Mardi 27 janvier 2009

Alan Greenspan et les ratios


Ce bon vieux Alan Greenspan est toujours le même : indispensable et toujours pertinent…


Dans son article du 18 décembre dans The Economist, cliquer ici pour le lire, il précise que le ratio des capitaux propres par rapport à l’actif (en pourcentage, appelons le G comme Greenspan pour simplifier) pour les banques devrait être supérieur à 10 % pour restaurer la confiance, comme c’était encore le cas en 2006,


Graphique :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Ce ratio G (surveillé attentivement par la Fed depuis… 1834 !) est en fait peu adroit.


Il serait préférable d’utiliser tout simplement le multiplicateur d’endettement que je désigne par la lettre µ (leverage en anglais) qui est le rapport entre le total des dettes et les capitaux propres et qui s’interprète dans ce cas de la façon suivante : le total des dettes ne doit pas dépasser 9 fois le montant de leurs capitaux propres.


Ce µ est en fait l’inverse du ratio Tier initial qui devrait donc être supérieur à 11,1 % (colonne 3 du tableau),


Tableau :

 

1

 

 

2

 

 

3

 

 

4

 

 

5

 

 

Total dettes

 

 

100

 

 

100

 

 

100

 

 

100

 

 

100

 

 

Capitaux propres

 

 

8

 

 

10

 

 

11,11

 

 

12,5

 

 

16,28

 

 

Actif

 

 

108

 

 

110

 

 

111,11

 

 

112,5

 

 

116,28

 

 

G (% Cap pr / actif)

 

 

7,41

 

 

9,09

 

 

10

 

 

11,11

 

 

14

 

 

µ (dettes / cap pr)

 

 

12,5

 

 

10

 

 

9

 

 

8

 

 

6,14

 

 

Tier (% cap pr / dettes)

 

 

8

 

 

10

 

 

11,11

 

 

12,5

 

 

16,28

 

 


Dans les années 80, la confiance dans les banques américaines était forte, et sur cette expérience, les banques centrales ont adopté un ratio Tier de capitalisation minimale de 8 % ce qui correspond à un µ de 12,5 et à un G de 7,4 % (colonne 1 du tableau).


La situation a dégénéré à partir de 2006 (après le départ d’Alan Greenspan !) : un certain nombre de banques n’ont pas respecté ces ratios qui ont explosé parfois, surtout en Europe (avec des µ à 30 et davantage, cf. l’étude de l’OCDE dans un billet antérieur et mais autres billets) et la Fed n’a pas réagi.


Il est maintenant absolument indispensable de renforcer les capitaux propres des banques pour restaurer la confiance : Alan Greenspan propose un G de 14 % (colonne 5), c’est à dire un µ de 6,1 et un Tier de 16,3 % ! ce qui est peut-être excessif.


Un G de 10 % comme en 2006 n’étant pas suffisant, il devrait être au minimum de 11 %, ce qui correspond à un Tier de 12,5 % et à un µ de 8, ce qui signifie que le total des dettes des banques ne devrait pas dépasser 8 fois le montant de leurs capitaux propres.


En fait, la plupart des milliers de banques américaines respectent les normes d’endettement, peu de banques les dépassent mais leurs incartades sont très spectaculaires et leurs effets sont dévastateurs.


Il n’est pas nécessaire de réunir une conférence internationale pour adopter de nouvelles règles ni de renforcer les réglementations : les banques publient leurs bilans qu’il suffit d’interpréter correctement.


Ainsi, les banques qui ont des multiples d’endettement µ trop élevés peuvent être sanctionnées rapidement par les marchés et leurs clients : c’est la destruction créatrice de ce bon vieux Schumpeter dans le secteur bancaire.


Cependant, les dommages collatéraux sont trop importants : il eût été préférable que la Fed intervienne, au moins verbalement pour annoncer la montée des risques, ce qu’aurait certainement fait Alan Greenspan s’il était resté encore un peu à la tête de la Fed.


