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Samedi 1 décembre 2007 6 01 /12 /Déc /2007 18:33

Questions / réponses 10 et autres

Merci aux honorables lecteurs de ce blog pour leurs questions et leurs commentaires, voici mes réponses et quelques digressions…

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Les déclarations de Sarko à la télé étaient intéressantes car elles montrent qu’il n’est qu’un homme politique qui ne comprend rien aux problèmes économiques les plus élémentaires, et le plus grave est que ses conseillers sont comme lui !

Si les lecteurs de ce blog sont intéressés par mon opinion, je précise…

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Sarko a annoncé une idée géniale : il veut indexer les loyers sur un nouvel indice pour qu’ils augmentent moins vite.

Conséquence : les revenus des propriétaires augmenteront moins vite que les coûts.

Comme les investissements immobiliers seront moins rentables, ils baisseront !

L’offre de logements baissera, mais comme la demande augmentera, les prix et les loyers augmenteront !

Sarko et ses conseillers sont incapables de faire correctement un raisonnement économique élémentaire de 3 lignes !

Impressionnant et catastrophique !

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Le candidat Sarko avait fait une proposition géniale lors de la campagne présidentielle : supprimer tous les prélèvements obligatoires sur les heures sup’ !

Après négociations avec les syndicats, cette promesse électorale s’est transformée en réglementations effarantes compliquant encore plus l’usine à gaz que constitue l’établissement de la paie en France.

Sarko veut que les salariés puissent gagner de l’argent en faisant des heures sup’ mais jamais lui ni ses conseillers n’ont pensé que les salariés ne font des heures sup’ que lorsque les heures normales ne suffisent pas à satisfaire les commandes, or, comme la croissance ralentit très fortement, la charge de travail diminuera et les heures sup’ nouvelles seront rares.

Les heures de travail ne dépendent pas de la volonté des patrons mais de la demande.

Sarko et ses conseillers ne comprennent pas ces évidences !

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Dans un rapport remis à François Fillon, le Conseil d’orientation des retraites (Cor) évalue le déficit des retraites publiques à € 25 milliards en 2020 (dans des hypothèses optimistes). 
Un peu énervé, François Fillon a déclaré un jour que la France était en faillite ! propos démentis d’un sourire par Sarko qui oublie que le rapport Pébereau évaluait les engagements de retraites non provisionnés des fonctionnaires à € 900 milliards fin 2004, soit € 4 500 milliards pour la France entière, 3 fois le PIB !

La seule solution pour s’en sortir serait d’adopter un système de fonds de pension selon la formule que je préconise, mais dans cette perspective, Sarko arriverait à négocier avec les syndicats et les partis de gauche pour dénaturer complètement ces fonds de pension pour les transformer en usines à gaz combinant par exemple retraite par répartition et caisses de retraite par points, formule déjà défendue par des libéraux comme Alain Madelin et Jacques Bichot…

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Pour moi, 6 mois de Sarko, c’est : 2,75 % de dévaluation du franc !

5 ans, c’est : 10 semestres…

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zorro sur l'article Question à la BCE : Compte tenu de votre analyse, j'ai le sentiment que même la stricte application des critères de Maastricht ne suffit pas pour garantir la pérennité de l'Euro. Est-il quand même envisageable (du strict point de vue technique) d'ajouter des critères suffisamment contraignants ?

2 problèmes se posent : d’abord, si les règles comptables étaient respectées, il n’y aurait pas cette augmentation trop importante de M3 car les dettes de retraite seraient comptabilisées, ensuite, il manque a priori effectivement un critère : il faudrait prendre en compte l’évolution de la productivité globale qui devrait être la même dans tous les pays membres, ce qui est impossible à réaliser ! Donc l’euro est appelé à disparaître un jour…

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zorro sur l'article Nicolas Sarkozy et l’économie : Si on baisse les prélèvements, on diminue les recettes et on arrête pas de nous expliquer que c'est pas possible à cause du déficit et de la dette. Pourriez-vous nous expliquer comment cette baisse de prélèvements joue sur ces déficits ? La création de fonds de pension ne nécessite t-elle pas un peu plus de croissance ?

