Jeudi 13 mars 2014 4 13 /03 /Mars /2014 16:00

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : BBVA Bilbao 4° trimestre 2013, correctif

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

 

Les bilans publiés par la banque espagnole BBVA Bilbao ne font pas état d’écarts d’acquisition (goodwill), ce qui rend a priori douteux les comptes de cette banque…

Comme l’EBA (European Banking Authority) évaluait le montant des véritables capitaux propres de BBVA à 33,090 milliards d’euros au 30 juin 2013, pour donner une image fidèle de la réalité du bilan fin 2013, je reprends ce chiffre pour calculer le véritable leverage de cette banque, soit 17,1 correspondant à un ratio Core 1 réel de 5,8 % car les chiffres publiés montrent une faible variation pour le second semestre,

 

 

 

 


Sommes en milliards d’euros.

 

De cette façon, la comparaison avec les autres grandes banques mondiales sont homogènes.

Cliquer ici pour lire mon dernier article sur cette banque.

BBVA Bilbao 2013 Q2 2013 Q4 EBA
1 Assets 618,5 599,482
2 Equity 45,2 42,444
3 Preferred st - -
4 Goodwill 7,89 9,354
5 Tangible eq 37,293 33,09
6 Liabilities 581,21 566,392
7 Leverage (µ) 15,6 17,1
8 Core Tier 1 (%) 6,4 5,8
Par CHEVALLIER
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Jeudi 13 mars 2014 4 13 /03 /Mars /2014 15:29

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Bank of China 4° trimestre 2012

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques, Leverage

 

Bank of China n’est pas la plus grande banque chinoise par le total de son bilan, mais c’est celle qui est retenue parmi les 28 plus grandes banques du monde présentant un risque systémique (SIFIs).
Elle n’a pas encore publié ses résultats pour le dernier trimestre 2013, ce qu’elle fera le 26 mars.

D’après les chiffres publiés dans son bilan fin 2012, le total de ses dettes représentait 14,6 fois le montant de ses capitaux propres, c’est le multiple d’endettement, mon µ, le leverage dont l’inverse est le ratio Core Tier 1 réel de 6,9 %, mais un examen plus précis de son rapport au 31 décembre 2012 fait apparaitre page 311 de la note 33 des capitaux propres pour un montant de 764 milliards de renminbis contre 824 milliards publiés au bilan,

Document 1 :

60 milliards de renminbis d’écarts d’acquisition (goodwill) ou assimilés ne sont donc pas enregistrés correctement dans ce bilan.

Pire encore, Bank of China publie à la page précédente un leverage ratio de… 5,15% fin 2012 !

Document 2 :

Dans ces conditions, avec un ratio Core Tier 1 réel de 5,15 %, le multiple d’endettement, mon µ, le leverage réel était de 19,4 fin 2012 (colonne 2012 avec astérisque *),

Document 3 :

 

 

 


Sommes en milliards de renminbis.

 

Bank of China est donc loin de respecter pas les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan et de la BRI et les comptes qu’elle publie ne donnent pas une image fidèle de la réalité, ce qui confirme les doutes que, comme beaucoup d’autres personnes, j’ai exprimés quant aux banques asiatiques.

Dans ces conditions, Bank of China se classerait aux alentours du 12° rang de la liste des grandes banques mondiales à risques systémiques.

Une fois de plus, il faut toujours étudier attentivement les comptes publiés par tous les banksters du monde entier !

Cliquer ici pour voir les derniers rapports financiers de cette banque.
Cliquer ici pour lire mon article sur les résultats 2012 de cette banque.

Bank of China 2011 Q4 2012 Q4 2012 Q4*
Liabilities 11 829,79 12 824,28 12 824,28
Equity 723,914 824,677 824,677
3 Preferred st - - -
4 Goodwill 52,67 60,416 196,677
5 Tangible eq 671,244 764,261 628
6 Liabilities 11 158,55 12 060,02 12 196,28
7 Leverage (µ) 16,6 15,8 19,4
8 Tier 1 (%) 6 6,3 5,15
Par CHEVALLIER
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Mardi 11 mars 2014 2 11 /03 /Mars /2014 17:01

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Unicredit Group 4° trimestre 2013

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

 

Deux femmes font un ménage d’enfer chez les banksters !

