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Samedi 24 novembre 2007 6 24 /11 /Nov /2007 18:22

Productivités

La productivité des Français est l’une des plus élevée du monde : nous sommes sur la 3° marche du podium ! Cocorico !

Médaille d’or pour les Belges et d’argent pour les Irlandais d’après les statistiques de l’OCDE pour ce qui concerne la productivité horaire (en exceptant les pays qui disposent de ressources exceptionnelles comme la Norvège et le Luxembourg), chiffres de 2006.

Battus les Américains ! et tous les autres, Suisses, Allemands, Anglais, Singapouriens, etc.

Avec une telle productivité, le niveau de vie des Français devrait être le 3° du monde, mais ce n’est pas le cas : nous sommes au 15° rang (sur les 26 de l’OCDE !) avec seulement 31 742 US$ par habitant !

*

 

En US$

Pvt horaire

PIB / habitant

1

Belgique

54,8

34 762

2

Irlande

51,8

40 827

3

France

51,0

31 742

4

Etats-Unis

50,2

43 801

*

Ces chiffres montrent que les Français ont l’une des plus hautes productivités du monde… lorsqu’ils travaillent.

Malheureusement, les Français travaillent peu en moyenne par habitant sur une année : 622 heures seulement contre 873 heures pour les Américains.

Les 35 heures, RTT et congés divers sont une catastrophe, ainsi que les préretraites…

*

Heures de travail / habitant / an

Belgique

634

Irlande

789

France

622

Etats-Unis

873

*

La richesse d’une nation  et de ses habitants dépend de la productivité globale, c’est à dire de l’output (mesuré par le PIB) par tête.

Les gains de productivité dépendent de la diffusion des innovations dans l’ensemble de l’économie qui sont de 1 % globalement en moyenne en France contre 2,5 % aux Etats-Unis.

Les gains de productivité sont obtenus par les entreprises qui innovent pour augmenter leurs bénéfices  : Intel, Microsoft, Google, mais aussi Coca-Cola, Danone, etc.

Les innovations peuvent être majeures, mais elles sont rares ; elles sont surtout mineures mais elles se produisent dans beaucoup d’entreprises, ce qui fait progresser leurs bénéfices et la productivité globale, donc le niveau de vie des habitants.

Les marges bénéficiaires baissent dans les entreprises qui n’innovent pas et elles finissent par disparaître.

C’est le processus de destruction créatrice de Schumpeter.

*

Conclusion : il faut laisser faire les entreprises et les salariés en supprimant les obstacles au travail et aux innovations, et en faisant baisser le taux des prélèvements obligatoires à l’optimum d’un tiers du PIB.

Si les salariés qui travaillent en France pouvaient conserver le produit de leur travail au lieu d’en verser 54 % en divers prélèvements obligatoires, leur niveau de vie serait identique à celui des Irlandais.

*

Compte tenu de la faible productivité dans le secteur public, la productivité réelle des seuls salariés dits du privé doit être supérieure à ce chiffre global.

*

L’augmentation des dépenses publiques de recherche n’augmente pas la productivité globale ni celle des entreprises : elle ne fait que l’abaisser car ces chercheurs ne trouvent que le moyen de dépenser le produit d’impôts et de taxes…

*

Statistiques de l’OCDE, chiffres de 2006 :

http://stats.oecd.org/WBOS/Default.aspx?DatasetCode=LEVEL

***

Par CHEVALLIER
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Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 21:21

Libéraliser les retraites

Retraite par répartition ou par fonds de pension ? Comment se posent les problèmes ?

Quelle est la meilleure solution ? Pourquoi ? Que faire ? Qu'aurait-il fallu faire ?

L'essentiel…

Dans un système de retraite par fonds de pension, l'épargne destinée à la retraite génère des revenus supplémentaires à l'avenir car elle est investie. 
L'incitation au travail de chaque individu est le meilleur moyen d'atteindre l'optimum des potentialités de chacun, et donc de tout le monde. 
Il faut supprimer l'obligation de cotiser à des organismes publics par répartition.
*

Individuel ou collectif ?

Le type de régime de retraite dit par répartition a été adopté en France au sortir de la Seconde guerre mondiale sous l'influence des communistes qui étaient alors très puissants dans les syndicats et les partis politiques. 
L'URSS a fait faillite, mais paradoxalement ce type de retraite survit.

Un système de retraite par capitalisation a pourtant bien fonctionné spontanément et naturellement pendant des millénaires partout dans le monde…

Tous les Français savent que le laboureur de La Fontaine travaillait beaucoup tout au long de sa vie pour devenir l'heureux propriétaire de biens lui permettant de mieux vivre, puis de les transmettre à ses enfants, qui les exploitant eux-mêmes en tiraient ensuite des revenus (supérieurs à ceux de leurs parents) pour eux-mêmes et pour faire vivre leurs parents devenus trop âgés pour travailler et subvenir eux-mêmes à leurs besoins.

Si le laboureur de La Fontaine travaillait beaucoup pour vivre, le paysan de Böhm-Bawerk cherchait à augmenter ses revenus par des gains de productivité en perfectionnant ses moyens de production, c'est à dire en investissant et en innovant.

En France et partout dans le monde, les populations essentiellement constituées de paysans, ont spontanément et naturellement adopté depuis la nuit des temps ces solutions libérales.

L'incitation au travail est le meilleur (et finalement le seul) moyen d'atteindre l'optimum des potentialités de chaque individu.

En effet, il n'existe que deux solutions pour accroître la richesse de tout le monde et donc de la nation : augmenter la quantité de travail (c'est la solution adoptée par le laboureur de La Fontaine qui travaille et prend de la peine), et augmenter la productivité grâce à des investissements et à des innovations, c'est la solution du paysan de Böhm-Bawerk.

Dans les deux cas, les individus sont incités à produire davantage, d'abord pour eux-mêmes (pour mieux vivre car les conditions étaient dures à cette époque), pour que leurs enfants puissent bénéficier de meilleures conditions de vie que celles qu'ils ont connues, et pour qu'eux-mêmes enfin puissent vivre normalement pendant les dernières années de leur vie.

Si tous les individus procèdent ainsi, alors la croissance atteint son potentiel optimal et tout le monde en tire des avantages supplémentaires.

Toute autre solution est moins performante.

*

Consommation ou investissement ?

Dans un système de retraite publique par répartition, les salariés paient des cotisations obligatoires. 
Ils ne dépensent pas la totalité de leurs revenus : leur épargne est forcée pour assurer des revenus aux retraités qui les dépensent.

Les revenus primaires issus du travail des salariés sont redistribués et transformés en consommation finale.

Dans un tel système, il y a donc un transfert de consommation du cotisant au retraité
Il n'y a pas véritablement d'épargne ni d'investissement.

L'effet d'entraînement est inexistant car cette apparence d'épargne est en fait transformée en consommation immédiate. 
Le retraité est donc un dépenseur qui… dépense la non-consommation forcée (qui n'a que l'apparence d'une épargne) du cotisant.

Les prélèvements de retraite sont donc une fausse épargne pour le cotisant, et une véritable consommation réelle pour le retraité.