Enfin, il est intéressant de remarquer qu’un système libre est en fait autorégulateur : les banques qui ne respectent pas les limites d’endettement sont normalement obligées d’augmenter leurs capitaux propres, mais comme elles ne peuvent pas augmenter leurs bénéfices dans les mêmes proportions, leurs ratios de rentabilité (ROE) baisse, ce qui les oblige à restaurer un ratio d’endettement dans les normes pour survivre.


En fait, le gros problème est surtout celui du manque de culture économique et financière.


Pourtant, c’est simple, tout est simple disait Milton Friedman : le total des dettes des banques ne doit pas dépasser 10 fois le montant des capitaux propres, yaka ajouter un zéro à droite !

***

 

par CHEVALLIER
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Commentaires

"Il n’est pas nécessaire de réunir une conférence internationale pour adopter de nouvelles règles ni de renforcer les réglementations : les banques publient leurs bilans qu’il suffit d’interpréter correctement. " Je tend à penser la même chose... ce qui est trop simple est trop compliqué à mettre en oeuvre pour ceux qui se pavanent à nos frais à tous ces sommets !!!! Néanmoins, voici le point de vue incontournable de Charles Gave dont j'ai fait la retranscription de sa présentation du 13 janvier 2009 : "Au coeur de la crise : la déréglementation financière". Cela à partir de la vidéo ci-après http://www.youtube.com/watch?v=VZySb9QLxq0&eurl;=http://blog.turgot.org/index.php?post/2009/01/25/Alain-Madelin%2C-13-Janvier-2009-%3A-%22La-crise%2C-une-cr%C3%A "(…) ce qui se passe, c'est que dans les 10 ou 15 dernières années, les libéraux ont gagné le combat intellectuel et qu'on a pensé qu'il était bon de déréglementer, que c'était une excellente chose de déréglementer. Et la thèse que je vais défendre est que autant la déréglementation du système de création de valeur est justifiée intellectuellement, autant il faut qu'il y ait un maximum de concurrence dans la production des voitures, des frigidaires ou je ne sais quoi, autant quand on s'adresse à la question de la monnaie, je suis en train de me demander si les libéraux n'ont pas fait une erreur conceptuelle et philosophique gigantesque en pensant qu'il s'agissait d'un bien comme un autre et qu'on pourrait si j'ose dire déréglementer le maitre étalon de sève, qu'on allait changer sa valeur en fonction de et je suis en train de me demander si le coeur de cette crise n'est pas une déréglementation financière que l'on a appliquée au système et (....). (....) et vous avez deux sortes de capital dans le système pour que le système économique fonctionne. Vous avez un capital de production qui sert à la production - c'est grosso modo, les machines-outils, les tours, les avions, tout ce que vous pouvez penser - et vous avez un capital qui est propre au capitalisme et qu'on appel dans notre jargon -c'est une notion qu'on a mis à jour il y a déjà quelques années dans notre petite société- qu'on appel le capital d'efficacité, c'est à dire c'est le capital qui est à l'intérieur des marchés financiers, du système financier, pour que ceux-ci fonctionnent de manière harmonieuse. Et si vous voulez, autrefois, ce capital était détenu par des gens comme les Rothschild. Il était monopolistique. Il était fermé. Il pouvait être mis en risque à tous moment. La totalité du capital pouvait disparaitre du jour au lendemain. Il était héréditaire. La seul façon d'y accéder quelque part, c'était soit d'épouser une fille qui en avait, soit de naitre dans une de ces familles. Ce capital avait une rentabilité très forte parce qu'il était monopolistique. Dans les trente dernières années, ce capital s'est ouvert graduellement. La première vague, cela a été l'arrivée d'un certain nombre de banques du style Goldman Sachs qui étaient beaucoup plus puissantes, mais c'était des partner-ship. Les partenaires prenaient le risque totale des positions qu'ils prenaient. Puis on a transformé cela en société par action, c'est à dire que d'un seul coup, les partenaires de Goldman Sachs ne prenaient