Dimanche 7 septembre 2008

Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas


Ce qu’on voit, c’est une chute des actions, à cause des problèmes des banques.

Le capitalisme est atteint en son cœur, dixit le camarade Sarko.

Les États-Unis sont au plus profond du gouffre, c’est la pire crise depuis

Tous les journaleux et bonimenteurs sont unanimes.


Ce qu’on ne voit pas, ou mal, ce sont les fondamentaux qui sont excellents : pas de création monétaire, l’argent est sain, c’est le premier pilier des Reaganomics.


Certes, des banques ont fait de mauvaises opérations (dans le sub-prime) qui leur ont fait perdre beaucoup d’argent : $500 milliards d’après le chiffrage de John Mauldin.


Citigroup a perdu $55 milliards !

Oui mais cette banque avait fait $30 milliards de bénéfices avant impôts en 2005 et 2006.

Sur ces 3 années, la situation est encore positive.


Citigroup, comme beaucoup d’autres banques, a supprimé des milliers d’emplois (plus de 100 000 licenciements dans le secteur financier depuis le début de 2008).

Ces gains de productivité sont considérables et la rentabilité de ces établissements sera bientôt à nouveau très élevée.


Les Américains profitent toujours d’une crise pour rebondir.


C’est la destruction créatrice de Schumpeter.



Vendredi 5 septembre, les indices actions ont plongé en séance pour se redresser en fin de journée.

Les rendements des Bills à 3 mois ont finalement augmenté, mais la tendance est toujours baissière depuis le vendredi 13 juin,

Graphique 1 :

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Les rendements des Notes à 2 ans et à 10 ans sont sur les mêmes tendances, en attendant que W. daigne donner le feu vert à une intervention militaire en Iran,

Graphique 2 :

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Il faut savoir distinguer les fluctuations contingentes des tendances lourdes…

***

par CHEVALLIER
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Dimanche 7 septembre 2008

Altius


Toujours plus haut : la dévaluation de la lire italienne par rapport au Deutschemark a atteint 16,7 % vendredi 5 septembre en fin de séance américaine,

Graphique 1 :

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Et celle du franc français par rapport au DM de 5,7 %

Graphique 2 :

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Ces dévaluations potentielles signifient que, si ces pays décidaient de sortir de l’euro-système, de rétablir leur propre monnaie et d’adopter un système de changes libres tel qu’il existait avant l’adoption de l’euro, les marchés abaisseraient la parité de la lire et du franc par rapport au DM à ces niveaux.


Dans ces conditions, l’équilibre économique serait alors réalisé, les entreprises françaises pouvant exporter en bénéficiant d’une baisse de leurs prix de 5,7 % par rapport à la situation actuelle, les déficits de la balance commerciale se résorberaient, l’activité serait stimulée par la demande extérieure, la croissance repartirait donc par le simple jeu des marchés, le pouvoir d’achat des Français augmentant, le chômage baissant…


C’est simple, comme le disait Milton Friedman


Par ailleurs, la BCE a relevé son taux de base début juillet à 4,25 %, ce qui a été finalement une mauvaise solution dans la mesure où les rendements des Treasuries ont baissé à partir du vendredi 13 juin, jour où les intervenants sur ces marchés ont pris en considération la décision de W. d’intervenir militairement en Iran.


Dans ces conditions, la courbe des taux est inversée, ce qui signifie que la croissance dans la zone euro sera nulle, voire négative dans les mois à venir,

Graphique 3 :

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Le maître du jeu (des marchés internationaux) n’est pas la BCE ni les Euro-zonards, mais les Américains, c’est à dire la Fed, le président des États-Unis, les marchés américains.


On ne joue pas contre un grand maître, mais avec lui.

Graphique 4 :

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L’écart entre les rendements des bons du Trésor à 10 ans et à 2 ans indique le potentiel de croissance dans les mois à venir : il est nul dans la zone euro, très élevé aux États-Unis,

Graphique 5 :

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Les solutions pour sortir de ce marasme euro-zonard sont simples : sortir de l’euro-système et mettre en place un système de fonds de pension comme l’Irlande, ce qui présente le double avantage de diminuer le taux des prélèvements obligatoires et d’éponger une partie de la masse monétaire excédentaire.


Malheureusement, les Euro-zonards ne voudront jamais mettre en œuvre ces deux mesures.

Tant pis pour eux ! Tant pis pour nous !


C’est l’économie, c’est simple, stupide mais vital !

***

par CHEVALLIER
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