Mardi 9 décembre 2008

Relance de la crise et argent sain


Un plan de relance keynésien ne fait que relancer une crise en transformant une crise mineure d’adaptation (au sens schumpétérien du terme) en une crise majeure (comme celle de 1929)…


En France, les €26 milliards de dépenses publiques supplémentaires annoncés dans le cadre du plan de relance augmenteront de moitié le déficit initialement prévu en 2009 alors qu’il se monte déjà à €60,7 milliards au 30 octobre (contre €52,7 milliards un an plus tôt) !


La dette publique officiellement publiée : €1 270 milliards au 30 juin dernier soit 65,7 % du PIB dépassait déjà les normes maximales de 60 %.

Elle augmentera donc au moins d’une vingtaine de milliards en 2009.


Les charges d’intérêts ont déjà augmenté de €5 milliards (au 30 octobre dernier par rapport à l’année précédente) uniquement à cause de l’augmentation des taux d’intérêts alors qu’ils n’ont jamais été aussi bas… aux États-Unis et en Allemagne (qui sont les références en la matière).


Comme la croissance va repartir sur un rythme très élevé aux États-Unis, les rendements de base (les Notes à 10 ans) atteindront les 5 % ainsi que ceux du Bund à 10 ans.


Avec un écart des rendements de 20 à 25 % (par rapport à l’Allemagne), les taux de la dette publique française seront dans les 6 % (pour le 10 ans), ce qui sera insupportable dès 2009,

Graphique 1 :

 

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Le maintien de la France dans l’euro-système condamne à mort les entreprises (industries et même services), car la monnaie qui circule en France est surévaluée de 25 à 30 % comme le montre le déficit de la balance des transactions courantes qui augmente d’autant depuis l’adoption de la monnaie unique (les parités assuraient alors l’équilibre des échanges et l’optimum économique compte tenu des productivités relatives des nations de la zone euro).


D’après les chiffres des Douanes, le déficit de la balance commerciale a dépassé les €7 milliards en octobre ! (point rouge), les autres chiffres sont ceux de la Banque de France, contre un excédent de €15,8 milliards pour l’Allemagne,

Graphique 2 :

 

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Le déficit commercial représente maintenant 21,7 % des exportations contre un excédent de 10 % avant l’adoption de l’euro,

Graphique 3 :

 

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Par ailleurs, l’argent n’est pas sain dans la zone euro et en France en particulier : M1 représente 43,5 % du PIB contre 10 % aux États-Unis,

Graphique 4 :

 

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La masse monétaire augmente beaucoup trop fortement, autour de 10 % pour M3, car de l’argent non gagné est distribué massivement, c’est à dire sans qu’un travail, créateur de richesses vendues (et payées par des clients), soit fourni en contrepartie,

Graphique 5 :

 

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La baisse des taux de la BCE ne relancera pas l’activité économique sur des bases saines tant que subsistera cette hypertrophie monétaire (qui n’est pas près de disparaître).


La situation de la zone euro se rapproche de celle du Japon avec une hypertrophie de M3 (220 % du PIB) et un surendettement public (180 % du PIB) en 2004 (il y a peu de changements depuis cette date car il est très difficile de sortir d’une telle situation).

Cliquer ici pour lire mon billet sur le Japon.

 

Par ailleurs, les trois principales banques françaises ont beaucoup trop de dettes : €1 760 milliards pour la BNP (au 30 juin), ce qui est considérable par rapport au PIB de la France (€1 600 milliards actuellement) contre $2 000 milliards pour JPMorgan et Citigroup (pour un PIB de $14 000 milliards aux États-Unis).


L’État français ne pourrait pas les aider en cas de défaillance, ce qui est d’autant plus possible que ces banques ont demandé et obtenu la possibilité de ne pas enregistrer la totalité de leurs pertes sur les produits dérivés contrairement à ce qui se passe aux États-Unis où les groupes de pression n’ont pas obtenu l’abandon de la règle FAS 157 qui oblige les établissements financiers à comptabiliser les produits à leur juste valeur (mark-to-market).


