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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 11:18

Zone euro, zone dangereuse

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L’augmentation de la masse monétaire M3 de la zone euro est de 12 % d’une année sur l’autre alors qu’elle ne devrait pas dépasser 5 %. 
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Graphique 1 :

(cliquer ici pour agrandir le graphique) 
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M3 se monte à 96 % du PIB alors que ce ratio ne devrait pas dépasser 80 %. 
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Graphique 2 :


(cliquer ici pour agrandir le graphique) 
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L’hypertrophie de M3 est due à de l’argent non gagné, ce qui est inflationniste

En effet, quand il y a plus d’argent en circulation en M1 (l’argent que les Euro-zonards ont dans leurs portefeuilles et sur leurs comptes courants), les prix ont tendance à monter.

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En 1998, lorsque l’euro a été adopté, l’agrégat M1 représentait moins de 30 % du PIB contre 43 % actuellement alors que ce ratio aurait dû diminuer et représenter maintenant 20 % du PIB environ (il est de 10 % aux Etats-Unis). 
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Graphique 3 :


(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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L’augmentation anormale de M1 est le résultat de revenus qui n’auraient pas dû être distribués.

En effet, contrairement aux règles comptables, les engagements de retraite ne sont pas provisionnés dans des pays comme la France, ce qui permet aux salariés et aux fonctionnaires de percevoir des revenus supérieurs à ce qu’ils devraient être.

M1 se monte à €3 800 milliards. €2 500 milliards environ sont en excédent.

Comme il est impossible de distinguer l’argent gagné de l’argent non gagné, ce désordre va durer un certain temps…

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Aucune mesure n’a été prise en France pour résoudre fondamentalement ce problème.

Si la BCE relève son taux de base, la croissance du PIB diminuera sans faire baisser M1 ni l’inflation.

En baissant son taux, la BCE ferait repartir la croissance du PIB et l’inflation.

La situation actuelle ne peut qu’empirer.

Des signes inquiétants se manifestent déjà, comme par exemple l’écart grandissant entre l’Euribor et le taux de refinancement de la BCE, ce qui prélude à une crise majeure, comme ce fut le cas en 2000-2001.

Aux Etats-Unis, comme les équilibres fondamentaux sont réalisés pour ce qui concerne les agrégats monétaires, la Fed peut agir avec efficacité et un certain degré de liberté. La crise du subprime y aura des effets limités. 

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Euribor : Euro interbank offered rate (taux interbancaire offert en euro)

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Par CHEVALLIER
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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /Déc /2007 22:33

Agrégats monétaires, encore et toujours

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Une fois de plus, la variation des agrégats monétaires est le meilleur indicateur de la situation économique présente et à venir

M2-M1 augmentait de plus en plus jusqu’au mois de mars 2007 : les Américains augmentaient leur épargne car ils sentaient que leur situation allait se détériorer..

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Graphique 1 :

 

(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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Or, depuis mars 2007, l’augmentation de M2-M1 s’est stabilisée en fluctuant entre 7 et 8 % d’une année sur l’autre, ce qui signifie que la croissance du PIB ralentit mais modérément.

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Graphique 2 :

 

(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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L’économie américaine est très forte, les entreprises et les Américains supportent des taux d’intérêt et des prix du pétrole élevés.

Les gains de productivité restent élevés, le coût unitaire du travail a baissé de 2,0 % au 3° trimestre 2007, ce qui signifie que l’inflation baisse normalement dans la zone acceptable.

La crise du subprime n’est pas négligeable, mais elle a des conséquences limitées.

Les membres du FOMC feront une erreur en baissant leur taux de base le 11 décembre car le taux neutre est à 4,25 %, et le taux de la Fed doit être légèrement restrictif car l’inflation peut repartir rapidement s’il reste neutre, comme en 1965

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M2 devrait augmenter de 5 % (2,5 % de gains de productivité + 1 % d’augmentation de la population + 1,5 % d’inflation sous jacente), ce qui était le cas avant mars 2007.

Depuis cette date, l’augmentation de M2 de 6 % est un peu trop forte : elle provoque donc une baisse de la croissance du PIB selon la loi de la masse monétaire libre.

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Graphique 3 :

 

(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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Par CHEVALLIER
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Dimanche 9 décembre 2007 7 09 /12 /Déc /2007 15:30

Argent sain et croissance

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Tous les business économistes américains sont d’accord : l’argent sain (sound money) est la première condition nécessaire de la croissance du PIB et de l’augmentation du niveau de vie.

