Jeudi 27 septembre 2007 4 27 /09 /Sep /2007 12:00

 

La masse monétaire M3 de la zone euro a moins augmenté en août qu’en juillet à cause du ralentissement de la croissance américaine et du manque de liquidités créé par la crise du sub-prime aux Etats-Unis.

En effet, l’agrégat M3-M2 qui correspond à la trésorerie des entreprises n’a augmenté que de 6 milliards d'euros en août, soit 17,6 % d’une année sur l’autre, contre une augmentation de 19,2 % pour les mois de juin et de juillet, et d’une trentaine de milliards par mois au 1° semestre 2007.

Cette évolution signifie que les trésoreries des entreprises de la zone euro ont peu augmenté parce que certaines sociétés ont eu des difficultés à trouver de l’argent à court terme (à cause du manque généralisé de liquidités), et celles qui en ont gagné, en ont gagné mois que précédemment car leur situation se dégrade à cause du ralentissement de la croissance aux Etats-Unis créé par les taux d’intérêt trop élevés de la Fed.

La crise du sub-prime n’est qu’une des conséquences (mais la plus spectaculaire) du maintien de ces taux de la Fed à des niveaux trop élevés.

*

M3-M2 augmente moins que précédemment (la situation des entreprises de la zoe euro s’était bien améliorée au 1° semestre),

Graphique 1 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070927EZ1M3M2.gif

*

Les autres agrégats monétaires évoluent comme précédemment.

Les Euro-zonards augmentent encore leur épargne de 45 milliards d'euros en un mois, soit + 15,37 % d’une année sur l’autre pour M2-M1 car ils estiment que leur situation va se dégrader.

Graphique 2 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070927EZ2M2M1.gif

*

M1, l’argent que les Euro-zonards ont sur leurs comptes bancaires et dans leurs portefeuilles augmente normalement de 7 % d’une année sur l’autre.

M3 augmente de 11,77 % d’une année sur l’autre, ce qui est beaucoup trop,  

Graphique 3 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070927EZ3M304.gif

*

M3 augmente  comme au cours des années précédant le grand ralentissement de 2001,

Graphique 4 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070927EZ4M398.gif

*

Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à l’augmentation de la masse monétaire libre, la croissance du PIB sera très faible au cours de ce 3° trimestre dans la zone euro et en France en particulier,

Graphique 5 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070927EZ5FRM.gif

La croissance devrait être inférieure aux 2 % d’une année sur l’autre retenus ici.

*

Finalement, le ralentissement actuel de la croissance de M3 n’est pas de bon augure.

L’évolution des agrégats monétaires est le meilleur indicateur économique, à condition d’en décrypter correctement les modalités et les conséquences…

***

Par CHEVALLIER
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Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /Sep /2007 22:21

Wal-Mart 2007

Wal-Mart est une entreprise normale, c’est à dire que tous les indicateurs entrent dans les normes : le chiffre d’affaires augmente d’année en année ainsi que les bénéfices (grâce à une bonne marge opérationnelle pour le secteur très concurrentiel de la distribution) et les capitaux propres qui financent les investissements avec un endettement normal tout en distribuant des dividendes aux heureux actionnaires.

La famille Walton, la plus riche du monde, est à la tête de la plus grande entreprise du monde.

Une réussite parfaite.

***

Wal-Mart est la référence mondiale du secteur de la distribution.

L’exercice se termine le 31 janvier…

Wal-Mart

 

 

 

 

 

 

 

 

$ billion

2 000

2 001

2 002

2 003

2 004

2 005

2 006

2 007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sales & revenues

165 013

191 929

217 799

244 524

258 681

284 310

312 101

348 650

Change yoy %

 

16,3

13,5

12,3

5,8

9,9

9,8

11,7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cost of sales

129 664

150 255

171 562

191 838

198 747

216 832

237 649

264 152

Cost / Sales in %

78,6

78,3

78,8

78,5

76,8

76,3

76,1

75,8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

selling adm gen exp

27 040

31 550

36 173

41 043

44 909

50 178

55 739

64 001

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Operating income

8 309

9 524

10 064

11 643

15 025

17 300

18 713

20 497

Change yoy %

 

14,6

5,7

15,7

29,0

15,1

8,2

9,5

Operating margin

5,0

5,0

4,6

4,8

5,8

6,1

6,0

5,9

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Inc before inc taxes

8 715

9 987

10 568

12 526

14 193

16 320

17 535

18 968

inc.be.inc tax marg

5,3

5,2

4,9

5,1

5,5

5,7

5,6

5,4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Net income

5 377

6 295

6 671

8 039

9 054

10 267

11 231

11 284

Change yoy %

 

17,1

6,0

20,5

12,6

13,4

9,4

0,5

Net margin

3,3

3,3

3,1

3,3

3,5

3,6

3,6

3,2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Shareholder's eq

25 834

31 343

35 102

39 337

43 623

49 396

53 171

61 579

ROE

 

20,1

19,0

20,4

20,8

20,8

21,1

18,3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Long term debt

13 672

12 501

15 687

16 607

17 102

20 087

26 429

27 222

ROCE

21,0

21,7

19,8

20,8

24,7

24,9

23,5

23,1

Gearing

53

40

45

42

39

41

50

44

***

Le chiffre d’affaires augmente d’année en année (sans subir de contrecoup en 2001 ni en 2002 !)… ainsi que les bénéfices, sauf en 2007 où des moins-values exceptionnelles de 894 millions de dollars dénotent un peu…

La marge nette  paraît faible à 3,5 % mais elle est importante dans la distribution.

Le résultat opérationnel augmente d’année en année… et la marge opérationnelle est bonne à 6 % pour la distribution.

La rentabilité des capitaux investis est supérieure à la norme ainsi que l’endettement avec un gearing inférieur à 50 %.

La structure des coûts est bien maîtrisée.

L’effet boule de neige joue à plein : les 25 milliards de dollars de capitaux propres en 2000 sont passés à 61 milliards fin janvier 2007 malgré une généreuse distribution de dividendes.

*

C’est plus qu’un océan qui sépare Wal-Mart de Carrefour le numéro 2 mondial !

Les Américains votent massivement pour Wal-Mart : 100 millions de familles ont dépensé en 2006 en moyenne 2 700 dollars dans les magasins de la chaîne !

Seuls les syndicalistes et les journaleux de la gauche américaine (et européenne) critiquent Wal-Mart…

***

Sources : rapports annuels : http://www.wal-mart.com/

***

Par CHEVALLIER
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Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /Sep /2007 20:57

Je reprends ici un billet écrit le 26 juin 2007…

Essilor superstar

Essilor est une très grande réussite.

