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Mercredi 16 janvier 2013 3 16 /01 /Jan /2013 17:38

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Goldman Sachs 4° trimestre 2012

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

 

Goldman Sachs respecte enfin les règles prudentielles de… Bâle II avec un multiple d’endettement, mon µ, un leverage de 12,5 à la fin de ce dernier trimestre, soit un ratio Tier 1 réel de 8,0 %,

Document 1 :


Les sommes sont en milliards de dollars.

 

Les capitaux propres ont augmenté en ce dernier trimestre par rapport au précédent (mais il manque encore 16 milliards pour avoir un leverage inférieur à 10 !) et le total des dettes a baissé, ce qui est positif mais insuffisant.

Document 2 :

Goldman Sachs ne publie pas son bilan intégral comme le font les autres banques !

Document 3 :

Les bénéfices sont élevés pour ce dernier trimestre : 2,89 milliard de dollars, ce qui fait un ROE de 16,6 % (Return On Equity, annualisé) supérieur aux normes (15 %)… ce qui montre que cette banque comme d’autres, est maintenant repartie sur de bonnes bases.

Goldman Sachs reste la pire des banques américaines à risque systémique d’après la liste des SIFIs mais elle a un meilleur leverage que toutes les autres banques non américaines.

Cliquer ici pour lire le communiqué de Goldman Sachs sur ses résultats de ce dernier trimestre.

Goldman Sachs 2011 Q4 2012 Q1 2012 Q2 2012 Q3 2012 Q4
Preferred stocks 3,1 3,1 4,85 5,35 6,2
Liabilities 855,721 882,444 880,995 880,663 869,484
Equity 67,279 68,556 68,005 68,337 69,516
Leverage (µ) 12,7 12,9 13 12,9 12,5
Tier 1 (%) 7,9 7,8 7,7 7,8 8
Par CHEVALLIER
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Mercredi 16 janvier 2013 3 16 /01 /Jan /2013 15:56

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : JP Morgan Chase 4° trimestre 2012

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

 

JP Morgan Chase vient de publier ses résultats de ce dernier trimestre…

Comme pour les trimestres précédents, cette banque respecte confortablement les règles prudentielles d’endettement dites de Bâle II avec un ratio Tier 1 d’origine réel de 9,0 % (il doit être supérieur à 8 %) soit un véritable multiple µ (leverage) de 11,1 (il doit être inférieur à 12,5),


Sommes en milliards de dollars.

 

Les capitaux propres augmentent plus rapidement que le total des dettes par rapport au trimestre précédent. C’est parfait car cela montre que cette banque est en voie de respecter un jour à venir les normes de Bâle III et qu’elle développe maintenant normalement ses activités après les turbulences passées.


La recapitalisation des grandes banques s’imposait comme l’ont dit et répété les autorités américaines.
Une fois de plus, lorsqu’une banque respecte ces règles d’endettement, cela signifie que tout va bien a priori, et inversement : il y a des cadavres dans les placards quand elles ne le sont pas, ce qui est le cas des big banks européennes too big to fail.

Avec des bénéfices de $5,692 milliards, la rentabilité des capitaux investis est de 11,7 % pour le ROE (Return On Equity) très proche des normes de 15 %.

Tout va bien maintenant dans cette banque comme dans les autres big banks des Etats-Unis, ce qui n’empêche pas tous les idiots nuisibles de répéter tous en chœur que tout va mal.
Tout est simple disait Milton Friedman

La connaissance de ces problèmes bancaires et monétaristes alimente la spéculation gagnante perturbée par ces idiots nuisibles qui pullulent.

Cliquer ici pour lire les données du dernier trimestre de JPMorgan Chase.