L’argent sain a été le premier objectif des Reaganomics car l’inflation (sous jacente) s’était développée dans les années 60 et 70 pour culminer à 10 % au début de 1981 et il fallait absolument y mettre fin pour que la croissance redevienne normale, ce que fit le gouvernement Reagan en coordination avec la Fed.

Robert Rubin, ministre de l’économie de Bill Clinton a défendu le même principe car pour lui aussi, l’argent sain est le meilleur moyen d’augmenter le niveau de vie de la population. En effet, les politiques keynésiennes de distribution de subventions et d’aides sociales ne créent pas de richesses supplémentaires alors qu’une politique monétaire saine permet à tout le monde de s’enrichir en travaillant.

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Pour que l’argent soit sain, il faut que les comptes des entreprises et de l’Etat donnent une image fidèle de la réalité en respectant les règles qui s’imposent et qu’il n’y ait pas d’inflation, sinon de l’argent non gagné (unearned money) se répand : une bulle prend alors naissance et éclate finalement un jour en une crise qui est préjudiciable pour tout le monde.

Ainsi, à la fin des années 90, les entreprises ont publié des bénéfices qui ne correspondaient pas à la réalité car certaines charges n’étaient pas comptabilisées (l’amortissement des survaleurs et les stock options), et ce fut la bulle Internet puis la crise de 2001 et des années suivantes.

Actuellement, des établissements financiers enregistrent dans leurs comptes des titres de type subprime pour lesquels la demande n’existe plus : leur valeur réelle est donc quasiment nulle. Les pertes ($250 milliards ?) ne sont comptabilisées que pour $50 milliards. Cette bulle éclate en une crise dont les effets ne sont pas négligeables…

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Une source importante d’argent non gagné se développe en Europe continentale et en particulier en France avec les engagements de retraite qui ne sont pas provisionnés. Le rapport Pébereau les évaluait à €900 milliards fin 2004 pour les seuls fonctionnaires, soit €4 500 milliards pour la France entière, 3 fois le PIB !

Ainsi par exemple, à la fin du 1° semestre 2007, la SNCF a sorti de ses comptes €116 milliards de dettes qui n’apparaissent nulle part ailleurs ! 
Ces €116 milliards se trouvent dans les poches des salariés de la SNCF et circulent : c’est de l’argent non gagné. 
Cet argent aurait dû être porté en provisions et non pas versé sous forme de salaires.

Cet argent non gagné est visible dans les agrégats monétaires de la zone euro : dans M1 (qui représente l’argent que les Euro-zonards ont dans leurs portefeuilles et sur leurs comptes courants), qui se monte à €3 400 milliards, soit 43 % du PIB contre 10 % aux Etats-Unis.

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Nicolas Sarkozy aurait dû rompre avec ce passé

Il aurait fallu réintégrer ces €116 milliards de dettes dans les comptes de la SNCF, remettre de l’ordre dans les comptes des entreprises et des administrations françaises et instituer des fonds de pension comme en Irlande et ailleurs.

L’application des règles comptables et le respect des équilibres monétaires fondamentaux ne se négocient pas avec des syndicats ni avec des partis d’opposition. Ils s’imposent !

La crise qui éclatera sur cette bulle sera de très grande ampleur

Les Français ne connaissent rien quant à ces problèmes économiques fondamentaux qui sont pourtant très bien analysés depuis longtemps par les business économistes américains, ce qui profite à tout le monde aux Etats-Unis…

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D’après une étude du Boston Consulting Group (BCG), les encours des fonds de pension et d’autres fonds dépassaient $25 000 milliards (fin 2006) aux Etats-Unis, ce qui permet aux Américains de provisionner d’une façon satisfaisante leurs engagements de retraite.

Il n’en est pas de même en France où les fonds de pension sont interdits, contrairement à la logique économique la plus élémentaire !

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Une remarque : les aides sociales ne sont pas de l’argent non gagné : les impôts sont des prélèvements effectués sur de l’argent gagné par des personnes qui ont créé des richesses en travaillant pour les transférer au profit d’autres personnes qui n’ont pas créé ces richesses…

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Comment se fait-il que je sois le seul à traiter de ces problèmes ?

L’aveuglement des Français aura des conséquences dramatiques plus tôt qu’ils ne le croient !

