Amérique est au plus profond du gouffre !


C’est l’effondrement de l’empire américain
a dit Vlad Grinkevitch de l'agence RIA Novosti.


Tout va bien, les communistes russes ne changent pas, c’est rassurant la stabilité.

***

 

 

 

par CHEVALLIER
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Vendredi 19 septembre 2008

Zéro


Alan Greenspan l’avait bien dit : la limite la plus basse des taux : c’est zéro !


Effectivement, les rendements des Bills à 1 mois et à 3 mois ont atteint 0,0 % au cours de ces deux dernières séances (17 et 18 septembre), la deuxième décimale étant 1, 2 ou 3,

Graphique 1 :

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Tous les records sont battus, le plongeon est historique,

Graphique 2 :

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Après les cessions massives et précipitées d’actions et autres titres, la demande de ce papier court est très forte, l’offre y répond un peu tardivement : le Trésor américain émet des bons à très court terme, ce qui est logique.


Les marchés fonctionnent donc à peu près normalement si l’on fait abstraction de ce qu’écrivent et disent...


Comme je l’ai écrit précédemment, certains dysfonctionnements ont transformé les turbulences en trous d’air.


C’est déjà la chasse aux bonnes affaires pour des investisseurs avisés comme l’a déclaré judicieusement hier Richard Kovacevich, président de la banque américaine Wells Fargo.


Toutefois, toutes les incertitudes ne sont pas levées. Il est difficile de déterminer exactement le point le plus bas.

***

 

par CHEVALLIER
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Vendredi 19 septembre 2008

Autodestruction destructive


L’écart entre les rendements des bons du Trésor à 10 ans français et allemands est monté à 8,3 % hier jeudi 18 septembre en fin de séance américaine, d’après les données Reuters,

Graphique 1 :

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… et celui des bons italiens à 21,1 %

Graphique 2 :

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Tous les records sont battus !


Schumpeter a imaginé le concept de la destruction créatrice, les heureux Euro-zonards celui de l’autodestruction destructive : plus ils se détruisent eux-mêmes, plus les destructions induites sont importantes.


En Europe, seuls les petits Suisses s’en sortent en grands vainqueurs car l’argent y est sain : l’augmentation de la masse monétaire y est faible, la croissance à son potentiel optimal, le taux de chômage au plus bas ainsi que les taux d’intérêt.


L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics.


À ma connaissance, je suis le seul en France et en français à aborder ces problèmes qui ont été bien analysés jadis par Milton Friedman et qui sont bien identifiés et exploités par des investisseurs avertis hors de France…


Une fois de plus, le manque de culture économique élémentaire fait des ravages en France et dans la Vieille Europe antilibérale.

***

par CHEVALLIER
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Jeudi 18 septembre 2008

Déficit de la balance commerciale de la zone euro


Le solde des échanges extérieurs de la zone euro se détériore au fil des mois comme l’indiquent les chiffres publiés par Eurostat hier 17 septembre, mais personne n’en parle…


Sur les 6 premiers mois de l’année 2007, la balance commerciale de la zone euro était excédentaire : + 13,6 milliards d’euros…

… mais sur la même période de l’année 2008, elle est déficitaire de 14,9 milliards d’euros.


Eurostat publie les chiffres des variations des exportations et des importations en pourcentage d’une année sur l’autre, mais pas celui concernant le solde de la balance commerciale car il est trop mauvais : il baisse de… 210 % (l’emplacement où devrait se trouver ce chiffre est vide !).


Les heureux Euro-zonards ne doivent pas connaître cette triste vérité.

Eurostat, c’est pire que la Pravda du temps de l’URSS !


Comme je l’ai déjà écrit, les pays déficitaires sont de plus en plus déficitaires :


France : - 31,9 milliards
d’euros en 2008 contre – 19,6 milliards en 2007 pour le 1° semestre,

Espagne : - 50,2 milliards contre 45,0.


… alors que les pays excédentaires sont de plus en plus excédentaires :


Allemagne : 103, 2 milliards en 2008 contre 97,0 en 2007,

Pays-Bas : 21,8 milliards contre 19,7.


Dans ce système de changes fixes non modifiables, les économies des pays de la zone euro divergent alors que dans le système de changes flexibles antérieur, elles convergeaient.


