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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 11:28

Calme et tempête

Les Américains travaillent : le taux de chômage est faible à 4,7 %.

Ils gagnent de l’argent, le dépensent et épargnent. Tout va bien.

Leurs salaires réels n’augmentent pas, ce qui permet de contenir l’inflation sous-jacente à moins de 2 % mais les oblige à restreindre leur consommation.

La demande est faible, l’offre aussi, donc la croissance du PIB est faible, de l’ordre de 2 % d’une année sur l’autre (elle est inférieure au potentiel optimal de 3,5 %).

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L’augmentation de l’épargne d’une année sur l’autre reste autour de 8 %. Elle n’augmente pas davantage, ce qui signifie que les Américains craignent que leur situation se dégrade à l’avenir, mais sans exagération. Leurs craintes n’augmentent pas,

Graphique 1 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)
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La croissance du PIB est donc faible mais pas nulle, mais elle peut encore faiblir…

Graphique 2 : 




(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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Tout est calme mais c’est la tempête dans le secteur financier !

Les dirigeants des banques connaissent la situation réelle de leur comptes, ils ne la communiquent pas car elle est mauvaise (toutes les dépréciations n’ont pas été publiées), et ils estiment que leurs concurrents sont dans la même situation : ils n’ont donc pas confiance dans les autres banques et ils ne leur prêtent pas d’argent.

Le marché interbancaire manque de liquidités, la Fed a été obligée de réinjecter 47 milliards de dollars le 15 novembre ! contre 50 milliards le 19 septembre 2001.

Face à ces turbulences, les capitaux libres se réfugient sur les échéances courtes : les rendements du 3 mois au 2 ans ont chuté à 3,3 % le 15 novembre.

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Dans une situation normale, les rendements du 3 mois devraient rester au dessus de la barre des 4 %, un peu en dessous du 10 ans (qui devrait fluctuer lui aussi dans cette bande entre 4,0 et 4,25 % comme il l’a fait entre 2002 et 2005),

Graphique 3 :
 


(cliquer ici pour agrandir le graphique)
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La politique menée par la Fed sous la présidence de Ben Bernanke est catastrophique  : les marchés n’ont plus confiance, la volatilité est très élevée,
Graphique 4 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20071116US4TX06.gif

Les rendements des échéances courtes remonteront au dessus de 4,0 % quand la situation sera assainie car les capitaux reviendront sur les marchés actions après la baisse des taux de la Fed.

Les bonnes analyses alimentent la spéculation gagnante…

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L’écart entre les rendements du 10 ans américain et allemand est tombé à 2 points de base le 15 novembre, c’est à dire à zéro,

Graphique 5 : 

(cliquer ici pour agrandir le graphique)
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Les marchés financiers Nord Atlantiques se sont rejoints !

Graphique 6 : 




(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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Par CHEVALLIER
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Jeudi 15 novembre 2007 4 15 /11 /Nov /2007 19:20

Questions / réponses 5

Merci aux honorables lecteurs de ce blog pour leurs questions, voici mes réponses…

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Une question oubliée de : homer in Erreurs et désordres financiers : Vous raisonnez comme si l'inflation n'existait pas. Pour quelle raison? Pourtant avec une inflation officielle dans les pays producteurs comme Chine et Inde qui court à 7%, petrole, or et autres matières premieres qui s'envolent, l'inflation est bien le problème qui conditionne les politiques monétaires partout dans le monde.

Non : l’inflation n’est plus un problème majeur. J’avais traité de ce problème sur mon ancien blog que Guy Millière   a fait disparaître… et j’y reviendrai un de ces jours.

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Tonton Jack sur l'article Retraites et rupture : je reconnais avoir du mal à suivre votre raisonnement à la lecture du décret que vous mentionnez. Sauf si votre raisonnement consiste à dire que l'on crée une nouvelle caisse de prévoyance et de retraite hors du régime général, abondée par le budget de l'Etat - voir le PLF 2008, il y en pour 3.476 milliards d'euros - et donc hors de toute visibilité. Dans ce cas, je comprends votre réflexion. Dire que c'est le gouvernement de Pétain qui, en 1941, nous a légué ce formidable système de la retraite par répartition... (ok, cette réflexion est biaisée et prête à confusion, mais ça fait plaisir!).

Les €116 milliards de dettes de la SNCF ont disparu des comptes de la SNCF et de l’Etat ! et au total, les dettes de retraite se montaient à €4 500 milliards au minimum fin 2004, le reste est littérature…

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Jean-christophe Mounicq sur l'article Retraites et rupture : Article exceptionnel par les chiffres que vous fournissez. Je l'ai mis en ligne sur mon blog. Pourriez-vous préciser dans quels documents ABN Amro et Work For All ont fait ces estimations sur une dette de 4500 milliards d'euros pour la France (chiffre qui me semble plausible)? Merci. Et encore bravo!

Merci ! Cf. les liens sur les documents de WFA, les €4 500 milliards : c’est le résultat de mon extrapolation de l’estimation du rapport Pébereau qui confirme les chiffres de WFA.
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amaury sur l'article Croissance, retraites, dettes : Vous avez hélas raison Monsieur Chevallier mais les Français sont élévés depuis 30 ans au biberon marxiste et sont très attachés (malheureusement) à leur système de retraite par repartition et aucun politique aujourd'hui n'est prêt à changer la donne.
Pourtant il existerait un angle d'attaque très efficace pour mettre les syndicalistes et les politiciens de gauche au pied du mur :il suffirait de leur poser la question suivante:
-comme les Français doivent être traités pareillement il vous faut choisir :ou l'on supprime la PREFON ou l'on applique ce système par capitalisation à l'ensemble des Français ? Hélas je crois qu'il ne faut rien attendre de l'actuel président de la république ni des suivants d'ailleurs !
!