Les marchés réagissent très vite en ce XXI° siècle. Ce qui était impensable (la faillite de grandes banques américaines comme Lehman Brothers) devient une réalité en quelques jours.


Le risque systémique existe en France avec les engagements de retraite qui ne sont pas comptabilisés (la centaine de milliards de dettes qui a disparu des comptes de la SNCF et de l’État n’en est qu’un exemple parmi d’autres).


Les engagements de retraite qui ne sont pas comptabilisés s’élevaient à €4 500 milliards d’euros, 3 fois le PIB en 2004 d’après les évaluations concordantes du rapport de Michel Pébereau, des économistes de Work for All et de la banque ABN Amro.


La situation est déjà explosive en Grèce où l’écart entre les rendements des bons du Trésor à 10 ans par rapport au Bund est supérieur à 50 %.


Tout peut arriver en France d’un jour à l’autre, surtout lors d’un choc mondial qui secoue le cocotier : les fruits les plus murs tombent.


Comme je l’ai écrit avant l’élection de Sarko : il avait la possibilité de rentrer dans l’Histoire en restaurant une croissance dans les 5 % par an en faisant sortir la France de l’euro-système, en imposant le respect des règles comptables (IFRS) avec des comptes qui donnent une image fidèle de la réalité (ce qui aurait mis la SNCF en faillite, entre autres), et en diminuant le poids des prélèvements obligatoires de façon à ce qu’ils baissent de 54 à 33 % du PIB en créant un système de fonds de pension.


Les 4 piliers des Reaganomics sont d’abord et avant tout l’argent sain, puis des réglementations et un taux des prélèvements obligatoires réduit au minimum, et l’ouverture sur l’extérieur.


Les petits Suisses l’ont fait pour leur plus grand bénéfice !


J’ai de plus en plus l’impression de vivre dans un asile de fous !

***

par CHEVALLIER
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Commentaires

La russie est le premier pays du G8 dont S&P; dégrade la note de crédit. Cela va dans le sens de votre analyse : la guerre n'est plus économique elle est monétaire et les américains mènent le bal.

http://www.ft.com/cms/s/0/08b574f0-c55b-11dd-b516-000077b07658.html?nclick_check=1
Commentaire n° 1 posté par doucet le 09/12/2008 à 13h12
Oui, la Russie est une grande perdante de cette guerre, c'est "fait pour" !!!
Comme je l'ai déjà écrit par ailleurs, avec un PIB de $1 400 milliards et le + grand désordre à l'intérieur et un rouble en chute, la Russie ne peut plus rien faire sur la plan international
Réponse de CHEVALLIER le 09/12/2008 à 17h28
Bonjour Mr Chevallier et bonjour à tous le monde.
Sans pouvoir l'expliquer, j'ai constaté que l'on parle de J Attali ... (Blog finance, Blog de Paul Jorion...)
Je sens que je vais me faire incendier ici ...
Mais avant d'être brulé vif j'aimerais que Mr Chevallier ou d'autre.. nous donnent (parce que je ne suis surement pas le seul) nous donnent des clefs (liens, explications ..) sur l'oeuvre la pensée et l'apport économique de ce monsieur ainsi que sur le crédit à lui apporter aujourd'hui.
Mais bien sûr suivant la philosophie du présent blog.
PS: Je sais qu'il y a surement d'autres personnages ayant plus d'intérêt que lui, cependant ce gars là influence fortement la France depuis 25 ans.
Merci.
Commentaire n° 2 posté par Julien le 10/12/2008 à 00h03
Mouai bon...

Foutons lui la paix au Jacques. Il a probablement d'autres chats à fouetter (comme par exemple comment il retournera sa veste lors des prochaines présidentielles...)
Commentaire n° 3 posté par JL le 10/12/2008 à 11h21
Ce qui est marrant, si on peut dire, c'est que si le PIB baisse en 2009, et que la dette augmente comme dit, elle représentera pas loin de 70% du PIB, hallucinant...
Commentaire n° 4 posté par Jean-Christophe le 10/12/2008 à 13h01

Hé oui !


Réponse de CHEVALLIER le 10/12/2008 à 15h30
L'escroc Attali: le prophète qui s'est toujours trompé.

