Partager l'article ! EADS-Boeing 2005: Je reprends ici un billet écrit le 23 janvier 2007… * EADS-Boeing 2005 La rentabilité (opéra ...
Je reprends ici un billet écrit le 23 janvier 2007…
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EADS-Boeing 2005
La rentabilité (opérationnelle et finale) d’EADS était supérieure à celle de Boeing en 2005.
Le taux de l’impôt sur les bénéfices publié par Boeing est inférieur à 9 % ! alors qu’il est de 33 % pour EADS et de 35 % légalement dans les deux cas.
Les Américains ont des fiscalistes très efficaces et des économistes qui ont bien compris que le taux de cet impôt doit être le plus faible possible pour que la croissance, c’est à dire la richesse de la nation et donc de tout le monde, soit la plus élevée possible.
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2005 Données en % |
EADS |
Boeing |
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Résultat opérationnel / CA |
7,9 |
5,1 |
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Résultat net / CA |
5,0 |
4,7 |
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Taux d’impôts / bénéfices |
33 |
9 |
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Gearing réel |
116 |
86 |
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L’endettement donnait l’impression d’être admissible avec un gearing de 78 % contre 86 % pour Boeing.
Le gearing est le ratio des dettes à long terme sur les capitaux propres.
Il ne devrait pas dépasser la moitié des capitaux propres (soit… 50 %).
Cependant, des " avances remboursables de gouvernements européens " pour un montant de 5,293 milliards d’euros apparaissent dans les… dettes courantes !
Il s’agit manifestement là d’une fraude délibérée pour tromper le public.
En effet, les " avances remboursables " n’existent pas !
Ce sont des emprunts sans échéance ni taux d’intérêt qui se perpétuent d’années en années : ils devraient donc être comptabilisés dans les dettes à long terme, ce qui fait monter le gearing réel à 116 % bien au delà de ce qui est admissible.
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2005 Données en milliards |
EADS € |
Boeing $ |
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Chiffre d’affaires |
34,206 |
54,845 |
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Recherche & développement |
2,075 |
2,205 |
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Résultat opérationnel |
2,712 |
2,812 |
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Résultat avant impôts |
2,535 |
2,819 |
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Résultat net |
1,710 |
2,572 |
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Capitaux propres |
13,902 |
11,059 |
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Dettes à long terme |
10,837 |
9,538 |
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Les comptes d’EADS pour 2006 se présentent mal avec un résultat opérationnel annoncé à zéro à cause des retards de l’A380.
Le résultat net sera négatif, les capitaux propres baisseront, les dettes augmenteront, le gearing sera hors normes et ce sera pire à l’avenir car l’A350 a été lancé beaucoup trop tardivement.
En effet, à partir du moment où les longs courriers biréacteurs sont autorisés, les compagnies aériennes ont intérêt à s’en équiper car ils sont plus rentables (la consommation en carburant est réduite).
Les dirigeants d’EADS auraient dû lancer l’A350 au lieu du gros porteur A380.
Ils ont fait une erreur monumentale.
En lançant le Dreamliner dès 2008, Boeing prend un avantage considérable sur son concurrent.
Au delà d’EADS, c’est toute l’industrie aéronautique française et européenne qui est profondément touchée pour longtemps.
Si les dirigeants de Boeing avaient commis des délits d’initiés et des fraudes sur les comptes comme ceux d’EADS, ils auraient été condamnés à plusieurs dizaines d’années de prison et les erreurs liées à l’intelligence économique auraient fait les gros titres des médias… aux Etats-Unis.
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