Dimanche 14 juin 2009

Piégés


La dette souveraine des Etats-Unis va perdre sa notation AAA à cause de l’émission colossale de bons que le Trésor devra lancer en 2009 ($2 000 milliards) pour faire face aux plans de sauvetage, tel était depuis quelques semaines le grand thème favori des journaleux et des bonimenteurs.


Plus personne ne veut plus souscrire de Treasuries sur le point de devenir des junk bonds, les éternels communistes russes ont déjà annoncé qu’ils allaient les abandonner (au profit de bons du FMI !), les Arabes, les Chinois s’apprêtant à faire de même.


Le Trésor américain est donc obligé d’accepter des rendements très élevés pour attirer les rares investisseurs, etc. etc.


L’Amérique est au bord du gouffre, une fois de plus, disaient-ils.


Manque de chance pour la propagande de la pensée unique, la demande sur les Treasuries a été forte, même avec des adjudications portant cette semaine sur $65 milliards si bien que les prix des contrats ont augmenté et les rendements ont donc baissé,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Reuters a même annoncé que les rendements des notes à 10 ans avait dépassé la barre symbolique des 4 % mercredi 10 alors qu’elle n’a pas été franchie d’après les données de… Reuters !


Les rendements des Notes à 10 ans n’augmentent pas dans la crainte d’un nouvel effondrement des Etats-Unis mais dans l’anticipation d’une croissance du PIB inflationniste, en tendance longue avec des fluctuations, ce qui est normal, car la reprise se fait à son rythme, sans emballement,

Graphique 2 :

 

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Les rendements des Notes à 10 ans vont atteindre de nouveau la zone des 4 % qui est normale.


L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans baisse lui aussi normalement sans précipitation et en fluctuant comme cela s’est produit de 2003 à 2006,

Graphique 3 :

 

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L’augmentation de M2-M1 est un peu plus élevée qu’au début de ce trimestre, ce qui signifie que la reprise est un peu plus faible que ce que j’anticipais alors,

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Le comportement des Américains au cours de ce mois de juin déterminera plus précisément le rythme de croissance du PIB (des écarts importants peuvent se produire rapidement dans un sens ou dans l’autre).


La hausse des rendements américains pousse les rendements européens vers le haut,

Graphique 5 :

 

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La communauté financière française réussit tant bien que mal à faire baisser l’écart des rendements des bons à 10 ans par rapport à ceux du Bund (en achetant des bons français),

Graphique 6 :

 

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Il en est de même en Italie mais l’écart fluctue de 25 à 30 % par rapport au Bund,

Graphique 7 :

 

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La croissance repart à un rythme normal aux Etats-Unis sur de bons fondamentaux après la résolution des problèmes posés par des produits dérivés, et donc partout ailleurs dans le monde, mais elle sera faible en France.

***

Par CHEVALLIER
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Dimanche 14 juin 2009

L’anticapitalisme des Français


Des investisseurs étrangers achètent de plus en plus d’actions d’entreprises françaises et ils en empochent donc les bénéfices : 12 milliards d’euros par an sortent de France pour la plus grande satisfaction de ces investisseurs étrangers qui profitent ainsi du travail des Français,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Des Français investissent quand même dans des entreprises étrangères, mais de moins en moins et ils empochent de moins en moins de dividendes : 7 milliards d’euros par an.


Résultat : la différence entre les dividendes reçus et (moins) versés, se creuse de plus en plus, ce qui accentue le déficit des transactions courantes,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les Français sont viscéralement anticapitalistes. Difficile de faire pire dans l’obscurantisme.


Les marchés se sont considérablement mondialisés depuis 2000 et les Américains en profitent largement, surtout par l’intermédiaire de leurs fonds de pension.


Les chiffres sont ceux de la Banque de France (Compte des transactions courantes, Revenus, Revenus des investissements de portefeuille, revenus des actions), cliquer ici pour accéder à la page.


