Mardi 5 février 2008

SocGen et Bâle II


Depuis le 1° janvier 2008, d’après les accords dits de Bâle II, les fonds propres des banques doivent représenter à tout moment plus de 8 % de tous les risques qu’elles prennent.


Les dirigeants de la SocGen savaient qu’en cas de chute des marchés ces ratios prudentiels ne seraient pas respectés, ce qui s’est produit à la fin de la 2°semaine de janvier.


Ils ont déclaré dans un premier temps être victimes d’un fraudeur génial, hors du commun, qui avait réussi à déjouer toutes les contrôles.


Cette première version validée par la Banque de France et par l’AMF ne correspond manifestement pas à la réalité.

Christian Noyer, dont la position devient intenable, commence à bafouiller qu’il ne comprend plus rien.


Une telle aventure serait inconcevable aux Etats-Unis : la Fed aurait retiré sa licence à une telle banque, son patron et ses collaborateurs auraient été condamnés à 30 ans de prison au minimum.


Les banques dites commerciales doivent impérativement respecter des règles rigoureuses car il est maintenant inadmissible qu’une grande banque puisse prendre des positions risquant de la mettre en faillite.


Le capitalisme repose sur la liberté et le respect de règles draconiennes. Ce n’est pas la loi de la jungle comme voudraient le faire croire certains…

***

par CHEVALLIER
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Mardi 5 février 2008

Questions / réponses 24

Merci aux honorables lectrices et lecteurs de ce blog pour leurs commentaires et leurs questions, voici mes réponses…


La formule du blog est vraiment très intéressante, car certains commentaires permettent de trouver des idées nouvelles comme par exemple sur le franc CFA qui est un excellent exemple d’erreur de politique monétaire. Une réflexion de type monétariste donne des solutions très claires et très utiles sur ce problème qu’est la pauvreté en Afrique Noire.


Les Américains sont au bord du gouffre ! C’est toujours la même rengaine depuis des décennies ! Comme je l’ai expliqué maintes fois, l’argent est sain aux Etats-Unis, il n’y a pas de dérives monétaires, ce qui n’est pas le cas en France !


Le déficit commercial des Etats-Unis ne pose pas de problèmes majeurs tant qu’il est comblé par des entrées de capitaux qui sont très importantes malgré la stratégie du désordre ! (qui est bien entendu voulue et organisée par des milieux influents américains) car c’est aux Etats-Unis qu’ils peuvent s’investir dans des affaires rentables en pleine croissance comme par exemple dans les entreprises dites technologiques. Les marchés corrigeront un jour a dit Alan Greenspan à ce sujet…


Le niveau de culture économique et financière des Américains n’a rien à voir avec celui des Français. Une fois de plus, ce ne sont pas les élites qu’il faut accuser mais les Français eux-mêmes qui sont libres et seuls responsables de leur inculture et de ses conséquences.


Les chiffres que je donne et utilise sont ceux de l’ami Fred de Saint Louis, c’est à dire de la banque de données de la banque centrale de Saint Louis, ou des données d’organismes officiels, ou de sources ouvertes comme par exemple Bloomberg pour les taux de l’obligataire public américain ou de sources fermées (sur abonnement) pour les données Reuters pour les rendements des bons des Trésors de la zone euro. Il est toujours surprenant de constater que des lecteurs français qui ne prennent pas en considération de chiffres pour étayer leurs argumentations remettent en cause les miens (qui ne sont pas les miens en fait !).


Les gains de productivité sont très variables sur le court terme. Ils peuvent rester élevés à condition que le niveau de qualification de la population continue à augmenter, comme l’a déjà dit Alan Greenspan. 
La civilisation de la connaissance est un thème important car le PIB incorpore de plus en plus de techniques nouvelles et sophistiquées. 
Dans cette optique, les universités américaines jouent un rôle très important. L’enseignement supérieur en France a des effets vraiment catastrophiques…


Nicolo Sarcosi donne d’excellents exemples de ce qu’il ne faut surtout pas faire : aider les entreprises non rentables comme le site Mittal de Gandrange car la destruction créatrice est le principal moteur des gains de productivité, cf. Schumpeter.


Les banques centrales jouent un rôle fondamental car la croissance d’une nation et sa richesse en dépendent. 
Tout dérapage monétaire a des conséquences fatales, comme par exemple en Allemagne dans les années 30, et inversement, la richesse et la prospérité des Américains s’explique en grande partie par l’argent sain qui est le premier pilier des Reaganomics.


A l’origine, ces banques étaient privées, mais elles sont devenues des organismes étatiques agissant dans l’intérêt de toutes les parties, c’est à dire de la nation. Les bénéfices imposables de la Banque de France sont reversés à l’Etat comme c’est le cas pour toute entreprise. 
La banque centrale irlandaise conserve ses bénéfices car il est peu logique qu’un organisme d’Etat paie des impôts à lui-même !


La spéculation sur les produits dérivés répond à la logique économique : elle permet de réduire l’incertitude de l’avenir.


Mes analyses seront confirmées dans les mois à venir, comme cela s’est déjà produit en 2003.

Les lecteurs de mon blog qui en doutent peuvent les mettre en mémoire…

***

par CHEVALLIER
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