Dans un régime de retraite basé sur des fonds de pension, l'épargne-retraite est investie, ce qui permet de financer des innovations réelles (générant des gains de productivité) et des augmentations de capacités réelles de production c'est à dire des possibilités supplémentaires de production et donc des revenus plus élevés distribués à l'avenir.

A l'instar du laboureur et du paysan, le salarié qui épargne pour constituer sa retraite est un investisseur qui optimise son épargne et les revenus qu'il tire de son travail et de ses investissements, pour son avenir.

L'adoption d'un système de retraite basé sur des fonds de pension permettrait de restaurer une logique économique élémentaire : épargner aujourd'hui en consommant moins pour disposer de revenus supplémentaires à l'avenir grâce à des investissements judicieux faits par des individus bons gestionnaires de leurs propres affaires, et par un système qui introduit une dose nécessaire de mutualisation.

Un système de retraite par des fonds de pension possède une dynamique qui le rend beaucoup plus performant que tout autre système.

Il aurait donc fallu ne pas adopter un régime de retraite par répartition après la Seconde guerre mondiale, et créer des fonds de pension au plus tôt, ce qui n'a pas été fait en France sous la pression des syndicats et des partis politiques de gauche qui se sont succédé au pouvoir depuis des décennies…

*

Et maintenant, que faire ?

Il faudrait que les Français, c'est à dire les actifs et les retraités qui sont par ailleurs des électeurs prennent conscience que ce régime de retraite par répartition n'est pas efficient et qu'il faut impérativement le supprimer au plus tôt pour créer des fonds de pension.

Il faudrait qu'un homme politique comme Reagan inspiré par un économiste comme Bastiat lance un mouvement de libéralisation du système des retraites.

Si des hommes politiques veulent faire quelque chose pour nos retraites, c'est à dire pour augmenter notre niveau de vie : qu'ils ne fassent rien ! Ce serait déjà un très net progrès par rapport à la situation actuelle…

Pour cela il suffirait de laisser les gens libres de choisir les solutions qu'ils préfèrent adopter (travailler comme ils le veulent 35, 40, ou 45 heures par semaine, sans prendre de vacances ou en prenant 1, 2 ou 3 mois de congés, en arrêtant de travailler à 55, 60 ou 65 ans, etc), ne pas pénaliser les revenus du travail destinés à financer leur retraite en créant des comptes entièrement défiscalisés comme le compte 401(k) aux Etats-Unis, pour financer leur retraite.

Ainsi, l'application du libéralisme pourrait améliorer nos conditions de vie, mais il existe des résistances très fortes à de tels changements.

Le socialisme a créé des dégâts considérables dans les pays qui l'ont mis en pratique au XX° siècle.

Les régimes de retraite par répartition sont au XXI° siècle le dernier grand vestige de ce socialisme et un obstacle important à la croissance économique.

*

Effet boule de neige

Un effet boule de neige analogue à celui qui fonctionne dans les entreprises dynamise les revenus tirés de l'épargne retraite placée dans des fonds de pension.

Dans une entreprise, les bénéfices de l'année passée ont permis d'investir et donc d'augmenter les bénéfices actuels qui permettent d'investir maintenant pour augmenter les bénéfices futurs, et ainsi de suite…

Dans un système de retraite par fonds de pension, les salariés du XXI° siècle sont incités à travailler comme les paysans dans l'ancien temps, à épargner et à placer cette épargne en l'investissant, jadis dans des biens fonciers, maintenant dans des produits financiers.

Ces revenus permettent d'accroître d'année en année le capital de chaque épargnant et chaque personne peut ainsi tirer des revenus au cours de sa vie active au mieux de ses intérêts comme les paysans l'ont toujours fait spontanément et naturellement.

Liberté et responsabilité, tels sont les principes sur lesquels reposent les fonds de pension.

L'effet boule de neige ne doit pas être interrompu en passant d'une génération à une autre : les parents doivent pouvoir transmettre à leurs héritiers la totalité de leur capital personnel.

Il est donc indispensable de supprimer les droits de succession.

Le système actuellement en vigueur en France est scandaleusement injuste et anti-social car le décès prématuré d'un ancien salarié aux revenus modestes dans les premières années de sa retraite prive ses héritiers du produit de toutes les cotisations qu'il aura versées au cours de sa vie. 
En outre, les droits de succession empêchent généralement ses héritiers de disposer du capital qu'il peut néanmoins léguer, ce qui achève de briser l'effet boule de neige.

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Destruction créatrice

Dans un système de retraite par fonds de pension, les placements les moins rentables sont éliminés au profit de ceux qui présentent des perspectives plus rémunératrices, ce qui accélère le processus de destruction créatrice de Schumpeter et l'espérance de gains pour les investisseurs (un mouvement brownien élimine le capital des entreprises en déclin et augmente celui des entreprises en croissance).

Les utilisateurs de fonds de pension bénéficient de cette dynamique et obtiennent une rentabilité de leurs capitaux investis (qui financent par ailleurs le développement des entreprises) plus élevée que les pensions d'un système de retraite par répartition selon toutes les sources concordantes.

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Répartition et capitalisation

Un régime de retraite par répartition peut cacher une gestion par capitalisation qui n'est pas efficace.
En effet, en France la gestion des capitaux des caisses publiques de retraite par leurs dirigeants (irresponsables) est catastrophique.

Les épargnants et leurs représentants sont les mieux placés pour gérer au mieux eux-mêmes (ou par leurs représentants) leur épargne personnelle comme les paysans comptaient jadis sur leurs propres forces pour constituer leur capital.

Les salariés du XXI° siècle doivent faire de même. 
Cependant, les Américains confient la gestion d'une partie de leur épargne retraite à des fonds de pension en concurrence. Bien gérés, ils sont généralement performants car leurs gérants le sont aussi...

Les communistes nous ont légué une bombe à retardement colossale et leurs méfaits vont se prolonger pendant tout le XXI° siècle.

Les salariés, surtout ceux qui disposent de revenus modestes et qui constituent par ailleurs la majorité des électeurs, sont les premiers responsables et les premières victimes de leurs erreurs d'analyse économique.

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Capital et capitalisation

En investissant leurs capitaux, les fonds de pension des salariés américains permettent de capitaliser  les entreprises qui bénéficient largement de ce dispositif.

Elles sont relativement peu endettées. Elles supportent donc des charges financières réduites et dégagent des bénéfices importants tout en payant des salaires élevés, ce qui est avantageux pour tout le monde.

Ces fonds de pension américains ont également investi en dehors des Etats-Unis dans un souci de diversification pour profiter légitimement de l'opportunité de gains, en particulier en Europe. Ainsi ces fonds ont acquis une part importante de la capitalisation d'entreprises européennes.

Il est surprenant de constater que les Français reprochent aux Américains ces investissements alors qu'ils pourraient faire de même … conformément aux directives européennes adoptées depuis 1992. La faible croissance des nations européennes serait ainsi stimulée.

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Volet social

La durée d'une vie de travail doit se dérouler sur 45 années au minimum.

L'évolution des techniques depuis plus d'un siècle fait que le travail est de moins en moins pénible physiquement en général.