Pire : les déficits des pays déficitaires augmentent plus vite que les excédents des pays excédentaires !


Heureusement, les États-Unis sont au plus profond du gouffre, ce qui permet à tous les journaleux et bonimenteurs d’en parler abondamment…


Lire mon billet précédent à ce sujet… et les autres, plus anciens, où je posais déjà ce problème…

***

par CHEVALLIER
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Jeudi 18 septembre 2008

Des turbulences aux trous d’air


Après de fortes turbulences, les marchés financiers sont secoués par de gros trous d’air !

Finalement, tout est peut-être assez simple…


Les trous d’air actuels apparaissent comme le résultat du télescopage entre plusieurs causes.


D’abord, les marchés ont été complètement pris à contre pied par la baisse des indices boursiers à partir du 19 mai à la suite de la décision de W. d’intervenir militairement en Iran.


Beaucoup d’investisseurs (des institutions financières comme des banques et des sociétés d’assurance) ont investi dans des actions car ils anticipaient logiquement la reprise de la croissance aux États-Unis.


La stagnation des cours les a placés dans une situation fragile au point que beaucoup d’entre eux ont été obligés de vendre précipitamment des actions, ce qui a accentué le mouvement de baisse générale.


Par ailleurs, des opérations très contestables comme les ventes à découvert portant sur des montants très importants par des gérants de fonds spéculatifs ont accentué ces mouvements de baisse des indices boursiers.


Les fortes turbulences se sont transformées en gros trous d’air cette semaine avec le panurgisme des opérateurs sur les marchés mondialisés, les journaleux et bonimenteurs habituels en rajoutant une grosse louche, évidemment !


Le résultat est impressionnant avec la chute d’établissements financiers centenaires très importants qui paraissaient inamovibles, voire éternels.


La sortie d’une telle situation se fait par quelques mesures très techniques mises en œuvre en particulier par les banques centrales.


Ainsi par exemple, elles mettent à la disposition d’établissements financiers en difficulté des liquidités à très court terme en contrepartie de prises en pension de titres, ce qui a pour effet de faire retomber le taux interbancaire à 2 %, c’est à dire au niveau du taux de la Fed.


La SEC intervient (trop tard et insuffisamment) pour obliger les fonds spéculatifs à rendre publiques leurs ventes à découvert.


Comme en 2003, W. attend beaucoup trop longtemps pour donner le feu vert final à une intervention militaire.


Cette attente semble lui être imposée par les militaires qui veulent minimiser les risques, mais elle crée des dommages considérables aux États-Unis et ailleurs dans le monde.


Comme je l’ai écrit depuis fin juin début juillet : tant que W. n’aura pas donné son accord pour une intervention militaire en Iran, les indices actions resteront à un niveau très bas.


Le problème est que les plus bas sont encore plus bas qu’avant !

Plus cette intervention militaire aura lieu rapidement, mieux ce sera…


Contrairement aux informations alarmistes répandues par les médias, la croissance du PIB aux États-Unis poursuit sa tendance haussière, indépendamment des trous d’air des marchés financiers.


Les marchés actions plongent, les capitaux se réfugiant sur les bons du Trésor à très court terme dont les prix montent et les rendements baissent comme ils ne l’ont jamais fait,

Graphique 1 :

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Les Notes à 2 ans et à 10 ans suivent la même tendance,

Graphique 2 :

Cliquer ici ou sur le graphique pour l’agrandir.


Les marchés européens suivent eux aussi la même tendance,

Graphique 3 :

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Et dans ce choc mondial, la dévaluation potentielle du franc français par rapport au Deutschemark a encore augmenté hier 17 septembre à 7,8 %

Graphique 4 :

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Petits rappels…


Les injections de liquidités par les banques centrales sont faibles par rapport au marché interbancaire qui est de l’ordre de €2 000 milliards par jour dans la zone euro et de $5 000 milliards aux États-Unis.


Ces injections de liquidités ne sont que des transferts de capitaux qui passent des portefeuilles d’établissements financiers en bons du Trésor puis aux banques centrales pour finir chez d’autres établissements financiers en difficulté.


Il n’y a pas de création monétaire dans ce processus
.

Il n’y a que de fortes turbulences et de gros trous d’air…

***

par CHEVALLIER
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