Dans la solution que je présente (cf. mon dossier), les prélèvements obligatoires de retraite actuels sont remplacés par des versements qui n’ont plus un caractère obligatoire tout en assurant le paiement de pensions de retraite. 
Il y a donc baisse des prélèvements obligatoires sans augmentation des déficits, et même une baisse de ces déficits publics puisque cette baisse des prélèvements obligatoires augmente la croissance. 
L’Irlande a adopté une telle formule qui a permis de maintenir la croissance du PIB à 5 % !

Par ailleurs, les modifications de la fiscalité décidées par Sarko sont trop faibles pour produire des effets positifs.

***

 

Par CHEVALLIER
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Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /Nov /2007 10:12

Nicolas Sarkozy et l’économie

Les Français attendaient d’abord et avant tout du nouveau Président élu qu’il fasse repartir la croissance pour faire baisser le chômage, augmenter les revenus et le pouvoir d’achat.

6 mois après l’élection présidentielle, ils ne constatent aucune amélioration et les perspectives pour les mois à venir sont mauvaises.

Au cours de sa conférence de presse hier 29 novembre, il a montré qu’il n’était qu’un homme politique typiquement français pour lequel l’univers se limite à des réunions avec des syndicats ou des partis de gauche au cours desquelles se déroulent des négociations.

Il n’a jamais élaboré une seule fois une argumentation de nature économique cohérente.

En 2002, pour faire repartir la croissance, George Bush, sur l’avis de ses conseillers, a fait baisser les impôts des Américains (et aussi, en fait, ceux des sociétés) selon les théories éprouvées des Reaganomics, ce qui a fait repartir la croissance.

Rien de tel avec Nicolas Sarkozy.

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Pour faire repartir la croissance sur un rythme de 5 %, la seule solution est de baisser le taux des prélèvements obligatoires, et pour cela la meilleure solution est d’introduire un système de fonds de pension selon les modalités que je préconise.

Selon un sondage CSA publié par Le Parisien, presque la moitié des Français sont favorables à un système de fonds de pension bien que personne ne leur en parle clairement.

Pourquoi Nicolas Sarkozy n’engage-t-il pas cette réforme indispensable qui ne léserait a priori personne et qui n’aurait que des effets positifs ? et qui le ferait passer dans l’Histoire pour avoir su restaurer la croissance en France après 3 décennies de marasme !

Lire : Historique ? et mon dossier sur les fonds de pension.

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En fait, Nicolas Sarkozy et ses conseillers n’ont aucune culture économique comme la plupart des Français, et il ne comprend même pas les problèmes qui se posent.

Pire : il veut faire baisser les prix dans les grandes surfaces ! alors qu’elles ne dégagent pas de bénéfices en France bien que le secteur de la grande distribution français soit l’un des plus performants dans le monde (Carrefour est n° 2 mondial).

Baisser les prix dans les grandes surfaces handicaperait davantage les grands distributeurs et les producteurs, et risquerait d’alimenter la déflation, ce qui serait catastrophique.

Même chose pour le logement.

Pour diminuer les prix des logements, il ne sert à rien de modifier l’indice de la hausse des loyers : il faut augmenter l’offre en diminuant les réglementations qui interdisent de construire.

Déréglementer, libéraliser, telle est la meilleure solution pour favoriser la construction de logements répondant à la demande et d’en diminuer les prix.

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Nicolas Sarkozy aurait pu entrer dans l’Histoire…

Il sera confronté à de gros problèmes et ce sera pire pour les Français !

C’est l’économie, stupide !

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Par CHEVALLIER
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /Nov /2007 17:51

Question à la BCE

Le premier pilier de la stratégie de la politique monétaire de la BCE est de contenir la croissance de la masse monétaire M3 en dessous de 4,5 % d’une année sur l’autre.

Cet objectif fondamental est clairement mentionné dans le bulletin de novembre 2000 de la BCE page 41 box 2 (en anglais) : http://www.ecb.int/pub/pdf/mobu/mb200011en.pdf.

Or, cette obligation n’a été respectée que pendant 6 mois depuis la création de l’euro : de février à mai 1999 et en novembre et décembre 2000 !

Graphique 1 :

(cliquer ici pour agrandir le graphique)

Pendant 9 ans, en dehors de ces 6 mois, l’augmentation de M3 a toujours été supérieure à la limite imposée de 4,5 %.

Les dirigeants de la BCE ne respectent pas leur principale obligation. Pourquoi ?