Donc celui qui, en tant que conseiller de François Mitterrand en 1981, a largement contribué à la catastrophe économique de la France ; qui en 1984, vu les dégâts, a décidé un virage vers le ni-ni, opération qui n'a fait qu'enrayer le désastre des nationalisations mais n'a pas permis de redresser la France ; qui (ancien maître des nationalisations) parachuté à la tête de la BERD (Banque Européenne de Redressement et de Développement) par Mitterrand, pour enseigner le capitalisme aux pays sortis du totalitarisme communiste, est obligé de démissionner pour dépenses injustifiées (dans la plus pure tradition mitterrandienne) : gaspillages de l'argent de la Banque (c'est-à-dire destiné aux pays pauvres de l'ancien bloc soviétique) à titre personnel (repas fastueux, déplacements en jet privé plus l'affaire du fameux marbre de Carrare) serait ni plus ni moins un prophète ! Mais regardons de plus près en quoi consistent ses prophéties.

Dans son livre Une brève histoire de l'avenir, Attali préconise : « D'abord, dans vingt à trente ans au plus, un repli des Etats-Unis sur eux-mêmes ; puis un univers polycentrique, avec une dizaine de nations dominantes ; puis, vers 2050, un monde sans Etats, marché mondial chaotique et flamboyant, que je nomme l' « hyper-empire », suivi par un conflit puis, si l'humanité survit, par une démocratie mondiale » (Entretien accordé à l'Express le 26 octobre 2006). Rien que ça ! « Le marché sera trop fort, personne ne pourra lui résister, continue Attali ; il instaurera l'« hyper-empire ». La démocratie ne saura se mettre assez vite à la taille du marché : c'est bien ce que l'on a vu avec l'échec de la Constitution européenne. Jérusalem est aujourd'hui le lieu de tous les conflits. S'il y a un gouvernement mondial demain, et il y en aura un, il pourrait se tenir là ». Décidément, le védrinisme et l'utilisation du préfixe « hyper » (pourquoi pas « super » ?) a influencé aussi Monsieur Attali.

Mais pour savoir quelles seraient les chances de voir s'accomplir les prophéties « attaliques », faisons un retour en arrière. Il est utile de (re)découvrir les anciens écrits des « prophètes » et de mesurer leur véritable capacité à prédire l'avenir.

En 1974, Jacques Attali publie en collaboration avec Marc Guillaume un essai intitulé L'anti-économique (PUF) qui se veut « un livre d'initiation à une discipline indispensable pour la compréhension du monde contemporain ». L'anti-économique est une « critique de l'enseignement actuel de l'économie » (en 1973) qui ne tiendrait pas compte des « contradictions mouvantes dans toutes les sociétés qu'elles soient capitalistes ou socialistes : l'aggravation des conditions de la vie dans les villes, la persistance des inégalités dans la répartition des richesses et des pouvoirs, les gaspillages et l'aliénation provoqués par une société de consommation massive et de développement des organisations, les destructions du patrimoine naturel ».

Difficile de comprendre ce que c'est que l'« anti-économique » mais facile de rendre compte de la tromperie des auteurs.

Si leur constat est bien valable pour les pays socialistes, la fin des années 1960 et le début des années 1970 représentent la fin d'un cycle de création de richesses et d'amélioration des conditions de vie sans précédent dans les l'histoire de l'humanité. En trente ans depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, l'Occident et les pays capitalistes étaient devenus les plus riches endroits sur Terre avec des niveaux de vie et de conforts jamais atteints nulle part. Mais en réalité, la cible des auteurs est la science économique en général : « Finalement il faut conclure que les machines de la macroéconomie sont des machines politiques. Toute la science économique est d'abord politique », soutiennent les auteurs à la fin de la troisième partie du livre.