JPMorgan 2011 Q4 2012 Q1 2012 Q2 2012 Q3 2012 Q4
Pref. stocks 7,8 7,8 7,8 9,1 9,1
Liabilities 2 090,00 2 138,70 2 106,40 2 130,60 2 164,10
Equity 175,8 181,5 183,8 190,635 195
Leverage (µ) 11,9 11,8 11,5 11,2 11,1
Tier 1 (%) 8,4 8,5 8,7 8,9 9
Par CHEVALLIER
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Mercredi 16 janvier 2013 3 16 /01 /Jan /2013 10:57

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Banques : Greenspan et les autres 

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques

 

La qualité la plus remarquable d’Alan Greenspan était qu’il savait expliquer clairement (pour ceux qui se donnaient la peine de décrypter correctement ses discours) les problèmes qui se posaient à un moment donné en indiquant les bonnes solutions.

Rien de tel évidemment avec son successeur, le bombardier furtif.

Dans ce qui sera sans doute son dernier grand message, Alan Greenspan a donné son avis sur les problèmes bancaires, qui n’est que la répétition de ses analyses antérieures et que j’ai repris…

Les banques sont des entreprises très particulières : leur activité principale consiste à prêter de l’argent qu’elles n’ont pas mais qu’elles empruntent sur les marchés (ou dont elles disposent avec les dépôts de leurs clients).

Tout système bancaire repose donc sur la confiance.

Pour cela, les banques doivent respecter des règles de bonne gestion : la principale est que les banques ne doivent pas emprunter plus de 10 fois le montant de leurs capitaux propres.

C’est le fameux leverage, le multiple d’endettement que je désigne par la lettre µ pour simplifier. C’est aussi son inverse : le ratio Tier 1 réel, d’origine.

Tout est simple. Toute règle doit être simple pour être efficace.

En effet, depuis les années 80, Alan Greenspan et ses collaborateurs ont défendu cette règle (en adoptant précédemment un leverage de 12) car statistiquement, la probabilité pour que les banques qui respectent cette règle aient des difficultés majeures au point de pouvoir tomber en faillite, est négligeable voire nulle.

Cette règle est facilement vérifiable pour toutes les banques dans le monde : il suffit de prendre les chiffres du montant des véritables capitaux propres réels, le reste du bilan étant par définition constitué de dettes.

C’est simple. Tout est simple, trop simple pour les dirigeants des trop grandes banques qui ont réussi à tout compliquer pour que tous les innombrables idiots nuisibles ne comprennent absolument plus rien à ces problèmes financiers élémentaires qu’ils comprenaient déjà difficilement auparavant.

Ainsi sont nées une réglementation extraordinairement complexe et les études les plus sophistiquées sur ce sujet, dont les plus pertinentes aboutissent aux mêmes résultats que ceux que l’on obtient en suivant les préconisations simples de ce bon vieux Greenspan.

Un article du Temps qui m’a été signalé par d’honorables lecteurs helvètes (que je remercie) rend compte d’une de ces études faite en particulier par le Centre pour la gestion des risques à Lausanne (CRML) d’HEC Lausanne.

Cliquer ici pour le lire.
Cliquer ici pour lire mon article le plus récent sur les banques systémiques mondiales.

Par CHEVALLIER
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Lundi 14 janvier 2013 1 14 /01 /Jan /2013 10:51

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Wells Fargo 4° trimestre 2012

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

 

Wells Fargo est une fois encore l’un des meilleurs élèves de la classe des big banks américaines et des banques systémiques mondiales sinon encore le meilleur car, non seulement cette banque va bien au-delà des exigences des règles prudentielles d’endettement dites de Bâle III avec un multiple (mon µ, le leverage en anglais) de 8,8 en cette fin de 4° trimestre 2012, ce qui correspond à un véritable ratio Tier 1 de 11,3 %, mais encore, elle est rentable avec un bénéfice de 4,510 milliards de dollars sur le trimestre, ce qui fait un ROE de 12,5 % (annualisé) très proche de la norme de 15 %, ce qui est plus que parfait !


Sommes en milliards de dollars. Les capitaux propres retenus excluent les actions de préférence et les minoritaires selon les règles édictées par ce bon vieux Greenspan et la BRI.