La propagande de la gauche plurielle est très forte, mais on est quand même au XXI°siècle ! il y a Internet et les gens voyagent assez facilement, les Français pourraient quand même réfléchir un instant ! PREFON n’est vraiment pas un bon exemple !
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Sylvain sur l'article Croissance, retraites, dettes : Que ce passe t-il pour les pensions "cotées en bourse", lorsque le marche est en bear market pendant 15 ou 20 ans (Dow Jones 1960-1980 ou Nikkei 1990-2007)? Les marches sont haussiers a long terme, certes, mais c'est au moment de la prise de profit qu'il doit etre au dessus des cours d'achat, ce qui n'est pas du tout evident.

Le problème n’est pas de savoir si la bourse va monter ou pas, c’est d’investir une épargne dans des entreprises qui créent de la valeur à long terme pour procurer des revenus supplémentaires, là aussi à long terme. Le jour où les Français commenceront à élaborer un raisonnement économique cohérent est encore assez lointain…

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Tonton Jack sur l'article Croissance, retraites, dettes : Je voudrais être sûr de bien comprendre votre raisonnement. Vous dîtes, si j'ai bien compris, on a promis aux salariés de la SNCF une retraite. Cette retraite représente un engagement financier lié au versement d'une pension. L'ensemble de ces retraites, calculées sans doute selon les possibles durées de vie, représentent un montant de 116 milliards d'euros. Pour financer cette somme, on prélève des cotisations sur les salariés de la SNCF - + une subvention de l'ETat dans le cas d'espèce - et il n'y a pas eu de provisions de la part de la SNCF pour financer ces futurs engagements.
En conséquence, les salariés actuels de la SNCF à qui on fait une promesse de retraite doivent "faire confiance" aux futurs cotisants. Et en l'absence de provisions face aux montants de retraite, il s'agit d'une dette et non d'une créance, car celle-ci n'est pas provisionnée. Là où j'ai un peu de mal à saisir c'est pourquoi vous en arrivez à parler de création monétaire ? Pourriez-vous m'expliquer
?

Le problème ici est que "faire confiance" aux futurs cotisants est un non sens sur le plan économique : il y a des créances… donc des dettes, c’est incontournable ! toute autre façon de raisonner est une erreur.

Sur la création monétaire, j’ai essayé d’être clair ! difficile de faire mieux ! il faut comprendre ces problèmes, mais il paraît que ce n’est pas facile !

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Par CHEVALLIER
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Jeudi 15 novembre 2007 4 15 /11 /Nov /2007 11:30

Croissance, retraites, dettes

Le système français de retraites par répartition fonctionne comme les chaînes : gagnez 4 500 milliards d’euros (qui vous seront payés plus tard) en versant 12 % de vos revenus ! avec une différence importante : cette chaîne est obligatoire.

Tant que ces cotisations permettent de payer les pensions, tout marche… jusqu’au jour où la chaîne fait apparaître l’insolvabilité du système.

Pour qu’un système de retraite soit solvable, les engagements de retraite, qui sont des créances, doivent être provisionnés, sinon ce sont des dettes.

Exemple avec la SNCF : ses salariés avaient 116 milliards d’euros de créances de retraite au 30 juin 2007 qui n’étaient pas provisionnés, donc 116 milliards de dettes.

Pour équilibrer les comptes de la SNCF, il aurait fallu payer auparavant pendant des années des salaires moins élevés à moins de salariés, ou (et) ne pas leur promettre de retraite ou (et) augmenter considérablement les prix des billets.

Ce sont donc 116 milliards qui circulent indûment sur les comptes des salariés de la SNCF et de ses clients.

C’est de l’argent non gagné pour reprendre l’expression de Charles Gave traduite de l’américain unearned money.

C’est de la création monétaire par les autorités françaises (par le décret du 7 mai 2007 qui a permis de supprimer ces 116 milliards de dettes pour la SNCF) alors que leur rôle est de respecter et de faire respecter les lois, les règlements et les règles comptables.

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Le problème actuellement n’est pas d’aligner ou pas le régime de retraite de la SNCF sur le régime général (et encore moins d’en négocier des compensations), mais de réintégrer ces 116 milliards dans les comptes de la SNCF et d’en tirer les conséquences.

La faillite de la SNCF serait actuellement une petite crise absorbable, la faillite du système de retraite français sera une crise majeure

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Cet argent non gagné, à la SNCF et ailleurs, est dépensé, ce qui entretient la croissance du PIB qui est soutenue par une consommation qui augmente de 3 %.

La croissance en France est donc artificiellement dopée par de la création monétaire, ce qui est fondamentalement dangereux.

Une croissance forte et durable pour le plus grand bien de tout le monde repose sur de l’argent sain (sound money).

C’est un des piliers de la réussite économique comme l’ont bien compris les économistes américains, les Reaganomics qui en sont les auteurs, et même Robert Rubin, l’ancien ministre des finances de Bill Clinton.

Les comptes ne dérapent pas qu’à la SNCF. Les administrations publiques et beaucoup d’entreprises sont dans le même cas, et cela se voit dans l’hypertrophie des agrégats monétaires, en particulier dans M1, l’argent que les Euro-zonards ont sur leurs comptes courants et dans leurs portefeuilles qui se monte à 3 800 milliards d’euros contre 1 350 milliards de dollars pour les Américains (pour 300 millions d’habitants dans les deux cas).

