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La faute à Greenspan
Qui est responsable de l’effondrement financier et de la chute de la croissance depuis ces derniers mois ?
Finalement, c’est Alan Greenspan ! car il a relevé les taux
de base de la Fed trop tard (en juin 2004) et trop lentement,
Graphique 1 :
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En effet, le relèvement du taux de base de la Fed entraîne l’augmentation des taux d’intérêt à court terme, ce qui renchérit les projets
d’investissements des entreprises (qui baissent) et les crédits à la consommation (qui a tendance à diminuer), ce qui fait baisser la croissance du PIB
réel qui est ainsi régulée par la politique monétaire de la Fed.
L’économie américaine a eu du mal à digérer l’éclatement de la bulle internet, les attentats du 11 septembre 2001 et la guerre en Irak si bien que la croissance était faible au printemps 2003 et
les perspectives étaient mauvaises : tout le monde (c’est à dire tous les journaleux et les bonimenteurs que sont les stratégistes, experts, analystes, spécialistes
financiers et autres) était convaincu que l’Amérique ne se relèverait pas de ces épreuves et que les indices boursiers allaient continuer à chuter dans une spirale infernale.
Dans ces conditions, il était compréhensible que les gens de la Fed ne relèvent pas trop tôt leur taux de base pour relancer une croissance mal
assurée, mais en fait la reprise a été très forte dès le second semestre 2003 (grâce à la baisse des taux de la Fed) et la croissance du PIB réel a été supérieure à son potentiel
optimal en 2004 et 2005.
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À la fin des années 60 et pendant les années 70, la Fed a été obligée d’augmenter son taux de base pour lutter contre l’inflation qui a augmenté pour
culminer à 10 % en 1980 (mesurée par le PCE:LFE), puis après une énergique augmentation des taux de la Fed (présidée
alors par Paul Volcker) à près de 20 %, l’inflation est redescendue mais il existe
toujours des tendances naturelles à sa résurgence, c’est la raison pour laquelle la Fed doit toujours être vigilante et ne pas hésiter à augmenter son taux de base en cas de risque de reprise de
l’inflation,
Graphique 2 :
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L’inflation sous jacente (mesurée par le PCE:LFE) doit fluctuer entre 1,0 et 1,5 % pour qu’elle soit à son optimum.
Ainsi, à la fin des années 60, après avoir laissé malencontreusement filer l’inflation qui a culminé en 1980, la Fed a eu du mal à faire revenir l’inflation à son niveau optimal tout en
maintenant une croissance du PIB réel lui aussi à son potentiel optimal, ce qui a été réalisé quand même grâce à la politique monétaire très adroite de la Fed dirigée par Alan Greenspan
qui n’a donc fait qu’une erreur importante en 2004,
Graphique 3 :
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Les rendements des Notes à 10 ans qui sont le placement type de père de famille (sans risques sur le long terme mais faiblement rémunérateur)
sont normalement supérieurs à l’inflation,
Graphique 4 :
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Le rendement réel des Notes à 10 ans doit fluctuer dans la bande des 2 %, ce qui n’a été réalisé qu’au début des années 60 et de 2002 à
2007 (mais avec trop d’inflation au cours de ces dernières années),
Graphique 5 :
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Les rendements réel des Notes à 10 ans (à 2,5 % en moyenne) devrait donc être supérieur au taux d’inflation sous jacente fluctuant entre 1,0 et
1,5 % pour que la croissance du PIB soit à son optimum, ce qui ne s’est réalisé qu’au début des années 60,
Graphique 6 :
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Depuis 50 ans, l’inflation qui était normale au début des années 60 a culminé à 10 % mais elle tend à revenir enfin dans les normes pour assurer une croissance du PIB à son potentiel optimal au cours des années à venir,
Graphique 7 :
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L’effondrement financier et la chute de la croissance depuis ces derniers mois ne signifient pas que l’on soit dans la pire crise depuis celle de 1929, en pire comme
disent tous les journaleux et bonimenteurs : il ne s’agit que d’une réaction normale après une erreur de politique monétaire qui s’est traduite par une baisse historique des indices
boursiers car beaucoup d’établissements financiers ont dû vendre des titres en catastrophe.
La pente des taux (l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et les taux courts à 3 mois) est
très forte, ce qui signifie que la reprise de la croissance sera elle aussi très forte…
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