 

Wells Fargo réussit à augmenter ses capitaux propres proportionnellement au total de ses dettes… ce qui est encore là plus que parfait car cela montre que les dirigeants de cette banque respectent scrupuleusement les règles d’endettement de ce bon vieux Greenspan et qu’ils développent maintenant normalement leurs activités après les turbulences passées !


Comme je l’ai déjà écrit, évidemment, la meute des pires idiots ne peut que se déchainer contre les banques, surtout celles des Etats-Unis, ce qui leur assure un succès facile et garanti auprès de leurs innombrables congénères.
Il est curieux de constater que les moyens de communication les plus modernes et les plus sophistiqués ne conduisent pas à une meilleure connaissance des problèmes économiques et financiers (comme le prédisait ce bon vieux Greenspan) mais à l’obscurantisme le plus total, le retour aux croyances les plus folles, sans aucun rapport avec la réalité. C’est le triomphe de l’absence totale de réflexion, des réactions panurgistes de l’immédiat (avec par exemple les Tweets, Facebook, etc.).
Cependant, ces idiots a priori inutiles deviennent miraculeusement utiles car ils alimentent la spéculation gagnante qui est basée sur des analyses justes.

Cliquer ici pour voir les résultats de Wells Fargo pour ce dernier trimestre.

Wells Fargo 2011 Q4 2012 Q1 2012 Q2 2012 Q3 2012 Q4
Pref. stocks 11,431 12,101 11,694 12,283 12,883
Liabilities 1 185,06 1 200,38 1 199,83 1 232,32 1 278,30
Equity 128,81 133,415 136,376 142,396 144,671
Leverage (µ) 9,2 9 8,8 8,65 8,84
Tier 1 (%) 10,87 11,11 11,37 11,56 11,32
Par CHEVALLIER
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Vendredi 11 janvier 2013 5 11 /01 /Jan /2013 11:05

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Mur budgétaire, behaviorisme et monétarisme (suite)

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

 

Dans la semaine finissant le… 31 décembre (derniers chiffres publiés par la Fed hier soir) les Américains ont augmenté leur épargne de précaution de 94,9 milliards de dollars, ce qui est la 2° plus forte hausse de tous les temps, la hausse record datant de 2 semaines étant largement battue,

Document 1 :

Leur épargne se monte à un sommet historique de 8 063 milliards de dollars, en augmentation de 6,8 % en rythme annuel depuis le 1° août 2011,

Document 2 :

D’une année sur l’autre, l’augmentation de M2-M1 dépasse même ponctuellement la barre de 7 %,

Document 3 :

Avant le mois d’août 2011, ils avaient augmenté considérablement leur épargne car ils redoutaient les conséquences de l’augmentation de la dette publique et la dégradation de la note souveraine des Etats-Unis. Actuellement, ils craignent l’épouvantail du fameux mur budgétaire agité par tous les idiots inutiles.

En effet, le comportement des consommateurs américains a des effets beaucoup plus dévastateurs sur la croissance que les décisions des hommes politiques : en augmentant leur épargne, les Américains achètent moins qu’auparavant, ce qui fait diminuer la demande donc l’offre et la croissance du PIB qui est ainsi modérée, proche de son potentiel optimal sans inflation, ce qui est exactement ce que désire le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke.

En conséquence, la croissance du PIB devrait ralentir en ce 4° trimestre à 2,1 % d’une année sur l’autre et par rapport au trimestre précédent en taux annualisé (contre respectivement 2,6 % et 3,1 % lors du trimestre précédent),

Document 4 :

En fait, ces problèmes a priori spécifiquement américains en août 2011 ont précédé une aggravation de la crise dans la zone euro. Il est fort possible qu’il en soit de même actuellement.

Il faut toujours se méfier des bombardiers furtifs, ou autre formulation : les Américains sentent confusément que la situation va s’aggraver dans la vieille Europe en crise.

De toute façon, le ralentissement de la locomotive américaine va prolonger la récession dans la zone euro, donc accentuer ses difficultés.

