Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /Oct /2007 18:58

Mes réponses (un peu en désordre) aux questions posées récemment…

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zorro sur l'article Dette publique réelle,
Ce qu'il manque pour apprécier la situation et sa gravité ce sont:
- les mêmes chiffres pour l'ensemble des pays européens

… Je n’ai pas fait de tels calculs ! mais ce qu’a fait Work For All est une bonne réponse


- l'évolution de la part des retraites dans la dette depuis 20 ans

Comme il y a de plus en plus de retraités potentiels, les dettes de retraite augmentent manifestement plus vite que la dette officielle et que le PIB !

Zorro sur l'article 2 300 milliards d?euros de dettes publiques !,
Disposez-vous de comparaisons avec d'autres pays de la communauté européenne ?

Cf. ci-dessus

Zorro Est-il vrai que la Fed ne publie plus de statistiques sur l'évolution de M3 ? Qu'en pensez-vous ? existe t-il des études qui cherchent à estimer cette évolution ?

La Fed ne publie plus les chiffres de M3 depuis mars 2006 et c’est bien dommage ! mais finalement ce n’est pas très grave : si on ne dispose plus de données sur l’évolution globale de la trésorerie des entreprises américaines, on a toujours celles des cash flows ! et ce qui est important maintenant, c’est surtout M2-M1

Franck Boizard sur l'article Croissance de plus en plus faible,
Que pensez vous des libéraux qui écrivent qu'il ne devrait pas y avoir de banques centrales, que l'émission de monnaie devrait être soumise à marché libre sans monopole étatique ?
C'est très théorique puisqu'il est peu probable que les banques centrales disparaissent

Je n’en pense que du mal ! D’abord, ce ne sont pas des libéraux, mais des libertariens ! ce qui n’est pas la même chose ! Et ces libertariens sont des libéraux primitifs qui n’ont pas évolué depuis 1 siècle ! comme les marxistes… Toutes leurs idées sont totalement en dehors de toute réalité. Il est effarant et regrettable de voir que ces gens là soient aussi influents en France, et la très grande faiblesse de la diffusion des idées libérales vient justement du fait qu’ils accaparent tous les débats.

Et pour répondre à une de vos questions que je n’ai pas retrouvée, j’ai donné la définition des agrégats dans le billet : http://www.jpchevallier.com/article-12763042.html

Je ne reprends pas toutes les explications à chaque fois car ce serait trop long !

amaury sur l'article Croissance de plus en plus faible,
Vous avez bien raison et d'ailleurs Milton Friedman a défendu cette idée !!

Référence impressionnante ! merci !

Franck Boizard Merci pour cet article, mais vous savez bien qu'on vous rétorquera qu'il s'agit là d'une "logique purement comptable", ce qui, en Français moderne, signifie que vous êtes à mi-chemin de l'idiot du village et du bourreau sans coeur.

L'idiot du village, c’est le type qui saute dans le vide du 200° étage d’un gratte ciel et qui dit : " c’est merveilleux ! vous ne devriez pas vous inquiéter et faire comme moi ! " et en arrivant au niveau du 100° étage, dit : " vous voyez bien que j’ai raison : tout se passe bien ! vous êtes dans une logique purement physique, dans le style la chute des corps… "

Quand on parle dettes et créances, on ne peut qu’être dans une logique purement comptable !

… et en ne faisant rien actuellement, les conséquences seront plus graves à l’avenir !

amaury Pourriez vous nous expliquer les relations entre les variations de la masse monétaire et l'inflation ?

Oui, mais… pas dans une réponse, ici maintenant, car les problèmes et les cas à envisager sont assez nombreux ! Cf. par exemple ce que j’en ai écrit :

aux US, pour lutter contre l’inflation, la Fed a monté ses taux au dessus de la neutralité, ce qui ralentit la croissance, donc l’inflation, et comme les Américains sentent venir les mauvais jours ils augmentent leur épargne, ce qui fait augmenter M2-M1 donc M2, ie la masse monétaire.

C’est une partie de la réponse ! difficile de faire exhaustif ici !

Corentin Potié : si on doit provisionner les charges futures de retraites, de par leur caractère certain, ne doit-on pas les contrebalancer par une actualisation des cotisations qui seront perçues ?

Oui, mais l’actualisation de ces " cotisations " futures montre que, même aux USA, il y aura un trou dans les comptes ! cf. les travaux de Feldstein et ce sera pire en France.

Vincent : effectivement ce n'est pas la question de l'existence des régimes spéciaux qui est importante mais bien celle de leur financement. C'est bien ce que vous faites apparaitre en souhaitant l'intégration de la dette au sein de la SNCF (idem pour les autres RATP, EDF ....).

Oui : le débat est faussé en France, car il est mal abordé, alors qu’il l’est assez bien aux Etats-Unis.

Par CHEVALLIER
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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /Oct /2007 11:38

Suite logique des billets précédents sur les problèmes de dettes en France…

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De l’anormal au risque systémique, Etat et marchés

Le système de retraite par répartition a créé 4 500 milliards d’euros de dettes en France (fin 2004), soit 3 fois le PIB selon les estimations concordantes.