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Par CHEVALLIER
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Samedi 8 décembre 2007 6 08 /12 /Déc /2007 18:39

Questions / réponses 13

Merci aux honorables lecteurs de ce blog pour leurs questions et commentaires, voici mes réponses…

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J’ai repris approximativement une phrase prononcée par Milton Friedman : "les connaissances nécessaires en économie tiennent sur une seule page" et bien entendu on me demande cette page…

Evidemment, Milton Friedman n’a jamais écrit cette page !

Il voulait dire par là que tout est simple en économie : il suffit de réfléchir sur chaque problème posé en fonction de quelques principes simples et fondamentaux.

Par contre, il est illusoire de faire la liste de ces principes car l’économie n’est pas une construction logique  à partir de quelques principes dont on déduit des conclusions applicables dans tous les cas selon ce bon vieux cartésianisme. 
Des mécanismes, des actions et des interactions jouent. Ce sont ces jeux spécifiques qu’il faut examiner en interprétant correctement des principes économiques libéraux qui sont à géométrie variable. 
Tout dépend de l’interprétation que l’on donne de ces principes de base.

Ainsi par exemple, en augmentant l’offre de logements, leurs prix baissent car le prix de la rareté baisse.

Aux Etats-Unis, dans le Sud, les administrations locales construisent des autoroutes, des routes, des rues pour desservir des terrains constructibles qui sont nombreux, donc peu chers. Les Américains quittent le Nord trop cher pour s’établir au Sud moins cher.

Résultat : le prix médian des logements américains est de 217 800 dollars en octobre contre 186 000 € hors taxes et hors frais d'agence en 2005 en France d’après les chiffres donnés par Vincent Bénard.

C’est simple. Le raisonnement est juste et en concordance avec les faits observables.

Il n’y a que les libertariens qui sont assez stupides pour ne pas comprendre cette phrase prononcée par Milton Friedman et vouloir écrire cette page…

"What makes it [economics] most fascinating is that its fundamental principles are so simple that they can be written on one page, that anyone can understand them, and yet very few do."

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Réponse à Vincent : Le plan Paulson-Bush de gel des taux subprime sent les élections, ce qui est critiquable… mais il peut permettre de réduire le stock de logements à vendre, ce qui peut avoir des effets positifs pour tout le monde. Comme ces taux contractuels dépassent les niveaux des marchés normaux, ce plan peut être admissible. Paulson est compétent en matière financière et économique, lui au moins... 

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Quand j’écris : les Français racontent n’importe quoi en économie pourvu qu’il n’y ait aucune logique et qu’il y ait une apparence de complexité, y compris dans les cercles dirigeants, je songe évidemment à Attali !

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Par CHEVALLIER
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /Déc /2007 10:30

Questions / réponses 12

Merci aux honorables lecteurs de ce blog pour leurs appréciations élogieuses, leurs questions et commentaires, voici mes réponses…

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Réponse à privat : Les problèmes les plus importants ne sont pas de s’attaquer à quelques dérives de dépenses publiques qui sont parfois anecdotiques (les fonctionnaires des DOM TOM etc.), mais d’analyser ceux qui sont les plus importants et que ne comprennent pas les Français comme par exemple ces  4 500 milliards dettes non provisionnées fin 2004 dont personne ne parle ! 

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Réponse à Christiane Fuselier : Agir pro-gre-ssi-vement est un non sens face aux € 116 milliards de dettes de la SNCF effacés fin août ! Tenir des comptes conformes aux règles ne se négocie pas avec des syndicats en tenant compte de leurs réactions ! … et personne ne défend les fonds de pension pour lesquels, sans rien en connaître, près de la moitié des Français sont favorables ! 
Par ailleurs, Sarko détermine sa politique en fonction de ses échéances à 4 ans (pour sa réélection), mais capituler face aux syndicats sans traiter les problèmes qui se posent est un mauvais calcul car ces problèmes vont aller en s’aggravant dans les mois et années à venir, et les électeurs le sanctionneront pour cela.

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Réponse à amaury : (…) les fonds de pensions ne réduiront pas les impots finalement payés par les contribuables puisque ils devront toujours verser des cotisations afin de financer ces fonds. Non : dans la solution que je préconise, les versements dans les fonds seraient supérieurs au minimum requis, ce qui leur fait perdre leur caractère obligatoire.