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L’augmentation de M3 doit être inférieure à 4,5 % car cette limite est le résultat de l’addition du taux optimal de croissance du PIB réel de 3,0 % et d’une inflation de 1,5 %.

La croissance optimale du PIB à 3 % est elle-même le résultat de l’addition des gains de productivité qui sont de 2,5 % sur le long terme (par référence au taux observé aux Etats-Unis) et d’une augmentation de la population de 0,5 %.

L’inflation doit être contenue entre des limites supérieures (moins de 2,0 %) et inférieures : plus de 1,0 % car en dessous de ce niveau, les risques déflationnistes sont importants.

Dans l’idéal, l’inflation doit donc fluctuer autour de 1,5 %.

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L’augmentation trop forte de M3 est due aux engagements de retraite qui ne sont pas provisionnés dans la plupart des pays de la zone euro.

De l’argent non gagné circule : M1 représente 43 % du PIB contre 10 % aux Etats-Unis.

La croissance du PIB est donc artificiellement dopée par ces revenus distribués indûment, ce qui crée une bulle qui propulse l’euro à des sommets par rapport au dollar américain et qui entretient l’inflation au dessus de sa limite de 2 %.

Comme les causes réelles et profondes du dérapage de M3 ne sont pas identifiées officiellement par la BCE, les désordres vont s’accentuer à l’avenir.

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Ce premier pilier de la politique monétaire de la BCE valide ma loi sur la masse monétaire libre qui précise la relation entre la variation de M3 et la croissance du PIB.

La variation de la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à celle de la masse monétaire libre qui est la différence entre l’augmentation de la masse monétaire M3 en données courantes et (moins) le taux de croissance du PIB réel.

C’est la variation de cette masse monétaire libre qui est importante : quand elle augmente, la croissance du PIB diminue, et inversement.

Graphique 2 :

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Merci à Paul Vreymans, un des économistes de Work For All, qui a fait remarquer que la BCE ne respectait pas l’obligation qui lui était faite de contenir l’augmentation de M3 sous 4,5 %.

Question subsidiaire : pourquoi suis-je le seul à traiter de ce problème ? … qui est pourtant fondamental pour les Euro-zonards.

La croissance fantastique du Japon des années 60 à 80 a été stoppée par de tels dérapages monétaires, et la zone euro subit le même sort…

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Par CHEVALLIER
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Mercredi 28 novembre 2007 3 28 /11 /Nov /2007 22:45

Dévaluation du franc français de 2,75 % !

Le franc français a été dévalué de 2,75 % cet été !

C’est sérieux ! Ce n’est pas une blague !

Explications…

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Beaucoup de dollars américains (US$) sont changés en euros depuis 2001.

Ils sont investis en partie en bons du Trésor qui sont le refuge habituel en cas de turbulences boursières.

Or il n’existe pas d’Euro-Trésor mais des Trésors publics dans chacun des pays membres.

Les investisseurs ont donc des créances sur le seul Etat membre dont ils ont acheté des bons.

En prévision d’un éclatement possible de l’euro-système les investisseurs préfèrent avoir pour débiteur l’Etat allemand car il paiera en DeutscheMark (DM) qui est traditionnellement une monnaie forte.

Le Bund allemand est donc très demandé, les prix des contrats montent et les rendements baissent.

Inversement, la demande est faible pour les bons italiens qui seraient payés en lires en de telles circonstances.

Les prix de ces bons italiens sont donc inférieurs à ceux du Bund et leurs rendements sont supérieurs à ceux du Bund.

Les bons du Trésor de référence, les 10 ans, sont donc des quasi monnaies par anticipation des pays membres.

Les marchés les ont rétablies spontanément cet été par anticipation !

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Les écarts (en pourcentage) entre les rendements des bons des Trésors des pays membres et le Bund donnent le niveau de la dévaluation de ces monnaies par rapport au DM qui est la monnaie de référence.

Ainsi, la dévaluation du franc français est de 2,75 % depuis le début du mois de septembre.

Graphique 1 : 

 (cliquer ici pour agrandir le graphique)

Au 26 novembre, la lire italienne était dévaluée quasiment de 8 % et le franc belge de 5 %.