Ces problèmes ont été résolus depuis longtemps aux Etats-Unis où tout le monde est convaincu que les fonds de pension sont la seule solution concevable au problème des retraites.

Les économistes de Work For All ont fort bien analysé ces problèmes, lire :

Le modèle social européen, le conte de fées et les faits

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Comment se fait-il que je sois le seul à défendre ces idées en France ?

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Par CHEVALLIER
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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /Nov /2007 13:21

Quitter l’euro et revenir au franc, d’urgence !

La situation économique se dégrade lentement mais sûrement en France par rapport à l’Allemagne, surtout depuis le mois de juin 2007 comme le montre clairement l’évolution de l’écart entre les rendements des bons du Trésor à 10 ans français et allemands car les gains de productivité globale en Allemagne sont supérieurs à ceux de la France.

En effet, des économistes libéraux ont convaincu les dirigeants des grands partis allemands de droite et de gauche que seule l’application de leurs théories permettait d’atteindre le taux de croissance optimal du PIB, ce qui bénéficie à tout le monde, des plus riches aux plus pauvres.

Le libéralisme, c’est efficace et social !

Ils suivent depuis 2003 la voie tracée par leurs homologues irlandais qui ont su transformer le vilain petit canard boiteux qu’était l’Irlande en 1984 en un tigre celtique vigoureux dont la croissance est de 5,5 % en moyenne depuis une vingtaine d’année, pour le plus grand bénéfice de tous les Irlandais traumatisés par les famines du temps passé.

Les Allemands qui partagent cette politique économique dans leur très grande majorité, sont convaincus que les fonds de pension sont le meilleur moyen de financer leurs retraites. Ainsi par exemple, l’entité allemande d’EADS a provisionné 4 milliards d’euros pour les salariés allemands (fin 2006) contre presque rien pour leurs collègues français.

Les dirigeants des entreprises allemandes jouent le jeu en maintenant leur activité sur le sol allemand alors que le patronat français a lâchement capitulé en acceptant toutes les revendications des partis et syndicats de la gauche antilibérale (tout en investissant à l’étranger). Ainsi par exemple, Laurence Parisot défend le système de retraite par points d’inspiration socialiste…

Les administrations publiques augmentent leur productivité en Allemagne. Deutsche Post qui a été privatisée est rentable et cotée en bourse. D’autres entreprises publiques suivent (plus ou moins bien) le même chemin.

Comme la productivité dans les entreprises est de l’ordre de 2,5 % par an comme partout ailleurs dans le monde, concurrence oblige, les gains de productivité globale en Allemagne sont maintenant supérieurs à ceux de la France où les administrations et les entreprises dites publiques évoluent beaucoup plus lentement et sur des bases surannées.

En France, les mentalités restent majoritairement figées dans le style soviétique d’une lutte des classes. Les Français sont majoritairement viscéralement antilibéraux.

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Aucune perspective de changement donc en France où les gains de productivité globale seront inférieurs à ceux de l’Allemagne à l’avenir comme dans le passé, avant que l’euro n’existe.

Or, à cette époque là, les équilibres se rétablissaient automatiquement par des dévaluations du franc français dans le système de Bretton-Woods, ou une perte de sa valeur par rapport aux monnaies fortes dans le système de parités (plus ou moins) libres après le 15 août 1971.

Dans un tel système de parités libres, la valeur de la monnaie diminue (théoriquement et pratiquement) au fil du temps dans les pays dont les gains de productivité globale sont les plus faibles (le Club Med) et inversement (et relativement), la valeur de la monnaie augmente dans les pays dont les gains de productivité globale sont les plus élevés (le DeutscheMark fort).

Or, l’euro-système est en fait un système de parités fixes de type Bretton-Woods limité aux pays membres comme l’a fort justement bien analysé le docteur Bernard Trémeau. Les bons médecins sont des experts en étiologie : ils savent trouver la véritable cause d’un problème qui permet ensuite de trouver les bonnes solutions.

Cependant, dans cet euro-système, toute dévaluation est impossible contrairement à celui de Bretton-Woods. Seuls sont possibles le maintien ou la sortie.

Comme rien ne changera en France dans un avenir proche, la seule solution est donc de sortir de cet euro-système tout de suite, pendant que la parité du franc est encore proche de sa valeur initiale par rapport à l’euro car plus tard, ce sera trop tard.

Le franc français redevenu indépendant dans un système de changes flottant librement, perdra de la valeur par rapport aux monnaies fortes : l’euro s’il existe encore ou le DM ressuscité. Avec un franc faible, les Français seront obligés de s’adapter aux circonstances.

Ils ne pourront plus compter sur les Allemands (avec leurs excédents commerciaux considérables et l’équilibre de leurs comptes publics) pour rattraper leurs erreurs.

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Bien entendu, cette solution est politiquement incorrecte mais elle serait peut-être majoritaire en cas de référendum.

Les Danois et les Suédois ont refusé d’adopter l’euro (respectivement en 2000 et 2003), le Royaume-Uni n’a jamais envisagé de le faire vu la ferme et constante hostilité des électeurs, les Suisses et les Norvégiens ont refusé d’entrer dans l’Union Européenne. Tous s’en portent fort bien ! et mieux que nous !

Dans tous ces pays, les électeurs ont désavoué les hommes politiques qui veulent quasiment tous adopter l’euro par panurgisme.

