Vivent les petits Suisses !
Une fois de plus, les petits Suisses sont les meilleurs du monde, sur le plan financier et monétaire…
En effet, la Banque Nationale Suisse a adopté depuis longtemps une solution parfaite : une bande de fluctuation pour les taux courts entre un maximum et un minimum avec un objectif
central.
Ainsi, la BNS a baissé le 11 décembre sa marge de fluctuation entre 0 et 1 % avec un objectif central de 0,5 % et
la Fed a adopté ce mardi 16 décembre une mesure analogue en fixant son taux de base, non plus sur une valeur déterminée, mais sur un intervalle de 0 à
0,5 % sans toutefois fixer un objectif.
Ainsi, la Fed laisse faire les marchés en les encadrant, ce qui est parfait dans la mesure où les marchés disposent d’un large degré de liberté mais sous surveillance
étroite de la banque centrale qui est prête à relever ses marges de fluctuations quand l’inflation repartira.
La Fed adopte donc une politique monétaire à taux zéro (ZIRP : Zero Interest Rate Policy) et une politique dite d’open market qui consiste à intervenir directement sur certains marchés, en particulier en rachetant des titres adossés à des emprunts hypothécaires
classés à risque (sub-prime), ce qui permettra de faire baisser les taux et facilitera de ce fait la reprise du marché immobilier en diminuant les charges d’intérêts des emprunteurs.
B-2 et ses collaborateurs ont bien joué.
La reprise s’annonce forte sur d’excellents fondamentaux, mais pas immédiatement : les capitaux sont plus que jamais réfugiés sur les Treasuries dont les rendements ont encore battu des
records avec des Notes à 10 ans à 2,29 % et des Bills à zéro zéro !
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La Fed ne se fixe pas d'objectifs chiffrés pour ses mesures quantitatives
Date: 16/12/2008
WASHINGTON, Dec 16 (Thomson Financial) - La Réserve fédérale américaine (Fed) ne
compte pas s'assigner pour l'instant d'objectifs chiffrés pour les mesures de
politique monétaire quantitative qu'elle a officialisées mardi, ont indiqué des
responsables de la banque centrale sous le couvert de l'anonymat.
La banque centrale a indiqué vouloir acheter "de grandes quantités des titres
de dette [fédérale] et des titres adossés à des crédits immobiliers" pour faire
baisser les taux pratiqués sur les marchés du crédit immobilier.
Mais la Fed ne souhaite pas pour l'instant se fixer d'objectifs précis comme
celui d'atteindre par exemple un certain écart entre le taux hypothécaire à
trente ans et un taux d'intérêt de référence, ont indiqué des responsables de la
banque centrale, sans toutefois exclure que cela arrive plus tard.
Ces mêmes responsables ont tenu à préciser que la politique d'accroissement des
liquidités dite de d'"assouplissement quantitatif" menée par la Fed différait
essentiellement de celle menée par le Japon pendant la décennie 1990 car elle
mettait l'accent sur une extension de son actif alors que la Banque du Japon
s'était fixé des objectifs d'extension de son passif.
Ils ont indiqué que la Fed n'avait pas fixé de limite à l'extension de son
bilan, dont la taille a plus que doublé en l'espace de trois mois.
Concernant le niveau des prix, ces responsables ont estimé que la déflation
n'était pas le souci majeur de la Fed et ont jugé que la baisse des prix à la
consommation observée actuellement (-1,7% sur un mois en novembre) ressortissait
plutôt d'un mouvement de désinflation.
La Fed a abaissé mardi son taux directeur au plus bas niveau de son histoire,
en lui assignant une marge de fluctuation allant de 0 à 0,25% et a prévenu que
ce niveau "exceptionnellement bas" pourrait rester en vigueur un certain temps.
Certains analystes ont estimé récemment qu'avec un taux directeur proche de
zéro, la Réserve fédérale pourrait se fixer d'autres objectifs de politique
monétaire, comme un taux d'intérêt cible à moins court terme
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WASHINGTON, Dec 17 (Thomson Financial)
L'opération n'est pas sans risque et les sceptiques ne manquent pas de faire
remarquer que le taux directeur en vigueur aux Etats-Unis est désormais
inférieur à celui du Japon (0,30%).
Parmi eux, le lauréat du prix Nobel d'économie 2008 Paul Krugman, ne cache pas
ses craintes.
"Ca y est, l'Amérique est devenue le Japon", écrit-il sur son blog.
"Sérieusement, nos difficultés sont énormes. Il faudra beaucoup de créativité
pour sortir de là, et sans doute beaucoup de chance aussi".
M. Krugman s'inquiète notamment que les Etats-Unis aient mis en place une
"trappe à liquidités", phénomène théorisé par Keynes et rendant vaines toutes
les relances de l'économie par la voie monétaire une fois passé sous un certain
seuil de taux d'intérêt.
Cachant mal un certain désarroi, nombre d'économistes estiment qu'il n'y a plus
qu'à espérer que cela marche. Et sinon à prier pour que le plan de relance
budgétaire préparé par l'équipe du président élu Barack Obama fasse des
miracles.
merci
Et on voit une fois de + que ce ... de Krugman ne comprend rien à rien : M3/PIB au Japon est à 220 % et l'endettement public à + 150 % du PIB !
Rien à voir avec les US !