plus le risque. On est passé insensiblement à un monde où si cela marchait c'était pour Goldman Sachs, si cela ne marchait pas, c'était pour les actionnaires. -quand je dis cela c'est à titre d'exemple, je n'ai rien contre Goldman Sachs, c'est pareil pour Bursner, c'est pareil pour tout le monde -. Et puis ensuite, vous avez les Hedge funds qui sont arrivés donc avec un capital encore plus important (2 mille milliards de dollars à la fin de l'année dernière), tout cela était très bien. Mais si vous faites, s'il y a une loi de l'économie qui ne connait pas d'exception, c'est que si vous avez une rentabilité très forte parce que vous avez une espèce de monopole, si vous avez beaucoup de capital qui rentre dans cette rentabilité très forte, la rentabilité baisse. C'est pas...(-note du scribouillard de service- sous entendu "...sorcier à comprendre"). Donc la rentabilité a baissé, baissé, baissé, baissé... Et pour masquer cette baisse de rentabilité, nos braves financiers ont acheté des saloperies de plus en plus grandes, et en mettant de plus en plus de leviers. Et quelque part au milieu de l'année 2007, ce qui s'est passé, c'est que la rentabilité du capital avec leviers, avec tous ces trucs là, est passée en dessous du cout du capital et le système de leviers a implosé. Et c'est çà la crise qu'on a, c'est qu'on a eu une hypertrophie de ce capital d'efficacité et ce qui m'a absolument sidéré (...) ce qui m'a absolument laissé pantois, c'est l'absence totale de compréhension du phénomène par les autorités de contrôle. Je vous donne un exemple qui est de nature publique, la Deutsche Bank (je n'ai rien contre ni pour la Deutsche Bank) a un rapport aujourd'hui entre ses fonds propres et la taille de son bilan qui est de 60 à 1. Il n'y a pas d'exemple historique, une banque qui passe au-dessus de 15 à 1 ne finisse pas par sauter. La taille du bilan de la Deutsche Bank aujourd'hui est supérieure au PNB allemand. La question est donc assez simple, c'est : Qui a autorisé la Deutsche Bank à passer de 12 fois son levier de ses fonds propres à 60 fois ? Où était le régulateur, où étaient les autorités de contrôles, où était les risques-contrôles à l'intérieur de la Deutsche Bank. Ils ont créé toute une série de produit financier plus() tous plus vérolés les uns que les autres et ils les mettaient en dehors de leur bilan. Donc ce qui s'est passé quelque part, c'est qu'on a déréglementé le coeur du système de la monnaie, on a laissé ces banquiers faire n'importe quoi alors que logiquement ils auraient dû être contrôlés et si Enron avait fait cela (car c'est exactement ce qu'avait fait Enron, mettre tous ces trucs en dehors de son bilan pour les cacher) tous les patrons -d'Enron- étaient en prison. Aujourd'hui, la quasi totalité des banquiers devraient être en prison parce qu'ils ont fait de la dissimulation comptable. Quand vous regardiez les bilans comptables des grandes banques en 2006, aucune de ces saloperies qu'ils appellent les SAV??XX ou les fonds, n'étaient visibles dans les bilans des banques. C'était des machins qui avaient été créés à l'extérieur, ils avaient donné des lignes de crédit et ils ne disaient pas qu'ils avaient donné des lignes de crédit. Donc je prétends que la crise actuelle est une crise absolument extraordinaire qui se passe à l'intérieur du système financier, à un certain coeur du système financier par un manque de () réglementation totale, qu'on a laissé ces gens là faire n'importe quoi parce que c'était ce qu'on appel le compromis de Washington et que c'était une bonne chose de déréglementer l'argent. Et je prétends qu'autant que de déréglementer -encore une fois la production de voiture, de frigidaire ou d'avion m'apparait une chose absolument remarquable- autant l'argent est peut-être -et c'est ce dont sur quoi je suis en train de réfléchir- un bien public, comme l'est (la santé, comme n'est pas la santé), comme la police, la justice, l'armée et la diplomatie (...). C'est laisser la monnaie dans les mains dans des gens qui étaient des criminels et que c'est cela