Rester dans l’euro-système va entraîner la France dans une situation catastrophique comme celle qu’a vécue l’Argentine (pays à faible productivité par rapport aux Etats-Unis) dont les dirigeants ont voulu accrocher le peso au dollar américain.

Plus tard seront prises les décisions qui s’imposent, plus les conséquences en seront graves.

La France sera forcée de sortir de l’euro-système en catastrophe, exsangue, dans le plus grand désordre, avec une dette publique considérable et une monnaie fortement dévaluée.

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Il est amusant de constater que l’euro-système a été conçu pour éclater un jour. En effet, les Trésors restent nationaux. Il n’y a pas d’euro-Trésor.

Les emprunteurs souverains sont les Etats membres et non pas l’Euro-land (aux Etats-Unis, c’est le Trésor de l’Etat fédéral qui émet les emprunts souverains et non pas les Etats fédérés).

En cas de sortie ou d’éclatement de l’euro-système, chaque joueur reprend ses billes.

Il n’y aura pas de dettes à partager, pas d’euro-emprunts à rembourser.

Seuls des bons du Trésor nationaux sont émis.

Leurs rendements sont les meilleurs indicateurs de l’état de la détérioration des Etats.

Comme les rendements des bons à 10 ans dans les autres pays de la zone euro sont supérieurs à ceux du Bund allemand, l’euro-système est donc appelé à éclater.

La crise du sub-prime est doucereuse à côté de celle de l’euro-système qui risque de se produire au même moment que celle des retraites…

L’avenir est vraiment sombre en France.

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Pour retrouver les articles du docteur Bernard Trémeau :

http://www.les4verites.com/archives/auteurs-Tremeau-Bernard-2.html

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Par CHEVALLIER
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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /Nov /2007 15:34

Questions / réponses 4 

Merci aux honorables lecteurs de ce blog pour leurs questions, voici mes réponses…

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zorro sur l'article Pétrole, dollar et euro :
J'ai du mal à comprendre le graphique 4 car j'ai l'impression que le prix du pétrole a triplé en dollar courant entre 2001 et 2007 alors qu'il a doublé en euros courants et je m'attendrais à un plus grand écart entre les courbes.
Mon calcul grossier:
2001 baril = 30 $ et Euros = 0,9 dollars
2007 baril = 90 $ et Euros = 1,4 dollars
en fait la période 2001 2007 me semble plus révélatrice que la seule année 2007
...

Mes graphiques sont établis à partir de données fiables, et non d’approximations grossières. Il faut absolument se baser sur de telles séries et de tels graphiques, sinon on dit n’importe quoi, ce qui est courant, cf. les articles des journalistes et commentaires par ailleurs…

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zorro sur l'article La stratégie du désordre : Votre article est très intéressant, même si je le trouve un peu trop simpliste.
1) vous minorez l'intérêt des multinationales à faire du business, si possible avec le plus grand nombre. Dans cette optique, une stratégie de désordre ne permet pas de faire des affaires. Prenez la situation en Irak: je ne suis pas sûr que les Etats-Unis aient beaucoup gagné dans cette affaire. Remarquez aussi que l'opinion publique américaine s'est retournée et que le pays est divisé sur la marche à suivre. A long terme, les compagnies pétroliennes américaines seront peut être gagnantes, mais rien n'est assuré à ce jour. En fait dans cet affaire irakienne, les USA ont même réussi à créer de l'ordre chez leurs adversaires car le sentiment anti-américain a considérablement grandi, même s'ils ont réussi à rallier à leurs thése nombre de pays d'europe de l'est (ce que vous devriez reprendre d'ailleurs pour souligner votre thèse).
2) vous minorez également les tensions et les dissensions de l'opinion publique américaine, ainsi que celles qui animent les partis républicains et démocrates. Il n'est pas sûr du tout que l'après Bush ne verra pas quelques changements fondamentaux de la politique américaine qui ne peut éternellement tout refuser: accords de Kyoto, tribunal pénal international, traité contre les mines anti-personnelles,
....

Justement : tout ceci confirme que cette guerre en Irak n’était pas faite pour que les stés pétrolières US accaparent son pétrole !

car le sentiment anti-américain a considérablement grandi  : vite dit ! par contre le désordre a grandi dans la région !

Mon billet n’a pas vocation à traiter tous les aspects de la stratégie US mais à montrer un aspect important.

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zorro sur l'article Chine : krach olympique en vue ! : Je suis d'accord avec vous: un système ou les Chinois produisent des biens et reçoivent en échange du papier de la part des USA n'a que peu de chance de perdurer.

Mais ce " papier " vaut des biens !

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amaury
sur l'article Questions / réponses : quels sont les facteurs qui font qu'une banque centrale choisit d'utiliser les taux directeurs plutôt que le contrôle de la masse monétaire et inversement ? pour relancer la croissance, la banque centrale peut choisir de baisser ses taux, or cette baisse de taux entraine une augmentation de la création monétaire et pourtant vous dites que si augmentation de la création monétaire il y a , on observera un baisse du PIB :il semble qu'il y ai une contradiction ou alors ai je mal compris ?

L’instrument principal d’une banque centrale est le maniement de son taux de base qui lui permet de contrôler la variation des agrégats monétaires.

La baisse des taux diminue le coût des emprunts, ce qui fait repartir l’activité et la consommation, donc baisser l’épargne, ie M2-M1.

Il n’y a pas de création monétaire dans ces cas là.

Par contre, quand les consommateurs craignent que la situation se détériore, ils augmentent leur épargne, de précaution, donc la demande baisse ainsi que l’offre donc la croissance baisse.

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Tonton Jack sur l'article Chine : ping-pong, stratégie du désordre et guerre économique : Certes, la partie s'annonce passionnante, cependant, elle serait à mes yeux bien plus s'il n'y avait pas l'UE et ses dirigeants qui risquaient de faire passer leurs populations pour les cochons payants...

Ou des dindons de la farce ! Les Américains se sont mieux adaptés : le taux de chômage est faible, peu de salariés US ont vraiment souffert de l’augmentation de la production chinoise, surtout comparativement à ce qui se passe en Europe.
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zorro sur l'article Erreurs et désordres financiers : Concernant la volatilité et la dernière partie de votre graphique n°2, est-il possible de faire des comparaisons avec des périodes antérieures ?
Avant, pendant 50 ans, c’était pire ! Les variations étaient plus importantes ! La Fed fait des progrès, et peut mieux faire !
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Franck Boizard sur l'article Questions / réponses : Je me suis mal exprimé dans mon précédent commentaire : je voulais dire qu'il faut éviter d'être trop systématique, d'appliquer une grille de lecture unique. Certainement, la stratégie du désordre n'est pas absente de la politique américaine, mais il ne faut pas en faire l'unique moteur.
Idem supra : Mon billet n’a pas vocation à traiter tous les aspects de la stratégie US mais à montrer un aspect important.

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Franck Boizard sur l'article Zone euro et Fed : Il m'est assez facile d'envisager l'éclatement de l'Euro, mais je n'arrive pas à imaginer comment les choses se passeraient. Avez vous un avis, un scénario de "politique fiction" ?

Bonne idée ! Prochain billet !

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zorro sur l'article Chine : ping-pong, stratégie du désordre et guerre économique : ne croyez-vous que le fait de disposer de réserves monétaires importantes permettra à la Chine de soutenir la croissance de son PIB et ses exportations ? N'y aura t-il pas également tentation pour la Chine d'investir en Europe, notamment dans l'immobilier ?

Les $1 330 milliards servent à corriger les erreurs antérieures et à consolider l’économie chinoise effectivement.

Ce fonds souverain et les autres vont permettre aux capitaux chinois d’augmenter leurs investissements en Europe, pas nécessairement dans l’immobilier, plutôt dans des valeurs mobilières et directement pour prendre le contrôle de certaines entreprises.

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Par CHEVALLIER
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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /Nov /2007 12:03

Retraites et rupture

Nicolas Sarkozy  voulait rompre avec le passé. C’était une excellente idée qu’il aurait fallu réaliser en revenant immédiatement sur le décret pris le 7 mai 2007, le lendemain de son élection, qui fait disparaître des comptes de la SNCF 116 milliards d’euros de créances de retraites qui se perdent dans l’usine à gaz de l’Etat, mais qui restent en tant que dettes car elles ne sont pas provisionnées.

Michel Pébereau, président du conseil d'administration de BNP Paribas, a fait le total de ces dettes correspondant aux engagements de retraite non provisionnés pour les seuls fonctionnaires et assimilés : 900 milliards d’euros fin 2004.

Par extrapolation, pour l’ensemble de la France, la dette publique pour les retraites s’élève à 4 500 milliards d’euros fin 2004, chiffre corroboré par ceux des économistes de Work For All et de la banque ABN Amro (qui sont supérieurs à ces évaluations car ils utilisent des formules plus récentes et plus proches de la réalité).

Les dettes publiques pour les retraites se montaient à environ 300 % du PIB fin 2004 !

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C’est la BNP Paribas qui a annoncé la première dans le monde son exposition au sub-prime le 9 août dernier, et ce fut le début d’une crise.

C’est son président qui a le premier évalué officiellement et correctement les dettes publiques réelles pour les retraites en France…

La crise qui éclatera en France sera beaucoup plus importante que celle du sub-prime !

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Comment se fait-il que je sois le seul à dénoncer ce décret du 7 mai et ses 116 milliards d’euros effacés qui sont pourtant publiés dans les comptes du 1° semestre 2007 de la SNCF mais sans qu’il en soit fait mention dans le communiqué de presse ?

Aucun journaleux d’aucun média n’en a fait mention.

Personne n’en parle clairement ; ça n’intéresse personne ? !

Remettre en ordre des comptes publics qui ont autant dérapé prend beaucoup de temps (4 ou 5 ans au minimum) et il faut pour cela une volonté de fer comme l’ont eue Ronald Reagan et Margaret Thatcher.

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6 mois après son élection, Nicolas Sarkozy n’a pas engagé une seule véritable réforme efficace.

La seule bonne idée de son programme en tant que candidat, à savoir supprimer tout prélèvement obligatoire sur les heures supplémentaires se termine par une nouvelle couche de complexité dans la réglementation des salaires.

L’avenir est vraiment sombre en France… alors qu’en Chine se mettent en place des fonds de pension qui seront garantis par une partie des 1 330 milliards de dollars de réserves de changes.

Les dirigeants communistes chinois sont convaincus que seul le libéralisme est efficace et social !

Vive le PCC !

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Par CHEVALLIER
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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /Nov /2007 18:58

Chine : ping-pong, stratégie du désordre et guerre économique

Les Chinois qui sont depuis des millénaires des experts dans l’art de la stratégie, viennent de réussir un joli coup : ils ont accentué le désordre dans les pays occidentaux en faisant monter l’euro à un record de 1,473 dollar à la suite des propos de Cheng Siwei, un parlementaire influent, qui a déclaré le 7 novembre que la Chine devait diversifier ses réserves de devises étrangères en vendant des dollars pour acheter des euros, ce qui a accentué la chute du dollar.
Ce n’est qu’une première attaque dans la guerre économique qui a commencé en Asie.

