Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /2009 10:42

Bank of America et les stress tests


Bank of America a publié ses résultats du 1° trimestre qui sont excellents car le µ publié est inférieur à 10, ce qui correspond aux exigences actuelles d’Alan Greenspan,


Tableau 1 :

Bank of America

 

 

2008Q1

 

 

2008Q2

 

 

2008Q3

 

 

2008Q4

 

 

2009Q1

 

 

Total dettes

 

 

1 580,2

 

 

1 554,2

 

 

1 670,1

 

 

1 440,9

 

 

2 082,4

 

 

Capitaux propres

 

 

156,3

 

 

162,7

 

 

161,0

 

 

177,1

 

 

239,5

 

 

µ publié

 

 

10,1

 

 

9,6

 

 

10,4

 

 

8,1

 

 

8,7

 

 

actions préférence

 

 

17,3

 

 

24,2

 

 

24,2

 

 

37,7

 

 

73,3

 

 

total dettes réelles

 

 

1 597,5

 

 

1 578,4

 

 

1 694,3

 

 

1 478,6

 

 

2 155,7

 

 

capitaux propres réels

 

 

139,0

 

 

138,5

 

 

136,8

 

 

139,4

 

 

166,2

 

 

µ réel

 

 

11,5

 

 

11,4

 

 

12,4

 

 

10,6

 

 

13,0

 

 


Le problème est que le µ publié est obtenu en intégrant les actions de préférence dans les capitaux propres, ce qui n’est pas le cas présentement.


Le µ réel est de 13, ce qui est proche de la limite de 12,5 (correspondant à des capitaux propres représentant 8 % du total des dettes).


Si les actions de préférence avaient été transformées en actions ordinaires au 1° trimestre 2009, Bank of America aurait été parfaitement bien capitalisée, comme la plupart des banques des États-Unis et dans ce cas son bénéfice serait passé de $2,81 à $4,25 milliards !


Une décision s’impose donc maintenant : transformer les actions de préférence en actions ordinaires de toutes les banques qui ont reçu de l’argent de l’État.


Manifestement, les autorités attendent les résultats des stress tests (le 4 mai) pour annoncer cette mesure.


Il était difficile de prendre cette mesure plus tôt car elle a nécessairement un effet dilutif qui aurait pu avoir des conséquences fortement négatives lorsque les cours étaient très bas.


Les autorités interviennent judicieusement pour entretenir une atmosphère d’incertitude sur la situation des banques pour maintenir le plus longtemps possible les rendements des Treasuries à un niveau très bas pour faciliter la reprise.


Les tableaux de ce billet et du précédent montrent que les banques américaines (des États-Unis !) sont sur le point de respecter parfaitement bien les normes prudentielles, ce qui n’est pas le cas en Europe.


C’est essentiel pour que la confiance règne de façon à ce que les circuits financiers fonctionnent normalement.


La croissance et la richesse de la nation en dépendent.
***

Complément : lire les billets de l'auteur du blog signé Lupus : http://lupus1.wordpress.com/


***

Par CHEVALLIER
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