Le taux des prélèvements obligatoires optimal est aux alentours du tiers du PIB, ce qui détermine le montant des impôts et taxes et le nombre de fonctionnaires, encore faut-il tenir des comptes conformes aux règles… 
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Réponse à zorro : sur la Chine, je dispose des données nécessaires, mais je n’ai pas pu les mettre en ordre pour l’instant. J’en ai déjà tiré les conclusions, cf. mes billets. La guerre économique poursuit son cours entre les Chinois et les Américains et elle porte évidemment sur la parité entre le yuan et le dollar, avantage à la Chine pour l’instant ! 

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Réponse à dardevil99 (et à Vincent) : Pourquoi - selon vous - les français sont-ils si ignares pour tout ce qui touche aux questions économiques ? Jusque dans les années 60, les Français avaient une meilleure culture économique, très libérale : les paysans quittaient la campagne pour trouver du travail dans des usines, sans assistantes sociales ni aides. De Gaulle a fait appel à Jacques Rueff pour redresser la situation monétaire, etc. 
Tout a changé à partir du début des années 70 : les " intellectuels ", journalistes, professeurs, travailleurs sociaux, énarques, etc. ont imposé leur idéologie, cf. mon billet sur le nouveau socialisme du XXI° siècle et les prédictions de Schumpeter. Avec Internet, et les voyages etc. les Français ont pourtant les moyens de s’informer au XXI° siècle ! Il y a quand même des mystères…
Comment se fait-il que le système économique déficient de la France ait pu tenir aussi longtemps ? C’est le propre des bulles, les plus dangereuses : elles s’installent sournoisement sans se déclarer, parfois pendant un certain nombre d’années, et elles se développent un jour… Pour l’instant, les échéances des engagements de retraite étaient assez éloignées, mais elles se rapprochent ! Et les bulles éclatent un jour !

Quels seront par ailleurs les effets immédiats de la crise que vous annoncez sur notre pays ?

Ils sont déjà visibles avec l’euro fort qui détruit l’industrie française (et italienne), l’augmentation des taux de la dette française, du déficit budgétaire et de la balance commerciale, et la faible croissance du PIB, etc.
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Réponse à Zorro : Dans la solution que je propose, le passage du régime de retraite par répartition au système de fonds de pension est volontaire et progressif car tout le monde ne va pas basculer du jour au lendemain de l’un à l’autre !

Une partie des Français est très attachée à la Sécurité Sociale, notamment ceux qui reçoivent une pension alors qu'ils n'ont jamais cotisé. Je n’ai pas envisagé tous les cas, mais exposé le mécanisme (et la logique) d’ensemble.
Pour les assurances santé, il est parfaitement possible sinon souhaitable bien entendu que le secteur privé prenne de plus en plus d’importance, et c’est un peu ce qui se fait.
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Les modalités d'introduction des fonds de pension sont selon moi tout sauf un point de détail. J’ai exposé là aussi le principe. Les Irlandais qui ne sont pas des extra terrestres ont mis en place à partir de 2001 seulement un système de fonds de pension qui est maintenant très performant, les Suisses qui sont encore plus proches de nous et qui parlent français pour une partie d’entre eux, bénéficient de tels fonds depuis longtemps… mais pour les Français, même parmi ceux qui ont une bonne culture libérale, c’est inconcevable ! ! ! Je n’arrive toujours pas à comprendre ! 

Qui est responsable du prix de la rareté dans l’immobilier ? C'est pour l’essentiel un problème de réglementations, cf. toutes les études en ce sens, la simple observation des faits et de ce qui se passe aux Etats-Unis ! 
Il ne s’agit pas de supprimer toutes les réglementations, mais de les réduire à l’optimum cf. aux Etats-Unis où certaines régions, certaines zones sont inconstructibles, et d’autres où les constructions sont autorisées, avec des réglementations variables d’un Etat à un autre, d’une ville à une autre… Là où ces réglementations sont faibles, le coût de la rareté tend vers zéro et il est très élevé dans certains quartiers de certaines villes où ces réglementations sont très importantes !.

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Par CHEVALLIER
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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /Déc /2007 17:16

Le prix de la rareté

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Je reprends ici une partie de ma réponse précédente aux questions, car le commentaire de Vincent Bénard est très intéressant mais peu visible :

J’ai écrit :

Pour diminuer les prix des logements, il ne sert à rien de modifier l’indice de la hausse des loyers : il faut augmenter l’offre en diminuant les réglementations qui interdisent de construire.