Merci aux honorables lecteurs de mon blog qui interviennent positivement, ce qui est intéressant…

***

Par CHEVALLIER
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Vendredi 12 juin 2009

On coule discrètement et en douceur


On coule discrètement et en douceur grâce à la Banque de France…


En période de récession (ou de crise, la plus grande crise depuis…), le pire est de protéger la production nationale : les importations de biens plongent mais les exportations aussi, ce qui accentue la baisse du PIB,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Conséquence : le solde du commerce extérieur continue à plonger (le solde des transactions courantes sur les biens seuls) depuis l’adoption de l’euro,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Sur 12 mois, le déficit cumulé augmente : il atteignait 61,7 milliards d’euros fin avril, derniers chiffres publiés par la Banque de France aujourd’hui 12 juin,

Graphique 3 :

 

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Pire : les investissements français à l’étranger sont toujours supérieures aux investissements étrangers en France qui n’est plus attractive à cause de dysfonctionnements majeurs,

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Sur les 12 derniers mois, les investissements français à l’étranger totalisaient 129,2 milliards d’euros contre 57,9 milliards d’investissements étrangers en France,

Graphique 5 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


La différence fluctue de 70 à 80 milliards selon les mois,

Graphique 6 :

 

pour agrandir le graphique.Cliquer ici


Les entreprises françaises et étrangères ont de l’argent, elles investissent, mais pas en France car les investissements en France ne sont pas rentables par rapport à ceux qui sont réalisés ailleurs.


On va droit dans le mur, ai-je écrit maintes fois, mais le crash ne s’est jamais produit.


J’ai donné des explications logiques à ce mystère : le flux des capitaux étrangers investis en France permet d’équilibrer en partie la balance des paiements.


En effet, c’est paradoxalement la dette publique française qui nous sauve (en apparence, pour l’instant) car elle attire les capitaux du fait de l’euro fort et des taux d’intérêt élevés, mais ces apports ne sont pas suffisants.


Les réserves en devises de la France sont au plus bas depuis des années : elles ne représentent que 15 jours d’exportations alors qu’elles devraient être de 3 mois.


J’en ai tiré la conclusion suivante : la banque de France doit emprunter plus ou moins discrètement pour jongler au plus juste de façon à éviter la cessation de paiement.


Effectivement, le dernier communiqué publié par la BdF explique d’une façon alambiquée qu’elle a dû emprunter 141 milliards d’euros supplémentaires en 2008 pour assurer l’équilibre de la balance des paiements.


On coule donc, mais discrètement et en douceur grâce à la Banque de France…


Heureusement, je suis, à ma connaissance, le seul à avoir déniché le truc.


Comme les Français ne comprennent rien aux problèmes économiques, financiers et monétaires, ça marche d’autant plus que la température de l’eau a beaucoup augmenté, ce qui est très agréable finalement quand on plonge.

***


Pour lire le Rapport annuel 2008 : "La Balance des paiements et la position extérieure de la France", cliquer ici.


Pour accéder aux derniers chiffres de la BdF, cliquer ici.

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Par CHEVALLIER
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Jeudi 11 juin 2009

Banque Pouyanne 2008


La banque Pouyanne a publié son rapport annuel (cliquer ici pour le lire) sur son site, cliquer ici pour y accéder.


Comme les années précédentes, ses ratios d’endettement sont bons : le µ (le rapport du total des dettes sur les capitaux propres, l’inverse du ratio Tier tel qu’il a été conçu à l’origine) est de 10, ce qui répond aux dernières exigences de ce bon vieux Alan Greenspan qui sont plus sévères que les 12,5 exigés par la Fed (qui correspondent à un ratio Tier non trafiqué de 8 %),


Banque Pouyanne

 

 

2006

 

 

2007

 

 

2008

 

 

Total des dettes

 

 

175,766

 

 

187,176

 

 

199,976

 

 

Capitaux propres

 

 

15,953

 

 

17,656

 

 

19,772

 

 

µ

 

 

11,0

 

 

10,6

 

 

10,1

 

 

Tier (véritable, d’origine)

 

 

9,1

 

 

9,4

 

 

9,9

 

 

Résultat net

 

 

1,652

 

 

2,067

 

 

2,566

 

 

ROE

 

 

10,4

 

 

11,7

 

 

13,0

 

 


Le µ baisse un peu, mais ce n’est pas inquiétant car il est dans les normes à 10, surtout par rapport aux chiffres abominables des grandes banques françaises, cf. mon billet précédent.