Au début du XX° siècle, les hommes étaient majoritairement paysans ou ouvriers. Ils effectuaient donc un travail épuisant qui ne leur permettait plus d'être productifs au delà de 65 ans.

Il n'en est plus de même au XXI° siècle : la plupart des personnes actives travaillent dans des bureaux ou conduisent des machines qui ne demandent que peu d'efforts physiques.

La vie professionnelle peut se dérouler facilement au delà de 65 ans dans la plupart des professions.

Cependant, il subsistera toujours des métiers qui nécessitent des efforts physiques importants. C'est alors à l'Etat, au titre de la solidarité nationale, de prendre des dispositions marginales de façon à prendre en charge les surcoûts engendrés par la mise en place d'un système compensant les désavantages subis par les travailleurs manuels qui ne peuvent plus travailler au delà d'un certain âge. Ils pourraient alors bénéficier prioritairement d'emplois peu pénibles physiquement et de conditions avantageuses pour disposer de revenus complémentaires pendant leur retraite.

Il en est de même pour toutes les personnes qui souffrent de divers problèmes qui les empêchent de pouvoir travailler normalement au cours de leur vie et de se constituer un capital pour financer leur retraite complémentaire.

Ces dispositions doivent rester marginales. Elles sont légitimes dans le cadre du libéralisme.

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Libéraliser les retraites

Un système de retraite efficient repose sur des fonds de pension complétés par un compte individuel d'épargne retraite entièrement défiscalisé transmissible aux héritiers sans impôts ni taxes, ce compte (géré par son titulaire ou par ses représentants) pouvant recevoir tous produits financiers eux-mêmes défiscalisés comme par exemple des bons d'emprunts privés et publics, et des actions assorties de dividendes issus de bénéfices non soumis à l'impôt sur les sociétés.

Des améliorations peuvent être apportées à ce dispositif comme par exemple la possibilité donnée à l'employeur d'abonder le compte en dehors de toute imposition. 
Un tel système de retraite existe aux Etats-Unis avec le compte 401(k) d'épargne retraite défiscalisé mais le taux d'imposition sur les bénéfices, proche de 40 % pénalise ce genre de placement et réduit sa dynamique.

En outre, pour faciliter l'épargne et l'activité investies dans un capital immobilier, les impôts et taxes perçus lors de son acquisition et de sa cession doivent être supprimés. 
La diminution attendue de ces recettes fiscales serait rapidement compensée par les rentrées provenant de ce supplément d'activité.

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Equations keynésiennes…

Dans la plus pure théorie keynésienne (!), dans un régime de retraite par répartition, le revenu Rs du salarié cotisant est consommé Cs et épargné Ss, mais en fait l’épargne est prélevée presque en totalité pour payer ses cotisations retraite : Rs = Cs + Ss

Le revenu Rr du retraité est tiré de l'épargne du salarié Ss :  Rr = Ss

Le retraité consomme Cr son revenu : Rr = Cr

L'épargne véritable Ss du salarié est donc quasiment nulle : Ss = 0

Il n'y a presque pas d'investissement : I = 0

Dans un système de retraite par fonds de pension, la partie non consommé Cs du revenu Rs du salarié est épargnée Ss : Rs = Cs + Ss

L'épargne est investie : Ss = I 

Elle finance des investissements qui permettront de créer des richesses supplémentaires qui donneront alors la possibilité de payer des pensions plus élevées aux retraités à l'avenir.

Dans tout régime de retraite, que ce soit par répartition ou par investissement mutualisé de l'épargne, les versements représentent environ 15 % des revenus.

Si un régime de retraite par capitalisation avait été adopté en France à la place du régime de retraite par répartition, une épargne égale à 15 % des revenus aurait pu être dégagée et affectée aux investissements productifs chaque année.

C'est ce qu'ont fait les Américains, et c'est ce qui explique en partie leur richesse…

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Article écrit en janvier 2003 révisé en novembre 2007

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Par CHEVALLIER
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Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 11:58

Questions / réponses 8

Merci aux honorables lecteurs de ce blog pour leurs questions, voici mes réponses…

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Franck Boizard sur l'article Questions / réponses 7 : "En collaboration avec Fred Rabeman, expert en analyse technique, nous donnons des avis et conseils qui sont généralement à contre courant mais la réalité nous donne raison." Certes, mais il est dit sur le site en question qu'il est réservé aux institutionnels, ce que ne sont pas les humbles commentateurs de votre blog.

Dans un telle situation, tous les cancres le confirmeront : yaka pomper !

Le Fonds de Réserve des Retraites a perdu 1,4 % sur la gestion de €12 milliards d’obligations ! soit €170 millions ! sur les 9 premiers mois de 2007. 
En suivant nos conseils, le FRR aurait gagné pas mal d’argent…

http://www.fondsdereserve.fr/IMG/pdf/Actifs_et_performances_30septembre2007.pdf

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Franck Boizard sur l'article Questions / réponses 7 : " Le problème n’est pas le système corporatiste" Pour une fois, je suis en désaccord avec vous. Je pense que le système corporatiste, c'est-à-dire le système qui lie le statut, le régime de retraite, voire le régime de soins, à la profession, est un problème politique fondamental. En effet, chacun y a intérêt à défendre son système particulier, comme le font les cheminots actuellement, plutôt qu'à envisager ces questions d'un point de vue national.

Le problème est l’anti-libéralisme viscéral et profond des Français, qui s’accompagne d’une absence totale de toute connaissance et de tout raisonnement économique élémentaire, le corporatisme n’en est qu’un aspect mineur.


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Franck Boizard sur l'article Confiance et banques centrales : "il faut donc appliquer au plus tôt les bonnes règles" C'est-à-dire ? Augmenter les taux ? Les baisser ? Injecter des liquidités ?

Non, les banques et autres doivent obligatoirement publier des chiffres qui donnent une image fidèle de la réalité, c’est à dire publier leurs pertes, sinon, les dirigeants trompent les marchés, ce qui est un délit. 
Les autorités auraient dû poursuivre les fautifs. L’inaction des gendarmes et juges financiers est dangereuse


amaury sur l'article Confiance et banques centrales : vous avez ecrit sur le site EURO 92 que vous pensiez que Mr Greenspan était surestimé à tort : en effet il a participé à la formation de ces bulles en manipulant les taux de manière excessive : vous semblez donc dire qu'il a toujours réussi à corriger à temps les erreurs qu'il a pu commettre.

Mon opinion sur Greenspan est mitigée : d’une part, il a finalement réussi à maintenir une croissance au potentiel optimal de 3,5 % sur toute la période en jugulant l’inflation, mais il a toujours agi trop tard et souvent par excès, ce qui a provoqué des fluctuations trop importantes, mais il a reconnu qu’avec le temps, elles ont été de plus faible amplitude

*

Tonton Jack sur l'article Gains de productivité et retraites : Merci de rappeler cette évidence, si souvent oubliée malgré les grands noms - je pense à Sauvy ou à Fourastié - qui n'ont eu de cesse de la répéter, de la démontrer, souvent en vrai, hélas..