Déréglementer, libéraliser telle est la meilleure solution pour favoriser la construction de logements répondant à la demande et d’en diminuer les prix.,

Puis dans un autre billet :

Les prix de l’immobilier sont élevés parce que l’offre est rare

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Commentaire de Vincent Bénard :

Vous avez 100 % raison. La bonne nouvelle est que le prix de la rareté a été estimé, aux USA, par Ed Glaeser, sur une trentaine de grandes agglomérations.

Il varie effectivement de presque rien à beaucoup en fonction de la réglementation du sol en vigueur.

Plus il faut de temps entre la feuille blanche et la mise en vente des maison, plus les prix flambent.
Un économiste du Cato Institute, Randall O'Toole, a estimé la pénalité réglementaire moyenne (prix de la rareté) à un peu plus de 70 000$ par transaction.
La seconde bonne nouvelle, c'est que j'ai moi même, en reprenant pour la France les bases du calcul de O'toole, estimé le prix de la rareté, de façon très conservatrice, à 30 % du montant moyen des transactions en 2005, soit en moyenne 56 000 Euros par transaction immobilière hors taxes et hors frais d'agence.
Une explication détaillée de l'effet "rareté foncière" peut être trouvée dans mon livre :

"Le logement, crise publique, remèdes privés" http://www.crisepublique.fr/

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Merci pour cette réponse.

Donc, sur un prix moyen de logement de 186 000 € hors taxes et hors frais d'agence, le prix de la rareté est de 56 000 Euros.

En transposant ce qui se passe aux Etats-Unis, il serait possible de supprimer les deux tiers du prix moyen de la rareté, c’est à dire baisser les prix de presque 40 000 € pour ramener le prix moyen d’un logement vers 150 000 €. 
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Je n’ai a priori aucune compétence particulière en matière immobilière mais il suffit d’appliquer des principes de base et de raisonner correctement ensuite pour poser correctement tout problème économique et y apporter de bonnes solutions.

Milton Friedman disait toujours que les connaissances nécessaires en économie tiennent sur une seule page, le reste est du raisonnement logique simple.

Les Français ne connaissent rien de cette première page, ce qui ne les empêche pas ensuite de raconter n’importe quoi pourvu qu’il n’y ait aucune logique et qu’il y ait une apparence de complexité, y compris dans les cercles dirigeants.

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Par CHEVALLIER
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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /Déc /2007 13:20

Sarko plan

Après les 30 glorieuses (1945-1975), la France a connu une trentaine d’années calamiteuses avec une faible croissance et un chômage élevé.

Nicolas Sarkozy avait la possibilité d’entrer dans l’Histoire en restaurant une croissance de 5 % par an avec le plein emploi qui aurait résolu tous les problèmes économiques, sociaux et politiques à son avantage.

Les Etats-Unis ont connu une situation semblable en 1980. Les conseillers économiques de Ronald Reagan, les Reaganomics ont donné les solutions pour en sortir. Elles ont été perfectionnées et actualisées. Elles sont bien connues.,

Les premières conditions de la réussite sont d’avoir de l’argent sain et de baisser le taux des prélèvements obligatoires aux alentours du tiers du PIB de façon à laisser le reste de l’activité économique aux marchés.

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Pour la France, la meilleure solution, était de revenir tout de suite, dès le début juin, sur le décret du Premier ministre du… 7 mai 2007 (!) autorisant la SNCF à… ne pas respecter les règles comptables !

Un gouvernement doit faire respecter les lois et les règlements. Il ne doit en aucun cas supprimer par décret € 116 milliards de dettes ! (comment se fait-il que je sois le seul à relever ces évidences ?)

Les comptes de la SNCF auraient alors fait apparaître fin août une partie de sa situation réelle, le but de la comptabilité étant de donner une image fidèle de la réalité d’une entreprise en une ou deux pages.

Dès lors, il aurait été possible de commencer à faire partir la croissance sur des bases saines en apurant les comptes des entreprises dites publiques et d’adopter un système de fonds de pension selon la formule que je préconise, ce qui aurait permis d’assurer le paiement des pensions du régime de retraite par répartition, de financer les besoins des entreprises et de l’Etat en dopant la croissance, et les pensions de retraites dans l’avenir plus lointain.

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Une petite majorité des Français, 55 % seulement, est favorable au maintien du régime de retraite par répartition d’après le sondage CSA publié par Le Parisien le 21 novembre.

Il aurait suffi de leur expliquer les mécanismes et les avantages des fonds de pension pour faire accepter la nécessité de réformer le système actuellement en vigueur.