En effet, les banksters de la zone euro commencent à avouer leurs turpitudes et à remettre un peu d’ordre dans leurs comptes à la suite des déclarations guerrières de ces dames du mécanisme de supervision bancaire européen (Supervisory Board of the Single Supervisory Mechanism) Danièle Nouy et Sabine Lautenschläger.

Ainsi, ceux d’Unicredit viennent d’enregistrer une perte nette de… 15 milliards d’euros pour ce dernier trimestre 2013 : le total des dettes représentait 18,5 fois le montant des véritables capitaux propres, c’est mon multiple µ d’endettement, le leverage en anglais, correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 5,4 %, grâce à une baisse de l’activité et à des enregistrements des écarts d’acquisition (goodwill) plus proches de la réalité (avec 8 milliards de pertes comptabilisées sur ce poste),

Document 1 :

 

 

 


Sommes en milliards d’euros.

 

Il faudrait augmenter encore les capitaux propres de 33,5 milliards d’euros pour respecter les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan, dites Core Tier 1 (avec un leverage inférieur à 10).

Document 2 :

Les banksters d’Unicredit poussent même le luxe d’avouer un véritable leverage pire que le mien à 18,8 correspondant à un ratio Core Tier 1 de 5,3 % !

Document 3 :

Ainsi se trouvent confirmées une fois de plus mes analyses antérieures…
Tout est simple.

Unicredit recule au 12° rang dans la liste des banques mondiales présentant un risque systémique (les SIFIs).

Cliquer ici pour voir le dernier bilan d’Unicredit.

Unicredit 2012 Q3 2012 Q4 2013 Q2 2013 Q3 2013 Q4
1 Assets 949,769 926,838 889,632 883,802 845,838
2 Equity 62,456 61,579 61,322 61,303 46,841
3 Preferred st - - - - -
4 Goodwill 11,691 11,678 11,567 11,544 3,533
5 Tangible eq 50,765 49,901 49,755 49,759 43,308
6 Liabilities 899,004 876,937 839,877 834,043 802,53
7 Leverage (µ) 17,7 17,6 16,9 16,8 18,5
8 Core Tier 1 (%) 5,6 5,7 5,9 6 5,4
Par CHEVALLIER
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Samedi 8 mars 2014 6 08 /03 /Mars /2014 10:36

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Oh! What a Lovely War

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe

 

Le camarade Poutine n’a manifestement toujours pas compris les bases du fonctionnement du capitalisme…

Comme au bon vieux temps de l’URSS, il est encore persuadé qu’il est possible d’aligner impunément des centaines de chars et des dizaines de milliers de soldats pour constituer une zone de libre-échange avec ses satellites tout en annexant au passage la Crimée pour y maintenir sa flotte de guerre.

Ses décisions ont fait chuter la bourse de Moscou de 30 % le 3 mars par rapport à son plus haut, ce qui correspond à une perte de… 300 milliards de dollars (US$) environ !


Les Russes qui le peuvent changent de plus en plus leurs roubles contre des dollars ou des euros. La Banque centrale russe a dû vendre 11,3 milliards de dollars (US$) le 3 mars pour que le rouble ne perde pas davantage de valeur par rapport aux monnaies fortes.

La guerre économique est ruineuse, non seulement pour la Russie, mais aussi pour les pays de l’Ouest européen qui en dépendent pour les hydrocarbures qu’ils y achètent et pour leurs exportations.

Une fois de plus, les Européens montrent qu’ils sont parfaitement toujours capables de s’autodétruire comme ils le font depuis plus d’un siècle, ce qui permet à l’Amérique de garder son leadership sur le monde, sans trop se fatiguer.

Oh! What a Lovely War n’est pas qu’une comédie musicale, mais la réalité. Elle a pour avantage de faire moins de morts qu’une véritable guerre (dite de haute intensité).