Oui, mais Schumpeter est quand même à placer sur la plus haute marche du podium ! 
Fourastié est présenté comme un… Marx libéral ! donc un peu trop marxiste à mon goût, car il ne raisonne pas par rapport à l’entreprise : Fourastié n’est pas un business économiste

Voir : http://www.jean-fourastie.org/

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Par CHEVALLIER
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Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /Nov /2007 09:46

Gains de productivité

L'augmentation du niveau de vie dépend des gains de productivité. 
Ils sont de 2,5 % par an en moyenne aux Etats-Unis depuis plus de 50 ans, et il en sera de même à l'avenir.

Le niveau de vie des Américains aura doublé en 2030 par rapport à celui de 2001.

En 2018, celui des retraités sera équivalent à celui qu'ils avaient lorsqu'ils étaient en activité en 2001.

***

En France,  les gains de productivité globale sont de l'ordre de 1 % depuis les années 90.

A ce rythme, les retraités français ne retrouveront le niveau de vie qu'ils avaient en tant qu'actifs qu'après 2040.

Le doublement du PIB par habitant n'est pas envisageable avant… 2070 !

*

 

Gains de productivité

 

1,0 %

2,0 %

2,5 %

 

France

 

USA

2001

100

100

100

2002

101

102

103

2003

102

104

105

2004

103

106

108

2005

104

108

110

2006

105

110

113

2007

106

113

116

2008

107

115

119

2009

108

117

122

2010

109

120

125

2011

110

122

128

2012

112

124

131

2013

113

127

134

2014

114

129

138

2015

115

132

141

2016

116

135

145

2017

117

137

148

2018

118

140

152

2019

120

143

156

2020

121

146

160

2021

122

149

164

2022

123

152

168

2023

124

155

172

2024

126

158

176

2025

127

161

181

2026

128

164

185

2027

130

167

190

2028

131

171

195

2029

132

174

200

2030

133

178

205

2031

135

181

210

2032

136

185

215

2033

137

188

220

2034

139

192

226

2035

140

196

232

2036

142

200

237

2037

143

204

243

2038

145

208

249

2039

146

212

256

2040

147

216

262

2041

149

221

269

2042

150

225

275

*

Dans le tableau, les gains de productivité de 1 %, 2 % et 2,5 % sont appliqués à un indice du PIB de 100 en 2001 qui suit la loi des intérêts composés…

En 2001, le niveau de vie des Américains était supérieur au notre de 45 %.

*

Les gains de productivité doivent impérativement s'appliquer en dehors des entreprises (dans lesquelles le niveau de productivité est conforme aux normes internationales).

Tous les secteurs, en particulier les administrations et l'organisation de la société en général doivent améliorer leur productivité pour que les Français puissent espérer atteindre des performances proches de celles des Américains, c'est à dire des gains de productivité de 2,5 % comme dans les années 60 et 70…

*

J’ai écrit ce billet en 2005, mais c’est toujours valable !

***

 

 

 

Par CHEVALLIER
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Jeudi 22 novembre 2007 4 22 /11 /Nov /2007 18:10

Je viens de retrouver un billet que j’avais écrit l’an dernier et qui était en ligne sur mon blog de " l’Institut Turgot " que Guy Millière     et sa bande ont supprimé…

*

Métro : New York / Paris

Les salariés du métro de New York gagnent en moyenne 47 000 $ par an soit 4 000 $ par mois (pour simplifier).

Pour faire des comparaisons avec les concepts français, il faut déduire 12,4 % de taxe sur les salaires (la payroll tax qui alimente le système de retraite publique) et 1,5 % à la suite du nouvel accord sur le régime de retraite, soit environ 600 $ pour arriver à ce que les Français appellent le salaire net moyen de 3 400 $ alors qu’à la RATP le salaire brut moyen est de 3 300 € et 2 500 € net d’après le rapport de gestion 2004.

Ces chiffres correspondent à des conditions équivalentes car les Américains sont comme nous : ils tombent malades et ils vieillissent ! Ils disposent donc eux aussi d’assurances santé équivalant à notre Sécurité Sociale et de pensions de retraite dont ils supportent les coûts.

La grande différence entre les Etats-Unis et la France est que les entreprises de services collectifs et les administrations américaines sont gérées comme les entreprises : elles tiennent une comptabilité qui respecte les règles habituelles, ce qui les oblige à équilibrer leurs comptes.

De ce fait, elles sont obligées d’augmenter leur productivité comme les autres entreprises sinon, déficitaires, elles seraient condamnées à disparaître.

Il n’en est pas de même en France !

*

Les comptes de la RATP ne respectent pas les règles comptables normales en ne comptabilisant pas les charges de retraite.

Ces créances certaines (21,6 milliards d’euros au 31 décembre 2004 inscrits dans le rapport de gestion) devraient figurer en dettes venant en déduction des capitaux propres (900 millions) alors qu’il y a déjà 10,6 milliards de dettes à long terme.

La RATP accumule donc plus de 32 milliards d’euros de dettes (pour un chiffre d’affaires de 3 milliards !) que les contribuables devront payer un jour...

Les 21,6 milliards de charges de retraite ne sont pas provisionnés. Ils ne sont même pas intégrés dans les comptes de la RATP ni ailleurs.

Si les Français tenaient correctement leurs comptes, ils auraient dû faire comme les Américains : équilibrer les comptes de la RATP en retenant les charges de retraite sur la paie des salariés, ou en diminuant leurs avantages sociaux, ou en augmentant les prix des billets et des abonnements.

Rien de cela n’a été fait. Les voyageurs ne paient pas le prix normal couvrant les coûts des services qu’ils utilisent, les salariés bénéficient de revenus et de créances qui ne sont pas tirés de la vente du produit de leur travail.

C’est donc de l’argent non gagné qui circule, de la monnaie de singe qui se retrouve dans les 2 000 milliards d’euros qui sont en excédent dans l’agrégat monétaire M1 de la zone euro. Leur résorption demandera une vingtaine d’années de déflation douce.

Ce qui est le plus grave dans les comptes de la RATP, ce n’est pas le fait que les salariés soient surpayés par rapport aux normes françaises, mais que l’argent qui permet de les payer ne provient pas de la vente de services payés par les clients qui les utilisent.

C’est de la création monétaire pure.

*

Le niveau élevé des salaires et du pouvoir d’achat des Américains est normal car ils bénéficient du haut niveau de productivité des entreprises en général.

Les 32 milliards de dettes de la RATP doivent s’ajouter aux dettes de l’Etat qui se montent à 2 000 milliards d’après le rapport Pébereau.

Il en est même pour les autres entreprises publiques qui totalisent environ 300 milliards de charges de retraite non provisionnées d’après le relevé des sommes inscrites dans leurs rapports de gestion, en concordance avec les estimations de Jean Arthuis.

Pour être complet, il faut encore ajouter les dettes et les charges de retraite non provisionnées des 1 500 entreprises dans lesquelles l’Etat est majoritaire. Elles ont été estimées à plus de 100 milliards par l’iFRAP en 2001 sur l’observation de quelques unes d’entre elles.