Par CHEVALLIER
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Mardi 8 janvier 2013 2 08 /01 /Jan /2013 11:41

 

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : BNS : bilan fin décembre

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Suisse

 

Le bilan fin décembre 2012 de la BNS montre peu de changements par rapport aux mois précédents : l’€-crise n’est pas finie, ce n’est qu’un statu quo en attendant la suite.

Seule inquiétude : les capitaux propres de la BNS continuent à baisser lentement mais sûrement,

Document 1 :

En pourcentage du total du bilan, la chute est encore plus inquiétante,

Document 2 :

Il en est de même évidemment pour le leverage,

Document 3 :

La politique de la BNS d’arrimage du franc par rapport à l’euro n’a pas pour l’instant d’effets dévastateurs, mais petit à petit, la situation se dégrade.

C’est d’autant plus inquiétant que le patron de la BNS a déclaré un jour que les capitaux propres d’une banque centrale pouvaient être négatifs car elle avait toujours la possibilité de faire marcher sa planche à billets, comme ce fut le cas lors de la République de Weimar…

Par CHEVALLIER
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Lundi 7 janvier 2013 1 07 /01 /Jan /2013 16:19

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : €clatement et M1

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

 

L’hypertrophie de M1 est considérable dans la zone euro où elle se monte à 54 % du PIB ! … contre 15 % normalement comme aux Etats-Unis (à titre de comparaison) où l’argent y est sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics.

Or M1 se trouve finalement essentiellement concentrée en Allemagne, pays pourtant censé être vertueux ! En effet, M1 se monte à 1 326 milliards d’euros fin novembre dans ce pays, en augmentation de 550 milliards par rapport à août 2008, juste avant la faillite de la banque des frères Lehman,

Document 1 :

L’explication est simple : l’argent non gagné distribué en masse dans ces cochons de pays du Club Med se retrouve surtout dans des comptes en Allemagne, car en cas d’éclatement de la zone euro, ces comptes, dans des banques allemandes, seront en bons deutsche mark et non sur des comptes bancaires en monnaies nationales méditerranéennes fortement dévaluées.

La création monétaire a été très forte en Italie comme le montre le montant de M1 qui est supérieur à celui de la France, ainsi qu’en Espagne (leurs montants sont proches), ce qui n’est pas du tout justifié, surtout dans la mesure où il y a déjà beaucoup d’argent non gagné en France.

La situation est donc beaucoup plus grave qu’on pouvait le redouter : c’est maintenant toute la zone euro qui est touchée, y compris l’Allemagne ainsi même que l’Helvétie où se sont réfugiés des devises pour 400 milliards de francs provenant surtout de la zone euro.

La fuite des capitaux de ces cochons de pays du Club Med vers l’Allemagne et la Suisse se voit clairement sur le graphique représentant l’évolution de M1 de la Grèce qui a fondu de 40 % depuis 2010, de plus de 40 milliards d’euros,

Document 2 :

Les bons spéculateurs, ceux qui voient juste et loin, placent leurs capitaux dans les bons refuges. Ce sont des particuliers avisés mais aussi les banquiers de la zone euro qui virent leurs disponibilités dans leurs filiales en Allemagne en profitant de la liberté de circulation des capitaux dans la zone euro.

Les Marioles de la BCE ne font qu’aggraver la situation en la prolongeant avec leur politique monétaire dite accommodante.

Dure sera la chute.

Ces graphiques sont tirés des données de la BCE qui ne sont complètes et facilement accessibles que pour M1.
Cette analyse part de remarques judicieuses d’un de mes lecteurs que je remercie.

Par CHEVALLIER
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Vendredi 4 janvier 2013 5 04 /01 /Jan /2013 11:07

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Zone € : création monétaire, donc récession (novembre)

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

 

Les derniers chiffres des agrégats monétaires de la zone euro publiés par la BCE montrent que l’agrégat M1 a encore augmenté en octobre et novembre de 92 milliards d’euros et de 340 milliards en 7 mois (depuis mai dernier) pour atteindre un sommet historique de 5 118 milliards d’euros, les malheureux euro-zonards ne pouvant plus épargner davantage (M2-M1)…

Document 1 :

De l’argent non gagné continue donc à être distribué en masse dans la zone euro.