Elles sont doublement hors normes. En effet, d’une part l’ensemble de la dette publique ne devrait pas dépasser la limite de 60 % du PIB, et d’autre part, elle ne devrait pas porter sur des engagements de retraite, c’est à dire sur des revenus différés car des dettes à long terme ne devraient financer que des investissements.

Ce surendettement considérable est mal anticipé actuellement par les marchés. En effet, il ne se traduit que par une faible augmentation des taux des emprunts souverains français car les agences de notation ne les ont pas dégradés.

Cependant, Standard and Poor’s envisage de le faire à partir de 2011, mais ce sera alors trop tard pour éviter le risque systémique qui devient certain à l’horizon des années 2020.

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Les économistes de Work For All envisageaient dans une hypothèse optimiste que la croissance puisse repartir en France sur un rythme salvateur de 5 % comme en Irlande, mais cet espoir est vain car la politique économique menée par Nicolas Sarkozy 6 mois après son élection est en réalité dans la stricte continuité de celle qui a été menée depuis des décennies en France.

Il n’y a pas de rupture alors qu’il aurait fallu prendre les mesures qui s’imposent : mettre fin aux dérives monétaires en remettant de l’ordre dans les comptes publics et baisser le taux des prélèvements obligatoires en créant un système de fonds de pension comme l’ont fait les Irlandais.

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Un petit rappel s’impose…

Dans le système français de retraite par répartition, les salariés reçoivent, en plus de leur salaire, une créance : celle de bénéficier à l’avenir d’une pension de retraite mais elle n’est pas provisionnée. Il y a donc des créances non couvertes par une contrepartie.

Pour rétablir les équilibres, il aurait fallu (il faudrait…) que les salaires aient été inférieurs à ce qu’ils ont été, une partie des revenus des entreprises ayant été affectée en compensation à des provisions en vue de verser ces pensions.

Il y a donc trop d’argent en circulation.

Cet excès se voit dans l’hypertrophie de la masse monétaire, en particulier dans l’agrégat M1 qui se monte à 3 800 milliards d’euros dans la zone euro contre 1 350 milliards de dollars aux Etats-Unis pour une population équivalente et un PIB inférieur.

Le système français de retraite par répartition crée des créances non provisionnées, de fausses créances aurait dit Jacques Rueff.

C’est de la création monétaire. 

Comme les créances de retraite n’ont pas été provisionnées dans des fonds de pension, elles devront être couvertes par l’augmentation des prélèvements obligatoires dont les taux seront insoutenables pour assurer les équilibres dans les années 2020.

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Les écarts entre les taux souverains allemands et français augmentent : 11 points de base pour le 10 ans actuellement alors que les écarts étaient négligeables 12 mois auparavant (ils étaient alors de l’ordre du point de base), ce qui signifie que les marchés commencent à anticiper un écart dans les performances allemandes et françaises qui sont pénalisées par les dérives monétaires.

Il en est de même pour les échéances courtes des 2 ans et 5 ans dont les écarts augmentent de 5 points de base en un an.

Pour l’instant les écarts sont faibles car les risques sont mal perçus, mais ils augmenteront rapidement et brusquement à l’avenir car les marchés sont panurgistes.

Ce sont donc les marchés de l’obligataire public qui réagissent les premiers car ce sont toujours eux qui sont les plus performants. Ils jouent bien leur rôle directeur de l’ensemble des autres marchés : ceux des obligations des entreprises (corporate) et à leur suite tous les autres marchés.

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Certes, la monnaie est unique dans la zone euro (ce qui est une absurdité !) mais les Etats subsistent.

Si l’euro n’avait pas été créé, les premiers signes de dégradation de la situation économique se seraient manifestés par une baisse de la valeur du franc par rapport aux monnaies fortes, ce qui aurait obligé les autorités françaises à rétablir rapidement les équilibres fondamentaux.

Ce n’est plus le cas maintenant : les erreurs de politique économique commencent à se manifester dans le déséquilibre de la balance commerciale, mais sans autres conséquences, puis elles se transmettent lentement et tardivement aux marchés obligataires publics.

Les taux français sont et seront de plus en plus élevés. La situation sera intenable à terme.

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Remettre de l’ordre dans les comptes publics en mettant fin aux dérives monétaires signifie qu’il faudrait rétablir des comptes donnant une image fidèle de la réalité dans toutes les entreprises privées et publiques.

A la SNCF, c’est réintégrer les 116 milliards d’euros de dettes qui ont été effacées par le décret du 7 mai 2007 et supprimer toutes les subventions : le chiffre d’affaires ne doit provenir que de l’argent versé par les seuls voyageurs et du produit des activités annexes (locations, publicités, etc.). Dans ces conditions, c’est la faillite de la SNCF avec toutes les conséquences que cela comporte.

Les mêmes mesures s’imposent dans les autres entreprises publiques comme la RATP, La Poste, ainsi qu’à eDF, France Télécom et toutes les entreprises françaises.

Les salaires devraient ainsi être révisés partout à la baisse.

Comme ils ne le sont pas, il y a effectivement trop d’argent en circulation.

La création monétaire se fait ainsi, mais peu de gens comprennent ces problèmes fondamentaux…

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Bien entendu, aucun gouvernement ne prendra dans un avenir proche les mesures qui s’imposent. Elles sont pourtant indispensables.

Ne rien changer actuellement aura des conséquences qui seront beaucoup plus graves dans un avenir qui était lointain mais qui est de plus en plus proche.

L’URSS était une grande puissance. Elle s’est effondrée, les Russes sont pauvres.

Il en sera de même pour les mêmes raisons à l’avenir pour la France car les comptes ne respectent pas les normes comptables ce qui crée des déséquilibres monétaires.

Les équilibres monétaires sont l’un des piliers de la croissance et de la prospérité ont dit et répété les Reaganomics. Ils ont raison.

Nicolas Sarkozy n’a pas de chance : c’est lui qui hérite de la patate chaude.

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Lire les articles des économistes de Work For All :

Causes de la croissance différentielle en Europe

France : une croissance de 5 % n’est pas une utopie

Et sur les dettes publiques : http://www.workforall.net/ModeleSocialFr.html

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Réponse des questions posées précédemment dans un prochain billet…

Par CHEVALLIER
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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /Oct /2007 21:57

Croissance de plus en plus faible

La croissance du PIB réel est de plus en plus faible aux Etats-Unis comme le montrent les derniers chiffres des agrégats monétaires (au 25 octobre).

M2-M1 continue à augmenter dans sa tendance longue, 
Graphique 1 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)
 

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L’augmentation de M2-M1 était très forte en septembre et en octobre 2006, ce qui fausse les pourcentages d’augmentation actuels. 
La moyenne mobile sur 4 semaines lisse les variations de semaine en semaine. Elle est supérieure à 8 %,

Graphique 2 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)
 

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Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, la croissance du Pib tend vers zéro,

Graphique 3 : 


(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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Pour relancer la croissance aux Etats-Unis, la Fed doit baisser son taux de base pour qu’il soit neutre, aux alentours de 4,25 %.

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Par CHEVALLIER
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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /Oct /2007 13:00

Zone euro : mauvaises perspectives monétaires

La masse monétaire M3 de la zone euro continue à augmenter sur un rythme de 11 % d’une année sur l’autre, ce qui signifie que la croissance du PIB y est faible, très faible.

Les dirigeants de la BCE se félicitent de la baisse de… l’augmentation de M3 qui passe selon leurs chiffres de 11,6 à 11,3 % d’août à septembre, mais en fait cette baisse apparente est due aux variations des agrégats pendant l’été 2006 qui perturbent les données exprimées en pourcentages d’une année sur l’autre.

L’augmentation de M3 reste sur une mauvaise tendance de 11 %, trop élevée

Graphique 1 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)
 

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Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à l’augmentation de la masse monétaire M3, la croissance du PIB est proche de zéro avec des situations variables d’un pays à l’autre : la croissance reste a priori forte en Irlande mais faible en France.,

Graphique 2 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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Le taux de croissance retenu ici pour le 3° trimestre 2007 de 2 % est anormalement élevé car il est tiré par la forte croissance des pays émergents pour lesquels l’industrie allemande fournit des biens d’équipement.

La croissance endogène de la zone euro est en fait inférieure à ces valeurs, ce qui est le cas en France. Sans les pays émergents, la croissance serait à zéro, comme en 2001 et 2003.

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Cette augmentation de M3 est due à celle de l’agrégat M2-M1 (de 40 à 50 milliards d’euros par mois depuis mars 2007), ce qui signifie que les euro-zonards augmentent leur épargne, de 15 % d’une année sur l’autre depuis le mois de juillet, car ils anticipent une dégradation de leur situation dans un avenir proche.

Graphique 3 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)
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L’agrégat M2-M1 augmente rapidement alors que M1 diminue, de 5 milliards d’euros en un mois, ce qui signifie qu’il y a moins d’argent en circulation dans la zone euro.

Graphique 4 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

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Une fois de plus, l’augmentation de la masse monétaire ne signifie pas que l’inflation augmente du fait qu’il y a davantage d’argent en circulation !

M3 a augmenté de 57 milliards d’euros en septembre par rapport à août, mais il y a 5 milliards d’euros en moins en circulation en M1, ce qui est plutôt désinflationniste.

Les caractéristiques de la structure de la masse monétaire dans les pays développés depuis quelques décennies ont rendu obsolète la théorie quantitative de la monnaie. Malheureusement, les esprits évoluent lentement et beaucoup de gens continuent à associer augmentation de la masse monétaire et inflation !

Les dirigeants de la BCE donnent eux aussi l’impression de ne pas maîtriser la problématique de la politique monétaire alors que ceux de la Fed excellent dans cet art.

C’est ce qui fait la différence entre le Nouveau Monde et la Vieille Europe.

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Par CHEVALLIER
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 12:49

Suite du billet précédent …

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Problématique des engagements de retraites

Comment se posent les problèmes des engagements de retraites ?