Ce sont donc entre 2 500 et 3 000 milliards d’euros de dettes réelles que les Français devront payer à l’avenir de toutes façons.

Les Américains provisionnent toujours les charges de retraite.

Ils disposent par ailleurs de plus de 5 000 milliards de dollars sur leurs comptes d’épargne et de 10 000 milliards dans des fonds de pension qui leur permettent de bénéficier de revenus élevés pour leur retraite. Les dettes de l’Etat ne dépassent pas durablement la norme de 60 % et elles financent pour l’essentiel des investissements de défense dans de nouvelles techniques, ce qui est normal.

18/04/2006

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Par CHEVALLIER
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Jeudi 22 novembre 2007 4 22 /11 /Nov /2007 11:52

Confiance et banques centrales

Depuis des millénaires, l’activité économique est basée sur la confiance que l’on a ou que l’on n’a pas dans la monnaie et dans les banques, or les dirigeants des banques n’ont plus confiance entre eux maintenant car ils savent qu’ils ont tous plus ou moins perdu de l’argent dans le sub-prime.

D’après les chiffres les plus crédibles qui circulent, les pertes se monteraient globalement aux alentours de $200 milliards mais $50 milliards seulement ont été comptabilisés pour l’instant.

Il reste donc une ardoise de $150 milliards à se partager !

Les bénéfices de certaines banques vont chuter, les ratios de garantie de certaines banques sont proches du minimum, certaines banques sont près de la faillite, oui mais ce n’est pas la crise systémique car globalement les établissements financiers dans leur ensemble peuvent supporter cette crise.

Le problème essentiel vient de la confiance qui a disparu : qui est vulnérable ? à quel niveau ?

Au cours des crises précédentes, Alan Greenspan est toujours intervenu pour maintenir la confiance des marchés et pour mettre en œuvre les mesures qui s’imposaient pour sortir de ces crises.

Ben Bernanke n’a rien fait dans ce sens : les dirigeants des banques n’ont pas confiance et aucune mesure n’a été prise pour résoudre rapidement cette crise.

Les marchés n’ont plus confiance, et c’est ce qui est grave.

*

Cette crise du sub-prime montre une fois de plus que les banques centrales jouent un rôle essentiel et que les marchés, livrés à eux mêmes, dégénèrent si une autorité n’a pas établi ni fait respecter les bonnes règles.

La titrisation des dettes classées en sub-prime est possible, mais les titres échangés n’ont de la valeur que s’il existe une contrepartie, et en son absence, les titres ne valent plus rien !

Ces titres doivent donc être comptabilisés à leur valeur la plus défavorable par leur acquéreur et non pas au prix du marché car les marchés peuvent s’écrouler brusquement, et c’est ce qui s’est passé cet été.

Comme ces marchés ont été fortement rémunérateurs pour tous les intervenants au cours des années et des mois précédents, une bulle s’est produite, et elle a éclaté en une crise.

Pour rétablir la confiance et sortir de cette crise, il faut donc appliquer au plus tôt les bonnes règles, or la Fed n’a pris aucune décision en ce sens.

Cette crise sera donc durable mais limitée, et elle va se transmettre aux autres marchés.

Ben Bernanke sera avec William McChesney Martin (qui a laissé partir l’inflation dans les années 60) le pire des présidents de la Fed.

*

Cette crise du sub-prime montre une fois de plus que les théories des libertariens sont dangereuses car sans les banques centrales ni les réglementations qu’elles imposent, les banques livrées à elles mêmes risquent de faire faillite et toute crise peut alors devenir systémique.

Tous les intermédiaires financiers gagnaient de l’argent avec le sub-prime, rien ne pouvait arrêter le gonflement de la bulle, si ce n’est la Fed… qui a été déficiente.

Aux XIX° siècle, les petites banques locales américaines pouvaient faire faillite : leurs clients imprudents étaient ruinés, mais les problèmes ne dépassaient jamais un cadre local limité.

La faillite de banques comme Northern Rock ou Merrill Lynch aurait des conséquences très graves et inadmissibles. Un tel risque ne peut être pris au XXI° siècle.

*

Il ne faut pas oublier que le marché total du sub-prime aux Etats-Unis se monte à $1 000 milliards environ et il ne représente que 10 % du marché des crédits hypothécaires estimé à $10 000 milliards. 
Seule une partie de ce marché sub-prime correspond à des pertes sèches pour $200 milliards environ.

*

Pour qu’une banque soit capitalisée normalement, son capital doit être supérieur à 10 % du montant des investissements. C’est le ratio "risk-based capital" de la FDIC (Federal Deposit Insurance Corp.) aux Etats-Unis.

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Par CHEVALLIER
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 17:16

Questions / réponses 7

Merci aux honorables lecteurs de ce blog pour leurs questions, voici mes réponses…

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Tonton Jack sur l'article Dette publique de retraites : plus de 4 500 milliards d?euros, 3 fois le PIB ! : (…) Je comprends mieux les risques et aussi les problèmes soulevés par le rapport Pébereau et du coup sur l'intérêt de la retraite par capitalisation par rapport à celui par répartition. (…) PS: je viens de retomber sur un article d'Alfred Sauvy de 1980 qui décrit la même mécanique. 1980, il y a 27 ans que ce grand esprit décrivait la catastrophe à venir... Ca fait peur.

Le rapport Pébereau est important car il aborde bien le problème des retraites : en faisant le bilan fin 2004 !

Il ne faut pas confondre retraite par capitalisation et fonds de pension, c’est tout à fait différent ! les Français ne comprennent rien à ces problèmes y compris dans les milieux libéraux !

Sauvy était un bon démographe et il savait bien défendre ses idées ! et 27 ans en démographie, c'est court !

*

 Franck Boizard sur l'article Dette publique de retraites : plus de 4 500 milliards d?euros, 3 fois le PIB ! : "La faillite de la SNCF créerait maintenant une petite crise mais elle éviterait une crise majeure qui se produira plus tard." Vous avez certes raison en théorie, mais c'est de nulle conséquence pratique. En effet, dans un système corporatiste tel que le nôtre, chaque corporation a intérêt à défendre son système particulier, quitte à ce que la somme des corporatisme entraine une catastrophe. Cela rend la tâche dévolue aux politiciens quasiment insurmontable : ils doivent convaincre ou obliger chacun des "régimes spéciaux" à se réformer.

Les fonds de pension existent presque partout dans le monde, seuls les Français les interdisent, et la plupart des rares libéraux sont contre ou ne comprennent rien !

Le problème n’est pas le système corporatiste 



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Pascale sur l'article Dette publique de retraites : plus de 4 500 milliards d?euros, 3 fois le PIB ! : Merci pour toutes ces informations. Pourriez-vous donner quelques conseils de placement à ceux qui ont quelques économies et qui ont peur de les voir s'envoler en fumée du fait de l'irresponsabilité de ceux qui nous gouvernent ?

En collaboration avec Fred Rabeman, expert en analyse technique, nous donnons des avis et conseils qui sont généralement à contre courant mais la réalité nous donne raison. 
Ainsi, nous annoncions depuis longtemps un collapsus qui se produit et la chute des rendements obligataires…

La combinaison de l’analyse technique et fondamentale alimente la spéculation gagnante ! contre les plantages massifs des panurgistes qui ont imprudemment délaissé les obligations… 
Plus de $1 500 milliards de capitalisation boursière ont disparu depuis quelques semaines aux US !