Les bénéfices ont augmenté de 24 % en 2008 par rapport à l’année précédente ! ce qui conduit à une excellente rentabilité des capitaux investis avec un ROE (rapport du résultat net sur les capitaux propres) de 13 % !


Les dernières petites banques françaises indépendantes gérées par la famille fondatrice comme la banque Pouyanne et la Banque Michel Inchauspé (Bami) sont les seules banques fiables, sûres et rentables, ce qui est très important en ces temps de turbulences.


Il n’est pas nécessaire d’augmenter les réglementations ni les organismes de régulation pour renforcer le système bancaire en France et en Europe : il suffit de laisser faire ces petites banques indépendantes gérées par les familles fondatrices comme cela a été le cas au XIX° et au début du XX° siècle et comme c’est encore le cas en Helvétie.


Le seul problème est encore et toujours le manque de culture économique et financière des Français qui ne sont pas capables de comprendre ces problèmes bancaires élémentaires.

***

Par CHEVALLIER
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Mercredi 10 juin 2009

Banque Michel Inchauspé (Bami) 2008


2008, c’est l’année de la grande crise, bancaire, pire que celle de 1929, partout dans le monde sauf en Navarre où la Banque Michel Inchauspé (Bami) a passé avec succès les tests du stress de 2008 : les bénéfices de 5,5 millions d’euros augmentent (de 7,4 %) comme les années précédentes ainsi que les capitaux propres (45,4 millions d’euros) mais le total des dettes (344,6 millions d’euros)… diminue !


Le ratio µ d’endettement cher aux gens de la Fed (le total des dettes sur les capitaux propres, l’inverse du ratio Tier d’origine sans qu’il ne soit trafiqué par les banquiers) est à un chiffre (strictement inférieur à 10 selon les dernières préconisations de ce bon vieux Alan Greenspan) et il a diminué en 2008 :


Tableau 1 :

Banque Michel Inchauspé Bami

 

 

2006

 

 

2007

 

 

2008

 

 

Total des dettes

 

 

333,9

 

 

357,888

 

 

344,602

 

 

Capitaux propres

 

 

40,8

 

 

43,777

 

 

45,369

 

 

µ

 

 

8,2

 

 

8,2

 

 

7,6

 

 

Tier (véritable, d’origine)

 

 

12,2

 

 

12,2

 

 

13,2

 

 

Résultat net

 

 

4,835

 

 

5,174

 

 

5,555

 

 

ROE

 

 

11,9

 

 

11,8

 

 

12,2

 

 


Tout est parfait.
La Banque Michel Inchauspé (Bami) est à ma connaissance la banque la plus fiable de France et de Navarre car c’est la seule qui a un µ à un chiffre, surtout en 2008.


Ce ratio µ est le juge de paix des banques car il concentre en un seul chiffre tout ce qui fait la réussite ou l’échec d’une banque.


Avec un µ à un chiffre, tout va bien, en dessous de 12,5 c’est encore acceptable, et au-delà, c’est en dehors des normes, c’est à dire que quelque chose ne va pas quelque part, et c’est grave, très grave à partir de 20 car une banque peut mettre en péril un pays entier (c’est le risque dit systémique, surtout quand le total des dettes dépasse 10 % du PIB).


Tableau 2 :

2008

 

 

BNP-P

 

 

Crédit Agricole

 

 

CdE-BP-Natixis

 

 

Soc Générale

 

 

Total dettes

 

 

2 017

 

 

1 606

 

 

1 383,8

 

 

1 089

 

 

Capitaux propres

 

 

59,0

 

 

47,3

 

 

35,2

 

 

40,9

 

 

µ

 

 

34,2

 

 

34,0

 

 

39,3

 

 

26,6

 

 


Les données des tableaux 2 et 3 sont en milliards d’euros.


Tableau 3 :

2008

 

 

Crédit Mutuel

 

 

Banque Postale

 

 

Crédit du Nord

 

 

Total dettes

 

 

557

 

 

108,3

 

 

38,8

 

 

Capitaux propres

 

 

25

 

 

3,5

 

 

1,9

 

 

µ

 

 

22,2

 

 

30,3

 

 

20,3

 

 


Comme tout va bien dans la Banque Michel Inchauspé (Bami), la rentabilité des capitaux investis (le ROE, Return On Equity, le ratio du résultat net sur les capitaux propres) est non seulement dans les normes à 12,2 % même avec une capitalisation confortable, mais il a augmenté !


C’est donc une banque rentable, fiable, sûre, une bonne affaire pour tout le monde : ses actionnaires, ses clients, ses collaborateurs et… la Navarre.


La Banque Michel Inchauspé (Bami) est comme d’autres rares banques françaises encore indépendantes (et comme les banques privées helvètes Julius Baer et la Banque Sarasin par exemple) un excellent exemple de la réussite du capitalisme libéral bien ordonné par rapport aux déviations condamnables du laissez faire absolu prôné par les libertariens (les ultra-libéraux, le libéralisme sauvage…).


Au départ, un commerçant a fait fortune en prêtant sous conditions à certains de ses clients.

Cette activité bancaire est devenue principale puis unique et elle est poursuivie par la famille du fondateur dans la même logique prudentielle et bénéficiaire, en toute indépendance.


A la Banque Michel Inchauspé (Bami), il n’y a pas d’incompétents dangereux investissant à tort et à travers dans des produits financiers sophistiqués (c’est à dire pas d’Enarques ni d’X) comme dans les GosBanks françaises devenues des Bad Banks où il n’y a plus de véritables actionnaires défendant leur capital investi.


A ma connaissance, je suis toujours le seul en France (en dehors de la Navarre) à faire l’éloge de cette banque Michel Inchauspé (Bami) car elle ne doit pas avoir de budget de corruption (dit de communication) pour verser des bakchichs à des journaleux et bonimenteurs de la finance.


Tous les professionnels français de la finance rejettent bien entendu cet instrument d’analyse essentiel de la Fed qu’est ce ratio d’endettement bancaire (le µ) car toutes les grandes banques françaises sont dangereusement hors normes.


Cliquer ici pour accéder au site de la Banque Michel Inchauspé (Bami).

***



Monsieur Jean-Paul Inchauspé m’a fait parvenir récemment un commentaire sur mon blog (à la suite de mon premier billet : Banques : Inchauspé, Pouyanne, Martin-Maurel, cliquer ici pour le lire) que je reproduits ici :


Bonjour,
Je viens de découvrir votre article et vous remercie pour votre analyse pertinente.
Je vous informe que le résultat net de notre Maison pour l'exercice 2008 s'élève à 5.555 millions d'euros en progression de 7.4% par rapport à 2007.
Nous avons été très peu impactés par la crise bancaire et financière de 2008, ayant toujours appliqué les principes de prudence et de bon sens dans notre gestion quotidienne.
Nos ratios s’en trouvent confortés et nous poursuivons sereinement notre activité auprès de notre clientèle d'entreprises et de clients patrimoniaux.
Meilleures salutations,
Jean-Paul INCHAUSPE
Président du Directoire de la Banque Michel INCHAUSPE - BAMI
(Siège social : St Jean Pied de Port)


Il m’a fait parvenir les chiffres du dernier bilan 2008 que j’utilise dans ce billet.

*

Complément : attention ! Il ne faut pas confondre la banque "Inchauspé" (tout court) avec la "Banque Michel Inchauspé" (Bami) qui est un établissement différent .
Je n'ai aucune donnée sur cette banque "Inchauspé" (tout court). 

***

Par CHEVALLIER
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Mardi 9 juin 2009

Rattrapage


Le gros du troupeau des éléphants (les bons spéculateurs) presse le pas pour rejoindre les plus clairvoyants (les meilleurs spéculateurs qui avaient commencé à quitter les Notes à 10 ans dans les jours qui ont suivi la réunion du FOMC du 16 décembre 2008) : les rendements des Notes à 2 ans qui étaient à 0,95 % jeudi 4 juin sont montés à 1,42 % hier lundi 8,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les rendements des Notes remontent dans la bande des 4 % comme je l’ai écrit depuis le 23 décembre,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


La Fed a réussi à contenir l’augmentation des rendements pendant un certain temps, mais elle ne peut plus rien faire contre les marchés (les éléphants).


L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans a commencé à tomber (sous 250 points de base) et il tendra vers zéro au cours des prochains mois comme au cours du cycle précédent (2004-2006),

Graphique 3 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les rendements des bons des Trésors à 10 ans américains sont maintenant supérieurs à ceux de l’Allemagne,

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


En effet, la communauté financière et politique euro-zonarde fait pression pour que les rendements des bons de leurs chers Trésors n’augmentent pas trop, avec l’aide des banques, des compagnies d’assurance, des intermédiaires financiers, des journaleux et bonimenteurs qui conseillent de tels placements.


Les moutons, c’est à dire les investisseurs grégaires qui ne voient pas plus loin que le bout de leur museau et qui sont sous l’influence de certaines informations (de la désinformation) se précipiteront sur les marchés d’action quand les éléphants y seront déjà installés depuis un certain temps.


La Fed sera amenée à relever ses taux de base rapidement (dès que la reprise sera bien ancrée, ce qui fera baisser l’euro) pour contrer l’inflation qui est déjà top élevée.


La spéculation gagnante intègre le comportement des différents groupes d’investisseurs qui adoptent un même système de pensée.


Toutes mes analyses antérieures se confirment…

***

Par CHEVALLIER
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Lundi 8 juin 2009

Gains de productivité horaire en France


Je viens de découvrir un peu par hasard sur le site de l’Insee une série téléchargeable de données sur les gains de productivité horaire en France depuis 1950 mais il s’agit des chiffres annuels.


Les gains de productivité horaire varient beaucoup d’un trimestre à un autre (d’une année sur l’autre) et les données au seul niveau annuel écrasent les variations trimestrielles ce qui empêche de mettre en évidence certaines variations, en particulier les plus récentes.


C’est d’autant plus ennuyeux que les derniers chiffres publiés (au 15 mai) sont ceux de… 2007 !


Je critique notre ami Fred de Saint Louis qui ne met pas à jour toutes ses données dans la journée, mais les experts de l’Insee sont dans un autre monde, le leur, celui de la comptabilité nationale des soviets…


Le plus inquiétant est le dernier chiffre, celui de 2007 : les gains de productivité (par rapport à 2006) sont de… 0 % !

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les gains de productivité horaire ont été exceptionnellement élevés de 1950 à 1974 : de 5 à 6 %,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Cette situation était normale car les entreprises ont beaucoup augmenté leur productivité après les destructions de la guerre. L’effet de rattrapage a été très fort.


De 1975 à 1985, les gains de productivité horaire sont revenus dans les normes pour fluctuer à partir de 1986 autour de 2 % comme aux Etats-Unis,

Graphique 3 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


L’absence de données trimestrielles, surtout depuis 2007 ne permet pas d’analyser ce qui se passe en France.

La seule solution est de se raccrocher à notre ami Fred de Saint Louis car les marchés étant mondialisés, ce qui se passe aux Etats-Unis se transmet en France.


Effectivement, les gains de productivité horaire ont été très faibles, quasiment à zéro aux Etats-Unis au second semestre 2006 et au premier semestre 2007, mais ils ont remonté par la suite,

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Pour rappel, les gains de productivité horaire aux Etats-Unis font apparaître là aussi un effet de rattrapage après la guerre,

Graphique 5 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


En effet, d’après les gens de la Fed qui suivent de très près ces statistiques, dixit ce bon vieux Greenspan, les gains de productivité horaire sont remarquablement stables sur la très longue période, depuis 1870 : dans les 2 %.


Comme l’avenir est a priori la transposition du passé, il devrait en être de même pour les décennies à venir.


Enfin, un petit rappel : comme les gains de productivité horaire sont identiques des deux côtés de l’Atlantique, la croissance du PIB en France inférieure à celle des Etats-Unis vient des multiples dysfonctionnements socialistes comme les 35 heures et les services dits publics,

Graphique 6 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Ces graphiques montrent clairement que le modèle français est donc un échec par rapport au capitalisme libéral tel qu’il est appliqué aux Etats-Unis.

***


Pour dénicher les données de l’Insee, dans la rubrique Comptes nationaux, cliquer sur Biens et services puis sur Valeur ajoutée et productivité :

http://www.insee.fr/fr/indicateurs/cnat_trim/series/t_900.xls


Productivité horaire par banche (2,211) :

http://www.insee.fr/fr/themes/comptes-nationaux/souschapitre.asp?id=22

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Par CHEVALLIER
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Dimanche 7 juin 2009

Productivité (encore)


D’habitude, notre ami Fred de Saint Louis met à jour en fin de journée les derniers chiffres des statistiques publiées mais il ne l’a pas fait pour les gains de productivité révisés publiés le vendredi 5 juin. Il a peut-être été séduit par la Dame des 35 heures


Par contre, l’auteur du blog signé Lupus réagit sans délai : il a même publié dès le vendredi après midi un billet sur ces gains de productivité intégrant ce que je n’ai même pas eu le temps de faire, cliquer ici pour lire son billet sur son blog !


La croissance du PIB dépend de l’augmentation de la population et des gains de productivité qui sont de l’ordre de 2,5 % sur la longue période, mais en diminution,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


En fait, les gains de productivité qui étaient de l’ordre de 3 % (d’une année sur l’autre) après guerre sont tombés à 1 % en 1994,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les gains de productivité ont augmenté à partir de 1995 pour atteindre 4 à 5 % (d’une année sur l’autre) en 2002-2003 mais cette bonne tendance s’est retournée brusquement depuis 2004 (point noir) à l’exception d’un sursaut au 1° semestre 2008,

Graphique 3 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Autre interprétation possible: la baisse des gains de productivité en 2006 (2° semestre) et en 2007 (1° semestre) pourrait être exceptionnelle et liée au développement des dysfonctionnements sur les marchés dérivés.


En effet, en dehors de ces 12 mois en 2006-2007, les gains de productivité fluctuent autour de 3 % par an depuis 1996, ce qui est au dessus des normes.


Les gains de productivité ont été acceptables au 1° trimestre 2009 (1,95 % d’une année sur l’autre) mais les dirigeants des entreprises n’ont pas supprimé suffisamment d’emplois (non payés à l’heure) en considération de la baisse de leur activité.


Conséquence : la durée du travail a baissé mais les salaires (au forfait) n’ont pas baissé.

Comme les prix de l’énergie ont baissé, les salaires réels ont augmenté.


Les Américains n’ont évidemment pas succombé aux charmes de la Dame des 35 heures !


Les patrons ont été trop gentils, ce qui n’est pas positif car les gains de productivité été faibles et le PIB en a d’autant plus plongé.


Les statistiques de l’emploi ont été révisées et elles font apparaître clairement une amélioration (barres vertes) depuis le mois de février après le point bas atteint en janvier (barre noire, dernier mois de la présidence de W.),

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Même les éléphants les plus poussifs ont compris que tout allait mieux depuis ces derniers mois, ce qui a fait remonter les rendements des Notes mais les journaleux et les bonimenteurs n’ont bien entendu rien compris, comme d’habitude.


Obama qui n’y est pour rien dans ce retournement de tendance va certainement s’en prévaloir !


5,3 millions d’emplois ont été détruits sur les 12 derniers mois ce qui ne s’était jamais produit depuis la guerre,

Graphique 5 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Comme la croissance du PIB repart sur des bases presque normales et que les entreprises continuent à supprimer des emplois, les gains de productivité sont certainement élevés en ce 2° trimestre.

***

 


Par CHEVALLIER
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Samedi 6 juin 2009

Mise à feu du 3° étage


Les gens de la Fed ont fait décoller la fusée américaine le 18 décembre en faisant tomber leur taux de base à zéro.


Les plus vieux briscards des éléphants (les meilleurs spéculateurs) ont commencé à quitter tranquillement leur refuge des Treasuries, ce qui a fait baisser le prix des contrats et remonter les rendements des Notes à 10 ans (points verts) comme je l’ai écrit dès le 23 décembre, cliquer ici pour lire le billet, mais les gens de la Fed sont intervenus pour qu’ils ne franchissent pas la barre des 3 %.


