Vendredi 19 octobre 2007

SNCF : le hoax est-il un hoax ?

La SNCF aurait été attaquée par des personnes malveillante dénonçant certains aspects anecdotiques de sa gestion et elle vient de défendre ses intérêts en publiant curieusement sur son site officiel cette page : http://www.entreprise-sncf.com/communiq/hoax2.htm

tirée de sa rubrique : http://www.entreprise-sncf.com/index.html

Pour sa défense, la SNCF invite les internautes à vérifier les véritables chiffres tirés de ses comptes 2006 qui ne sont pas établis en normes IFRS, et qui n’incorporent pas de ce fait dans le bilan les engagements de retraite.

La SNCF ne mentionne pas les comptes consolidés (non certifiés) du 1° semestre 2007, qui font apparaître une dette de 116,5 milliards d’euros au 30 juin 2007, note 17 page 51 (p. 90 dans la version en ligne) correspondant à ses engagements de retraites (cette dette sera payée par les contribuables et non pas les clients de la SNCF).

Avec moins de 6 milliards d’euros de capitaux propres et plus de 20 milliards d’euros de dettes à long terme (disons, normales) au 31 décembre 2006, la SNCF aurait donc dû être déclarée en faillite depuis un certain temps.

Curieusement , la partie la plus importante des critiques que l’on peut faire à la SNCF n’est pas dénoncée dans cette attaque.

A priori, personne ne connaît les auteurs de cette prétendue attaque.

Fausse attaque pour se défendre plus facilement ?

*

Sources : comptes du 1° semestre 2007 : http://lesfinances.sncf.com/fichiers/comptes_semestr_S1_2007.pdf

*

Voir mon papier précédent, SNCF : faillite et patate chaude, sur l’analyse des comptes de la SNCF et de ses dettes :

http://www.jpchevallier.com/article-13090921.html

***

par CHEVALLIER
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Vendredi 19 octobre 2007

Agrégats monétaires, tendances lourdes et fluctuations

Les marchés financiers d’Amérique du Nord ont fait leur jonction en 2007 avec ceux d’Europe. Il n’y a plus maintenant qu’un seul marché : Nord Atlantique.

En effet, les taux de référence, des Etats-Unis et de l’Allemagne, sont au même niveau : les taux courts (le 2 ans) sont aux alentours de 4,0 % et les taux longs (le 10 ans) fluctuent entre 4,25 et 4,50 %.

Graphique 1 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)
 

*

La courbe des taux devrait être très plate, aux alentours de 4,25 % avec des taux de base des banques centrales à ce niveau.

Le taux de la BCE à 4,0 % est trop bas, ce qui est inflationniste.

Le taux de la Fed à 4,75 % est trop haut, ce qui est récessionniste.

Les banques centrales doivent faire converger leur taux de base vers le niveau optimal autour de 4,25 %.

Les perturbations passées et actuelles des marchés sont en fait causées par les banques centrales dont les taux ne sont pas à l’optimum.

*

Le 10 ans, fixé par les marchés, fluctuait correctement de 2002 à 2005 autour de 4,0 %. Il est monté anormalement en 2006 et 2007 à 5,30 % à cause du relèvement des taux de la Fed à 5,25 %,

Graphique 2 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

*

Les perturbations récentes des marchés financiers (visibles par des écarts importants), s’expliquent par le maintien des taux de la Fed à des niveaux trop hauts pendant trop longtemps,

Graphique 3 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)
*

M2-M1 augmente à plus de 8 % d’une année sur l’autre sur une moyenne mobile de 4 semaines depuis la mi-août,

Graphique 4 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

*

… en dépassant $ 6 000 milliards, données actualisées à ce 19 octobre,

Graphique 5 : 



http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20071019US5M2M1.gif

*

M2-M1 continue à augmenter de plus de 8 % d’une année sur l’autre, de semaine en semaine,

Graphique 6 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

*

Comme l’augmentation de la masse monétaire libre M2-M1 est inversement proportionnelle à celle de la croissance du PIB réel, cette croissance est faible aux Etats-Unis, proche du zéro, peut-être négative même,

Graphique 7 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

*

Comme les entreprises américaines ont beaucoup investi à l’étranger et en particulier dans les pays émergents, leur chiffre d’affaires continue à augmenter ainsi que leurs bénéfices, grâce à la forte croissance dans ces pays émergents, mais ce n’est pas le cas de leur activité aux Etats-Unis qui stagne en général. Il en est de même en Europe. Dans ces conditions, les bourses augmentent imprudemment malgré la faible croissance aux Etats-Unis et en Europe.

*

Les variations des agrégats monétaires montrent les grandes tendances.

Les écarts par rapport aux fluctuations à court terme alimentent la spéculation gagnante…

***

par CHEVALLIER
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Présentation

Créer un Blog

Créez votre blog gratuit

Recherche

Calendrier

Octobre 2007
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus