Jeudi 4 juin 2009

Travailler moins, gagner plus !


Les Américains ont trouvé le moyen de sortir de la crise : travailler moins et gagner plus !

Graphique :

 

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Les points rouges correspondent aux chiffres révisés des deux derniers trimestres.


C’est enfin une victoire éclatante du génie français et de la Dame des 35 heures.


Je suis quand même surpris d’être le premier à en faire part.

***


(dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que l’inflation reprenne !)

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Par CHEVALLIER
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Jeudi 4 juin 2009

Les marchés des bons des Trésors


Je reviens une fois de plus sur les problèmes des marchés des bons des Trésors…


Ces marchés sont directeurs, c’est à dire que tous les autres marchés s’établissent dans une structuration logique sur cette base.


Deux intervenants majeurs : les gens de la Fed qui régulent la croissance en œuvrant sur les taux courts et les marchés pour les taux longs (les Notes à 10 ans en sont la référence).


Au tout début des années 60, le rendement des Notes à 10 ans est reparti sur des bases normales après la période atypique de l’après guerre en fluctuant autour de sa valeur normale de 4,0 % qui correspond à une rentabilité réelle de 2,5 % normale pour un placement de père de famille et à une inflation au taux idéal de 1,5 % au dessus du risque de déflation sans risque d’inflation majeure,

Graphique 1 :

 

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Malheureusement, la Fed (alors présidée par Wm. McC. Martin, Jr.) commit une erreur majeure en laissant ses taux à un niveau beaucoup trop bas (en dessous de 3 %) en 1961-62 et encore trop bas par la suite, ce qui a créé les bases d’une inflation qui a éclaté en 1966 et qui a été mal contrôlée par la suite car la Fed a toujours maintenu des taux trop bas et réagi trop tard et trop timidement à la fin des années 60 et dans les années 70,

Graphique 2 :

 

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Paul Volcker, nommé à la tête de la Fed en 1979 a réussi à faire tomber l’inflation en montant les taux de la Fed jusqu’à 19 % mais la situation idéale n’a jamais pu être rétablie, c’est à dire avec une inflation de l’ordre de 1,5 % et un rendement des Notes à 10 ans à 4,0 % comme au tout début des années 60,

Graphique 3 :

 

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Les rendements des Notes à 10 ans ont plongé anormalement en novembre et décembre 2008 jusqu’à 2,08 % car les investisseurs ont cherché à placer en masse leurs capitaux sur le marché des Treasuries (qui est la principale valeur refuge en pareilles circonstances) à la suite de l’effondrement financier provoqué par les autorités (la Fed et le gouvernement) pour mettre fin aux dysfonctionnements créés par les produits dérivés mal utilisés,

Graphique 4 :

 

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Les gens de la Fed ont surpris tout le monde en baissant leur taux de base à zéro le mardi 16 décembre 2008, ce qui signifiait que, d’après les informations qu’ils avaient sur le système bancaire, la situation redevenait normale.


Les marchés n’en ont compris la signification que le vendredi 19 décembre : les rendements des Notes à 10 ans se sont alors retournés pour entamer une tendance haussière longue comme je l’ai écrit dès le 23 décembre, cliquer ici pour lire ce billet, correspondant au retour d’une situation économique assainie et normale après la gigantesque destruction créatrice dans le secteur financier,

Graphique 5 :

 

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La politique monétaire de la Fed détermine (grâce à la mondialisation des marché) la variation des taux des bons des Trésors européens,

Graphique 6 :

 

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Les rendements des Notes à 10 ans tendent donc vers 4 % depuis le 19 décembre 2008.

Avec la résurgence de l’inflation, ils remonteront encore dans l’avenir proche.


***


Le Trésor des Etats-Unis a émis une quantité gigantesque de bons depuis ces derniers mois, ce qui permet de répondre à la demande considérable de placement de capitaux (qui ont été rapatriés aux Etats-Unis et d’autres qui proviennent de la vente d’actions dont les cours ont plongé) et de financer des aides temporaires au système financier.


Ces opérations sont comptabilisées dans les dettes de l’Etat, mais les aides seront remboursées par les banques et les garanties offertes ne seront pas mises en œuvre.

Elles ne correspondent donc pas à des dépenses effectives de l’Etat.


Les déficits publics qui apparaissent actuellement et qui sont projetés sont purement comptables et temporaires.


Du fait de l’ambiance de crise entretenue par les médias, les dépenses publiques effectives sont limitées au minimum (compte tenu des mœurs des hommes politiques).


Le surendettement public actuel apparent permet d’effrayer les idiots qui sont persuadés qu’il est abyssal et qui sont très utiles car ils continuent à rester sur leur refuge des Treasuries dont les rendements augmentent lentement, ce qui permet de faire repartir l’activité économique grâce à des taux très bas.


Les autorités (les gens de la Fed et du gouvernement) ont fait circuler des masses considérables de capitaux pour faire repartir les marchés financiers sur des bases saines, sans création monétaire.


Depuis le début, 2009 est l’année de la création d’un nouveau paradigme après la destruction historique des dysfonctionnements financiers de 2008.


L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics et les gens de la Fed et du gouvernement partagent tous ce principe fondamental.

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Par CHEVALLIER
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