Les autorités chinoises mettent en place un fonds d'investissement souverain de 200 milliards de dollars, China Investment Corporation qui n’aura pas vocation à déstabiliser les marchés mondiaux a déclaré son président, mais qui pourrait très bien être utilisé à cet effet un jour…

La force de frappe chinoise est importante avec 1 330 milliards de dollars de réserves de change fin juin dont 407 milliards étaient placés en bons du Trésor des Etats-Unis en mai 2007.

*

La situation économique en Chine s’est brusquement détériorée cette année. En effet, l’inflation qui a toujours été faible (1,5 % en 2006) augmente de mois en mois : 5,6 % en juillet et 6,5 % en août.

Les dirigeants de la banque centrale, la People’s Bank of China, PBC, sont conscients des dangers.

Le 15 septembre dernier, ils ont relevé leur taux de base pour la 7° fois depuis le 27 avril 2006 : le taux des intérêts créditeurs à un an est à 3,87 % et à 7,29 % pour les intérêts débiteurs.

Avec une inflation à 6,5 %, les Chinois perdent de l’argent en le plaçant dans les établissements financiers et le coût réel des emprunts est quasiment nul.

Cette situation est explosive : les Chinois investissent trop et massivement dans des actions surévaluées (parce que trop rares) qui sont les seuls placements à leur rapporter de l’argent et les entreprises surinvestissent sans frais.

Les agrégats monétaires sont hypertrophiés. Il aurait fallu mettre en place un système d’assurances santé et de fonds de pension et surtout augmenter l’offre en valeurs mobilières et en immobilier pour faire baisser M2-M1.

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La PBC aurait dû relever davantage et plus tôt ses taux (comme la Fed !).

Là encore, en Chine, les erreurs des dirigeants de la banque centrale auront des conséquences catastrophiques… dans un pays d’1,4 milliard d’habitants.

Si la PBC augmente ses taux de quelques points, les marchés réagiront comme partout ailleurs : la croissance du PIB ralentira ainsi que les exportations, le chômage augmentera, ce qui exacerbera les tensions sociales.

Pour couronner le tout, un krach mettra la Chine au tapis olympique.

Les marchés corrigeront d’eux-mêmes  a dit un jour ce bon vieux Greenspan

La partie de ping-pong ne fait que commencer.

*

Cette guerre économique ne présente pas de dangers majeurs car les Chinois (même les dirigeants communistes !) ne combattent pas le capitalisme libéral pour lui substituer un autre système comme les socialistes (nationalistes allemands et les communistes d’URSS) et les Musulmans.

Cette guerre n’est qu’économique et elle entre dans le cadre normal des luttes d’influence.

La partie de ping-pong s’annonce passionnante.

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Par CHEVALLIER
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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /Nov /2007 10:30

Zone euro et Fed

Les marchés financiers des Etats-Unis et de la zone euro ont commencé à converger en juin 2006 et la fusion complète est réalisée depuis septembre 2007 comme l’indiquent clairement… les gribouillis à droite sur le graphique 1 : 

 (cliquer ici pour agrandir le graphique)

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Et plus simplement celui qui représente l’écart entre les taux des bons américains et allemands à 10 ans,

Graphique 2 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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Il est surprenant que ce marché commun ne soit pas l’objet de commentaires passionnés, c’est pourtant important.

Les taux de référence (les bons à 10 ans, 2 ans et 3 mois) de la zone euro sont pris en sandwich par ceux des Etats-Unis : le 10 ans américain ne peut pas descendre plus bas pour l’instant car il est maintenu en apesanteur par les taux de la Fed qui sont encore à 4,50 %.

Les 2 ans plongent sous la barre des 4 % car les capitaux libres se réfugient toujours sur l’obligataire public court en cas de grosses turbulences sur les marchés, actions en particulier.

Les prix montant, les rendements baissent.

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Il est amusant de constater que les variations des taux de la zone euro dépendent surtout de la situation aux Etats-Unis et de la politique menée par la Fed (le relèvement des taux en octobre et décembre 2006 n’est pas dû à l’augmentation des taux de la BCE, mais aux déclarations de Ben Bernanke cherchant à les faire remonter).

Le meneur du jeu est américain !

Les dirigeants de la BCE ne maîtrisent rien : ils suivent les marchés et la Fed.,

Si les membres du FOMC n’avaient pas fait l’erreur de laisser leur taux de base si haut à 5,25 % pendant si longtemps, les taux auraient pu converger normalement vers leur neutralité à 4,25 % sans provoquer de soubresauts sur les marchés.

Les erreurs de la Fed ont des conséquences très graves qui coûtent très cher.

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En cette fin de semaine dernière, le rendement du Bund allemand à 2 ans est tombé à 3,81 %, nettement sous le taux de la BCE à 4 % à la suite du plongeon du 2 ans américain, ce qui est anormal (en dehors des normes). La courbe des taux est atypique,

Graphique 3 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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Cette situation est maintenant difficilement gérable pour la BCE qui ne peut pas baisser son taux de base ni le relever.

La Fed est maître du jeu.