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La crise du sub-prime a fait affluer des US$ dans la zone euro cet été 2007, et ces investisseurs avisés ont provoqué une accélération des variations des parités monétaires anticipées des pays membres.

Ainsi, l’écart entre le franc français et le DM qui était faible jusqu’à mi-juin a brusquement augmenté dans les semaines suivantes avec la crise du sub-prime pour se stabiliser, provisoirement.

Graphique 2 :


(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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L’euro-système est un système de parités fixes comparable à celui de Bretton-Woods comme l’a fort bien analysé le docteur Bernard Trémeau.

Les écarts de productivité entre les pays créent des disparités qui font éclater à terme les parités fixées quelques années auparavant.

Tout système de parités fixes est appelé à éclater.

Au départ, la bulle est petite, puis elle s’amplifie et éclate en crise…

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D’après une dépêche Reuters du 27 novembre, Benoît Coeuré, directeur général de l'Agence France Trésor, attribue l’écart des rendements des bons français et allemands à des dysfonctionnements de la plate-forme de transactions MTS.

Les dirigeants de l’AFT sont donc aussi incompétents que ceux de la BCE…

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Par CHEVALLIER
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Mercredi 28 novembre 2007 3 28 /11 /Nov /2007 18:17

Zone euro : la situation se dégrade

La masse monétaire M3 de la zone euro augmentait de 12,3 % d’une année sur l’autre en octobre d’après la BCE : http://www.ecb.int/press/pdf/md/md0710.pdf

L’augmentation de M3 n’a jamais été aussi importante !

Graphique 1 : 



 (cliquer ici pour agrandir le graphique)

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Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à l’augmentation de la masse monétaire M3, la croissance du PIB est proche de zéro dans la zone euro avec des situations variables d’un pays à l’autre : la croissance sera faible en France.

Graphique 2 

 (cliquer ici pour agrandir le graphique)


Le taux de croissance retenu ici, 2 % pour le 3° trimestre 2007 est anormalement élevé car il est tiré par la forte croissance des pays émergents pour lesquels l’industrie allemande fournit des biens d’équipement. 
La croissance endogène de la zone euro est en fait inférieure à ces valeurs. 
Sans les pays émergents, la croissance serait à zéro, comme en 2001 et 2003.

Pour le 4° trimestre 2007, le taux de croissance retenu ici est de 1,5 %.

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Cette augmentation de M3 est due à celle de l’agrégat M2-M1 qui augmente de 104 milliards d’euros en octobre ce qui signifie que les euro-zonards augmentent leur épargne de 17 % d’une année sur l’autre car ils anticipent une dégradation de leur situation dans un avenir proche (M2-M1 n’augmentait que d’une quarantaine de milliards au cours des mois précédents, ce qui était déjà beaucoup).

L’augmentation de M2-M1 est de 8 % seulement aux Etats-Unis, ce qui est considéré comme élevé et inquiétant !

Graphique 3 :

(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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L’agrégat M3-M2 (qui représente les trésoreries des entreprises de la zone euro) augmente peu en un mois, ce qui signifie que les entreprises continuent à gagner normalement de l’argent.

L’augmentation de la masse monétaire M3 ne signifie pas que l’inflation augmente du fait qu’il y a davantage d’argent en circulation : M3 a augmenté de 136 milliards d’euros en octobre par rapport au mois précédent, mais il n’y a que 21 milliards d’euros en plus en circulation en M1 (+ 7 % en un an), ce qui est peu inflationniste (M1 est l’argent que les Euro-zonards ont dans leurs portefeuilles et sur leurs comptes courants).

Ce qui est inquiétant dans cette masse monétaire de la zone euro, c’est l’hypertrophie de M1 (qui provient de l’argent non gagné) qui se monte à 3 838 milliards d’euros contre 1 350 milliards de dollars aux Etats-Unis !

Les dirigeants de la BCE donnent l’impression de ne pas maîtriser la problématique de la politique monétaire.

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Les engagements de retraite ne sont pas comptabilisés dans un certain nombre de pays de la zone euro : c’est de l’argent non gagné qui crée cette hypertrophie de la masse monétaire qui provoque l’inflation.

Les Etats membres devraient y mettre fin, mais certains comme la France ne le feront pas.

La BCE devrait augmenter ses taux pour ralentir la croissance, donc l’inflation, mais cette décision sera difficile à prendre !