Voir son site : http://www.maestrade.com

Aux Etats-Unis, beaucoup d’économistes et autres prospèrent en créant des sociétés de conseils financiers…

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jean michel sur l'article Retraites, euro, bulle et crise : j'ai beaucoup de mal à vous suivre quand vous dites que les Etats Unis créent de l'argent "sain" ??? Les Etats Unis ne sont-ils pas les plus grand créateurs de monnaie ? la Fed n'a-t-elle pas supprimé la publication de M3, comme pour cacher sous le tapis que la plus grande planche à billet au monde est américaine ? Le déficit US est kolossal et les EU ne font rien pour le résorber ! comment dès lors affirmer que l'argent est plus "sain" aux E-U qu'en zone Euro ? Les 2 zones (US et euro) ne sont-elles pas dans le meme bain du surendettement ?

Comme je l’ai déjà écrit, M3-M2 n’est pas de l’argent qui circule, donc la Fed n’a finalement pas tout à fait tort d’avoir supprimé la publication de ces chiffres.

Il n’y a pas de création monétaire aux US : les agrégats sont normaux, ainsi que les déficits, ce qui n’est pas le cas dans la zone euro, cf. mes billets, mais depuis toujours, la propagande anti-américaine répète le contraire…

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Lionheart sur l'article Retraites, euro, bulle et crise : j'adore la politique de communication des Américains... ils insistent beaucoup sur leurs défauts et les autres pays les prennent pour des monstres mais ils savent garder très discrètes leurs "bonnes" actions. Bon je me demande bien ce qu'on sortira en France dans quelques années lorsque les retraités américains gagneront plus que les actifs français ^^ Et toutes mes félicitations à Chevallier que je suis assidûment même si je ne commente pas beaucoup. Et merci encore pour le "nouveau socialisme du XXIème siècle" qui reste un de mes billets préférés !

… toutes mes félicitations réciproquement ! oui, en investissant dans des entreprises françaises rentables, les Américains récupèrent les dividendes des petits Français qui bossent malgré les grèves, ce qui leur permet de payer leurs pensions de retraite !

D’ailleurs, notre camarade président a été longuement applaudi (et remercié) par tous les parlementaires US debout !

Et ces Américains sont des experts en économie, dans l’art de la communication, et dans la logique paradoxale…

*

Nono Ladette sur l'article Retraites, euro, bulle et crise : tout ceci est parfaitement cohérent et vraisemblable, hélas ! Des pistes de solutions : http://www.nonaladette.fr/

Oui, voir ce site !

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Par CHEVALLIER
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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /Nov /2007 11:27

Retraites, euro, bulle et crise

En France, les engagements de retraite ne sont pas comptabilisés par les entreprises ni par l’Etat.

Ces dettes s’élevaient globalement à 4 500 milliards d’euros soit 3 fois le PIB fin 2004 !

De l’argent non gagné circule ainsi massivement en France et dans d’autres pays de la zone euro, ce qui gonfle la masse monétaire, dope artificiellement l’activité et attire les capitaux, ce qui renforce l’euro.

Une bulle financière est en train de se développer dans la zone euro.

Elle éclatera dans un avenir proche en une crise majeure qui aura des conséquences considérables. Explications…

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Les fonds de pension sont interdits en France !

Le système de retraite par répartition repose sur des prélèvements obligatoires pour payer les pensions, avec des déductions importantes sur les salaires.

Compte tenu des caractéristiques démographiques, ces pensions ont toujours été payées, ce qui ne sera plus le cas à partir des années 2020 d’après toutes les projections concordantes.

Contrairement aux exigences des IFRS, les engagements de retraite ne sont pas comptabilisés par les entreprises françaises, mais le système de retraite publique garantit aux salariés le paiement d’une pension lors de leur retraite.

Ils ont donc des créances qui ne sont pas enregistrées dans les comptes des entreprises ni ailleurs dans ceux de l’Etat.

Comme les capitaux propres sont insuffisants pour faire face à ces engagements, ces créances ont pour contrepartie des dettes qui ne sont pas comptabilisées et qui se montaient pour l’ensemble de la France à 4 500 milliards d’euros, c’est à dire 3 fois le PIB fin 2004 d’après les estimations concordantes des économistes de Work For All, d’ABN Amro et d’un rapport officiel de Michel Pébereau, président du conseil d’administration de BNP Paribas.

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Pour provisionner les engagements de retraite en maintenant les mêmes marges bénéficiaires, les salaires auraient dû être inférieurs (de 10 à 15 %) à ce qu’ils ont été.

Les comptes auraient alors respecté les IFRS et donné une image fidèle de la réalité.

Les salariés français bénéficient donc de salaires anormalement élevés.

Les créances et les dettes de retraites qui ne sont pas comptabilisées correspondent à de la création monétaire, de l’argent non gagné qui est visible en particulier dans l’agrégat monétaire M1 qui est hypertrophié avec 3 800 milliards d’euros (plus de 40 % du PIB) contre 1 350 milliards de dollars aux Etats-Unis (10 % du PIB) pour 300 millions d’habitants environ dans les deux cas.

2 500 milliards d’euros au moins sont actuellement en excédent dans la zone euro.

Cette création monétaire s’accentue : la masse monétaire M3 augmente de 11 % d’une année sur l’autre, ce qui est largement supérieur à la croissance du PIB nominal de 5,0 %.

La masse monétaire libre augmente, ce qui accentuera la baisse de la croissance du PIB réel.

*

En France et dans la zone euro, les salaires anormalement élevés entretiennent la demande, donc l’offre : la croissance du PIB est donc anormalement élevée.

La forte croissance apparente (et trompeuse car elle ne correspond pas à la réalité) de la zone euro attire les capitaux, ce qui augmente la demande d’euros et diminue celle de dollars des Etats-Unis, ce qui renforce l’euro et affaiblit le dollar.

Une bulle financière est en train de se développer dans la zone euro.

*

Pour l’arrêter, il faudrait mettre fin à ses causes profondes, c’est à dire enregistrer les engagements de retraite conformément aux IFRS.

Or, aucun gouvernement ne prendra de telles décisions (qui sont pourtant indispensables) car dans ce cas, la plupart des entreprises publiques en France et dans d’autres pays de la zone euro seraient en faillite, la plupart des entreprises privées auraient beaucoup de difficultés à s’adapter (car elles manquent de capitaux propres) et les engagements de retraite des salariés de l’Etat augmenteraient considérablement les dettes publiques.

La bulle financière qui est en train de se développer dans la zone euro éclatera donc dans un avenir proche en une crise majeure qui aura des conséquences considérables.

*

Le désordre va aller croissant, alimentant la spéculation gagnante pour ceux qui auront fait les bonnes analyses.