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La situation s’est encore dégradée en cette fin de semaine pour le rendement du 10 ans français : l’écart avec le Bund est remonté dans sa tendance en étant proche de 13 points de base,

Graphique 4 


(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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En effet, les dernières informations sont mauvaises pour la France : le déficit du commerce extérieur a augmenté en septembre (3 milliards d'euros), les déficits publics et le taux des prélèvements obligatoires ne diminuent pas.

Ces mauvaises perspectives ont fait augmenter le 10 ans français (et ce n’est qu’un début).

Les dettes coûtent de plus en plus cher en France ; ça va mal se passer Koko !

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Les données sont celles de Reuters pour le 4° graphique (à 3 décimales) et de Bloomberg pour les précédents.

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Par CHEVALLIER
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Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /Nov /2007 15:14

Questions / réponses 3 

Merci aux honorables lecteurs de ce blog pour leurs questions, voici mes réponses…

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amaury sur l'article Laffer, Rubin et Keynes : je souhaitais savoir si vous interveniez de temps en temps sur certains médias (tv, radio ou autres..) pour défendre l'économie libérale (face à la grosse machine propagandiste marxiste) ?

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Non ! je n’y ai jamais été invité, et d’ailleurs je ne suis pas victime que de cette propagande : Guy Millière  a supprimé mon blog du site de " l’Institut Turgot " fin juillet…

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Vincent Bénard sur l'article Chine : krach olympique en vue ! :Entendu sur BFM ce matin: l'action Petrol of China a été introduite simultanément à Hong Kong sur le marché international et sur le marché réglementé de Shanghai.
l'action a gagné 163 % en une journée à Shanghai (!!!) et... Perdu 2% à Hong Kong. Cherchez l'erreur. 1929, à côté, c'est de la gnognotte. Les conséquences géopolitiques ? Brrrr, ça fait un poil peur
.

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Oui ! la baisse à HK s’explique par la défiance des investisseurs sur la cotation de PetroChina à Shanghai

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Franck Boizard sur l'article Chine : krach olympique en vue ! :" Les déséquilibres commerciaux mondiaux se résorberont alors. Les marchés corrigeront d’eux mêmes, a dit un jour Alan Greenspan? " Certes, mais à quel prix humain ? Vous me direz, ces gens-là n'ont qu'à pas vivre dans une dictature.

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Oui ! ça va faire mal… Par contre je ne suis pas d’accord avec vous sur la dictature. Imaginez que les dirigeants du PCC soient au pouvoir en France ! il y aurait une forte croissance car ils ont une bonne culture économique et financière libérale. La dictature chinoise ne s’exerce que sur le plan politique en contrôlant tout dans ce domaine, un peu comme les partis dominants en France où tous les journaleux de tous les médias sont libres mais ils délivrent la même propagande ! Alors, où est la dictature ? où est la liberté ?

 

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Omde sur l'article La stratégie du désordre : Article intéressant, Etonnant d'ailleurs de la part d'un chantre de l'ultra libéralisme (et donc du pouvoir de la finance). Reste à savoir la part de réalité et d'intox (par exemple sur l'échec israélien au Liban qui me semble plus un cuisante défaite qu'une stratégie voulu "de désordre"), Enfin saluons cet effort d'analyse

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Je ne suis pas un chantre de l'ultra libéralisme mais un libéral ordinaire, comme par exemple Alan Greenspan. C’est un courant plutôt majoritaire aux US, mais un groupuscule microscopique en France !

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Franck Boizard sur l'article La stratégie du désordre : Ca fait un peu "théorie du complot", je n'adhère pas totalement à vos idées, car elles supposent une continuité de vue bien improbable dans une démocratie. Je parlerais plus volontiers d'une "pente" que d'une "stratégie".
Au fond, les Américains appliquent un principe que nous, Français, devrions connaître puisqu'il est napoléonien : "Lorsque vous voyez votre adversaire faire une faute, surtout, ne faites rien pour l'interrompre. Laissez le aller au bout de sa faute."
Ceci dit, même si le coté complot m'irrite, j'ai quelques connaissances bien placées qui ne sont pas loin de penser comme vous.
Dans le cas de l'A380, c'est particulièrement flagrant car le problème était simple "Le faire ou ne pas le faire". Il est donc facile devant une problématique si limpide de percevoir la stratégie américaine et les différentes manoeuvres :
1) "Ce projet d'A380 est sans intérêt, ce n'est pas le marché." Par réaction, les Européens défendent leur idée.
2) "Bon, on va s'y mettre à ce gros porteur." Les Européens sont confortés dans leur analyse et lancent l'A380.
3) "Et hop. On vous a bien eu, finalement, on lance le Dreamliner."
La grande force des Américains, qu'on prend pour des bouseux isolationnistes, est d'avoir une pensée stratégique à l'échelle mondiale, sans équivalent ailleurs.
Entre le Pentagone, le Département d'Etat et les "think tanks", il y a une masse de matière grise consacrée à penser l'avenir et la place des USA à l'échelle du siècle qui rendent ridicules les idées floues du chiraquisme sur le "monde multipolaire".
Nous avons aussi des gens qui pensent la stratégie, mais ils font ce qu'ils peuvent avec leurs maigres moyens.

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Vous commencez par écrire que vous n’êtes pas d’accord avec ma théorie de la stratégie du désordre, puis vous montrez ensuite par vos connaissances (que je n’ai pas) qu’elle s’applique parfaitement au cas de EADS : penser l'avenir et la place des USA à l'échelle du siècle, c’est très exactement là cette stratégie du désordre !

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sami sur l'article Questions réponses : pourquoi être obligé de faire baisser le dollar par rapport aux monnaies de référence sous prétexte qu'ils ont les gains de productivité des plus élevés?