Au point de départ, la réponse est simple et claire. Elle est donnée par les comptables : dans toute organisation, la contrepartie d’une créance doit être enregistrée dès sa création.

Dans la plupart des pays, les personnes qui travaillent exigent que des revenus complémentaires leur soient versés lors de leur retraite, en plus de leurs revenus directs.

A partir du moment où elles ont des créances de retraite, les organisations au sein des quelles elles travaillent doivent provisionner ces charges certaines en déduction de leurs capitaux propres ou à défaut, en augmentation de leurs dettes à long terme.

C’est là un principe intangible.

Tout le reste n’est que (mauvaise) littérature.

Peu importe que les organisations soient une entreprise, un Etat ou un établissement public.

Elles doivent toutes tenir une comptabilité donnant une image fidèle de la réalité, sinon le risque systémique augmente dangereusement.

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L’URSS qui s’est obstinée dans une autre logique a sombré. Dès que les dirigeants communistes chinois ont adopté ces règles de base, l’économie a décollé. La croissance du Japon a été stoppée net par des dérives comptables et monétaires.

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Le problème des retraites étant (bien) posé, comment le résoudre ?

La meilleure solution est d’adopter un système de fonds de pension.

Dans des pays comme la France, les engagements de retraite représentent presque 3 fois la valeur du PIB. Il suffit alors que les actifs de ces fonds de pension représentent une part importante du total de ces engagements de retraite.

La situation est globalement acceptable aux Etats-Unis où les encours de ces fonds de pension dépassent la valeur du PIB. Comme les Américains disposent par ailleurs d’un système public de retraite et de capitaux importants investis et rémunérés, les équilibres sont presque réalisés à terme.

Cependant, un déficit est probable à l’avenir. C’est la raison pour laquelle un certain nombre de personnes comme Alan Greenspan, Martin Feldstein, etc. insistent pour que les dépenses publiques soient contenues et que davantage d’épargne soit investie.

Le montant des actifs des fonds de pension dans le monde a dépassé les 23 000 milliards de dollars fin 2006 dont 60 % sont détenus par des Américains (des Etats-Unis !).

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En l’absence de fonds de pension, ce sont des prélèvements courants qui assurent l’équilibre des systèmes de retraite par répartition.

Cette solution présente beaucoup d’inconvénients et les taux de prélèvements seront très élevés à l’avenir pour couvrir les déficits, en France en particulier comme le montrent les chiffrages corrects de ces engagements de retraite.

Une autre solution est possible : c’est celle qui a été adoptée en Irlande où les contribuables sont incités à placer librement leur épargne dans des fonds de pension indépendants de leur activité professionnelle.

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Les entreprises qui dégagent des cash flows libres importants peuvent s’endetter sans prendre beaucoup de risques et souvent, elles ont intérêt à s’endetter davantage pour se développer plus rapidement.

Il en est de même pour les Etats. Les engagements de retraite peuvent être élevés… à condition que l’économie nationale soit assez créative pour générer des revenus supplémentaires importants.

C’est ce qui s’est passé aux Etats-Unis depuis une cinquantaine d’années : la croissance du PIB y a atteint son potentiel optimal de 3,5 % grâce à des gains de productivité globale de 2,5 % chaque année en moyenne.

Là encore, c’est pour cela qu’un certain nombre de personnes comme Alan Greenspan insistent pour que les entreprises américaines soient à la pointe des techniques nouvelles. Intel, Apple, Microsoft ont innové et changé le monde. Yahoo!, Google, eBay suivent, mais aussi Boeing, General Electric, etc.

Une fois encore, la destruction créatrice de ce bon vieux Schumpeter est plus que jamais d’actualité : il faut tout faire pour que les entreprises (c’est à dire les laisser faire !) puissent dégager des bénéfices en augmentation pour qu’ils puissent être investis dans des techniques nouvelles plus productives.

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Les agences de notation jouent un rôle important dans le dispositif d’alerte face aux dangers d’un surendettement public à la suite d’engagements de retraite non provisionnés. Malheureusement, elles n’ont rien fait de positif pour l’instant. Des documents de Standard and Poor’s montrent pourtant que cette agence envisage de dégrader les notes de la dette souveraine de la France dès 2011, puis d’autres pays au point de plonger dans les catégories de valeurs spéculatives dans les années 2020.

Le défaut d’information de la part de ces agences aura des conséquences importantes car il porte sur des sommes considérables. La crise actuelle du sub-prime ne concernait au départ que quelques centaines de milliards de crédits risqués. Les effets sont importants.

Les engagements de retraite portent sur des montants beaucoup plus élevés : 4 500 milliards d’euros pour la France seule ! Les risques systémiques seront très élevés dans une dizaine d’années.

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Les Français sont seuls responsables de leurs erreurs. L’information existe.

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Document de Standard and Poor’s montrant la dégradation des notes de la dette souveraine de la France dès 2011 (page 8 chart 4) :

http://info.worldbank.org/etools/docs/library/139494/S&P_AgingSocietiesSovereignRatings.pdf

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Les chiffres retenus par les économistes de Work For All se basent sur des formules différentes de celles qui ont été utilisées dans le rapport Pébereau. Leurs estimations sont certainement plus proches de la réalité : http://www.workforall.net/ModeleSocialFr.html

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Par CHEVALLIER
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Mercredi 24 octobre 2007 3 24 /10 /Oct /2007 16:02

Une petite mise au point s’impose sur les chiffres de la dette publique…

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Dette publique réelle

Qu’en est-il de la dette publique réelle ? c’est à dire de la dette officiellement déclarée, augmentée des engagements de retraite qui n’y sont pas comptabilisés, en France et dans les autres pays.

Dans son rapport de décembre 2005, Michel Pébereau, président du conseil d'administration de BNP Paribas, a utilisé les règles habituelles en vigueur dans les entreprises pour évaluer les engagements de retraite des seuls fonctionnaires qui se montaient à 900 milliards d’euros environ fin 2004 (entre 800 et 1 000 milliards), soit 54 % du PIB.

Comme la dette publique officiellement déclarée était de 1 117 milliards d’euros fin 2004, soit 67 % du PIB (1 658 milliards d’euros), la dette réelle de l’Etat était alors de l’ordre de 2 000 milliards soit 120 % du PIB.

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Cette première réponse n’est pas complète car le système de retraite par répartition signifie que les autres personnes qui travaillent (et qui ont travaillé) bénéficient d’une retraite versée par des organismes alimentés par des prélèvements obligatoires qui sont finalement garantis par l’Etat.

Ces créances de retraites de la population active doivent donc être intégrées dans les dettes de l’Etat puisqu’elles ne sont pas provisionnées.

D’après l’INSEE, les fonctionnaires, de l’Etat (3,077 millions) et des collectivités publiques territoriales (1,777 millions) soit 4,854 millions de personnes représentent 17,6 % de la population active (27,518 millions).

En transposant à l’ensemble de la population active les engagements de retraite des seuls fonctionnaires tels qu’ils sont définis dans le rapport Pébereau (900 milliards), ce sont donc 3 600 milliards d’euros environ (4 fois plus) qui doivent être ajoutés aux dettes de l’Etat.

Les engagements de retraite s’élevaient donc à 4 500 milliards d’euros en France soit 270 % du PIB et la dette publique réelle totale à 5 600 milliards d’euros soit 340 % du PIB, fin 2004.

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Chiffres du rapport Pébereau cités dans un document de l’Assemblée nationale :

http://www.assemblee-nationale.fr/12/rapports/r2844.asp

Il est curieux d’y lire que les chiffres de la dette publique sont bien connus et largement commentés dans les médias !

Effectifs des agents de l’Etat en 2004 :

http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=NATnon03141&tab_id=577

Effectifs des agents des collectivités publiques et territoriales en 2004 :

http://www.insee.fr/fr/ffc/ficdoc_frame.asp?ref_id=irsoc059

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Les chiffres retenus ci-dessus sont inférieurs à ceux des économistes de Work For All qui se basent sur les estimations de la banque ABN Amro, mais ils en sont relativement proches :

http://www.workforall.net/ModeleSocialFr.html

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Suite au prochain billet…

Par CHEVALLIER
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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 10:42
Ce billet de décembre 2005 complète... le suivant (!)

2 300 milliards d’euros de dettes publiques !

Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat évalue la dette publique de la France à 2 300 milliards d'euros car il faut ajouter près de 300 milliards à la précédente évaluation de 2 000 milliards !

En effet, la commission Pébereau évalue à plus de 800 milliards les charges de retraites non provisionnées des fonctionnaires des seules administrations publiques sans prendre en considération celles des entreprises publiques.

Jean Arthuis qui est par ailleurs expert comptable, sait lire et interpréter leurs comptes (certifiés et publiés) et il arrive à un chiffrage proche de 300 milliards d'euros actuellement, en concordance avec mes évaluations de 250 milliards pour la SNCF, La RATP, La Poste, EDF et GDF en 2004.,

Au total, la dette publique atteint au moins 2 300 milliards d'euros en cette fin 2005 au lieu des 1 117 milliards officiellement publiés par l'Etat et déclarés aux autorités européennes.

L'endettement de la France est donc de 137 % par rapport au PIB de 1 680 milliards d'euros. 
C'est plus du double de la limite maximale de 60 % !

La situation économique en France est donc inquiétante car des dérives d'ordre monétaire ont laissé se répandre pendant des années des centaines de milliards d'euros des créances non provisionnées, c'est à dire de fausse monnaie.

Que faudrait-il faire maintenant ?

Il faudrait d'abord et avant tout arrêter cette hémorragie.

La SNCF fournit un excellent exemple… Il existe des voies ferrées aux Etats-Unis et des compagnies de transport ferroviaire cotées en bourse qui sont bénéficiaires. La productivité y est élevée.

En transposant leurs caractéristiques, les sureffectifs apparaissent colossaux à la SNCF : il faudrait supprimer 140 000 postes sur 230 000 pour rétablir la compétitivité de la SNCF au niveau de celle des compagnies américaines !

L'assainissement des comptes de la SNCF déclencherait des réactions massives et violentes de la part de syndicalistes habitués à agir en toute impunité.