Merci à Fred Rabeman, expert en analyse technique, qui a mis en évidence l’importance du jeu des bulles et des crises qui permet d’expliquer la force de l’euro, la faiblesse du dollar, la bonne santé apparente (et trompeuse) de l’économie et les problèmes actuels liés aux dérapages monétaires dans la zone euro.

Toute la problématique de la croissance et des fluctuations est ainsi renouvelée.

Voir son site (en anglais) : http://www.maestrade.com

*

Les rendements de l’obligataire public donnent de bonnes indications sur l’évolution de la crise du sub-prime et de la bulle de la zone euro : le 2 ans plonge depuis début juin, ce qui montre que les capitaux se réfugient en masse sur les échéances courtes,

Graphique 1 : 


 
(cliquer ici pour agrandir le graphique)

*
et la chute s’accélère en ce moment,

Graphique 2 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

*
L’écart avec le 10 ans
(qui fluctue normalement autour de 4,0 %) augmente, ce qui montre que le désordre augmente,

Graphique 3 : 




(cliquer ici pour agrandir le graphique)

*
L’évolution est la même dans la zone euro,

Graphique 4 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

*
Les marchés absorbent plus ou moins bien la crise du sub-prime, mais ils absorberont plus difficilement une autre crise, surtout de cette importance.

*

Les bulles financières se créent à partir d’enregistrements comptables qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité.

Ainsi par exemple, les bénéfices des entreprises de la nouvelle économie ont été artificiellement majorés à la fin des années 90, les risques du sub-prime n’ont pas été correctement comptabilisés récemment, les dettes de retraite sont indûment supprimées en France et dans certains pays européens actuellement.

Quand une bulle financière a pris naissance, elle augmente d’elle même car tout le monde gagne de l’argent en y investissant jusqu’à ce qu’elle éclate…

***

Une croissance forte et durable repose obligatoirement sur de l’argent sain, ce qui est le cas aux Etats-Unis mais pas dans la zone euro.

Une bulle incite les capitaux à s’investir au mauvais endroit (dans la zone euro) alors que les secteurs sains (aux Etats-Unis) sont délaissés.

Le dollar n’est pas faible à cause de la faiblesse de l’économie des Etats-Unis, mais par rapport à l’euro qui est artificiellement fort (mais faible en réalité) du fait de cette bulle.

Ce sont là des aspects de la logique paradoxale…

*

Pour éviter une autre catastrophe en France avec l’effondrement du régime des retraites, il est impératif de mettre en place le plus rapidement possible un système de fonds de pension.

***

La SNCF (qui a le monopole du transport ferroviaire en France) donne un bon exemple du mécanisme de création monétaire avec les engagements de retraite qui ne sont pas provisionnés…

Le décret du 7 mai 2007 permet à la SNCF d’éliminer 116,5 milliards d’euros d’engagements de retraites au 30 juin 2007 d’après les comptes consolidés du 1° semestre 2007, note 17 page 51 (p. 90 dans la version en ligne) :

http://lesfinances.sncf.com/fichiers/comptes_semestr_S1_2007.pdf

Ces 116 milliards d’euros sont des créances qui ne sont pas provisionnées, donc des dettes qui sont transmises au système public de retraite qui ne les comptabilise pas !

Ils disparaissent : c’est de la création monétaire.

Le problème est que les Français ont fait de même avec les dettes des entreprises publiques, celles des salariés de l’Etat et de toutes les entreprises : ces créances de retraite qui ne sont pas comptabilisées ni provisionnées sont des dettes qui se montaient à 4 500 milliards d’euros soit 3 fois le PIB fin 2004 ! ce qui alimente la bulle financière…

Une partie de ces 4 500 milliards d’euros est de l’argent non gagné qui circule dans la zone euro.

*

Les agences de notation accordent un AAA aux emprunts de la SNCF car ils sont garantis par l’Etat, mais elles n’incorporent pas ces dettes de retraite dans l’endettement de l’Etat !

Elles n’ont pas noté correctement les risques du sub-prime, ce qui a provoqué une bulle et une crise, la bulle qui a pris naissance en Europe est beaucoup plus importante et la crise sera beaucoup plus grave que celle du sub-prime !

*

IFRS, International Financial Reporting Standards ou Normes Internationales d'Information financière.

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Par CHEVALLIER
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Dimanche 18 novembre 2007 7 18 /11 /Nov /2007 09:59

Dette publique de retraites : plus de 4 500 milliards d’euros, 3 fois le PIB !

La dette publique pour les retraites se montait aux alentours de 4 500 milliards d’euros, 3 fois le PIB fin 2004 ! 
Une petite clarification et quelques précisions s’imposent…

*

Les IFRS sont des principes comptables qui sont respectés partout dans le monde, car tout le monde a intérêt à ce que les entreprises publient des comptes qui donnent une image fidèle de la réalité.

Si ces règles ne sont pas respectées, des crises peuvent se produire et leurs conséquences peuvent être graves comme cela s'est produit en 2001 et actuellement avec le sub-prime.

*

Selon ces principes, les créances doivent être enregistrées dès leur constatation.

Ainsi en est-il des créances de retraite : quand les salariés doivent recevoir une pension de retraite à la suite du paiement de leur salaire, ces créances de retraites doivent être comptabilisées au même moment.

Ces créances ont une contrepartie : elles doivent être provisionnées en déduction des capitaux propres, ou à défaut, en augmentation des dettes à long terme

*

Les comptables utilisent des formules universellement admises pour évaluer les engagements de retraite avec une faible marge d’erreur.

Le rapport de Michel Pébereau, président du conseil d’administration de BNP Paribas a chiffré selon ces principes les engagements de retraite des seuls fonctionnaires pour un montant de l’ordre de 900 milliards d’euros fin 2004.

Comme ces fonctionnaires représentent environ 20 % des actifs, une extrapolation portant sur la France entière conduit à évaluer la dette publique pour les seules retraites à 4 500 milliards d’euros, soit 3 fois le PIB fin 2004 !

Ces évaluations sont corroborés par celles des économistes de Work For All et de la banque ABN Amro qui sont un peu plus élevées car ils utilisent des formules légèrement différentes (avec une espérance de vie plus proche de la réalité).

*

Ces chiffres reposent sur l’application des règles comptables utilisées par toutes les entreprises partout dans le monde. Ils ne sont pas fantaisistes ni partisans.

Ils transcrivent fidèlement la réalité.

Tout le monde a besoin de savoir ce qu’il en est de la situation réelle de toute entreprise, sinon tout dysfonctionnement non décelé conduit à une crise grave.

Aucune actualisation n’a été publiée depuis le rapport Pébereau de 2005 mais l’observation de l’évolution des engagements de retraite dans des entreprises publiques comme La Poste montre qu’ils ont augmenté d’une façon importante depuis 2004.

*

Les autorités françaises ont fait sortir du patrimoine d’entreprises publiques ces engagements de retraite par des lois et des décrets qui ne respectent pas les principes comptables en IFRS.

Ainsi par exemple, la SNCF a fait sortir de ses comptes 116 milliards d’euros d’engagements de retraite au 30 juin 2007 d’après les chiffres officiels publiés.

Dans le système de retraite publique, les créances de retraite des fonctionnaires et des salariés des entreprises publiques et privées ne sont pas comptabilisées en France.