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Les Américains font baisser le dollar pour pouvoir augmenter leurs exportations et faire marcher les entreprises US aux US, et le résultat est bon : cf. l’amélioration du commerce extérieur. Si les Américains n’agissent pas pour faire baisser le dollar, avec un haut niveau de productivité globale, ils ne peuvent plus rien exporter et les produits importés envahissent tout et font péricliter la production US.

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amaury sur l'article Pétrole, dollar et euro : vous dites que lier l'inflation à une augmentation de la masse monétaire relève de l'amalgame, mais alors concrètement quelles sont les conséquences économiques et monétaires (par exemple pour la France et l'UE où l'augmentation est importante) d'une augmentation de la masse monétaire ? et quels sont les mécanismes qui expliquent la relation : la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la masse monétaire libre ?

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L’augmentation de la masse monétaire crée des déséquilibres fondamentaux avec de l’argent non gagné, comme c’est le cas au Japon et en Chine. Dans la zone euro, la situation n’est pas encore catastrophique, mais ça viendra avec les créances de retraites non provisionnées…

Sur la masse monétaire libre, voir la partie sur le behaviorisme au début de ce blog

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Tonton Jack sur l'article Pétrole, dollar et euro : Merci pour ces informations, notamment le dernier graphique qui expose bien, rétrospectivement, tant la violence du contre-choc de 1986 que la période extrêmement étrange que nous avons connue lors de la décennie 90.
En un sens, cela explique aussi peut-être l'envolée actuelle des prix, car, si la demande a cru sous l'effet du développement économique de certains pays, il devait sans doute être difficile d'investir dans l'offre avec des prix aussi bas.

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Je ne suis pas d’accord avec vous quand vous écrivez : il devait sans doute être difficile d'investir dans l'offre avec des prix aussi bas car les prix n’étaient pas bas mais normaux. Par ailleurs, vu les bénéfices faits par les grandes sociétés pétrolières, les investissements ont toujours été rentables !

***

Par CHEVALLIER
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Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /Nov /2007 10:53

Erreurs et désordres financiers

Ben Bernanke a déclaré et répété que les taux demeureraient élevés à l’avenir, celui de la Fed à 5,25 % étant donc dans la norme. Tout le monde a repris son idée.

Pour ma part, j’ai toujours soutenu que les taux devaient baisser aux alentours de 4 % comme de 2002 à 2005 (pour une rémunération réelle normale de 2,5 % et une inflation de 1,5 %), des taux trop élevés étant anormaux et dangereux.

Il se trompait, tout le monde se trompait.

J’ai eu tort d’avoir raison…

Les taux sont retombés, très durement : les taux courts sont sous la barre des 4 %,

Graphique 1 : 




(cliquer ici pour agrandir le graphique)
 

Des taux courts sous la barre des 4 % signifient que les capitaux se réfugient en masse sur les échéances courtes peu rémunératrices mais qui ont l’avantage d’éviter des pertes !

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La volatilité est très importante car les incertitudes sont élevées,

Graphique 2 : 




(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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La Fed n’a pas vu venir la crise du sub-prime. C’est une erreur majeure, car la fonction principale d’une banque centrale est de détecter tout dysfonctionnement avant qu’il ne soit trop tard.

Les établissements financiers se sont presque tous engagés sur des produits à risques en cherchant à cacher le plus longtemps possible leurs pertes (200 milliards de dollars environ).

Personne n’avait intérêt à sortir de ce système pourri qui s’est finalement révélé début août.

Les informations financières ne donnaient pas une image fidèle de la situation.

Les agences de notation auraient dû dégrader les établissements exposés à ces risques.

Les autorités monétaires auraient dû sanctionner les fautifs. Elles ne l’ont pas fait.

Les erreurs se sont accumulées ainsi que les désordres financiers.

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En 2001-2002, Alan Greenspan est intervenu énergiquement pour remettre de l’ordre dans les comptes des entreprises contre l’avis de ceux qui ont profité des désordres antérieurs.

Les bénéfices ont plongé, les financiers ont protesté, mais il a agi pour le plus grand bien de tout le monde : la croissance est repartie par la suite sur des bases saines.

Ben Bernanke est inerte.

C’est inquiétant.

Les Américains sont inquiets : ils augmentent leur épargne de précaution (de 8 % d’une année sur l’autre) :

Graphique 3 : 




(cliquer ici pour agrandir le graphique)
*

Ce qui signifie que la croissance du PIB ralentit,

Graphique 4 : 




(cliquer ici pour agrandir le graphique)

En réalité, elle est faible : 2 % en moyenne d’une année sur l’autre sur les 3 derniers trimestres et elle ralentira encore à l’avenir. Une récession est possible.

Pour l’instant la croissance reste apparemment forte parce que les fondamentaux sont bons : la richesse des Américains et de leurs entreprises les met à l’abri de tout danger immédiat.

*

La crise du sub-prime montre que les marchés entièrement livrés à eux mêmes dégénèrent rapidement car tout le monde a intérêt à profiter des désordres financiers à court terme.

Il n’y a aucune limite et la crise systémique est alors certaine.

Le capitalisme libéral repose sur des règles qui doivent être respectées strictement, sinon le système s’écroule.

Les banques centrales et les autres autorités jouent un rôle essentiel : elles doivent édicter les bonnes règles du jeu et les faire respecter, ce qui n’est pas le cas actuellement.

C’est inquiétant.

***

  
Par CHEVALLIER
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