Malgré leur scepticisme à l'égard des modèles économiques, l'ouvrage est rempli de schémas, graphiques et tableaux pour la plupart complètement incompréhensibles. Ils sont, bien évidemment, contre la croissance économique, « facteur d'inégalités et de pauvreté ». « La croissance économique des pays riches crée les conditions d'une dépendance croissante des pays pauvres ». « Mais indépendamment de savoir si la croissance est souhaitable, il faut se demander si elle est encore longtemps possible ? ». Le progrès technique est « incertain » et « désordonné » et « seule la stratégie économique chinoise est le modèle à suivre. « Par son évidente réussite elle (l'expérience chinoise) inspire, au moins au niveau du discours, beaucoup de propositions dans les pays développés ». Celle-ci est basée sur « la propriété collective des moyens de production, sur l'égalitarisme économique ; sur la décentralisation géographique volontariste (maintenir 85% de la population à la campagne, en y installant les usines et les services) ; sur la remise en cause politique permanente (chaque cadre doit passer six mois dans une « école politique » où il reprend contact avec le travail manuel et la théorie politique). »

Malheureusement, regrettent Attali et son comparse, « il est illusoire d'imaginer pouvoir en prendre (en Occident) quelques éléments de contexte politique. Toute réorientation dans ces nations (les nôtres) exige une rééducation et des progrès dans la connaissance de la croissance, dont nous sommes loin de disposer ». Ouf, nous l'avons échappé de justesse. Rappelons a nos lecteurs que le livre de Jacques Attali est paru en 1974, lorsque ce « modèle chinois » avait déjà provoqué des dizaines de millions de morts suite à la famine de 1959-61, aux dizaines de laogai (goulag chinois) et à la révolution culturelle commencée en 1966 et qui durera jusqu'en 1976.

Face aux échecs du capitalisme et du « socialisme bureaucratique », les solutions passent par « l'autogestion utopique ou le capitalisme des travailleurs ». « La théorie économique de l'utopie sera après tout, dans dix ou vingt ans, la pratique quotidienne des étudiants d'aujourd'hui ». Et le comble c'est que cet ouvrage a été réédité en 1990 et que les auteurs n'ont pas considéré bon de faire la moindre correction !

Cette « économie de l'utopie », Jacques Attali aura l'occasion de l'expérimenter sur les Français à l'occasion de l'élection de Mitterrand en 1981. Auparavant il l'avait théorisée dans un autre livre « prophétique » intitulé La nouvelle économie française, Editions Robert Laffont, 1977. « Quand commencera le XXIe siècle, la France sera devenue une filiale des Etats-Unis d'Amérique ou la matrice d'une nouvelle forme de progrès » écrit Jacques Attali dans l'introduction de ce livre où il s'inquiète, une fois de plus, de la « crise du capitalisme mondial ». Or, il n'est pas difficile de constater qu'aucune de ces deux prophéties ne s'est accomplie : la France d'aujourd'hui n'est devenue ni un satellite des Etats-Unis, ni un modèle de progrès pour le reste du monde. C'est même le contraire qui arrive, elle est dans une relation conflictuelle avec l'Amérique et en phase de déclin économique par rapport aux autres pays qui se sont orientés, depuis les années 1980, vers « la matrice d'autres formes de progrès » complètement différentes de celles préconisées par M. Attali.

Enfin, un dernier exemple de prophétie « attalique » tirée de l'ouvrage Lignes d'horizon, Fayard, 1990. « Les signes d'un déclin relatif de l'Amérique sont en effet convergents et irréfutables. On ne voit pas ce qui pourrait, dans les dix ans à venir, inverser cette tendance : rien n'annonce en Amérique - à moins de quelque sursaut psychologique improbable - ni un redémarrage de l'effort d'investissement industriel, ni une hausse de l'épargne, ni la mise au point de produits nouveaux, ni une volonté commerciale conquérante ». La réalité est connue : à partir de 1992, les Etats-Unis allaient connaître l'une des plus belles périodes de prospérité économique de leur histoire, période qui d'ailleurs ne cesse de se prolonger.

Mépris du lecteur, persistance dans l'escroquerie intellectuelle, tromperie sur la marchandise, tout est bon pour faire vendre un livre. Comment peut-on encore accorder crédit à quelqu'un qui a décrédibilisé la France en Europe et à un auteur qui s'est toujours trompé ?

L'énarque Jacques Attali englué dans les scandales, les affaires et les trafics divers (trafic d'armes, Angolagate, financement occulte, malles Fauchon), mis en examen, expert en plagiat, est aussi un charlatan et un escoc intellectuel.