Il est peu probable que des hommes politiques prennent les mesures qui s'imposent à la SNCF ainsi que dans les autres entreprises et administrations publiques. Les gains de productivité y sont négatifs depuis plusieurs décennies et le niveau de productivité est plus proche de celui de l'ex URSS que des Etats-Unis.

L'endettement public de la France va donc encore s'aggraver ainsi que son déclin relatif. La situation s'est considérablement dégradée au cours de ce dernier quart de siècle.

Les hommes politiques français qui se sont succédé au pourvoir défendent ce qu'ils appellent le modèle social français que le monde entier nous envierait, alors qu'il est en faillite comme celui de l'URSS qui reposait sur les mêmes principes antilibéraux.

Créer 2 300 milliards d'euros de dettes n'est pas un service rendu au public mais une charge fatale pour des générations de Français : c'est 36 800 euros par habitant !

Heureusement (?), la moitié d'entre eux se serrent la ceinture et acceptent en silence de payer les pots cassés…

***

Les autorités politiques, économiques et financières françaises et européennes se discréditent totalement dans cette affaire : le ministre des finances prétend publiquement que tout le monde sait que le déficit public est supérieur à 2 000 milliards d'euros alors qu'il est déclaré à 1 117 milliards.

Inconscients, les Français ne réagissent pas !

La France n'est pas soumise à une dictature. Les Américains votent pour des hommes politiques qui mènent une politique économique et monétaire qui leur assure le plein emploi et la croissance optimale.

Ils ont réélu George Bush et non pas son adversaire qui voulait adopter une politique dite sociale proche de celle qui est menée en France. Les Français sont libres, à eux de faire les bons choix.

***

L'application des règles comptables (surtout en normes IFRS) permet de donner une image fidèle de toutes les organisations de façon à les gérer rationnellement. La comptabilité publique française est trop opaque et elle doit être abandonnée au plus tôt.

Aux Etats-Unis, de telles entreprises et administrations publiques n'existent pas car les activités de ce type sont effectuées dans le cadre d'agences qui emploient des salariés et qui publient des comptes… normaux en provisionnant toutes leurs charges, y compris de retraites.

***

D'autres charges ne sont pas prises en considération dans le décompte des 2 300 milliards d'euros de dettes, comme celles des engagements de retraite des salariés de France Télécom qui ont conservé leur statut de retraite publique.

Des entreprises de plus petite taille telles que la SNCM par exemple et les sociétés de transports publics locaux sont dans des situations semblables… et il y a certainement d'autres mauvaises surprises dans d'autres placards…

02.12.05

Par CHEVALLIER
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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /Oct /2007 10:02

Je rerends ici un article publié en novembre 2005... et rien ne s'est arrangé depuis ! 
Cette fausse monnaie est bien réelle !

Banqueroute et fausse monnaie

dans les administrations

et les entreprises publiques françaises 


  • Les entreprises et les administrations publiques françaises publient des comptes qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité en vue de tromper le public. En effet, elles ne provisionnent pas les engagements de retraite de leurs salariés ni des fonctionnaires contrairement aux règles habituelles. 
    Ce sont pourtant des créances certaines qui atteignent des sommes considérables car des conditions de retraite très avantageuses ont été accordées à un très grand nombre de personnes. 
    Cependant, quelques rares entreprises publiques ont publié ou publient des données chiffrant ces charges de retraite : 14,8 milliards d'euros sont mentionnés dans le rapport annuel de gestion 2004 de GDF, 70 milliards d'euros dans celui de La Poste (au 31 décembre 2004).

    Les administrations et la plupart des entreprises publiques ne comptabilisent pas leurs engagements de retraite alors que les règles ordinaires de la comptabilité l'imposent. 
    Les autorités françaises qui doivent faire respecter les lois et règlements ne les respectent pas elles mêmes dans leurs propres comptes ! 
    Le traité de Maastricht impose pourtant des obligations financières contraignantes : la dette d'un Etat de la zone euro ne doit pas dépasser 60 % du PIB
    Or actuellement, la dette de la France atteint déjà officiellement 1 117 milliards d'euros soit 66 % du PIB. Par ailleurs, la commission Pébereau (créée par le Parlement) évalue les charges de retraite non provisionnées à 800 milliards d'euros (compte tenu des prélèvements finançant la retraite par répartition) ce qui porte l'endettement réel de la France à 2 000 milliards d'euros environ soit 115 % du PIB… 32 000 euros par Français !

    Le dérapage des comptes publics français est catastrophique. Les agences de notation vont abaisser la note de la dette publique française, ce qui va renchérir son coût. 
    Des réformes très impopulaires devront être prises car des avantages acquis devront être supprimés. Les impôts vont augmenter. La croissance du PIB restera durablement faible. 
    Le niveau de vie ne progressera (globalement) que très lentement…

    ***

    Aux Etats-Unis, les charges de retraite sont presque totalement provisionnées car les Américains ont placé une partie importante de leur épargne, qui est considérable (5 000 milliards de dollars dans les caisses d'épargne), dans des fonds de pension (9 000 milliards de dollars) qui sont le seul et unique moyen d'assurer rationnellement et efficacement le financement des revenus des retraités. 
    Ils disposent ainsi de 11 000 milliards de dollars de provisions (avec le fonds public de retraite) équivalant au PIB annuel.