Ensuite, ils ont lancé le deuxième étage de la fusée le 28 avril en déclarant qu’il n’y avait plus de craintes à avoir quant à la bonne santé du système bancaire américain, ce qui a convaincu le gros du troupeau d’éléphants de quitter leur refuge des Treasuries et fait remonter les rendements des Notes à 10 ans au dessus de la barre symbolique des 3 % (triangle jaune) comme je l’ai écrit le 4 mai, cliquer ici pour lire le billet.


La publication (vendredi 5 juin) des statistiques sur l’emploi révélant que la croissance était bien repartie a convaincu les derniers éléphants les plus poussifs à quitter leur refuge des Treasuries et fait remonter brusquement les rendements des Notes à 2 ans à 1,29 % au dessus de la barre symbolique des 1 % le vendredi 5 juin (triangle jaune),

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans qui avait atteint un sommet historique la veille à 2,75 % a chuté,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Au cours des mois à venir, cet écart va tendre vers zéro, ce qui signifie que la croissance va être forte (et inflationniste) dans un premier temps, puis qu’elle faiblira car la Fed sera obligée de relever son taux de base pour lutter contre l’inflation, comme de 2003 à 2006,

Graphique 3 :

Cliquer ici pour agrandir le graphique

Les Notes vont donc remonter dans la bande des 4 % au cours des mois à venir,

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les moutons qui ne voient pas plus loin que le bout de leur museau sont toujours sur le plancher des vaches comme le montrent les rendements des Bills qui sont toujours au minimum.


Ces idiots sont effrayés par le taux de chômage élevé mais ils sont finalement utiles car leurs erreurs alimentent la spéculation gagnante.



Les lecteurs de mon blog ont pu suivre le cheminent de la reprise parfaitement bien ordonnée par les autorités américaines.


L’analyse de l’évolution des agrégats monétaires et de la structure des rendements des Treasuries permet de dégager les grandes tendances des marchés et leurs retournements.


Ces perspectives peuvent être remises en cause par des interventions suicidaires de Musulmans et (ou) de communistes Nord-coréens ou autres.

Un autre plongeon inattendu provoqué par les autorités américaines comme ce fut le cas au printemps 2008 est peu probable.

***

Par CHEVALLIER
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Vendredi 5 juin 2009

Grand calme, fébrilité et décollage


Les Américains travaillent, gagnent de l’argent, le dépensent et épargnent normalement : les variations de M2-M1 d’une semaine à l’autre sont faibles, c’est à dire inférieures à $20 milliards,

Graphique 1 :

 

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Le plus grand calme règne donc après les fortes turbulences de ces derniers mois.


D’une année sur l’autre, l’augmentation de M2-M1 est extraordinairement stable à 7,5 % depuis les 5 dernières semaines (données au 25 mai),

Graphique 2 :

 

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En conséquence, et après la révision des chiffres du PIB, sa croissance devrait être de 5,8 % en ce 2° trimestre par rapport au précédent et de –1,8 % d’une année sur l’autre,

Graphique 3 :

 

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Mes prédictions sont basées sur le comportement des Américains, mais elles ne tiennent pas compte des variations des stocks ni du commerce extérieur, ce qui explique les écarts constatés précédemment.


Les marchés sont fébriles. Les variations d’un jour à l’autre et en séance sont de nouveau importantes sur les Treasuries car les moutons hésitent entre la reprise et la rechute : l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans (3,70 %) et à 2 ans (0,95 %) a égalé hier jeudi 4 juin son précédent record à 275 points de base atteint le 27 mai dernier,

Graphique 4 :

 

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Cette situation ne devrait plus durer longtemps car les rendements devraient décoller, surtout sur les échéances courtes,

Graphique 5 :

 

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Les marchés devraient anticiper la reprise, les capitaux quittant leur refuge des Treasuries pour se porter sur les marchés d’actions, ce que redoutent les gens de la Fed car dans ce cas, le coût du crédit augmenterait, ce qui risquerait de casser la reprise.

***

Par CHEVALLIER
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