que l'on paye aujourd'hui. Donc si vous voulez, je plaiderais assez facilement pour une re-réglementation de la structure financière accompagnée d'une concurrence gigantesque entre structures de concurrence. Je veux dire par là que par exemple quelque chose comme l'euro -qui risque de disparaitre d'ici quelques temps et qui est une saloperie incroyable parce que vous avez fait un énorme truc de contrôle à la place d'avoir quinze banques centrales qui toutes auraient leurs ...., vous pourriez faire de la concurrence entre les monnaies et entre les autorités de contrôle. Et donc cela l'empêche. Et donc il faut retourner à des monnaies nationales contrôlées par des monnaies nationales qui sont contrôlées par leur coeur politique." Charles Gave, 13 janvier 2009
Commentaire n° 1 posté par Josick d'esprit agricole le 27/01/2009 à 13h51
Correction de la chute de l'exposé de G. Gave : "Et donc il faut retourner à des monnaies nationales contrôlées par des autorités nationales qui sont contrôlées par leur coeur politique."
Commentaire n° 2 posté par Josick d'esprit agricole le 27/01/2009 à 14h54
Une fois de plus, j'aimerais avoir votre avis sur un article que je viens de lire, celui de M. Cohen sur le site telos, à propos des banques et de l'attitude de l'état vis à vis d'elles... Merci par avance pour votre réponse, M. Chevallier.
Commentaire n° 3 posté par dardevil99 le 27/01/2009 à 17h58
Excellent article une fois de plus, mais je ne suis pas d'accord avec vous sur les solutions. Il faut bien une ou plusieurs entités indépendantes et suffisamment "inquisitrices" pour challenger le bilan des banques. Ce n'est pas un problème de culture : c'est un problème de respect de règles uniformes et non ambigues
Commentaire n° 4 posté par zorro le 27/01/2009 à 20h20
Oui j'ai vu la meme video. Donc quand vous dites que le bilan des banques est suffisant, ca n'est pas vrai, elles le trafiquent. Les banques sont le siege de la creation monetaire, et peuvent dissimuler une partie de cette creation en trafiquant leur bilan. Donc une politique monetariste necessite d'avoir un bilan non trafique des banques. Il faut donc un controle a un certain moment....car ca n'est pas une activite comme une autre.
Commentaire n° 5 posté par gnarf le 27/01/2009 à 22h51
bonjour , merci , tres pertinent... la remise a jour et l'application de ces simples normes prudentielles suffisent en effet a permettre un fonctionnement harmonieux du systeme...aujourd'hui face a une crise de confiance le rétablissement de celle ci passe par un renforcement de ces normes comme a parfaitement raison de le souligner greenspan... je pense que c'est ce qui est a l'oeuvre aux US et la chose devrait s'étendre y compris au domaine de l'assurance... il y a une valeur que je suis et que j'aime bien c'est travelers, voyez ce que l'on peut lire sur un petit compte rendu des résultats du 4T ------------------ "Travelers : résiste au 4ème trimestre mar 27 jan, 12h14 Le fournisseur de services d'assurance de St. Paul, Minnesota, Travelers Co, a publié pour son 4ème trimestre 2008 clos fin décembre un bénéfice net de 801 M$ et 1,35$ de bpa dilué, contre un bénéfice de 1,06 Md$ et 1,64$ de bpa dilué sur le même trimestre, un an avant. Le bénéfice opérationnel trimestriel a été de 939 M$, sur un bpa de 1,58$, contre 1,06 Md$ et 1,63$ par titre l'année précédente, à la même époque. Sur l'ensemble de l'exercice 2008, malgré une activité des tempêtes importante et des marchés d'investissement difficiles, Travelers a réalisé un profit opérationnel totalisant 3,2 Mds$. Pour 2009, le Groupe se dit bien positionné dans un environnement économique incertain, soulignant la qualité de son bilan avec un ratio dette sur capital de 19,5% et un niveau de liquidité de 2,1 Mds$.... ------------ 19.5% de ratio dette sur capital voila qui est fort bien par les temps qui courent... enfin j'ajouterais 2 petites analyses qui viennent compléter votre développement interessant sur la balance necessaire et toujours a faire entre application de normes prudentielles et