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Par CHEVALLIER
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Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /Nov /2007 18:39

Questions / réponses 9

Merci aux honorables lecteurs de ce blog pour leurs questions et leurs commentaires, voici mes réponses… avec toutes mes excuses car elles sont un peu tardives !

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@ Franck Boizard : Quand je propose de pomper, il ne s’agit pas d’entrer frauduleusement sur un site, mais de voir les informations publiées et disponibles, sur mon blog par exemple, et d’en tirer les conclusions : le collapsus annoncé se produit, les taux tombent. Les analyses techniques de Fred Rabeman sont très puissantes car elles dégagent les grandes tendances longtemps à l’avance…

A propos du corporatisme, la situation est pire aux Etats-Unis qu’en France où les assurances santé et les fonds de pension dépendent de l’entreprise, ce qui n’empêche pas les Américains d’être très libéraux et de bien comprendre et résoudre les problèmes économiques !

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@ Zorro : Pour les gains de productivité, je me réfère aux données des décennies passées car c’est une base certaine et fiable, et bien entendu, il n’est pas certain qu’ils seront aussi élevés à l’avenir !

Pour le métro : peu importe les prix des billets, ce qui est important, c’est l’équilibre des comptes, et il est assuré à New York sans subventions.

Pour les classements des pays par le PIB par tête, les résultats sont les mêmes en parités de pouvoir d’achat : table 3 http://www.oecd.org/dataoecd/53/21/39654320.pdf

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@ Lionheart : De 2003 à 2005, Boeing a déclaré payer $ 212 millions d’impôts sur les bénéfices pour $ 5 279 millions de résultats avant impôts, soit un taux d’imposition moyen de 4 % ! Comme les entreprises américaines sont loin de payer le montant des impôts qu’elles déclarent, le chiffre que vous rapportez d’un taux réel d’impôts de 0,7 % est tout à fait crédible !

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Sur le problème du passage du système actuel aux fonds de pension, je pense avoir répondu aux questions posées dans mes différents billets, cf. le billet : Historique ?

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Sur la recherche : les dépenses de R&D de l’Irlande sont de 1,2 % du PIB contre 2,1 % en France et 1,85 % dans l’Union Européenne, source Eurostat. Quand j’écris que les dépenses de recherche publique n’augmentent pas la richesse des nations, ce n’est pas une affirmation fantaisiste mais argumentée. Lisez mon billet sur Caterpillar : cette entreprise a augmenté considérablement sa productivité en supprimant des emplois tout en augmentant son chiffre d’affaires ! le problème est de le faire dans les entreprises ordinaires comme Danone, Carrefour, etc.

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@ Paul-Henri Cahier : il y aura bulle sur l'€ s'il monte à 1.55 sous quelques semaines... dixit Fred Rabeman, ce sera le début de la chute de l’euro…

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@ amaury : Les économistes de Work For All ont très bien expliqué que le seul moyen d’avoir une croissance de 5 % en France est de baisser le taux des prélèvements obligatoires, et je précise que le plus important et le plus facile est d’adopter les fonds de pension, ce qui ferait baisser ce taux de 12 %, selon la solution que je préconise, tout le reste est littérature…
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Par CHEVALLIER
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Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /Nov /2007 12:34

Crise, collapsus, crash, croissance et récession

La crise du sub-prime provoque un collapsus sur les marchés actions.

Les taux plongent : le rendement du 10 ans est tombé hier 26 novembre sous la barre des 4 % et le 2 ans sous les 3 % aux Etats-Unis car en de telles circonstances les capitaux se réfugient toujours sur l’obligataire public.

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Graphique 1  :



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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Au départ, la faute est celle d’Alan Greenspan qui a relevé trop tard le taux de base de la Fed, et trop lentement, ce qui a provoqué une reprise trop forte de la croissance du PIB, ce qui a été inflationniste.

Pour corriger cette erreur initiale, la Fed a relevé ses taux trop haut, à 5,25 % et les y a maintenus trop longtemps à ce niveau, ce qui provoque un très fort ralentissement de la croissance du PIB qui est proche de zéro (cf. mon billet précédent) et qui sera négative au 1° trimestre 2008.

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Graphique 2 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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Au cours de cette longue période de croissance, une bulle s’est formée sur le marché du sub-prime qui a commencé à éclater en août dernier.

