Mardi 2 décembre 2008

D’Austerlitz à la Bérézina


L’écart entre les rendements des bons des Trésors à 10 ans italiens (4,292 %) et allemands (3,047 %) était de 40,9 % ce mardi 2 décembre en fin de séance américaine…

Graphique 1 :

 

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… et de 14,8 % pour les bons français (3,499 %),

Graphique 2 :

 

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Tous les records sont battus.


J’avoue que j’ai du mal à comprendre le fanatisme et l’ignorance économique, en particulier des Français, en ce XXI° siècle.


Comment se fait-il que je sois le seul (ou presque), à analyser ces problèmes ?

***

par CHEVALLIER
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Mardi 2 décembre 2008

Taux, fluctuations et croissance

 

L’écart entre les rendements des bons du Trésor italien (4,416 %) et allemands (3,170 %) à 10 ans a encore atteint hier lundi 1° décembre un record à 39,3 % en fin de séance américaine,

Graphique 1 :

 

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Pour les bons du Trésor français, l’écart n’était que de 12,9 % mais il a atteint un record à 14,5 % en fin de séance européenne quelques heures plus tôt,

Graphique 2 :

 

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Le coût de la dette publique française augmente, et il augmentera car les rendements des bons français à 10 ans grimperont jusqu’à des sommets de 6 % dans un avenir proche.

 

Bien entendu, aucun journaleux, aucun bonimenteur n’en parle !

 

Les rendements des bons du Trésor allemand, alignés sur ceux des Treasuries baissent eux aussi à des plus bas historiques,

Graphique 3 :

 

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Les rendements des Treasuries sont au plus bas historique (le point rouge correspond au plus bas historique de 3,13 % atteint précédemment le 13 juin 2003),

Graphique 4 :

 

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Les capitaux sont réfugiés en masse sur les Treasuries, et en particulier sur les échéances les plus courtes : les Bills à 1 mois et à 3 mois,

Graphique 5 :

 

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Les indices actions ne pourront pas repartir tant que les rendements des Bills sont à zéro.

 

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans continue à se réduire, ce qui montre que l’économie américaine est sortie de son point le plus bas du ralentissement de la croissance et qu’elle est en train de repartir, comme fin 2003, début 2004,

Graphique 6 :

 

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En attendant la suite du feuilleton…

***

 

par CHEVALLIER
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Mardi 2 décembre 2008

Récession, crise, croissance, réalité et propagande

 

Qu’en est-il réellement de la situation économique aux États-Unis ?

 

Est-ce la récession, une crise, la plus grande crise depuis 1929, en pire ou un ralentissement de la croissance ?

 

Quelques chiffres et graphiques s’imposent…

 

La croissance du PIB, donnée macroéconomique de référence, calculée d’une année sur l’autre, en pourcentage, est positive depuis 1991, ce qui signifie que la richesse créée aux États-Unis augmente globalement chaque année par rapport à la précédente, de 0,74 % au 3° trimestre 2008, le dernier point sur le graphique 1 correspond à mon estimation d’une croissance nulle pour le 4° trimestre en cours,

Graphique 1 :

 

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Les variations d’un trimestre à l’autre (en taux annualisé) sont importantes, et elles ne sont négatives qu’au 4° trimestre 2007 (-0,17 %) et au 3° trimestre 2008 (-0,51 %) et positives en dehors de ces deux trimestres : +2,80 % au 1° trimestre 2008, le dernier point correspondant à mon anticipation d'une baisse de -3,4 % en ce 4° trimestre, en concordance avec une croissance nulle d'une année sur l'autre,

Graphique 2 :

 

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Dans ces conditions, prétendre que les États-Unis sont en récession depuis le dernier trimestre 2007 est contraire aux faits et chiffres observables, c’est donc de la propagande de journaleux et de bonimenteurs…

 

La croissance a été inflationniste depuis 2004 : l’inflation sous-jacente a été supérieure à la limite maximale admissible de 2,0 %.

 

C’est la raison pour laquelle la Fed a provoqué un fort ralentissement de la croissance du PIB, ce qui se produit effectivement, en maintenant très longtemps son taux de base à un niveau très haut à 5,25 % jusqu’au 18 septembre 2007.

 

En effet, les dirigeants de la Fed ne pouvaient pas accepter de laisser filer l’inflation comme dans les années 60 car la situation est difficilement rattrapable par la suite.

 

Le ralentissement de la croissance du PIB se produit actuellement, il est très fort et il s’accompagne du dégonflement des bulles liées aux investissements aventureux dans les produits dérivés, ce qui a des répercussions importantes (dans le secteur financier) qui se propagent dans l’ensemble de l’économie.

 

Pendant la crise de 1929 (au début des années 30), le taux de chômage était de l’ordre de 25 %, la production industrielle a baissé de 50 %.

 

La situation actuelle et dans un avenir proche n’a rien à voir avec une crise au sens habituel du terme.

 

C’est une crise au sens Schumpetérien, c’est à dire une adaptation à un nouveau paradigme avec une forte destruction (de secteurs hypertrophiés comme le secteur financier) créatrice, avec des gains de productivité importants, donc préludant à une forte croissance, sur fond de guerre économique, de désinformation et de propagande.

 

 

Cliquer ici pour lire l’article de Paul Vreymans de Work For All sur la crise de 1929 : Leçons du Crash de 1929 et de la Grande Dépression.

 

***

 

 

par CHEVALLIER
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