Par CHEVALLIER
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Mercredi 5 mars 2014 3 05 /03 /Mars /2014 17:54

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article et pour les commentaires : Crédit Mutuel 2013

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

 

Les dirigeants du Crédit Mutuel publient aujourd’hui un communiqué de presse mais pas de bilan ! … alors que le titre de ce communiqué est : une performance solide, un bilan renforcé !!!

Ils déclarent évidemment, comme toujours, que tout va bien. Cependant, cette année, ils publient prudemment des informations pertinentes : des fonds propres Core Tier One pour un montant de 30,5 milliards d’euros et un ratio de levier Tier One de 5,6 % qui est tout simplement le ratio Core Tier 1 réel que je calcule habituellement correspondant à un leverage de 17,7 (ce qui signifie que le total des dettes représente 17,7 fois le montant des véritables capitaux propres)…

Document 1 :

… ce qui correspond aux chiffres que j’avais calculés les années précédentes, ce qui confirme une fois de plus la justesse de mes analyses…

Pour 2013, le total du bilan et les écarts d’acquisition (goodwill) ont été recalculés d’après les données ci-dessus,

Document 2 :

 

 


Sommes en milliards d’euros. Les provisions affectées (aux risques de change) sont ici réintégrées dans les capitaux propres pour les années précédant 2013.

 

Ce tableau montre une fois de plus que, ce qui est le plus important pour les banques, c’est d’améliorer leur leverage… sans l’avouer !

En fait, les dirigeants de cette banque ont réduit le total de leurs dettes, et donc du bilan de l’ordre de 70 milliards d’euros d’une année sur l’autre, pour survivre.

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 23,5 milliards d’euros pour respecter les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan (un leverage inférieur à 10).

Les sociétaires de Crédit Mutuel approuvent régulièrement les comptes et la gestion de leurs dirigeants, mais combien d’entre eux ont compris la signification de ces chiffres critiques ?

Par ailleurs, les dirigeants du Crédit Mutuel ne disent rien des 15,5 milliards d’euros que cette banque emprunte à la Banque de France sous la forme de Titres de Créances Négociables (TCN) constitués de 14,8 milliards de Certificats de Dépôt Négociables (CDN)…

Document 3 :

… et de 1,6 milliard de Bons à Moyen Terme Négociables (BMT) !

Document 4 :

Pour l’instant, tout va bien : pas de tsunami bancaire.

Tout est simple.

Cliquer ici pour accéder à la page des informations financières de Crédit Mutuel.

Crédit Mutuel 2009 2010 2011 2012 2013*
1 Assets 579,038 591,309 605,22 645,216 570,5
2 Equity 31,228 34,262 35,542 39,895 40,281
3 Preferred st - - - - -
4 Goodwill 4,446 4,817 4,916 4,851 9,781
5 Tangible eq 26,782 29,445 30,626 35,044 30,5
6 Liabilities 552,256 561,864 574,594 610,172 540
7 Leverage (µ) 20,6 19,1 18,8 17,4 17,7
8 Core Tier 1 (%) 4,8 5,2 5,3 5,7 5,6
Par CHEVALLIER
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Mercredi 5 mars 2014 3 05 /03 /Mars /2014 16:33

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Standard Chartered 2013

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

 

Standard Chartered fait partie de la liste des banques mondiales à risques systémiques (SIFIs). C’est une banque régulée par la Bank Of England mais ses activités sont pour l’essentiel hors du Royaume–Uni, surtout en Asie.

Cette banque a la particularité de ne pas publier de comptes trimestriels mais uniquement semestriels, ce qui n’est pas normal,

Document 1 :

Les dirigeants de Standard Chartered publient depuis plusieurs années (uniquement dans leur rapport annuel) un tableau qui décrit le passage du montant des capitaux propres publiés au bilan au montant du Core Tier 1 capital qui permet de calculer le véritable leverage ou ratio Core Tier 1 d’origine,

Document 2 :

Dans ces conditions, le multiple d’endettement réel, le leverage, de Standard Chartered est de 16,8 correspondant à un ratio Tier 1 réel de 5,96 % assez loin des normes préconisées par ce bon vieux Greenspan (un leverage inférieur à 10),

Document 3 :

 

 

 


Sommes en milliards de dollars (US$).
Les écarts d’acquisition publiés ici sont obtenus en faisant la différence entre le montant des capitaux propres publiés au bilan et ceux qui sont mentionnés dans le tableau annuel en Core Tier 1 capital.