destruction/création schumpétarienne... ---------------------- Reprendre les actifs toxiques après la faillite Les Etats-Unis débattent vivement de l’idée d’une banque qui reprendrait les actifs toxiques. Ils l’appellent «bad bank» ou «aggregator bank». Depuis des mois, le problème se situe dans la fixation du prix de ces mauvais crédits. Trop cher et le contribuable est trompé. Trop bas et aucune banque n’est prête à les céder. Selon William Seidman, cité par le Barrons, la question du prix va «tuer la bad bank». Le gouvernement devrait laisser tomber les banques les plus faibles et ensuite reprendre leurs actifs sans devoir les payer. L’Etat les revendrait par la suite au plus offrant..... -------------------------------- Ne supprimons pas le «cerveau de l’économie» La sophistication financière va de pair avec la puissance économique et militaire, selon un professeur cité dans le dossier de The Economist sur l’avenir de la finance. C’était vrai de l’Italie du XIVe siècle, du Royaume-Uni au XIXe et des Etats-Unis au XXe. La finance, c’est le «cerveau de l’économie», pour reprendre Frederic Mishkin. Une création remarquable qu’il faut utiliser avec sagesse plutôt que la supprimer. Une étude indique d’ailleurs que la libéralisation financière augmente la croissance de 1% par personne et par an. Certes, il faut réglementer la finance, tout en se rappelant que ses manquements doivent beaucoup à la politique. Les propositions faites par Hank Paulson vont dans le bon sens. Les dix-huit prochains mois devraient permettre d’avancer sur cette voie. Mais attention de ne pas créer une réglementation et une autorité mondiale. La concurrence entre réglementations est une bonne chose selon l’hebdomadaire. Elle n’empêche pas les échanges et la création de standards internationaux. Ces derniers devront être compris comme guides. ---------------------------- portez vous bien....
Commentaire n° 6 posté par lupus le 28/01/2009 à 09h12
Lorsqu'on laisse libre, dans un premier temps, on ne peut que constater des excès. Est-il aussi insensé que cela de penser qu'au final une auto-régulation puisse se faire ? Pas une activité comme les autres ? Ainsi la sacro-sainte prairie pastorale nourricière ! Foin des protections, un tout premier laboureur l'a retournée et a permis l'inédit champ de blé, inédite concentration énergétique stockable fondement d'un complet renouvellement d'une société pastorale se sédentarisant et augmentant du même coup son niveau de vie.
Commentaire n° 7 posté par Josick d'esprit agricole le 28/01/2009 à 10h25
Ce que je veux dire c'est que si l'on permet aux banques de ne pas respecter ce ratio, elles creent de la monnaie a leur convenance. Elles en creent meme plus que ne pourrait faire l'Etat. Elles rendent donc une politique monetariste impossible. Rien a voir avec les champs. Je suis donc d'accord avec Gave qui dit que la garantie de creation monetaire saine est un des quelques services public minimaux qui doivent etre assures par un Etat liberal. On a le droit au respect de la propriete, a la justice...et a une monnaie qui reste saine. Les banques doivent imperativement avoir une certaine quantite de fonds propres avant de creer de nouvelles lignes de credit.
Commentaire n° 8 posté par gnarf le 28/01/2009 à 14h56
Attention ! Les banques ne créent pas d'argent en accordant des prêts au delà des limites !
Elle ont prêté de l'argent qu'elles ont emprunté,
il n'y a pas de création monétaire dans ce cas

Il ne sert à rien de vouloir rajouter des réglementations car celles qui existent ne sont pas respectées, et c'est l'Etat qui les viole le 1° alors qu'il est chargé de les faire respecter !!!
Réponse de CHEVALLIER le 28/01/2009 à 16h38
Pourquoi n'avoir pas prévenu quand il était temps, au lieu de le faire 2 ans après que le mal est fait? Meme les agences de notation sur les CDS n'ont rien vu. Et Greenspan qui était alerté n'a pas agi. Alors, il faut une autorité assez forte pour sévir
Commentaire n° 9 posté par francg le 08/02/2009 à 17h16
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