    ***

    Le surendettement de la France est hors normes, mais d'autres pays de la zone euro sont dans une situation comparable. Ces dérives sont révélées dans l'agrégat monétaire M1 qui correspond à l'ensemble des disponibilités des ménages (l'argent que nous avons dans nos portefeuilles et sur nos comptes courants). 
    M1 est anormalement élevé : 3 350 milliards d'euros, en augmentation de plus de 10 % depuis 2001 alors que la croissance du PIB est de 1 à 2 % en moyenne. 
    Ainsi, 2 000 milliards d'euros environ circulent sans qu'ils aient pour contrepartie la vente de produits tirés d'un travail. 
    C'est de l'argent non gagné. 
    Pour l'essentiel, il s'agit d'aides dites sociales, des salaires de fonctionnaires dont le travail ne crée aucune valeur réelle supplémentaire et de subventions à des entreprises publiques.

    Les dirigeants de la Banque Centrale Européenne s'apprêtent à augmenter le taux de base pour ralentir l'augmentation de la masse monétaire M3, mais cela aura peu d'effets positifs car les causes profondes de l'inflation ne seront pas combattues. 
    En effet, ce sont les dirigeants des administrations et des entreprises publiques qui créent cette… fausse monnaie !

    La situation au Japon est pire : la croissance du PIB s'est arrêtée depuis 15 ans (dans une stagnation déflationniste) alors qu'elle était très forte après la Seconde guerre mondiale.

    ***

    En l'absence de données chiffrées, les charges de retraite peuvent être estimées par extrapolation des comptes certifiés de certaines entreprises publiques qui les ont publiées. 
    Ainsi par exemple, comme le statut des électriciens est identique à celui des gaziers, les charges de retraite d'eDF peuvent être estimées à 70 milliards d'euros par rapport à celles qui sont publiées par GDF et pour le même montant pour la SNCF par analogie avec celles de La Poste. 
    Ce sont ainsi 225 milliards d'euros qui ne sont pas provisionnés dans ces seules quatre entreprises ! La commission Pébereau les évalue à 800 milliards d'euros pour l'ensemble des administrations et des entreprises publiques. Ces données sont concordantes et vraisemblablement très proches de la réalité.

    ***

    A qui la faute ? 
    Les responsables de cette banqueroute généralisée sont nombreux.
    Ce sont d'abord les dirigeants de ces entreprises publiques et les hauts fonctionnaires des administrations. Ce sont ensuite les hommes politiques des partis qui se sont succédé au pouvoir depuis une trentaine d'années car ils ont accepté de couvrir ces irrégularités.

  • C'est aussi toute la communauté financière française : les dirigeants de la Banque de France, de l'Autorité des Marchés Financiers et des organismes comptables et financiers qui supervisent le système financier français, les banquiers, c'est à dire les dirigeants et les spécialistes des établissements financiers et des sociétés de bourse, les analystes, les experts (!) et les journalistes financiers. 
    Les sociétés de certification et les agences de notation ont perdu une grande partie de leur crédibilité dans cette aventure : Ernst & Young a certifié les comptes de la SNCF et d'eDF avec Deloitte, PricewaterhouseCoopers ceux de La Poste. 
    Standard & Poor's, Fitch et Moody's n'ont pas déclassé la dette de la France et des autres pays alors que ces dérives étaient évidentes, etc, etc. 
    Les universitaires, les chercheurs et autres enseignants sont notoirement totalement incompétents dans ce domaine et toujours hors course…

  • ***

    Code de commerce (Partie Législative) Section 1 : De la banqueroute

    Article L626-2 (…) sont coupables de banqueroute les personnes (… qui ont) tenu une comptabilité manifestement incomplète ou irrégulière au regard des dispositions légales.
    Article L626-3
    La banqueroute est punie de cinq ans d'emprisonnement (…)

    ***

    La dette d'une nation est légitime quand elle finance la construction d'infrastructures qui augmentent la productivité des entreprises, comme par exemple la construction de routes, d'autoroutes, de ponts, de tunnels, etc qui facilitent la circulation des personnes et des marchandises. 
    Dans le cas présent, pour la France et d'autres pays de la zone euro, cette dette publique réelle alimente des revenus qui sont distribués mais qui n'ont pas pour contrepartie la vente de produits tirés d'un travail. Ces revenus sont dépensés. 
    C'est de l'argent non gagné qui circule, qui ne rapportera rien et qui n'augmentera pas la productivité en France.

    ***

    Le général de Gaulle disait que les Français étaient des veaux. La situation a empiré depuis cette époque révolue car ils sont maintenant victimes d'une encéphalite spongiforme qui les touche quasiment tous. 
    Le manque de culture économique et financière élémentaire leur sera fatal. De Gaulle qui avouait ne rien connaître à l'économie, avait eu la sagesse de s'en remettre à des économistes libéraux compétents comme Jacques Rueff, qui ont assuré la prospérité de la France dans les années 60. 
    La propagande antilibérale qui sévit depuis une trentaine d'années a des conséquences qui seront de plus en plus dévastatrices…

    24.11.05

 

 

 

Par CHEVALLIER
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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 19:24

SNCF : le hoax est-il un hoax ?

La SNCF aurait été attaquée par des personnes malveillante dénonçant certains aspects anecdotiques de sa gestion et elle vient de défendre ses intérêts en publiant curieusement sur son site officiel cette page : http://www.entreprise-sncf.com/communiq/hoax2.htm

tirée de sa rubrique : http://www.entreprise-sncf.com/index.html

Pour sa défense, la SNCF invite les internautes à vérifier les véritables chiffres tirés de ses comptes 2006 qui ne sont pas établis en normes IFRS, et qui n’incorporent pas de ce fait dans le bilan les engagements de retraite.

La SNCF ne mentionne pas les comptes consolidés (non certifiés) du 1° semestre 2007, qui font apparaître une dette de 116,5 milliards d’euros au 30 juin 2007, note 17 page 51 (p. 90 dans la version en ligne) correspondant à ses engagements de retraites (cette dette sera payée par les contribuables et non pas les clients de la SNCF).

Avec moins de 6 milliards d’euros de capitaux propres et plus de 20 milliards d’euros de dettes à long terme (disons, normales) au 31 décembre 2006, la SNCF aurait donc dû être déclarée en faillite depuis un certain temps.

Curieusement , la partie la plus importante des critiques que l’on peut faire à la SNCF n’est pas dénoncée dans cette attaque.

A priori, personne ne connaît les auteurs de cette prétendue attaque.

Fausse attaque pour se défendre plus facilement ?

*

Sources : comptes du 1° semestre 2007 : http://lesfinances.sncf.com/fichiers/comptes_semestr_S1_2007.pdf

*

Voir mon papier précédent, SNCF : faillite et patate chaude, sur l’analyse des comptes de la SNCF et de ses dettes :

http://www.jpchevallier.com/article-13090921.html

***

Par CHEVALLIER
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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 15:31

Agrégats monétaires, tendances lourdes et fluctuations

Les marchés financiers d’Amérique du Nord ont fait leur jonction en 2007 avec ceux d’Europe. Il n’y a plus maintenant qu’un seul marché : Nord Atlantique.

En effet, les taux de référence, des Etats-Unis et de l’Allemagne, sont au même niveau : les taux courts (le 2 ans) sont aux alentours de 4,0 % et les taux longs (le 10 ans) fluctuent entre 4,25 et 4,50 %.

Graphique 1 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)
 

*

La courbe des taux devrait être très plate, aux alentours de 4,25 % avec des taux de base des banques centrales à ce niveau.

Le taux de la BCE à 4,0 % est trop bas, ce qui est inflationniste.

Le taux de la Fed à 4,75 % est trop haut, ce qui est récessionniste.

Les banques centrales doivent faire converger leur taux de base vers le niveau optimal autour de 4,25 %.

Les perturbations passées et actuelles des marchés sont en fait causées par les banques centrales dont les taux ne sont pas à l’optimum.

*

Le 10 ans, fixé par les marchés, fluctuait correctement de 2002 à 2005 autour de 4,0 %. Il est monté anormalement en 2006 et 2007 à 5,30 % à cause du relèvement des taux de la Fed à 5,25 %,

Graphique 2 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

*

Les perturbations récentes des marchés financiers (visibles par des écarts importants), s’expliquent par le maintien des taux de la Fed à des niveaux trop hauts pendant trop longtemps,

Graphique 3 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)
*

M2-M1 augmente à plus de 8 % d’une année sur l’autre sur une moyenne mobile de 4 semaines depuis la mi-août,

Graphique 4 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

*

… en dépassant $ 6 000 milliards, données actualisées à ce 19 octobre,

Graphique 5 : 



http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20071019US5M2M1.gif

*

M2-M1 continue à augmenter de plus de 8 % d’une année sur l’autre, de semaine en semaine,

Graphique 6 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

*

Comme l’augmentation de la masse monétaire libre M2-M1 est inversement proportionnelle à celle de la croissance du PIB réel, cette croissance est faible aux Etats-Unis, proche du zéro, peut-être négative même,

Graphique 7 : 



(cliquer ici pour agrandir le graphique)

*

Comme les entreprises américaines ont beaucoup investi à l’étranger et en particulier dans les pays émergents, leur chiffre d’affaires continue à augmenter ainsi que leurs bénéfices, grâce à la forte croissance dans ces pays émergents, mais ce n’est pas le cas de leur activité aux Etats-Unis qui stagne en général. Il en est de même en Europe. Dans ces conditions, les bourses augmentent imprudemment malgré la faible croissance aux Etats-Unis et en Europe.

*

Les variations des agrégats monétaires montrent les grandes tendances.

Les écarts par rapport aux fluctuations à court terme alimentent la spéculation gagnante…

***

Par CHEVALLIER
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