Issue de la fusion de deux anciennes PME françaises, Essilor est devenu le leader mondial de l’optique ophtalmique (les verres correcteurs de lunettes), un marché en expansion.

Sa rentabilité est très élevée, exceptionnelle même avec une marge nette de 12 %.

Il est très rare d’atteindre de tels résultats !

Pourquoi ? 
Comment ?

Les réponses sont simples : son patron explique que ce n’est pas lui le véritable patron, mais ses clients !

Essilor ne fait que répondre à leur demande.

*

Pour diminuer les prix, Essilor a délocalisé la plus grande partie de sa production en Asie (58 %) : la fabrication des verres semi-finis, l’adaptation aux caractéristiques des clients se faisant dans les laboratoires de prescription dans les pays où se trouvent les clients (45 % en Europe et 43 % en Amérique du Nord).

Essilor utilise les bienfaits de la mondialisation pour la plus grande satisfaction des Asiatiques qui travaillent dans ses usines, de ses clients et salariés dans nos pays où des emplois ont été supprimés et d’autres créés.

*

Si les dirigeants d’Essilor n’avaient pas fait évoluer ces deux PME, des emplois auraient été sauvés pendant quelques années, mais Essilor ne serait jamais devenu ce leader mondial qui a créé finalement un très grand nombre d’emplois en France, directement et indirectement. Lutter contre la mondialisation (avec une TVA sociale par exemple), est la pire erreur à ne pas commettre !

Il faut au contraire ouvrir les frontières pour profiter de la mondialisation.

Mais il y a encore mieux qu’Essilor : Hoya son concurrent japonais qui a des marges bénéficiaires encore plus élevées (une marge nette de 20 % !) car cette entreprise a investi dans l’optique électronique qui est utilisée pour fabriquer des circuits intégrés de très haute précision.,

C’est une activité très rentable (35 à 40 % de marge opérationnelle !) en forte expansion.

Les Français comprendront-ils un jour que les Asiatiques ne sont pas des insectes nuisibles qui exportent des produits de pacotille qui détruisent nos emplois mais des clients, des fournisseurs et des partenaires respectables ?

La France n’est plus le centre du monde.

***

Les bénéfices d’Essilor augmentent d’année en année… ce qui entretient un effet boule de neige : les bénéfices de l’année permettent de financer les investissements qui permettent ensuite d’augmenter le chiffre d’affaires et les bénéfices, etc. etc.

Ainsi, d’année en année, l’entreprise grandit et crée des emplois.

Pour accélérer la croissance, il ne faut pas empêcher les entreprises de gagner de l’argent ! mais au contraire leur donner la possibilité d’en gagner davantage, en diminuant le taux de l’impôt sur les bénéfices : 34 % en France contre 25 % en Allemagne et 12,5 % en Irlande. 
Une TVA à 24 % n’a rien de social, un impôt sur les sociétés de 12 ou même 25 %, c’est social, mais les Français ne comprendront jamais ces problèmes économiques élémentaires.

C’est l’économie, stupide !

*

Les comptes d’Essilor ne présentent pas d’anomalies notables. Ils donnent une image fidèle de la réalité, ce qui renforce l’idée de sérieux et la confiance que l’on peut avoir sur cette valeur, ce qui n’est pas le cas d’autres sociétés, cf. mes autres billets…

*

Essilor

 

 

 

 

 

 

 

€ ' 000 000

2 000

2 001

2 002

2 003

2 004

2 005

2 006

 

 

 

 

 

 

 

 

Revenues

1 978

2 070

2 138

2 116

2 202

2 424

2 690

Change yoy %

19,0

4,7

3,3

- 1,0

4,1

10,1

11,0

 

 

 

 

 

 

 

 

Cost of sales

890

897

862

834

960

1 034

1 123

Cost / Sales in %

45,0

43,3

40,3

39,4

43,6

42,7

41,7

 

 

 

 

 

 

 

 

R & D

 

 

 

 

106

113

128

Marketing

 

 

 

 

495

539

605

Gen adm expenses

 

 

 

 

284

317

353

 

 

 

 

 

 

 

 

Operating income

274

311

341

365

339

394

460

Change yoy %

19,7

13,5

9,6

7,0

- 7,1

16,2

16,8

Operating margin

13,9

15,0

15,9

17,2

15,4

16,3

17,1

 

 

 

 

 

 

 

 

Inc before inc taxes

223

233

278

316

325

375

440

inc.be.in.tax margin

11,3

11,3

13,0

14,9

14,8

15,5

16,4

 

 

 

 

 

 

 

 

Net income

135

143

182

200

245

289

331

Change yoy %

11,6

5,9

27,3

9,9

22,5

18,0

14,5

Net margin

6,8

6,9

8,5

9,5

11,1

11,9

12,3

 

 

 

 

 

 

 

 

Long term debt

578

417

416

709

691

542

360

Shareholder's eq

1 048

1 209

1 214

1 210

1 345

1 688

1 906

 

 

 

 

 

 

 

 

ROE

12,9

11,8

15,0

16,5

18,2

17,1

17,4

ROCE

16,9

19,1

20,9

19,0

16,7

17,7

20,3

Gearing

55

34

34

59

51

32

19

 

 

 

 

 

 

 

 

essilor.com

 

 

2007.06.26

Copyright © 2007 Jean-Pierre CHEVALLIER.

***

 

Par CHEVALLIER
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Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /Sep /2007 18:20
Je reprends ici un billet que j'avais écrit en juin 2007, actualisé à ce jour....

Danone 2006

Les entreprises américaines comme Wal-Mart et Coca-Cola publient des chiffres d’affaires et des bénéfices qui augmentent d’année en année, ce qui est normal, mais ce n’est pas le cas d’entreprises françaises comme Carrefour et Danone dont le chiffre d’affaires stagne depuis 2000, ce qui révèle qu’il y a quelque chose qui ne va pas quelque part

Officiellement, d’après les chiffres publiés, tout va bien chez Danone : € 14 milliards de chiffre d’affaires en 2006, en augmentation de 8 % par rapport à l’année précédente.

La marge opérationnelle de 13,3 % très élevée permet de dégager des bénéfices confortables avec une excellente marge nette hors normes de 11,1 % justifiant une envolée des cours : € 30 milliards de capitalisation boursière.

*

Tableau 1 :

€ ' 000 000

2 000

2 001

2 002

2 003

2 004

2 005

2 006

 

 

 

 

 

 

 

 

Revenues

14 287

14 470

13 555

13 131

12 273

13 024

14 073

Change yoy %

7,5

1,3

- 6,3

- 3,1

- 6,5

6,1

8,1

 

 

 

 

 

 

 

 

Cost of sales

6 973

7 196

6 442

5 983

6 223

6 644

7 214

% Cost / revenues

48,8

49,7

47,5

45,6

50,7

51,0

51,3

 

 

 

 

 

 

 

 

R & D

125

126

133

130

129

123

126

Marketing

4 453

4 331

4 170

4 176

3 108

3 331

3 605

Gen adm expenses

950

988

964

977

976

1 017

1 047

 

 

 

 

 

 

 

 

Operating income

1 550

1 609

1 590

1 604

1 559

1 706

1 874

Change yoy %

11,4

3,8

- 1,2

0,9

- 2,8

9,4

9,8

Operating margin

10,8

11,1

11,7

12,2

12,7

13,1

13,3

 

 

 

 

 

 

 

 

Inc before inc taxes

1 380

672

1 938

1 474

1 569

1 596

1 806

inc.be.in.tax marg

9,7

4,6

14,3

11,2

12,8

12,3

12,8

 

 

 

 

 

 

 

 

Net income

721

132

1 420

923

638

1 671

1 560

Change yoy %

5,7

- 81,7

975,8

- 35,0

- 30,9

161,9

- 6,6

Net margin

5,0

0,9

10,5

7,0

5,2

12,8

11,1

 

 

 

 

 

 

 

 

Long term debt

12 896

13 028

4 092

4 171

7 792

6 544

6 539

Shareholder's eq

5 707

7 081

5 087

4 824

4 256

5 280

5 823

 

 

 

 

 

 

 

 

ROE

12,6

1,9

27,9

19,1

15,0

31,6

26,8

ROCE

8,3

8,0

17,3

17,8

12,9

14,4

15,2

Gearing

226

184

80

86

183

124

112

 

 

 

 

 

 

 

 

real % income tax

47,8

80,4

26,7

37,4

59,3

- 4,7

13,6

*

Ces chiffres sont issus du document déposé à la SEC (Securities and Exchange Commission) car les données comptables de 2006 de Danone ne sont pas accessibles depuis plusieurs mois sur le site de la société !

Seules celles de la SEC sont consultables (en anglais) :

http://www.danone.com/cmscache/MYSESSION~6B552290C9C2C547C12572B30038AEE1/20F_2006.pdf

Sur la base de ces données, avec un PER de 15, j’évalue Danone à 42 € pour 2007 d’après ses fondamentaux.

*

Le chiffre d’affaires de 2006 est inférieur à celui de 2000 qui était de € 14,287 milliards.

Danone est sur-endetté avec un gearing supérieur à 100 %.

Le taux réel de l’impôt sur les bénéfices est de 13,6 % !

Vive la flat tax à 20 % !

*

En examinant les comptes de plus près, on constate que le chiffre d’affaires inclut € 808 millions de rabais accordés aux clients qui sont ensuite comptabilisés en dettes à court terme, ce qui est contraire aux règles comptables.

En effet, le chiffre d’affaires (et donc les bénéfices) doit être diminué du montant de ces rabais pour donner une image fidèle de la réalité de l’entreprise.

Marionnaud a utilisé dans le passé un tel dispositif qui lui permettait d’afficher des bénéfices confortables alors que l’entreprise était en réalité déficitaire en tenant les comptes selon les règles.
En effet, le document de la SEC fait apparaître les informations suivantes…
Tableau 2 :

SEC Form 20-F note 19 page F-51 (163/180)

 

 

 

 

Accrued expenses and other current liabilities

2004

2005

2006

Year end rebates payable to customers

591

658

808

(In millions of euro)

 

 

 

 

 

*

Les rabais accordés par Danone à ses clients ne vont pas jusqu’à mettre les comptes en rouge, mais, en diminuant le chiffre d’affaires du montant de ces rabais, la rentabilité nette tombe à 5,67 % ! ce qui est loin de justifier les cours actuels de Danone.

En retraitant les comptes en diminuant le chiffre d’affaires et les bénéfices du montant des rabais, les données réelles sont les suivantes…

Tableau 3 :

Danone

 

2 003

2 004

2 005

Revenues

 

12 273

13 024

14 073

Year end rebates

591

658

808

Real revenues

11 682

12 366

13 265

Real Net income

47

1 013

752

Real Net margin

0,40

8,19

5,67

*

Quand on découvre une irrégularité dans les comptes d’une entreprise, le problème est qu’elle risque de n’être pas la seule !

Le Wall Street Journal publiait les chiffres officiels du résultat de Danone et les complétait en excluant les exceptionnels d’après les données fournies par Reuters qui est la plus grande agence d’information financière du monde.

Le bénéfice publié tombe alors de 1,560 milliard à 1,172 milliard d’euros pour les activités ordinaires de Danone, donc sans tenir compte des exceptionnels… ni des rabais !

En corrigeant les résultats de Danone des rabais et des exceptionnels, c’est à dire sur la base de son activité normale, la marge nette réelle tombe à 2,6 % !

*

Il faudrait qu’il y ait en France des comptables, et même des experts comptables, des analystes et des journalistes financiers, une autorité chargée de surveiller les marchés financiers, des juges, des professeurs, des étudiants en gestion, des actionnaires.

C’est l’exception française

*

Aux Etats-Unis, l’ancien patron d’Enron qui avait publié des comptes faisant apparaître des bénéfices au lieu de pertes réelles pour tromper les investisseurs, a été condamné à 24 ans de prison et Andersen qui avait certifié les comptes a fait faillite.

PricewaterhouseCoopers Audit certifie les comptes de Danone dont le PDG est Franck Riboud et le directeur financier est Antoine Giscard dont un grand père a ajouté un jour le nom de d’Estaing.

Les actions de Danone ne sont plus cotées aux Etats-Unis, ce qui est une sage précaution pour ses dirigeants épris de liberté…

***

L’argent et les créances qui circulent avec Danone, sans rapport avec la réalité tangible, alimentent la création monétaire de la zone euro avec de l'argent non gagné, ce qui diminue la croissance du PIB.

***

  
Par CHEVALLIER
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Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /Sep /2007 16:37

Je reprends ici un billet que j’avais écrit le 4 juin 2007 et publié sur mon ancien blog sur "l'Insitut Turgot" que Guy Millière    a fait disparaître.

Fujitsu avait alors lancé une OPA sur GFI à 8,50 €, ce qui était une proposition très avantageuse pour les actionnaires. Cette OPA a échoué.

J’évaluais alors GFI à 6 € environ pour 2007. Le cours actuel dans les 7 € est donc surévalué.

*

GFI Informatique et Sopra Group 2000-2006

Les comptes publiés de GFI et de Sopra ne seraient pas certifiés en l’état aux Etats-Unis car ils présentent des irrégularités comptables proscrites aux Etats-Unis depuis 2002 et ailleurs dans le monde avec l’adoption des IFRS.

Ainsi par exemple, le chiffre d’affaires de Sopra est surévalué de €53 millions comme le montrent les charges et produits constatés d’avance. En réalité, les bénéfices devraient être… une perte de 9,3 € millions.

Pour GFI, la correction est de 16 € millions pour un bénéfice réel qui devrait être de 2,4 € millions.

Des sociétés françaises cotées sur le Nasdaq ont déjà été sanctionnées pour de telles pratiques.

*

Des provisions ne devraient plus apparaître mais venir en augmentation des dettes qui sont donc irrégulièrement minorées.

Tous les ratios de rentabilité sont ainsi biaisés.

Les capitalisations boursières de 800 € millions de Sopra et de 440 € millions pour GFI ne sont pas justifiées.
Les entreprises auraient dû adopter en France dès 2002 des règles donnant une image fidèle de la réalité (ce qui a été fait aux Etats-Unis).

Elle seraient actuellement dans une meilleure situation.

***

Chiffres et ratios d’après les données officielles…

Tableau 1 :

GFI

 

 

 

 

 

 

 

€ ' 000

2 000

2 001

2 002

2 003

2 004

2 005

2 006

 

 

 

 

 

 

 

 

Sales & revenues

512 462

607 292

554 172

500 083

516 361

543 757

633 103

Change yoy %

 

18,5

- 8,7

- 9,8

3,3

5,3

16,4

 

 

 

 

 

 

 

 

Wages

276 583

327 521

322 003

292 634

300 814

316 744

385 774

Wages % Sales

54,0

53,9

58,1

58,5

58,3

58,3

60,9

 

 

 

 

 

 

 

 

Operating income

54 911

60 782

43 175

29 178

22 557

29 689

40 280

Change yoy %

 

10,7

- 29,0

- 32,4

- 22,7

31,6

35,7

Operat. margin

10,7

10,0

7,8

5,8

4,4

5,5

6,4

 

 

 

 

 

 

 

 

Inc before inc taxes

45 211

45 235

13 170

8 271

- 6 412

17 936

28 097

inc.be.inc tax marg

8,8

7,4

2,4

1,7

- 1,2

3,3

4,4

 

 

 

 

 

 

 

 

Net income

24 966

24 520

971

1 395

- 14 075

11 278

18 970

Change yoy %

 

- 1,8

- 96,0

43,7

- 1 109,0

- 180,1

68,2

Net margin

4,9

4,0

0,2

0,3

- 2,7

2,1

3,0

 

 

 

 

 

 

 

 

Shareholder's eq

142 677

169 481

163 778

164 854

140 589

155 128

187 363

ROE

17,5

14,5

0,6

0,8

- 10,0

7,3

10,1

 

 

 

 

 

 

 

 

Long term debt

89 885

121 586

105 758

85 248

57 142

55 181

33 539

ROCE

23,6

20,9

16,0

11,7

11,4

14,1

18,2

Gearing

63

72

65

52

41

36

18

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Copyright © 2007 Jean-Pierre CHEVALLIER.

*

Tableau 2 :

Sopra Group

 

 

 

 

 

 

 

€ ' 000

2 000

2 001

2 002

2 003

2 004

2 005

2 006

 

 

 

 

 

 

 

 

Sales & revenues

395 847

516 117

531 410

525 302

629 764

756 975

897 668

Change yoy %

 

30,4

3,0

- 1,1

19,9

20,2

18,6

 

 

 

 

 

 

 

 

Wages

264 605

331 506

354 441

360 601

423 931

501 968

582 569

Wages % Sales

66,8

64,2

66,7

68,6

67,3

66,3

64,9

 

 

 

 

 

 

 

 

Operating income

29 682

43 625

38 022

31916

41 026

56 112

75 051

Change yoy %

 

47,0

- 12,8

- 16,1

28,5

36,8

33,8

Operat. margin

7,5

8,5

7,2

6,1

6,5

7,4

8,4

 

 

 

 

 

 

 

 

Inc before inc taxes

27 186

23 766

26 182

24 477

35 942

52 206

66 276

inc.be.inc tax marg

6,9

4,6

4,9

4,7

5,7

6,9

7,4

 

 

 

 

 

 

 

 

Net income

18 107

10 593

14618

12721

24 518

35 259

44 206

Change yoy %

 

- 41,5

38,0

- 13,0

92,7

43,8

25,4

Net margin

4,6

2,1

2,8

2,4

3,9

4,7

4,9

 

 

 

 

 

 

 

 

Shareholder's eq

85 545

90 113

94 748

110 538

131 174

185 344

216 221

ROE

21,2

11,8

15,4

11,5

18,7

19,0

20,4

 

 

 

 

 

 

 

 

Long term debt

56 321

58 888

74 629

65 866

61 445

174 747

136 487

ROCE

20,9

29,3

22,4

18,1

21,3

15,6

21,3

Gearing

66

65

79

60

47

94

63

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Copyright © 2007 Jean-Pierre CHEVALLIER.

***

Ces chiffres officiels doivent être retraités…

Ainsi, les provisions et autres lignes assimilées devraient venir en augmentation des dettes dont les montants réels sont reportés en ligne Real debt 1, cf. dans les tableaux suivants.

D’autres dettes récurrentes, en particulier vis à vis de l’Etat, des organismes sociaux et des salariés pour un montant supérieur à 100 € millions sont en fait des dettes qui devraient être augmentées d’autant, cf. la ligne Real debt 2.

Les comptes de ces deux SSII sont finalement très éloignés de la réalité ! La rentabilité est plus faible que celle qui apparaît dans les comptes officiels et l’endettement est beaucoup plus élevé.

Les comptes de certaines sociétés françaises ne sont pas sérieux ni fiables.

*

Chiffres et ratios réels après les retraitements qui s’imposent... 
...suite dans le billet suivant...

Par CHEVALLIER
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Mercredi 26 septembre 2007 3 26 /09 /Sep /2007 16:32

Tableau 3 :

GFI

2 000

2 001

2 002

2 003

2 004

2 005

2 006

 

 

 

 

 

 

 

 

"Provisions"

44 758

22 641

18 889

17 852

73 608

74 864

55 487

Long term debt 1

134 643

144 227

124 647

103 100

130 750

130 045

89 026

 

 

 

 

 

 

 

 

Real ROCE

19,8

19,4

15,0

10,9

8,3

10,4

14,6

Real gearing

94,4

85,1

76,1

62,5

93,0

83,8

47,5

 

 

 

 

 

 

 

 

"Other liabilities"

110 483

115 622

100 181

87 089

90 182

104 267

130 265

Long term debt 2

245 126

259 849

224 828

190 189

220 932

234 312

219 291

 

 

 

 

 

 

 

 

Real ROCE

14,2

14,2

11,1

8,2

6,2

7,6

9,9

Real gearing

171,8

153,3

137,3

115,4

157,1

151,0

117,0

 

 

 

 

 

 

 

 

*

Tableau 4 :

Sopra Group

2 000

2 001

2 002

2 003

2 004

2 005

2 006

 

 

 

 

 

 

 

 

"Provisions"

2 326

3 372

4 991

6 695

79 852

217 342

180 373

Long term debt 1

58 647

62 260

79 620

72 561

141 297

392 089

316 860

 

 

 

 

 

 

 

 

Real ROCE

20,6

28,6

21,8

17,4

15,1

9,7

14,1

Real gearing

68,6

69,1

84,0

65,6

107,7

211,5

146,5

 

 

 

 

 

 

 

 

"Other liabilities"

104 492

152 180

139 930

152 509

180 146

207 197

271 203

Long term debt 2

163 139

214 440

219 550

225 070

321 443

599 286

588 063

 

 

 

 

 

 

 

 

Real ROCE

11,9

14,3243

12,1

9,5

9,1

7,2

9,3

Real gearing

190,7

238,0

231,7

203,6

245,1

323,3

272,0

 

 

 

 

 

 

 

 

***

Sources : rapports annuels,

GFI : gfi.fr

Sopra : sopragroup.com

***

En France, toute la communauté financière est complice de la présentation de comptes qui ne correspondent pas à la réalité.

L’écart entre les comptes officiels et la réalité ouvre la voie à la spéculation gagnante

***

Le ROE (Return On Equity) est le rapport du résultat net sur les capitaux propres (en pourcentage) qui indique la rentabilité des capitaux.

Il devrait être supérieure à 15 % selon les normes.

Le ROCE (Return On Capital Employed) est le rapport entre le résultat opérationnel et les capitaux permanents, c’est à dire les capitaux propres plus les dettes à long terme.

Il indique la rentabilité opérationnelle de tous les capitaux (permanents) qui sont investis dans une entreprise.

Le ROCE devait être supérieur à 20 % selon les normes.

Le gearing est le rapport entre les dettes à long terme et les capitaux propres (en pourcentage). Il devrait fluctuer entre 30 et 50 %, ce qui signifie qu’une entreprise ne doit pas trop s’endetter, mais toujours s’endetter pour investir à l’optimum.

Ces trois ratios sont d’excellents indicateurs pour apprécier la bonne ou la mauvaise santé d’une entreprise.

***

Over-Blog est une arnaque !

L’offre de ce site ne correspond pas aux annonces.

Les textes entrés sont affichés dans le désordre et incompréhensibles pour certains passages.

N’ouvrez pas de blog sur Over-blog !

Et surtout, ne payez pas une version qui est faussement présentée comme améliorée ! 
***

Par CHEVALLIER
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Mardi 25 septembre 2007 2 25 /09 /Sep /2007 15:30

Over-Blog est une arnaque !

L’offre de ce site ne correspond pas aux annonces.

Les textes entrés sont affichés dans le désordre et incompréhensibles pour certains passages.

N’ouvrez pas de blog sur Over-blog !

Et surtout, ne payez pas une version qui est présentée comme améliorée !

Le dernier document que j'ai mis en ligne précédemment est tronqué et incompréhensible !

Après l'anaque de Guy Millière, celle d'Over-Blog ! 
Je nai pas de chance !

Par CHEVALLIER
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Mardi 25 septembre 2007 2 25 /09 /Sep /2007 13:39

Carrefour 2006

Rien ne va plus chez Carrefour depuis 2003 : trop de dettes, des capitaux propres insuffisants, les ratios de rentabilité baissent.

Les dirigeants n’ont toujours pas modifié leur politique suicidaire de surinvestissement et de baisse des prix pour attirer les clients (surtout dans les grandes surfaces en France).

Compte tenu des fondamentaux, j’évaluais Carrefour à 52 € en 2007 (48 € ce jour, 29 septambre).

***

Tableau 1 :

€ ' 000 000

2 000

2 001

2 002

2 003

2 004

2 005

2 006

 

 

 

 

 

 

 

 

Revenues

64 802

69 486

68 729

70 486

70 093

74 049

78 943

Change yoy %

24,7

7,2

- 1,1

2,6

- 0,6

5,6

6,6

 

 

 

 

 

 

 

 

Cost of sales

49 920

53 875

53 182

54 630

54 264

57 480

61 203

% Cost / revenues

77,0

77,5

77,4

77,5

77,4

77,6

77,5

 

 

 

 

 

 

 

 

R & D

 

 

 

 

 

 

 

Marketing

11 236

11 729

11 419

11 478

11 141

11 987

12 895

Gen adm expenses

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Operating income

2 725

2 826

3 025

3 251

3 190

3 153

3 258

Change yoy %

- 15,6

3,7

7,0

7,5

- 1,9

- 1,2

3,3

Operating margin

4,2

4,1

4,4

4,6

4,6

4,3

4,1

 

 

 

 

 

 

 

 

Inc before inc taxes

1 528

1 169

1 114

1 477

2 655

2 682

2 795

inc.be.in.tax marg

2,4

1,7

1,6

2,1

3,8

3,6

3,5

 

 

 

 

 

 

 

 

Net income

1 066

1 266

1 374

1 629

1 733

1 798

1 857

Change yoy %

18,7

18,8

8,5

18,6

6,4

3,8

3,3

Net margin

1,6

1,8

2,0

2,3

2,5

2,4

2,4

 

 

 

 

 

 

 

 

Long term debt

13 949

13 471

12 049

11 312

12 854

13 465

13 494

Shareholder's eq

7 609

6 986

6 163

6 559

7 876

9 386

10 503

 

 

 

 

 

 

 

 

ROE

14,0

18,1

22,3

24,8

22,0

19,2

17,7

ROCE

12,6

13,8

16,6

18,2

15,4

13,8

13,6

Gearing

183

193

196

172

163

143

128

 

 

 

 

 

 

 

 

real % income tax

30,2

- 8,3

- 23,3

- 10,3

34,7

33,0

33,6

*

Le chiffre d’affaires de Carrefour de 79 milliards d’euros augmente faiblement de 5 à 6 % par an contre 10 % chez Wal-Mart qui est un géant avec 350 milliards de dollars !

Les bénéfices de Carrefour, moins de 2 milliards d’euros, n’augmentent pas assez (la norme est de 5 à 7 %). La marge nette est scotchée à 2,5 % contre 3,5 % chez Wal-Mart.

Le résultat d’exploitation stagne depuis 2003 aux alentours de 3,2 milliards d’euros.

La marge opérationnelle baisse d’année en année chez Carrefour pour tomber à 4 % alors qu’elle a bondi chez Wal-Mart à 6 % depuis 2004.

*

La rentabilité des capitaux (ROE et ROCE) baisse chez Carrefour depuis un pic en 2003. C’est le résultat de la détérioration de la rentabilité opérationnelle et de l’application des normes IFRS qui rendent mieux compte de la réalité.

Le ROE est supérieur aux normes, ce qui révèle une sous-capitalisation importante (avec €13 milliards de dettes à long terme, les capitaux propres devraient se monter à €25 milliards).

Le ROCE est inférieur aux normes, ce qui révèle une rentabilité des capitaux insuffisante.

Le surendettement est hors normes avec un gearing de 128 % contre moins de 50 % chez Wal-Mart.

*

Comment se fait-il que de telles erreurs de gestion puissent être faites dans une grande entreprise comme Carrefour ?

Cette situation est difficilement compréhensible !

La structure des coûts montre que le coût des ventes est trop élevé chez Carrefour : 77,5 % contre 75,7 % chez Wal-Mart, et les charges financières sont trop importantes à cause du surendettement.

Wal-Mart, le numéro 1 mondial de la distribution, a des ratios normaux d’endettement et de rentabilité des capitaux.

*

L’effet boule de neige joue à plein chez Wal-Mart pour le plus grand bonheur de la famille Walton, des autres actionnaires et de l’entreprise qui est ainsi une valeur sûre grâce à ses 61 milliards de dollars de capitaux propres !

La situation s’améliore chez Carrefour sur ce point. Les bénéfices permettent de recapitaliser l’entreprise d’année en année, mais l’importance des dettes à long terme gâche tout : plus de 13 milliards d’euros pour 10 milliards de capitaux propres.

*

Les dirigeants de Carrefour donnent l’impression d’être des cow-boys aventureux et imprudents, investissant à tort et à travers, avec en outre un surendettement qui peut s’avérer fatal à cause de taux d’intérêt élevés.

L’agressivité commerciale a des limites qui sont largement dépassées ici.

***

Les comptes publiés par Carrefour ne correspondent pas à la réalité et ils ne seraient pas certifiés en l’état aux Etats-Unis où cette valeur n’est pas cotée.

Il est délicat de remettre ces comptes en ordre, ce qui est fait dans le tableau 1 ci-dessus qui est réalisé à partir des chiffres officiels…

Tableau 2 :

Carrefour

Published accounts

2 004

2 005

2 006

 

 

 

 

 

 

1.Shareholders’ equity

 

7 876

9 386

10 503

 

 

 

 

 

 

2.Borrowings

 

 

7 340

7 628

7 532

3.Provisions

 

 

1 954

2 325

2 256

4.Deferred tax liabilities

 

353

226

280

5.Consumer credit refinancing

 

255

264

516

 

 

 

 

 

 

7.Other liabilities

 

 

2 952

3 022

2 910

 

 

 

 

 

 

8.ROE

 

 

22

19

18

9.ROCE

 

 

21

19

18

10.Gearing

 

 

93

81

72

*

… retraités dans le tableau 3 selon les règles qui devraient être appliquées.

 

Tableau 3 :

Carrefour

Real accounts

2 004

2 005

2 006

 

 

 

 

 

 

11.Borrowings

 

7 340

7 628

7 532

12.Provisions

 

 

1 954

2 325

2 256

13.Deferred tax liabilities

 

353

226

280

14.Consumer credit refinancing

255

264

516

15.Other liabilities

 

2 952

3 022

2 910

16.Real long term debt

 

12 854

13 465

13 494

 

 

 

 

 

 

17.Shareholder's equity

 

7 876

9 386

10 503

 

 

 

 

 

 

18.real ROE

 

 

22

19

18

19.real ROCE

 

 

15

14

14

20.real Gearing

 

163

143

128

*

Ces irrégularités comptables ont l’inconvénient de majorer indûment les ratios de rentabilité au fil des années en vue de tromper les investisseurs, ce qui est un délit condamnable… aux Etats-Unis.

Sanofi-Aventis, qui est coté sur le New York Stock Exchange présente ses comptes en respectant normalement ces règles.

L’adoption des nouvelles règles comptables IFRS depuis 2004 a obligé les dirigeants de beaucoup d’entreprises françaises de faire preuve de davantage de rigueur dans leur gestion.

*

Le manque de capitaux propres est très fréquent dans les entreprises françaises.

La mise en place d’un système de fonds de pension permettrait d’y remédier !

***

Le ROE (Return On Equity) est le rapport du résultat net sur les capitaux propres (en pourcentage) qui indique la rentabilité des capitaux. Il devrait être supérieure à 15 % selon les normes.

Le ROCE (Return On Capital Employed) est le rapport entre le résultat opérationnel et les capitaux permanents, c’est à dire les capitaux propres plus les dettes à long terme. Il indique la rentabilité opérationnelle de tous les capitaux (permanents) qui sont investis dans une entreprise. Le ROCE devait être supérieur à 20 % selon les normes.

Le gearing est le rapport entre les dettes à long terme et les capitaux propres (en pourcentage). Il devrait fluctuer entre 30 et 50 %, ce qui signifie qu’une entreprise ne doit pas trop s’endetter, mais toujours s’endetter pour investir à l’optimum.

Ces trois ratios sont d’excellents indicateurs pour apprécier la bonne ou la mauvaise santé d’une entreprise. Wal-Mart, le n° 1 mondial les respecte tous, ce qui n’est pas le cas de Carrefour le n° 2 mondial, ce qui révèle les erreurs de gestion de ses dirigeants.

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Sources : comptes certifiés de Carrefour : http://www.carrefour.com/

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Over Blog est une arnaque : ça ne marche pas, et quand ça marche, les textes affichés sont incompréhensibles : tout est en désordre !
Impossible de reconstituer mon billet, et personne ne répond à mes questions et protestations !
N'ouvrez jamais de blog sur Over-Blog !
... Ajout le mercredi 26 après midi : il semblerait que over-blog marche moins mal...
Par CHEVALLIER
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Vendredi 21 septembre 2007 5 21 /09 /Sep /2007 16:24

 

L’observation des variations des agrégats monétaires permet de faire les meilleures prévisions possibles car elles synthétisent très bien les réactions des marchés.

Du 3 au 10 septembre, M2-M1 a (beaucoup) augmenté d’une année sur l’autre : de 8,3 %.

L’augmentation de M2-M1 revient parfaitement dans le trend…

Graphique 1 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070921US1M2M1.gif

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… ce qui signifie que la croissance du PIB réel est et sera faible : autour de 0,1 à 0,2 % d’un trimestre à l’autre en taux annualisé, soit 1,7 % d’une année sur l’autre (voir mes billets précédents),

Graphique 2 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070921US2FRM.gif

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Cette loi de la masse monétaire libre n’est pas toujours exactement vérifiée, comme toutes les lois en économie.

La croissance peut être plus faible encore, voire négative, ou au contraire un peu plus forte que prévu comme au 2° trimestre.

Cependant, cette loi est toujours vérifiée dans ses grandes lignes : de toutes façons (sur l’année 2007), la croissance est très faible, c’est une certitude.

Ce n’est pas la crise du sub-prime qui en est la cause, mais c’est le maintien des taux de la Fed à un niveau trop élevé qui crée le ralentissement général de l’activité et qui provoque des réactions importantes sur certains marchés sensibles comme celui de l’immobilier.

*

Du 3 au 10 septembre, les Américains ont vidé leurs comptes bancaires de $48,7 milliards pour en dépenser une partie et en épargner $31,4 milliards,

Graphique 3 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070921US3M1M2M1.gif

Les variations d’une semaine à l’autre sont encore très importantes.

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Le ralentissement de la croissance fait diminuer l’inflation : l’indice des prix à la consommation, hors éléments volatils, le CPI-LFE a baissé à 2,1 %. Il est presque dans la bande normale : le PCE sera inférieur à 2 %,

Graphique 4 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070921US4CPI.gif

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Cette faiblesse de la croissance ne signifie pas que les Etats-Unis sont en crise !

Tous les fondamentaux sont bons.

Lorsque la Fed aura encore baissé son taux de base, la croissance retrouvera son potentiel optimal, sans inflation.

La baisse du dollar par rapport à des monnaies fortes comme l’euro et le dollar canadien ne correspond pas à une faiblesse de l’économie américaine.

Un US$ faible est le meilleur moyen pour dynamiser l’économie aux Etats-Unis.

*

Le US$ a été faible (par rapport à ces monnaies) à la fin des années 70, ce qui a permis le redressement des Etats-Unis pendant les années Reagan.

Il en a été de même avec un US$ faible au début des années 90 qui a permis la forte croissance des années 90.

Graphique 5 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070921US5EURCADUSD.gif

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Le US$ est fort à certaines périodes car l’économie américaine est forte, mais cette force affaiblit les entreprises américaines (en 1984, en 2000).

C’est un aspect de la logique paradoxale (qui est un concept des militaires) : pour être fort, il faut admettre (voire provoquer !) une certaine faiblesse.

La force des Etats-Unis est un US$ volontairement faible.

La faiblesse de la zone euro est la force de l’euro.

*

Il en est de même avec la Chine et le Japon qui tirent leur force de la faiblesse de leur monnaie.

Pour continuer à être forts, les autorités des Etats-Unis doivent faire baisser la valeur de leur monnaie par rapport à celles de leurs concurrents.

Ils réussissent à atteindre leurs objectifs, sauf avec les Chinois qui sont des experts en stratégie depuis des millénaires. 
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Par CHEVALLIER
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Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /Sep /2007 21:29

L’Irlande bat la France ! peut-être pas en rugby, mais en économie… 
Je reprends ici un article écrit le 13 janvier 2006 à la suite de la découverte des travaux remarquables des économistes de Work For All.

Irish réussite

L’Irlande était un pays pauvre : il n’y a pas de richesses naturelles. 
La terre est gorgée d’eau. Il ne pousse péniblement que de l’herbe (pour l’élevage), du seigle (pour faire du whiskey !) ou des pommes de terre qui ont été victimes du mildiou au XIX° siècle, ce qui a fait disparaître la moitié des 8 millions d’Irlandais : ceux qui ne sont pas morts de faim ont émigré.

Pour 6 millions d’habitants actuellement, 70 millions de personnes d’origine irlandaise vivent en dehors du pays de leurs ancêtres, principalement en Amérique du Nord.

En 1985, le niveau de vie des Irlandais était au deuxième rang parmi les plus pauvres de l’Union Européenne.

20 ans plus tard, il est maintenant au deuxième rang parmi les plus riches après celui du micro-Etat du Luxembourg.

Un miracle s’est-il produit ? Non : les Irlandais ont appliqué intelligemment le libéralisme, et ça marche !

*

La croissance du PIB décolle à partir de 1985 : 5,6 % par an en moyenne grâce à la politique économique d’inspiration très libérale insufflée par le petit parti libéral qui a alors été créé (Progressive Democrats) et qui n’a que 6 députés (sur 166) mais qui a su convaincre son allié, le parti majoritaire conservateur (Fianna Fail) de diminuer le poids de l’Etat. 
La baisse du taux des prélèvements obligatoires sur le travail a donné l’impulsion initiale : il est tombé de 37 % (en 1985) à 19 % (en 2004) ce qui signifie que les Irlandais conservent 80 % des revenus qu’ils gagnent en travaillant.

De cette façon, ils sont incités à travailler davantage. 
A titre de comparaison, les prélèvements obligatoires comparables des salariés français sont supérieurs à 50 % (compte tenu des cotisations sociales, des charges patronales et des taxes) par rapport au coût total employeur qui est leur véritable salaire, c’est à dire la contrepartie réelle de leur travail.

*

Les Irlandais dépensent leurs revenus en consommant… relativement peu car les taxes sont élevées.

En effet, à la TVA de 21 % s’ajoutent des taxes supplémentaires sur l’essence, les voitures, le tabac, l’alcool, etc.

Ils sont doublement incités à investir dans l’immobilier grâce à des avantages fiscaux et à des taux d’intérêts très bas (car la BCE maintient ses taux à un niveau très faible pour stimuler la croissance dans la Vieille Europe continentale).

Résultat : les maisons sont généralement grandes et récentes, et les immeubles d’habitation poussent partout à Dublin.

Quand le bâtiment va, tout va ! La relance par l’immobilier donne toujours d’excellents résultats comme l’ont montré les Etats-Unis depuis 2002 et la France… pendant les années 60.

La construction de logements est proportionnellement 15 fois plus importante en Irlande qu’au Royaume-Uni…

*

Par ailleurs, le taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés est passé de 50 % (en 1985) à 16 % actuellement, ce qui fait jouer à plein l’effet boule de neige : les entreprises réinvestissent leurs bénéfices ce qui leur permet d’augmenter par la suite leur chiffre d’affaires, donc l’emploi, la demande de biens durables et les bénéfices pour les années suivantes.

Ces solutions libérales sont simples et efficaces. Le taux de chômage qui était de 16,8 % en 1985 est tombé à 4,6 % de la population active, ce qui signifie qu’il y a des pénuries de main d’œuvre dans certains secteurs.

Une immigration en provenance d’Europe de l’Est et d’Asie (pour les emplois les moins qualifiés) et d’Europe de l’Ouest (pour les spécialistes de techniques nouvelles) est maintenant nécessaire.

La prospérité étant générale, les demandes d’aides sociales sont marginales et les aides octroyées sont élevées : elles sont passées de 6 000 dollars dans les années 80 pour un chômeur à 11 500 dollars maintenant.

Le capitalisme libéral apporte la prospérité pour tout le monde : c’est bien le système le plus social !

*

L’Etat fonctionne à son optimum (selon la courbe d’Armey) en faisant face à ses obligations et en fournissant l’assistance sociale indispensable quand c’est nécessaire. 

Comme les prélèvements obligatoires totaux sont faibles (34 %) –inférieurs à ceux des Etats-Unis (35,6 %)- les recettes de l’Etat sont élevées conformément à la courbe de Laffer, ce qui permet de dégager un solde positif (0,9 %) du budget, bien loin des déficits français et allemands.

La conséquence logique de cette politique fiscale est que la dette publique est passée de 111 % en 1985 à 30,5 % du PIB actuellement !

*

Les Irlandais sont les premiers bénéficiaires de cette politique économique : le PIB par habitant était de 36 500 euros en 2004, soit 33 % au dessus de la moyenne de l’UE25 (26 510 euros pour la France) car la croissance a atteint son potentiel optimal (5,6 %) avec une augmentation de la population de 1,6 % et des gains de productivité de 4 % par an (supérieurs à la moyenne mondiale : 2,5 %).

Le niveau de productivité de l’Irlande était inférieur de 35 % à la moyenne européenne lors de son entrée dans l’Union en 1973 alors qu’il la dépasse de 31 % actuellement.

*

Ces performances ont été obtenues en faisant disparaître systématiquement depuis 20 ans les entreprises les moins performantes.

C’est le principe de destruction créatrice de Schumpeter : les anciens docks de Dublin sont rasés puis des grues y sont installées, des bâtiments sont construits où travaillent par la suite des centaines de personnes dans des activités nouvelles à forte productivité.

Les conditions avantageuses de travail en Irlande attirent le quart des investissements directs étrangers en Europe.

La balance commerciale a dégagé un solde positif de 35,7 milliards d’euros en 2004 pour un PIB de 146 milliards alors que celle de la France est déficitaire de 24 milliards d’euros (pour un PIB de 1 648 milliards) sur les 11 premiers mois de 2005 !

Les Irlandais ont bien compris que leur ouverture sur l’extérieur pouvait leur apporter la prospérité avec la mondialisation.

***

En 20 ans, la République d’Irlande est passée du stade de pays pauvre sur-endetté à celui de pays riche et prospère en appliquant judicieusement les théories du capitalisme libéral. Les 4 millions d’habitants travaillent normalement dans ce cadre…

Il n’est de richesse que d’hommes disait Jean Bodin.

Le petit parti libéral créé en particulier par Mary Harney (qui est actuellement ministre de la santé) a joué un rôle déterminant dans cette réussite.

Ses membres ont su faire adopter des mesures libérales par le parti conservateur majoritaire, même lorsqu’il s’est allié avec le parti socialiste (dans l’équivalent d’une grande coalition à l’allemande).

Dès sa création en 1985, l’économie de l’Irlande a enfin décollé grâce à ces réformes, et ça continue…

Ce succès a aussi été rendu possible parce que les Irlandais ont une bonne culture économique et financière en général car il y a des business economists en Irlande comme Dermot McAleese chancelier de Trinity College (la principale université, à Dublin) auteur d’un ouvrage de référence : Economics for business.,

Il a joué lui aussi un rôle primordial dans le redressement de l’Irlande. Les théories libérales normales, celles qui permettent à l’économie de se développer, les Economics for business sont enseignées au plus haut niveau et elles sont transmises à l’ensemble de la population par l’intermédiaire du système éducatif et des médias.

*

L’abaissement du taux des prélèvements obligatoires à 19 % sur les revenus du travail joue un rôle essentiel.

Avec 80 % de leur revenu disponible, les Irlandais peuvent choisir les meilleures assurances santé et les fonds de pension les plus performants qui leur procureront les revenus les plus élevés pour leur retraite car ils savent très bien que toutes les solutions émanant de l’Etat ou de services publics sont beaucoup moins efficientes.

Le vilain petit canard boiteux qu’était l’Irlande avant 1985 s’est métamorphosé en quelques années en un tigre celtique sur-performant par le jeu de la business économie et d’une faible imposition.

***

Les adversaires du capitalisme libéral critiquent toujours la réussite de l’Irlande.

Ils ont d’abord attribué son décollage au faible niveau des salaires.

L’argument ne tient plus maintenant et si cela avait été vrai, la Grecs auraient aujourd’hui le niveau de vie le plus élevé en Europe !

Ensuite, les Irlandais sont accusés d’avoir honteusement profité de subventions européennes : l’Irlande a reçu 56 milliards d’euros depuis 1973, date de son adhésion à l’Union Européenne, soit moins de 44 euros par an par habitant … ce qui est peu.

Les riches Irlandais reçoivent des subventions payées par des contribuables dont les revenus sont moins élevés, ce qui ne fait que montrer… l’absurdité de la politique européenne.

Enfin, en 2001 et 2002, les détracteurs de l’Irlande prédisaient la fin de sa réussite avec le déclin des Etats-Unis… Là encore, leur erreur est grossière : la croissance du PIB est toujours dans les 5 %.

***

Une grande partie des idées et des données présentées ici sont tirées d’une étude remarquable effectuée par des économistes belges, Paul Vreymans et Eric Verhulst publiée dans le livre Causes of Growth Differentials In Europe (en anglais) dont des extraits sont consultables (en français) sur le site Work for all qui présente en particulier des graphiques qui montrent bien que c’est la création de ce petit parti libéral en 1985 qui a fait basculer l’Irlande dans un nouveau monde, celui de la réussite d’une économie très libérale.

Version courte (en français) adaptée à la France.

Autres sources : statistiques de l’OCDE, du ministère des Affaires Etrangères et Wikipédia.

***

La plus grande réussite mondiale d’Irlandais dans un domaine culturel est certainement celle du groupe U2 qui n’a jamais présenté de demande de subventions, mais qui a rapporté des recettes à l’Etat sous forme d’impôts et de taxes, ce qui n’empêche pas Bono de militer contre le capitalisme libéral…

13/01/06

***

La version payante d'Over-blog n'est pas sérieuse, c'est même une arnaque : ce texte a été complètement déstructuré lors de sa mise en ligne. Il était totalement incompréhensible.
Il faut intervenir à de nombreuses reprises pour le remettre en ordre.
Over-blog n'est pas sérieux : n'ouvrez pas d'Over-blog  !
***

   
Par CHEVALLIER
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