Malheureusement, les autorités monétaires ne l’ont pas décelée et ensuite, elles n’ont pas fait respecter les règles qui s’imposaient, à savoir : enregistrer au plus tôt toutes les pertes.

Seuls $50 milliards sur $200 (Christian Noyer les évalue à $250 milliards !) sont actuellement comptabilisés en pertes par les banques et autres établissements financiers.

Cette crise limitée au départ va s’aggraver dans les prochains jours pour se transformer en crash d’ici… le 7 décembre d’après les prédictions de Fred Rabeman !

Elle se prolongera tant que cette bulle n’aura pas complètement éclaté, et elle va accentuer le ralentissement de la croissance du PIB qui se transformera aux Etats-Unis en une récession au début 2008.

Face à cette situation, les membres du FOMC risquent de faire encore une erreur en baissant trop leur taux de base, sous leur taux neutre de 4,25 %, ce qui fera repartir la croissance et l’inflation qui devra être combattue ultérieurement en relevant les taux de la Fed !

Ainsi, d’erreurs en erreurs, la Fed crée des cycles où se succèdent des périodes de croissance trop forte et de récessions.

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Le 10 ans américain est tombé hier 26 novembre sous le 10 ans allemand !

Graphique 3 :



(cliquer ici pour agrandir le graphique)
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Cette situation complique la tâche de la BCE qui peut difficilement maintenir son taux de base à 4 % ni le relever (pour lutter contre l’inflation) ni le baisser (pour l’aligner sur celui de la Fed, ce qui accentuerait l’inflation) ! Dans tous les cas, les conséquences seront négatives.

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De l’argent non gagné, unearned money, est créé à partir du sub-prime. En effet, ce marché fonctionne comme une chaîne : le vendeur de titres gagne de l’argent, l’acheteur espère en gagner en les revendant, les intermédiaires bénéficient de commissions très rémunératrices jusqu’au jour où il n’y a plus d’acheteur, ce qui s’est produit cet été.

Les autorités monétaires auraient dû faire respecter les règles qui s’imposent : puisque ces titres n’ont pas d’acheteur, leur valeur est nulle et le prix d’achat de ces titres doit être enregistré en pertes.

Le problème est que les dirigeants des banques ne veulent pas enregistrer ces pertes, et ils ont suffisamment d’influence pour empêcher les autorités de les y obliger.

Les dirigeants des banques centrales qui connaissent très bien ces problèmes ne veulent pas prendre les bonnes décisions par connivence avec les dirigeants des banques.

$200 à $250 milliards d’argent non gagné sèment le désordre et vont provoquer une récession. Les Américains en subiront les conséquences négatives.

La Fed aurait dû défendre leurs intérêts. Ben Bernanke n’a pas su trouver les bonnes solutions alors qu’Alan Greenspan savait imposer les siennes quand il le fallait.

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Les produits dérivés sont eux aussi à l’origine d’argent non gagné (unearned money) et cette bulle n’a pas encore pris d’importance pour l’instant.

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Ces problèmes ne peuvent se comprendre qu’en intégrant les conclusions de bons analystes techniques comme Fred Rabeman car le jeu des bulles et des crises échappe à l’analyse économique habituelle.

La combinaison de ces analyses alimente la spéculation gagnante.

Je prédits avec Fred Rabeman depuis un certain nombre de mois ce collapsus et cette baisse de la croissance qui conduit à une récession, mais comme l’économie américaine est forte, l’échéance en a été retardée.

Voir son site : http://www.maestrade.com

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Par CHEVALLIER
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Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /Nov /2007 18:02

Faible croissance, pas de crise

La croissance aux Etats-Unis est faible mais il n’y a pas de crise générale, en dehors de la crise très limitée du sub-prime.

M2-M1 augmente aux alentours de 8 % depuis fin mars mais pas davantage, ce qui signifie que les Américains anticipent une croissance très faible. 

Graphique 1 :  

20071126USM2M1-copie-1.gif

 (cliquer ici pour agrandir le graphique)
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Comme précédemment, le taux de croissance du PIB serait aux alentours de 0,5 % au 4° trimestre par rapport au précédent en taux annualisé, soit 2,2 % d’une année sur l’autre.

La ligne de tendance est bien descendante !

Graphique 2 : 

 (cliquer ici pour agrandir le graphique)

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La croissance des chiffres d’affaires et des bénéfices est et sera très faible. C’est la conséquence du maintien des taux trop élevés de la Fed à 5,25 % pendant trop longtemps.

Le taux actuel de la Fed de 4,5 % est proche du taux neutre de 4,25 % pour une croissance optimale sans inflation.

La faible croissance américaine se répercute dans le reste du monde, et en particulier en France qui est handicapée en outre par un euro fort.

***




Par CHEVALLIER
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Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /Nov /2007 15:27

Analyse financière

Récapitulatif des billets publiés à ce jour sur mon blog jpchevallier.com sur l’analyse de la situation financière d’un certain nombre d’entreprises, en attendant ceux que je publierai ici et la reprise de ceux que j’avais publiés sur mon ancien blog que Guy Millière  et sa bande de margoulins ont supprimé fin juillet…

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Caterpillar

Caterpillar a considérablement amélioré sa rentabilité en 2003 et 2004 pour atteindre un très bon niveau mais à l’avenir les gains possibles de productivité sont faibles.

Article du 24 mai 2007 : Caterpillar 2006

 

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Carrefour

La situation réelle de Carrefour est moins bonne que celle qui est publiée et largement diffusée dans la presse. Un sérieux décryptage des comptes est nécessaire pour y voir clair.

Article du 17 mai 2007 : Carrefour 2006

 

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Danone

Les comptes de Danone ne donnent pas une image fidèle de la réalité : la rentabilité réelle est inférieure à celle qui est publiée.

Article de juin 2007 : Danone 2006

 

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EADS

La communication financière d’EADS n’est pas fiable. Il faut décrypter les comptes pour connaître la situation réelle, ce qui est maintenant possible avec les IFRS.

Article du 8 octobre 2007 : EADS : délits d’initiés et communication financière

 

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Les comptes d’EADS pour 2006 confirment malheureusement la mauvaise situation de l’entreprise victime des erreurs de ses dirigeants et d’ambitions politiques.

Article du 11 mars 2007 sur les comptes de : EADS 2006

 

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Une comparaison instructive entre les comptes d’EADS et ceux de Boeing qui montre la mauvaise santé réelle d’EADS.

Article du 23 janvier 2007 : EADS / Boeing 2005

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EDF

Les comptes d’eDF ne respectent pas les IFRS. La rentabilité réelle est inférieure à ce qui est publié. Par ailleurs, eDF bénéficie de la sortie de ses comptes de €60 milliards d’engagements de retraite, ce qui pose des problèmes au niveau de l’équilibre des comptes publics et de la masse monétaire de la zone euro.

Article du 26 octobre 2006 : EDF : au moins 25 ans de prison !

 

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Essilor

Le succès d’Essilor est remarquable ! Une réussite parfaite, qui aurait pu être encore plus éclatante en investissant dans des spécialités de l’optique professionnelle comme son principal concurrent japonais.

Article du 26 juin 2007 : Essilor superstar !

 

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GFI

Les comptes de GFI et de Sopra Group doivent être analysés de près pour les décrypter correctement car ils ne donnent pas une image fidèle de la réalité.

Article du 4 juin 2007 : GFI et Sopra Group 2006

 

Suite de l’article précédent : GFI et Sopra 2006

 

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Valéo

Valéo est une perle rare qui va prendre de la valeur. La comparaison avec Visteon est à son avantage.

Article du 4 juin 2007 : Valéo-Visteon 2000-2006

 

 

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Wal-Mart

Wal-Mart est une réussite parfaite, et un bon exemple pour Carrefour !

Article du 17 mai 2007 : Wal-Mart 2007

 

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Par CHEVALLIER
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Dimanche 25 novembre 2007 7 25 /11 /Nov /2007 18:24

Retraites : fonds de pension contre répartition

Récapitulatif de mes billets mis en ligne à ce jour sur le problème des retraites, en France en particulier.

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Le point de départ du problème des retraites : Dette publique de retraites : plus de € 4 500 milliards, 3 fois le PIB ! 

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Comment passer rapidement et en douceur du régime de retraite par répartition à un système de fonds de pension en France ? Réponse rapide dans ce billet avec la solution originale que je préconise : Historique ? 

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Nicolas Sarkozy aurait pu commencer à introduire dès son élection les fonds de pension, mais 6 mois après, rien n’a été fait dans ce sens : Retraites, ruptures 

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Pour passer du régime de retraite par répartition à un système de fonds de pension en France, détails, précisions et explications sur la solution de fonds de pension que je préconise  : Fonds de pension, salaires retraites 

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Le rapport Pébereau chiffrait la dette de retraite des seuls fonctionnaires à € 900 milliards fin 2004. En extrapolant à l’ensemble des Français, cette dette se montait à € 4 500 milliards ! C’est la : Dette publique réelle 

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En complément du rapport Pébereau, Jean Arthuis a chiffré les engagements de retraite des salariés d’entreprises publiques qui n’ont pas le statut de fonctionnaires. Résultat : € 2 300 milliards de dettes publiques ! 

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Suite et compléments des billets précédents : Problématique des engagements de retraites 

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Les engagements de retraites non provisionnés ont des conséquences importantes sur les agrégats monétaires qui sont hypertrophiés, ce qui créera des problèmes de plus en plus graves : Banqueroute et fausse monnaie 

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Le non provisionnement des engagements de retraite risque de conduire à un effondrement du système bancaire, les marchés commencent à enregistrer ce risque : De l’anormal au risque systémique, Etat et marchés

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Le régime de retraite par répartition crée des dettes gigantesques qui ne sont pas provisionnées, ce qui ralentit la croissance qu’il faudrait au contraire doper pour augmenter le pouvoir d’achat : Croissance, retraites, dettes

 

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Le système de fonds de pension est un élément clé de l’optimum fiscal qui permet à un pays d’atteindre son potentiel optimal de croissance : L’optimum fiscal 

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Comment le vilain petit canard boiteux irlandais s’est-il transformé en un tigre celtique bondissant ? En appliquant les théories libérales, lire la saga : Irish réussite 
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La réussite de l’Irlande passe en grande partie par le système de fonds de pension. La comparaison de deux entreprises exerçant la même activité, les banques centrales de France et d’Irlande, permet de comprendre la réussite irlandaise et l’échec français : France-Irlande, le match des banques centrales

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La SNCF fournit un excellent exemple qui fait apparaître clairement dans ses comptes le montant des dettes de retraites qui ne sont pas provisionnées et qui disparaissent dans l’usine à gaz de l’Etat : SNCF : faillite et patate chaude

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La SNCF, c’est : 130 milliards de dettes, 2 000 € par Français  

La RATP est aussi un gouffre financier surtout quand on prend en considération les dettes de retraite qui ne sont pas provisionnées, lire ce premier billet sur les comptes de 2004 : RATP : Régime Amaigrissant Pour Tous les Parisiens et contribuables

 

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… avec une actualisation pour les comptes de 2006 : RATP 2006 : Kokorico !

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… et un complément pour les comptes de 2005 

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Pour bien comprendre le problème des retraites, il est intéressant de faire la comparaison entre ce qui se passe à la RATP et à New York où les comptes de la société qui gère le métro enregistrent les engagements de retraite, sans recevoir de subventions ! Métro : New York / Paris 

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Un autre exemple édifiant qui permet de comprendre le handicap français quant aux fonds de pension par rapport à l’Allemagne avec EADS, avec les conséquences sur le plan monétaire : EADS : France-Allemagne, retraites et création monétaire

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Le non enregistrement des engagements de retraite a des incidences de plus en plus importantes sur la parité de l’euro, ce qui crée des désordres considérables : Retraites, euro, bulle et crise

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Qu’en est-il des fonds de pension dans les pays de l’OCDE ? Réponse dans ce billet : les retraites sont bien provisionnées dans quelques pays, et pas assez dans d’autres, dont la France : Fonds de pension : OCDE

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Un long billet pour expliquer l’architecture générale des retraites dans le cadre économique général, et dans une perspective historique, débouchant sur les fonds de pension : Libéraliser les retraites !

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Le régime de retraite par répartition français fonctionne avec le concours de caisses de retraite complémentaire qui sont en fait une pompe pour financer des détournements au profit de leurs gestionnaires que sont les syndicalistes et hommes politiques de l’extrême gauche à l’extrême droite, lire : La caverne aux 40 000 voleurs

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Par CHEVALLIER
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