Ceux qui l’auraient voulu auraient ainsi bénéficié de ces fonds de pension, ce qui aurait convaincu ceux qui sont réticents.

Ainsi, en quelques années, 3, 4 ou 5 ans, cette réforme aurait pu produire ses effets positifs sans provoquer d’effets négatifs, hormis l’éviction des syndicalistes de la gestion du système actuel de retraite, et c’est là justement que se trouve le problème majeur : Sarko ne veut pas les brusquer.

Les charges patronales et les cotisations pour les retraites représentent 15 % environ du véritable salaire appelé coût total employeur. Ainsi, le taux des prélèvements obligatoires aurait pu diminuer globalement de 12 points pour tendre vers 42 % du PIB selon le mode de calcul de l’OCDE. 
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Ensuite, il aurait suffi de laisser libres les Français de souscrire des assurances santé (selon des modalités à définir) au lieu de les obliger à cotiser à la Sécurité Sociale qui est peu efficiente.

Là aussi, les personnes réticentes aux offres de la concurrence auraient été finalement séduites et le taux des prélèvements obligatoires aurait pu baisser de 8 à 10 points pour tendre à terme vers l’optimal : le tiers du PIB, sans douleur, sans effets négatifs majeurs si ce n’est l’éviction là aussi des syndicalistes de la gestion du système d’assurances santé.

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Un tel plan aurait dû être engagé dès le mois de juin, et complété par la suppression des réglementations qui augmentent les coûts, comme par exemple dans l’immobilier.

Ce plan était simple, efficace, plus ou moins facile à mettre en œuvre à condition de vouloir l’appliquer.

Il faisait jouer des mécanismes économiques bien connus qui ont toujours réussi lorsqu’ils ont été appliqués, que ce soit aux Etats-Unis, en Suisse, en Irlande ou en… Chine !

Nicolas Sarkozy a hérité de la patate chaude. Il a envisagé dès son élection sa réélection en 2012. Il aurait pu alors faire valoir le retour d’une croissance à 5 % en France grâce à sa politique économique, mais ce ne sera pas le cas et il devra en supporter les conséquences, et les Français aussi.

Sarko va droit dans le mur, en nous y entraînant !

La politique économique qu’il mène n’est pas un bon plan.

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La retour d’une croissance de 5 % aurait permis d’augmenter le pouvoir d’achat de 25 % au moins en 10 ans, comme en Irlande, ce qui aurait permis d’amortir les chocs du redressement des comptes publics et des retraites.

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La suppression de l’argent non gagné aurait permis de restaurer de l’argent sain, qui avec la baisse du taux des prélèvements obligatoires et la suppression des réglementations sont les 3 premiers piliers de la réussite selon Arthur Laffer, l’un des principaux Reaganomics, le 4° étant l’ouverture sur la mondialisation qui est déjà bien réalisée en France.

Lire son article sur Heritage Foundation : The four pillars of Reaganomics.

 

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Il est étonnant de constater que dans le sondage CSA-Le Parisien, 40 % des personnes interrogées se déclarent favorables à un régime de retraite par capitalisation, alors que cette solution ne peut pas procurer une pension pour la plus grande partie de la population, contrairement aux fonds de pension !

Le manque de culture économique élémentaire des Français est effarant…

 

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Par CHEVALLIER
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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 11:27

Questions / réponses 11

Merci aux honorables lecteurs de ce blog pour leurs appréciations élogieuses, leurs questions et commentaires, voici mes réponses…

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Réponse à amaury : J’ai écrit : les heures de travail ne dépendent pas de la volonté des patrons mais de la demande car c’est bien la demande qui importe effectivement. Les entreprises françaises supportent des charges élevées mais elles sont compensées par des salaires relativement bas, inférieurs à ceux que l’on pratique dans d’autres pays pour la même qualification. Les charges de personnel tout compris, sont comparables en France et ailleurs, mais les salaires nets perçus en France sont faibles. Exemple : en Irlande les salaires sont élevés, mais les déductions sont de 20 % seulement. En France, les charges et cotisations représentent plus de la moitié du coût total employeur, le salaire net disponible est faible, ce qui freine la demande. Les problème ne viennent pas des charges des entreprises, mais du taux des prélèvements obligatoires qui est trop élevé (charges patronales + cotisations + taxes + impôts), peu importe qui les paie effectivement et finalement.