 

Standard Chartered a été judicieusement recapitalisée en 2010 de façon à avoir un leverage acceptable dans les 16.
Prudemment, les dirigeants de cette banque maintiennent ce niveau de leverage qui la classe parmi les banques mondiales les plus fiables (au dixième rang sur 28).

Cliquer ici pour accéder à la page des relations investisseurs du site de la banque.

Standard Chartered 2009 2010 2011 2012 2013
1 Assets 436,653 516,56 599,07 631,208 674,38
2 Equity 27,34 38,212 41,375 44,768 46,246
3 Preferred st - - - - -
4 Goodwill 8,238 9,272 9,542 9,429 8,323
5 Tangible eq 19,102 28,94 31,833 35,339 37,923
6 Liabilities 417,551 487,62 567,237 595,869 636,457
7 Leverage (µ) 21,9 16,85 17,8 16,86 16,78
8 Core Tier 1 (%) 4,6 5,93 5,6 5,93 5,96
Par CHEVALLIER
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Mardi 4 mars 2014 2 04 /03 /Mars /2014 21:13

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Ah Dieu ! que la guerre économique est jolie

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe                

Le camarade Sergueï Glaziev (un apparatchik influent de la nomenklatura russe) a très bien compris que la liberté du commerce international permet de doper la croissance et donc la richesse des nations et de leurs habitants.

Son raisonnement repose pour l’essentiel sur l’observation de la réussite du Marché Commun (européen) qui a permis aux 6 pays initiateurs de ce projet de décoller après la guerre.

Il propose de reprendre les avantages du concept de ce marché commun pour l’Eurasie, c’est-à-dire pour l’ex URSS et pour ce qui reste de ses satellites, sans les inconvénients de l’appareil politique central ni de la monnaie unique, avec pour arrière-pensée de terrasser à terme le grand Satan (américain).

Pour cela, il a concocté un plan machiavélique qui est un nouvel avatar des fameux emprunts russes : les entreprises, les banques et l’Etat russe doivent emprunter des sommes considérables aux banques américaines, et, lors Grand Soir, déclarer qu’elles ne rembourseront jamais ces emprunts, ce qui mettra en faillite le système bancaire américain et assurera enfin la suprématie de l’Eurasie sur le monde !

Bien vu camarade Sergueï Glaziev ! … sauf que pour cela, il faudrait que les communistes russes puissent emprunter des dollars aux banques américaines !

C’est assez difficile. Il est même impossible pour l’Etat russe d’emprunter actuellement (une adjudication obligataire pour demain 5 mars a été annulée aujourd’hui).

De toute façon, les rendements des mauvais bons du Trésor russe à 10ans sont dans les 8 %, ce qui rend illusoire le plan du camarade Sergueï Glaziev.

Seuls les mécanos de la Générale sont assez… disons idiots, pour être gentil, pour avoir acquis 90% du capital de Rosbank de la deuxième banque russe (au niveau des réseaux) mais il est difficile de trouver pire qu’eux !

Le plan du camarade Sergueï Glaziev est a priori plus crédible que celui de Poutine qui s’acharne à aligner des centaines de chars face à ses adversaires potentiels.

Poutine n’a pas encore compris que la guerre est d’abord économique, financière, monétariste.

Il l’a perdue d’avance, mais les Russes se consolent avec de la vodka et à défaut avec du liquide lave-glace.

Par CHEVALLIER
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Lundi 3 mars 2014 1 03 /03 /Mars /2014 21:20

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Ah Dieu ! que la guerre est jolie

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France

 

Les communistes russes viennent de donner une aide considérable aux Américains tout en affaiblissant notablement la vieille Europe par leur intervention en Ukraine…

En effet, pour que la croissance des Etats-Unis puisse se poursuivre normalement, il ne faut pas qu’elle soit trop forte, ce qui se manifeste par le fait que les rendements des Notes à 10 ans ne doivent pas monter trop haut.

La Fed est intervenue (pour maintenir des taux bas) en rachetant pour 2 200 milliards de dollars de bons du Trésor mais elle ne peut plus continuer à mener cette politique monétaire car les marchés doivent prendre le relais.

Les bruits de bottes en Crimée font retomber logiquement les rendements des Notes à 10 ans dans la bande idéale comprise entre 2,5 et 3,0 %

Document 1 :

ce qui fait baisser leur écart par rapport aux rendements des Notes à 2 ans à 230 points de base dans la bande idéale comprise entre 2,0 et 2,5 %

Document 2 :

en brisant le cycle infernal que les gens de la Fed initiaient auparavant,

Document 3 :

Les rendements des autres bons des Trésors de référence évoluent finalement selon les courbes de tendance polynomiale d’ordre 5 correspondant au scénario pessimiste

Document 4 :

qui accentue les risques de crises dans la zone euro avec une dévaluation potentielle du franc français par rapport au deutsche mark qui rejoint la bande commençant à 40 %,

Document 5 :

Données en fin de séance européenne.

Document 6 :

Le XXI° siècle continue comme le précédent : les Européens se détruisent eux-mêmes !

Par CHEVALLIER
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Samedi 1 mars 2014 6 01 /03 /Mars /2014 16:09

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Balance des paiements (décembre) : crise et déficits, suite sans fin…

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

 

La Banque de France a publié les chiffres de la balance des paiements de ce dernier mois. Tout le monde devrait en parler car c’est très important…

La balance des transactions courantes qui synthétise le résultat de l’ensemble des activités courantes d’une nation vis-à-vis du reste du monde montre une dégradation étonnamment régulière depuis que la Banque de France publie ces chiffres, c’est-à-dire depuis le début de l’euro-système, quelle que soit la couleur du gouvernement avec un déficit de 1,2 milliards d’euros pour ce dernier mois

Document 1 :

… soit 233,9 milliards d’euros de déficits cumulés depuis 2005, nouveau record !

Document 2 :

Ces déficits sont causés essentiellement par ceux de la balance commerciale : 5,1 milliards d’euros pour ce dernier mois contre des excédents de 18,5 milliards pour l’Allemagne !

Document 3 :

Le déficit est de l’ordre de 60 à 65 milliards d’euros en moyenne sur les 12 derniers mois contre un excédent de presque… 200 milliards pour l’Allemagne !

Document 4 :

Depuis juin 2004, le cumul des déficits des biens seuls atteint un nouveau record historique de 464,9 milliards d’euros ! No limit !

Document 5 :

Les déficits de la balance commerciale s’expliquent en grande partie par l’euro fort.
Comme la France n’est plus compétitive vis-à-vis de l’étranger et que la crise s’accentue en France et dans ces autres cochons de pays du Club Med, les entreprises étrangères désinvestissent en France (480 millions d’euros) et les entreprises françaises ont peu investi à l’étranger (400 millions)… la tendance du déficit des IDE (Investissements Directs Etrangers) se poursuivant depuis l’adoption de l’euro,

Document 6 :

Les déficits cumulés des Investissements Directs Etrangers sont de l’ordre de 600 milliards d’euros depuis l’adoption de l’euro,

Document 7 :

Au total, ce sont donc plus de 1 000 milliards d’euros de déficits qui se sont accumulés depuis ces dernières années.

Avant, du temps du système de Bretton Woods, tout le monde, de la ménagère au président de la République, savait que les déficits de la balance commerciale allaient entrainer une dévaluation, ce que s’est empressé de faire Pompidou juste après son élection (une dévaluation de 12,5 % le 8 août 1969), ce qui a permis de prolonger la croissance jusqu’à la fin des 30 Glorieuses.
Maintenant, plus, personne ne comprend ces problèmes économiques simples.
C’est avancer les yeux fermés au bord du gouffre
.

Pour terminer joyeusement : notons que les grosses têtes de la Banque de France ont 16 milliards d’euros en trop dans leurs comptes !

Document 8 :

Cliquer ici pour voir la page des données de la Banque de France sur la balance des paiements.

Par CHEVALLIER
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Samedi 1 mars 2014 6 01 /03 /Mars /2014 15:26

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Leverage des banques systémiques mondiales, 4° trimestre 2013 (actualisation)

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques, Leverage

 

Les grandes banques systémiques mondiales faisant partie de la liste des SIFIs (Systemically Important Financial Institutions) ont publié leurs résultats de ce dernier trimestre sauf Unicredit, Standard Chartered et Bank of China.

Après la publication des résultats de Royal Bank of Scotland, il apparait que le classement précédent doit être modifié.
En effet, toutes les informations sont concordantes : l’Etat (du Royaume-Uni) a injecté 45 milliards environ de livres dans cette banque pour la maintenir en survie car elle est too big to fail.

Comme cet investissement n’a pas pour but de participer à la distribution de bénéfices (les pertes pour 2013 se montent à près de 9 milliards de livres !), ces capitaux ne sont pas de véritables capitaux propres. Ils devraient donc être classés en actions de préférence.

En comptabilisant correctement les capitaux propres à leur juste valeur de marché, cette banque prend de loin la dernière place de la liste des SIFIs avec un leverage qui dépasse l’entendement,

Document 1 :

 

 

 


Sommes en milliards de monnaie nationale.

 

Document 2 :

(cliquer sur les graphiques pour les agrandir)
En bleu, les big banks des Etats-Unis, en rouge les Gos banques françaises, en orange leurs consœurs helvètes, en vert clair les banques relevant de Bank Of England, en vert foncé les autres banques européennes, en jaune les banques… asiatiques.

Document 3 :

(Pour simplifier, ce graphique est tronqué à 50)

Le leverage moyen de ces 28 banques est de 23,2 (correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 5,2 %) quasiment inchangé d’une année sur l’autre mais très loin des exigences de ce bon vieux Greenspan.

Seules Citigroup et Wells Fargo respectent donc d’une façon acceptable les règles prudentielles d’endettement. Les banques européennes et japonaises présentent des risques encore trop élevés, ce qui est dangereux en cas de retour de grandes turbulences, et toujours possible avec la crise provoquée par le maintien de l’euro.

Tout est simple.

Rank Banks 2013 Q4 Liabilities Tangible equity Leverage Core Tier 1
1 Citigroup 1 714,53 166,089 10,3 9,7
2 Wells Fargo 1 398,78 128,238 10,9 9,2
3 Goldman Sachs 845,106 66,894 12,6 7,9
4 Bank of America 1 952,78 149,489 13,1 7,7
5 Bank of China 12 406,23 849,978 14,6 6,9
6 BBVA Bilbao 561,99 37,492 15 6,7
7 Morgan Stanley 782,184 149,489 15,7 6,4
8 Standard Chartered 611,289 38,668 15,8 6,3
9 JP Morgan Chase 2 274,91 140,781 16,2 6,19
10 State Street 229,44 13,851 16,6 6
11 Unicredit Group 834,053 49,749 16,8 5,96
12 HSBC 2 525,22 146,102 17,3 5,8
13 Mitsubishi UFJ FG 245 813 12 629 19,5 5,138
14 Bk New York Mellon 356,424 17,886 19,9 5,02
15 Sumitomo Mitsui FG 149 822 7 281 20,58 4,86
16 ING Bank 720,773 33,11 21,8 4,6
17 Santander 1 068,33 47,306 22,58 4,4
18 UBS 968,151 41,709 23,2 4,3
19 Credit Suisse 837,694 34,908 24 4,17
20 Nordea 597,113 23,112 25,8 3,9
21 Crédit Agricole Group 1 644,50 61,8 26,6 3,8
22 BNP Paribas 1 735,16 64,977 26,7 3,74
23 Mizuho FG 181 885,80 6 422,16 28,3 3,5
24 Barclays PLC 1 270,70 41,569 30,6 3,3
25 Banque Populaire CE 1 582,38 51,239 30,9 3,2
26 Société Générale 1 203,90 31,4 38,3 2,6
27 Deutsche Bank 1 611,10 37,905 42,5 2,4
28 Royal Bk of Scotland 1 014,14 13,742 73,8 1,36
Par CHEVALLIER
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