Vendredi 3 avril 2009

5 millions d’emplois supprimés !


5,1 millions d’emplois supprimés aux États-Unis depuis le mois de janvier 2008 !

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les suppressions d’emplois en une année n’ont jamais été aussi élevée depuis la fin de la Seconde guerre mondiale : 4,8 millions d’emplois supprimés sur les 12 derniers mois,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Contrairement à ce que tout le monde (keynésien et de la gauche plurielle) peut en dire, c’est une bonne nouvelle…


En effet, 4,8 millions d’emplois supprimés, cela signifie que 133 millions d’Américains produisent presque autant (1 % de moins seulement) que les 137,8 millions qui travaillaient un an plus tôt.


La baisse du nombre d’emplois est de 3,5 % en un an alors que la baisse du PIB (d’une année sur l’autre) est de l’ordre de 1 %.


Les gains de productivité ont donc été exceptionnellement très importants au cours de ce 1° trimestre 2009, de l’ordre de 5 % comme en 2001-2002 (points noirs et verts),

Graphique 3 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Comme la croissance du PIB est le résultat de la somme des gains de productivité et de l’augmentation de la population, cette croissance s’annonce élevée pour les prochains trimestres, comme au début des années 80 après les mesures énergiques adoptées par Ronald Reagan et Paul Volcker qui présidait alors la Fed,

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


À cette époque là, beaucoup de Démocrates sont devenus des Reaganomics car ils ont compris que cette politique leur permettait d’avoir un niveau de vie supérieur à ce qu’il était auparavant sous la présidence calamiteuse du Démocrate Carter.


Une fois de plus, un minimum de culture économique monétariste est nécessaire pour comprendre ce qui se passe aux États-Unis et la politique menée par les autorités.


Le problème n’est pas de créer des emplois (ou de sauver à tout prix des emplois non rentables) comme le croient à tort les Français, mais de créer de la croissance, donc des gains de productivité qui créeront ensuite des emplois car la croissance est créatrice d’emplois et de richesse.


Pour créer des emplois, il faut donc d’abord en supprimer !


C’est la destruction créatrice de Schumpeter…


Cliquer ici pour lire le document du gouvernement sur les chiffres de l’emploi.

***

par CHEVALLIER
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Vendredi 3 avril 2009

En attendant la reprise de la consommation (suite)…


La Fed vient de publier les derniers chiffres des agrégats monétaires au 23 mars dernier…


Comme la semaine précédente, a priori ils ne sont pas bons, mais il faut les analyser correctement, c’est à dire dans le cadre d’un corpus de connaissances monétaristes et non pas dans celui du keynésianisme ambiant qui imprègne tant les Français…


Les Américains ont bien anticipé le retour de la croissance après la baisse des taux de la Fed le 18 mars 2008 (premier point vert) : l’augmentation de leur épargne (M2-M1 d’une année sur l’autre) a… diminué, ce qui signifie qu’ils ont augmenté leurs dépenses, la demande augmentant, l’offre suit, ce qui augmente la croissance du PIB.


Ensuite, après l’effondrement financier qui a commencé le 15 septembre 2008 (point rouge), l’augmentation de l’épargne des Américains a… augmenté, ce qui signifie qu’ils ont diminué leurs dépenses, la demande diminuant, l’offre suit, ce qui a entraîné la baisse très forte du PIB au 4° trimestre 2008.


Enfin, après l’investiture d’Obama (second point vert), tout va bien : la tendance lourde de l’augmentation de l’épargne des Américains se retourne : elle diminue mais en marquant un palier, ce qui signifie qu’ils vont augmenter leur dépenses, la demande augmentant, l’offre suit, ce qui correspond à une croissance du PIB à partir du 2° trimestre 2009.


Bien entendu, Obama n’y est pour rien dans la reprise de la croissance : ce sont les gens de la Fed qui ont fait tout le boulot !


La reprise de la consommation et d’une façon générale de la circulation des capitaux dans les circuits financiers ne se fait pas linéairement ni d’un jour à l’autre : il faut attendre quand même quelques semaines pour que les effets de la politique monétaire de la Fed se manifestent (avec des fluctuations, ou des stagnations !) dans le comportement des Américains.


Comme je l’ai écrit la semaine dernière : La baisse de… l’augmentation de M2-M1 sera certainement visible à partir des chiffres du lundi 30 mars qui seront publiés le jeudi 9 avril.


Toute autre interprétation n’est pas bonne.
En particulier, les keynésiens se trompent lourdement en prétendant que l’augmentation du chômage entraîne une baisse de la consommation aux États-Unis.


Par ailleurs, ce sont ces analyses de l’évolution des agrégats monétaires qui permettent d’anticiper correctement les variations de l’activité économique aux États-Unis… qui auront des conséquences en Europe et en France en particulier.


C’est la raison pour laquelle il est important de les analyser correctement et elles alimentent la spéculation gagnante…


Au lundi 23 mars, l’augmentation de M2-M1 d’une année sur l’autre reste stationnaire à 9,1 % après un sommet atteint à 10,2 % la veille de l’investiture d’Obama,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


M1 commence à baisser,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


M2 commence à baisser également,

Graphique 3 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance du PIB réel va repartir au 2° trimestre après avoir légèrement baissé au 1° trimestre par rapport au 4° trimestre 2008 (de – 1,2 % d’une année sur l’autre, soit – 0,5 % en taux annualisé par rapport au trimestre précédent, hypothèse que je retiens ici),

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Il n’y a pas de création monétaire aux États-Unis, même après tous les plans de sauvetage.


L’argent y est sain car les gens de la Fed savent très bien que c’est là le premier pilier de la réussite selon les Reaganomics, dixit l’ami Arthur Laffer.

***

par CHEVALLIER
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Vendredi 3 avril 2009

Enfer fiscal


Forbes Asia publie comme chaque année le tableau des enfers fiscaux, cliquer ici pour y accéder : la France est première du monde !


Yapa pire que nous !


À cause de la politique menée par Sarko ! Pire que Chirak, pire que Mitterrand !


Sans commentaire…

***

 

2009 Tax Misery & Reform Index

Jack Anderson, 03.26.09, 05:00 PM EDT
Forbes Magazine dated April 13, 2009


The Misery score is the sum of the taxes shown in the colored bars, at the highest marginal percentage in each locale. It's our best proxy for evaluating whether policy attracts or repels capital and talent. The countries at the top of the chart impose the harshest taxes while those at the bottom are the most tax friendly. The Reform column reflects a reduction in misery (a negative number highlighted in red) or an increase in misery in the past year. In most of the world local governments are usually funded from property taxes, which aren't part of the Misery Index.



par CHEVALLIER
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander

Présentation

Créer un Blog

Créez votre blog gratuit

Recherche

Calendrier

Avril 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>
faire un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus