Croissance de plus en plus faible
La croissance du PIB réel est de plus en plus faible aux Etats-Unis comme le montrent les derniers chiffres des agrégats monétaires (au 25 octobre).
M2-M1 continue à augmenter dans sa tendance longue,
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L’augmentation de M2-M1 était très forte en septembre et en octobre 2006, ce qui fausse les pourcentages d’augmentation actuels.
La moyenne mobile sur 4 semaines lisse les variations de semaine en semaine. Elle est supérieure à 8 %,
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Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, la croissance du Pib tend vers zéro,
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Pour relancer la croissance aux Etats-Unis, la Fed doit baisser son taux de base pour qu’il soit neutre, aux alentours de 4,25 %.
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Zone euro : mauvaises perspectives monétaires
La masse monétaire M3 de la zone euro continue à augmenter sur un rythme de 11 % d’une année sur l’autre, ce qui signifie que la croissance du PIB y est faible, très faible.
Les dirigeants de la BCE se félicitent de la baisse de… l’augmentation de M3 qui passe selon leurs chiffres de 11,6 à 11,3 % d’août à septembre, mais en fait cette baisse apparente est due aux variations des agrégats pendant l’été 2006 qui perturbent les données exprimées en pourcentages d’une année sur l’autre.
L’augmentation de M3 reste sur une mauvaise tendance de 11 %, trop élevée
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Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à l’augmentation de la masse monétaire M3, la croissance du PIB est proche de zéro avec des situations variables d’un pays à l’autre : la croissance reste a priori forte en Irlande mais faible en France.,
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Le taux de croissance retenu ici pour le 3° trimestre 2007 de 2 % est anormalement élevé car il est tiré par la forte croissance des pays émergents pour lesquels l’industrie allemande fournit des biens d’équipement.
La croissance endogène de la zone euro est en fait inférieure à ces valeurs, ce qui est le cas en France. Sans les pays émergents, la croissance serait à zéro, comme en 2001 et 2003.
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Cette augmentation de M3 est due à celle de l’agrégat M2-M1 (de 40 à 50 milliards d’euros par mois depuis mars 2007), ce qui signifie que les euro-zonards augmentent leur épargne, de 15 % d’une année sur l’autre depuis le mois de juillet, car ils anticipent une dégradation de leur situation dans un avenir proche.
Graphique 3 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20071026EZ3M2M1.gif
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L’agrégat M2-M1 augmente rapidement alors que M1 diminue, de 5 milliards d’euros en un mois, ce qui signifie qu’il y a moins d’argent en circulation dans la zone euro.
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Une fois de plus, l’augmentation de la masse monétaire ne signifie pas que l’inflation augmente du fait qu’il y a davantage d’argent en circulation !
M3 a augmenté de 57 milliards d’euros en septembre par rapport à août, mais il y a 5 milliards d’euros en moins en circulation en M1, ce qui est plutôt désinflationniste.
Les caractéristiques de la structure de la masse monétaire dans les pays développés depuis quelques décennies ont rendu obsolète la théorie quantitative de la monnaie. Malheureusement, les esprits évoluent lentement et beaucoup de gens continuent à associer augmentation de la masse monétaire et inflation !
Les dirigeants de la BCE donnent eux aussi l’impression de ne pas maîtriser la problématique de la politique monétaire alors que ceux de la Fed excellent dans cet art.
C’est ce qui fait la différence entre le Nouveau Monde et la Vieille Europe.
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