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Réponse à Skate2 sur les investissements : attention ! tous les produits financiers proposés par les banques françaises sont au détriment de leurs clients car les banques qui ont perdu beaucoup d’argent dans de mauvais investissements (le sub-prime) veulent se rattraper en mettant dans divers produits tous les titres dont elles veulent se débarrasser. Le meilleur moyen de perdre de l’argent est de suivre leurs conseils et leurs offres !

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Réponse à privat écrivant : Pour baisser les prélèvements, encore faut il réduire les dépenses : non ! Comme je l’ai indiqué (mais ce n’est peut-être pas assez clair) le problème n’est pas de réduire des dépenses, mais de sortir des dépenses du secteur public pour les faire entrer dans le secteur privé, c’est à dire passer d’un système hérité du communisme dans le style URSS à un système capitaliste libéral. Concrètement : dans un 1° temps, mettre en place des fonds de pension et des comptes d’épargne entièrement défiscalisés selon les formules que je préconise pour supprimer les cotisations à caractère obligatoire. Dans ce cas, le taux des prélèvements baisserait mécaniquement de 12 points et commencerait à provoquer des effets positifs très importants. Ensuite, il s’agit de faire la même opération avec les assurances santé. De cette façon, le taux des prélèvements obligatoires redescendrait aux alentours du tiers du PIB ce qui garantirait une croissance de 5 % comme en Irlande. Je reviendrai peut-être plus clairement sur ces points…

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Réponse à Jérome Guyot écrivant : Si on augmente l'offre, les constructeurs vont devoir faire face à une demande plus importante et de ce fait les coûts de construction sont susceptibles d'augmenter, non : les prix de l’immobilier sont élevés parce que l’offre est rare, les coûts de construction ne représentant qu’une partie du prix d’un logement, le reste est le produit de la rareté (je n’en connais pas les proportions, et il serait intéressant de les connaître !). Les prix des fournitures de l’immobilier n’ont pas augmenté considérablement aux Etats-Unis au cours de ces dernières années car la concurrence et l’innovation jouent. Ce sont les prix de certains logements à caractère spéculatif qui ont grimpé (à New York, en Californie, etc.) alors que les prix des logements ordinaires a peu augmenté et baisse peu en ce moment.

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Réponse à amaury écrivant : Pourquoi le président de la BCE ne sermonne t il pas la France pour la désastreuse tenue de ses comptes ? J.C. Trichet est un expert en matière de camouflage de trou financier comme il l’a montré lors du scandale du Crédit Lyonnais (les archives du Havre et le siège parisien ont brûlé !) : personne n’a été condamné en France. Il a su dévier tous les coups pour tout le monde ! Seuls des tribunaux américains ont condamné une filiale pour des irrégularités commises aux Etats-Unis. Le bulletin de la BCE publie parfois certains articles prouvant qu’il y a pourtant là des gens compétents. J.C. Trichet est un pion très important imposé par Chirac… Les Français n’ont pas réagi face au scandale du Crédit Lyonnais, ils ne réagissent pas en ce moment et ils ne sont pas près de réagir un jour…

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Réponse à Gnux écrivant : quand je lis votre blog, j'ai l'impression que la fin du monde est pour demain ! Non : depuis des mois je prédits une baisse importante de la croissance du PIB aux Etats-Unis et un collapsus… qui se produisent maintenant. L’économie américaine est plus forte que je ne le pensais, mais de toutes façons, tout se produit comme je l’ai analysé (mais je n’ai pas été jusqu’à en prévoir les modalités avec le sub-prime). Pour la France et l’Europe, là aussi, j’ai été trompé par l’hypertrophie de la masse monétaire qui dope la croissance qui est plus forte que je ne le pensais, mais comme elle repose sur de l’argent non gagné, les problèmes n’en seront que plus graves à l’avenir… Je ne suis que réaliste ! 
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Réponse à Nono Ladette écrivant : cela fait 2 ans que les loyers ne sont plus indexés sur le cout de la construction mais sur un indice IRL, composé à 60% de l'inflation, qui était à 2,7%. Cette mesure ne va donc rien changer ! Oui ! je l’avais lu mais pas relevé… Toutes les mesures de Sarko sont en fait de l’esbroufe. Voir : www.nonaladette.fr

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Par CHEVALLIER
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Lundi 3 décembre 2007 1 03 /12 /Déc /2007 10:39

Flations dans la zone euro

L’inflation sous jacente augmente dans la zone euro.