Enfin l’ancien conseiller de François Mitterrand s'est reconverti dans le micro-crédit mais en regardant de plus près les comptes de sa "banque au service des pauvres" et ses prophéties faites dans le passé, une seule conclusion s’impose : tromperie sur marchandise.

Pour terminer, une petite perle du bonimenteur Jacques Attali, nommé président de la Commission pour la Libération de la Croissance Française, par Nicolas Sarkozy.

« Il est un mythe, savamment entretenu par les économistes libéraux, selon lequel la croissance réduit les inégalités. Cet argument permettant de reporter à “plus tard” toute revendication redistributive est une escroquerie intellectuelle sans fondement. » JACQUES ATTALI, président de la commission pour la libération de la croissance (extrait de la revue « Objecteurs de croissance » publiée en 1972).
Commentaire n° 5 posté par Amaury le 10/12/2008 à 13h55

Excellente intervention !
... de la part d'une personne qui en connait + que moi sur ce sinistre individu !
merci

Réponse de CHEVALLIER le 10/12/2008 à 15h30
Cet attali n'a t'il pas ecrit ces bouquins dans l'unique but de prouver a ses pairs qu'il est pour une nouvelle gouvernance mondiale?
Commentaire n° 6 posté par dupontel le 10/12/2008 à 21h15
Merci infiniment pour ce commentaire bien documenté, mais à ce niveau c'est bien plus que cela.
Vous m'avez choqué !!
Après lecture on a envie de se pincer...
Merci d'avoir remis les choses en place et de faire partager vos connaissances.
Commentaire n° 7 posté par julien le 11/12/2008 à 00h16
PIB français plutôt 2600 M euro?
Commentaire n° 8 posté par THEGAP le 11/12/2008 à 00h30

Non !


Réponse de CHEVALLIER le 11/12/2008 à 21h51
Le débat sur la masse monétaire a des échos outre atlantique, que pouvez vous ajouter à ces échanges?
https://www.blogger.com/comment.g?blogID=378298074607497085&postID;=437679444631861759
Peut on dire que la BCE a créé beaucoup de monnaie "papier" en tous cas plus que la FED et que pour maintenir quelque peu une inflation galopante elle a gardé des taux élevés. Y a-t-il une autre explication en particulier parce que la BCE n'émet pas d'obligations pour la dette des états?
Merci par avance de votre éclairage.
Commentaire n° 9 posté par THEGAP le 11/12/2008 à 00h45
Les autorités américaines ne sont-elles pas en train de mettre en place l'équivalent d'un plan de relance, comme ce qui se fait en Europe et particulièrement en France, en voulant "aider" les entreprises en difficulté? Ce faisant, n'empêchent-elles pas le processus de "destruction créatrice" dont vous nous parlez souvent?

Je pense particulièrement aux 25 milliards de $ que les 3 grandes compagnies automobiles demandent comme aide au Congrès et qui vont probablement leur être accordés.

Mais des entreprises mal gérées et non concurrentielles, aussi grosses soient-elles, ne devraient-elles pas être "détruites", c'est à dire rachetées à bas prix par quelqu'un capable de redresser la situation par de saines mesures?
"When a firm routinely fails to turn a profit, there are bankruptcy pressures. The firm's resources, workers, building and capital become available to someone else who might put them to better use. When government steps in with a bailout, it enables executives to continue mismanaging resources."
Lu sur capmag.com
Commentaire n° 10 posté par Dagny le 12/12/2008 à 09h31
Attention ! pour l'instant, les Big 3 n'ont rien reçu !
L'Etat n'a fait qu'investir dans des banques (et AIG) avec une certaine probabilité d'en tirer des + values dans qq mois
Vu le nombre d'emplois supprimés, l'Etat US ne fait pas grand chose pour contrer la destruction créatrice !
Réponse de CHEVALLIER le 12/12/2008 à 22h11
http://serumdeliberte.blogspot.com/2008/12/attali-clash-chez-ruquier.html
Commentaire n° 11 posté par josick d'esprit agricole le 15/12/2008 à 00h39
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