M1 représente 54 % du PIB annuel de la zone euro (c’est là encore un plus haut historique) alors que ce pourcentage aurait dû rejoindre celui des Etats-Unis (15 %) où il n’y a pas eu de création monétaire en M1. L’argent y est sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics,

Document 2 :

La trésorerie des entreprises exsangues (M3-M2) a baissé de 28 milliards d’euros lors du dernier mois,

Document 3 :

Tout ceci se traduit par une baisse du PIB de 0,6 % d’une année sur l’autre d’après Eurostat pour le 3° trimestre, le 4° s’annonçant pire encore,

Document 4 :

La zone euro est en état de survie à cause de l’hypertrophie de la masse monétaire dont les conséquences ne sont perceptibles que depuis les grandes turbulences financières de 2008, ce qui signifie qu’il n’y a plus grand-chose à faire pour rétablir de l’argent sain.

Tout est simple pour tout monétariste.

Par CHEVALLIER
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Jeudi 3 janvier 2013 4 03 /01 /Jan /2013 21:10

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : B-2 : 2012-2013

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

 

Le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, aura réussi l’exploit de faire baisser les taux longs, non seulement dans une bande centrée autour de 3,5 % mais encore à les faire baisser dans une bande de 1,5 à 2,0 % en particulier grâce à ces idiots nuisibles d’euro-zonards devenus miraculeusement utiles, avec des taux courts au plancher…

Document 1 :

… si bien que l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans se maintient dans une bande centrée autour de 150 points de base,

Document 2 :

B-2 aura donc réussi à briser les cycles infernaux initiés par ses prédécesseurs en maintenant une croissance proche de son potentiel optimal sans inflation,

Document 3 :

C’est une réussite historique. Tout le reste est de la littérature pour idiots inutiles.

C’est simple, tout est simple.

Par CHEVALLIER
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Jeudi 3 janvier 2013 4 03 /01 /Jan /2013 16:00

 

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Mur budgétaire, behaviorisme et monétarisme

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

 

Dans la semaine finissant le 17 décembre (derniers chiffres publiés par la Fed) les Américains ont augmenté leur épargne de précaution de 80,8 milliards de dollars, ce qui est la 3° plus forte hausse de tous les temps,

Document 1 :

Leur épargne se monte à un sommet historique de 7 960 milliards de dollars, en augmentation de 6,0 % en rythme annuel depuis le 1° août 2011,

Document 2 :

D’une année sur l’autre, l’augmentation de M2-M1 est même ponctuellement de 7 %,

Document 3 :

Avant le mois d’août 2011, ils avaient augmenté considérablement leur épargne car ils redoutaient les conséquences de l’augmentation de la dette publique et la dégradation de la note souveraine des Etats-Unis. Actuellement, ils craignent l’épouvantail du fameux mur budgétaire agité par tous les idiots inutiles.

En effet, le comportement des consommateurs américains a des effets beaucoup plus dévastateurs sur la croissance que les décisions des hommes politiques : en augmentant leur épargne, les Américains achètent moins qu’auparavant, ce qui fait diminuer la demande donc l’offre et la croissance du PIB qui est ainsi modérée, proche de son potentiel optimal sans inflation, ce qui est exactement ce que désire le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke.

En conséquence, la croissance du PIB devrait ralentir en ce 4° trimestre à 2,2 % d’une année sur l’autre et 2,4 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé (contre respectivement 2,6 % et 3,1 % lors de ma précédente prédiction),

Document 4 :

En fait, ces problèmes a priori spécifiquement américains en août 2011 ont précédé une aggravation de la crise dans la zone euro. Il est fort possible qu’il en soit de même actuellement.

Il faut toujours se méfier des bombardiers furtifs, ou autre formulation : les Américains sentent confusément que la situation va s’aggraver dans la vieille Europe en crise.
De toute façon, le ralentissement de la locomotive américaine va prolonger la récession dans la zone euro, donc accentuer ses difficultés.

Par CHEVALLIER
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