Depuis octobre 2007, elle dépasse les limites admissibles en atteignant la bande des 2 % alors qu’elle diminue aux Etats-Unis en restant contenue sous cette barre fatidique des 2 %.

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Graphique 1 : Inflation sous jacente dans la zone euro :

(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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Graphique 2 : Inflation sous jacente aux Etats-Unis :


(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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L’inflation sous jacente diminue aux Etats-Unis car la croissance du PIB diminue.

En effet, la Fed a relevé et maintenu ses taux à 5,25 % au dessus de leur neutralité de 4,25 % ce qui a provoqué une augmentation du coût des crédits, donc un ralentissement de la croissance du PIB.

En de telles circonstances, les fournisseurs acceptent toujours de baisser leurs prix, ce qui se répercute sur tous les produits dans l’ensemble de l’économie (la crise du sub-prime n’a fait qu’empirer cette évolution habituelle).

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Dans la zone euro, l’inflation sous jacente augmente dans la plupart des pays à cause de l’hypertrophie des agrégats monétaires qui est provoquée par le non enregistrement des créances de retraite, ce qui a initié le départ d’une bulle qui éclatera en une crise.

La BCE ne peut pas arrêter cette bulle : c’est aux gouvernements des pays membres de prendre les décisions qui s’imposent (enregistrer régulièrement ces créances de retraites en dettes), mais ils ne veulent pas les prendre car elles provoqueraient des réactions violentes de la part des syndicats.

Comme le ralentissement de la croissance du PIB aux Etats-Unis se transmet en Europe, une stagflation est en train de se mettre en place dans un certain nombre de pays, dont la France.

Pour l’instant la croissance reste relativement forte dans ces pays car elle est dopée par la distribution de revenus à partir d’argent non gagné.

Si les comptes étaient correctement tenus, la croissance réelle endogène serait très faible ainsi que l’augmentation des prix. La situation réelle serait donc proche de la déflation.

Par contre, des pays à forte croissance comme l’Irlande et les pays de l’Europe de l’Est subissent une inflation forte mais normale en pareilles circonstances.

Le désordre s’amplifie dangereusement dans l’Union Européenne et dans la zone euro.

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L’indice global des prix n’est pas significatif car les prix de l’énergie fluctuent beaucoup, ce qui provoque des variations de prix non significatives.

Graphique 3 : PCE et PCE:PILFE

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PCE:PILFE :  P
ersonal Consumption Expenditures: Chain-Type Price Index Less Food & Energy 

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Sources : Eurostat

IPCH : Indices des prix à la consommation harmonisés - Indice global- Indice (2005=100).

 

IPCH-EAE  : Indices des prix à la consommation harmonisés - Indice global, énergie et produits alimentaires saisonniers exclus - Indice (2005=100), c’est l’inflation sous jacente en français ou core inflation en anglais.

 

… et comme toujours, l’ami Fred de Saint Louis pour les statistiques des Etats-Unis.

 

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Par CHEVALLIER
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Dimanche 2 décembre 2007 7 02 /12 /Déc /2007 18:11

Pouvoir d’achat en baisse

Le pouvoir d’achat a baissé en France de 2 % depuis 10 ans (de 10 % dans d’autres pays comme l’Allemagne et l’Italie) alors qu’il a augmenté en Irlande de 25 % comme le montrent clairement les statistiques d’Eurostat :

(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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Pour augmenter le pouvoir d’achat, il n’y a qu’une solution : diminuer le taux des prélèvements obligatoires comme le montrent toutes mes analyses et celles des économistes de Work For All.

Nous ne faisons que reprendre et adapter les travaux des Reaganomics qui ont toujours montré partout leur efficacité, que ce soit aux Etats-Unis, en Irlande ou ailleurs.

Tout le reste n’est que (mauvaise) littérature.

Toutes les gesticulations de Sarko et des gouvernements précédents ne servent à rien.

Comment se fait-il que les Européens du continent fasse preuve d’autant d’obscurantisme ?

C’est du suicide collectif a dit un jour Silvio Berlusconi…

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Sources : Eurostat, PIB par habitant en standards de pouvoir d'achat (SPA)

Pour plus de clarté, j’ai repris en indice 100 les SPA en 1997 année à partir de laquelle le pouvoir d’achat des Irlandais a rejoint celui des Français.

Cet indice mesure aussi les gains de productivité globale.

 

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Par CHEVALLIER
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