C’est grave car ce problème est occulté.

Il empêche le public d’en apprécier l’importance et les conséquences.

*

Le problème n’est pas de supprimer ou pas les régimes spéciaux, en particulier celui de la SNCF, mais de rétablir au plus tôt en France des comptes qui donnent une image fidèle de la réalité en comptabilisant régulièrement les engagements de retraite en respectant les IFRS.

La faillite de la SNCF créerait maintenant une petite crise mais elle éviterait une crise majeure qui se produira plus tard.

*

En matière de retraites, la logique ne peut être que comptable, toute autre interprétation est en dehors de toute logique économique, sans aucun intérêt car sans rapport avec la réalité, ou de la propagande socialo-communiste dans le style société de partage comme ce fut le cas en URSS.

Le système de retraite par répartition est d’ailleurs un pur produit de ces théories qui se sont terminées par la faillite de l’URSS et du modèle socialiste partout dans le monde.

Toutes les prévisions sont concordantes : les cotisations ne permettront pas de payer les pensions de retraite à partir des années 2020.

Seul un système de retraite basé sur des fonds de pension libres est cohérent et efficace

***

Les IFRS, International Financial Reporting Standards ou Normes Internationales d'Information financière sont plutôt des principes (ou des règles de portée générale) qui sont appliqués par toutes les entreprises dans le monde de façon à faciliter la communication sur leur situation financière. Les sociétés de l'Union Européenne faisant appel public à l’épargne les appliquent obligatoirement depuis le 1° janvier 2005.

*

Lire l’article des économistes de Work For All évaluant les engagements de retraite en France et dans d’autres pays : http://www.workforall.net/ModeleSocialFr.html

*

Comptes du 1° semestre 2007 de la SNCF : http://lesfinances.sncf.com/fichiers/comptes_semestr_S1_2007.pdf.

Tiré des publications de la SNCF contenant les rapports annuels, semestriels et ceux des agences de notation : http://lesfinances.sncf.com/documentation.htm#comptsem

Le 29 août 2007, la SNCF a publié un communiqué relatif aux comptes semestriels sans aborder le problème des 116,5 milliards d’euros de dettes au 30 juin 2007 (!) :

http://lesfinances.sncf.com/fichiers/communique_comptes_semestr_S1_2007.pdf

*

Chiffres du rapport Pébereau cités dans un document de l’Assemblée nationale : 

http://www.assemblee-nationale.fr/12/rapports/r2844.asp

Mon billet sur ce problème : http://www.jpchevallier.com/article-13304742.html

***

 

Par CHEVALLIER
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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 21:31

Questions / réponses 6

Merci aux honorables lecteurs de ce blog pour leurs questions, voici mes réponses…

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zorro sur l'article Croissance, retraites, dettes : Pouvez-vous expliquer les différences d'investissement de l'épargne entre l'Europe et les Etats-Unis ? (dans quoi l'argent est investi)

Les Américains ont $6 000 milliards d’épargne dans les caisses d’épargne, 45 % du PIB qui est une épargne mal utilisée, peu et mal investie, mais ils ont plus de $10 000 milliards d’encours dans les fonds de pension qui sont investis surtout dans des valeurs mobilières qui créent de la richesse et qui capitalisent les entreprises (en diminuant leurs frais financiers), plus leur capital placé directement et leur maison (logement).

Les Euro-zonards ont €3 300 milliards d’épargne seulement, 37 % du PIB dans les caisses d’épargne qui ne sont pas investis dans les entreprises, en France en particulier ! et €33 milliards dans le fonds de pension français FRR !

Le jour où les Français comprendront qu’une épargne doit être investie dans les entreprises est lointain, ce qui laisse le champ libre aux investissements américains et augmente les frais financiers des entreprises françaises…

*

zorro  sur l'article Quitter l’euro et revenir au franc, d’urgence ! : Si je comprends votre raisonnement, le respect des critères de Maastricht ne peut seul suffire pour qualifier un pays au sein de l'Euro ? Je vois mal l'intérêt de la France à sortir de l'Euro. La France n'a ni Pétrole (comme la Norvège), ni argent sale (comme la Suisse et l'Angleterre). De quels chiffres tirez-vous que la compétitivité est inférieure en France qu'en Allemagne ? Est-ce bien vrai dans tous les secteurs économiques ?

Tout ce que j’écris repose sur des statistiques et des chiffres qui transposent la réalité, de façon à ne pas raconter n’importe quoi comme beaucoup de personnes… Ainsi, la productivité globale en France est inférieure à celle de l’Allemagne, cf. les statistiques de l’OCDE, j’y reviendrai peut-être, et je vous convie à vérifier.

La réussite des pays hors zone euro ne tient pas à des particularités telles que vous les rapportez. Les parités ont été définies et arrêtées à la fin des années 90 mais les productivités n’évoluent pas à la même vitesse dans les pays membres, ce qui crée des distorsions qui seront de plus en plus intenables, cf. l’Argentine.

*

zorro sur l'article Croissance, retraites, dettes : Pouvez-vous également nous indiquer les pratiques et les volumes de l'Allemagne et des USA quant aux provisionnement des créances de retraite pour le secteur public, et notamment pour les chemins de fer ?

Les sociétés de transport par chemin de fer ne font pas partie du secteur public ! logiquement, car elles fournissent des services sur des marchés (cf. mon billet sur les entreprises américaines) qui sont bénéficiaires sans recevoir de subventions, et qui provisionnent normalement les engagements de retraite. Pour la Deutsche Bahn, j’ai trouvé une présentation des comptes conçue pour les Asiatiques mais compréhensible car en anglais ! Les informations disponibles sont tout à fait insuffisantes mais le chiffre d’affaires a doublé en 5 ans et la rentabilité opérationnelle est de 7 %.

Pour EADS, entreprise franco-allemande, la différence que je rapporte est significative.

*

GnunuX sur l'article SNCF : le hoax est-il un hoax ? : Page 15 du document cité, je lis : "Les capitaux propres au 30 juin 2007 sont redevenus positifs à hauteur de 7,4 Md€ à la suite de l’autonomie de la Caisse de retraite et prévoyance (impact de + 30 886 M€)." Si l'on prend en compte les actifs, le chiffre que vous annoncés ne correspond pas à la réalité. De plus, les 116,5 milliard ne sont que des "provisions" et non des "dettes".

Les capitaux propres apparaissent miraculeusement après la suppression de €116 milliards de dettes ! 
Je suis effaré de voir que personne, absolument personne ne reprend cette affaire de €116 milliards ! Pourtant tout est écrit, et partout dans le monde, tout le monde admet que des créances non couvertes par des capitaux propres sont des dettes, sauf en France où le 1° ministre peut les supprimer par décret !

*

amaury sur l'article Calme et tempête : auriez vous quelques titres d'ouvrages concernant la politique monétaire (taux, masse monétaire, etc.) à me conseiller ?
Non : le mieux est de suivre l’actualité, les documents de la Fed et les commentaires avisés de personnes compétentes en la matière, et de confronter les prévisions aux réalités…

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Par CHEVALLIER
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