Jeudi 24 janvier 2008

SocGen


La version officielle de la SocGen est manifestement de la désinformation !


Une dépêche Reuters et d’autres témoignages rapportent les avis de professionnels de ces marchés en France et à l’étranger : personne ne croit à une telle escroquerie individuelle.


La SocGen a essayé de camoufler ses pertes kolossales sur des futures avec un bouc émissaire.

Des délits d’initiés se sont produits à grande échelle…


Une fois de plus, c’est toute la communauté financière, économique, judiciaire et politique française qui se ridiculise dans cette aventure rocambolesque.


Pire : Ben Bernanke et les membres du FOMC se sont fait piéger en baissant imprudemment leur taux de base à la suite du crash accentué par la SocGen ce lundi férié aux Etats-Unis.

Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que les Américains mènent une stratégie du désordre offensive contre leurs partenaires, les Français en particulier.


La SocGen, c’est une ardoise de €5 milliards, plus 2 autres… une peccadille par rapport à la centaine de milliards d’euros de la SNCF qui ont disparu dans l’usine à gaz de ma maison France. 
Au total, l’addition se montait à €4 500 milliards fin 2004 d’après les évaluations de Michel Pébereau, patron de… BNP Paribas.


Toujours aucune réaction des Français…


Le franc français est mal parti…

***

par CHEVALLIER
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Jeudi 24 janvier 2008

Croissance américaine et masse monétaire libre


Les Etats-Unis ne sont pas en récession !


L’observation attentive de la variation des agrégats monétaires, et en particulier de M2-M1 depuis 2005 montre que la croissance du PIB réel revient dans la moyenne de 3,5 % (d’une année sur l’autre),

Graphique 1 :

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


En effet, les Américains ont augmenté de plus en plus leur épargne depuis la fin du mois de mai 2005 (M2-M1 augmentait de 4 %) jusqu’à la fin du mois de mars 2007 où l’augmentation de M2-M1 était de 8 %, ce qui signifiait que la croissance du PIB ralentissait de plus en plus,

Graphique 2 :

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Ensuite, à partir du début du mois de mars 2007, la tendance s’est inversée : la pente de l’augmentation de M2-M1 a commencé à descendre et à tendre vers 7 %, ce qui signifie que la croissance du PIB est repartie sur une tendance haussière vers sa moyenne historique de 3,5 %…

Graphique 3 :

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Et cette tendance s’est accentuée à partir du mois de septembre quand il a été clair que la Fed s’apprêtait enfin à baisser ses taux,

Graphique 4 :

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, une augmentation de M2-M1 égale à 7 % correspond à une croissance du PIB réel de 3,5 %,

Graphique 5 :

(cliquer ici pour agrandir le graphique)


Le taux de croissance du PIB réel du 4° trimestre 2007 retenu ici est de 2,5 % d’une année sur l’autre, soit 0,7 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé, et pour le 1° trimestre 2008, les chiffres sont respectivement de 3,5 % et 4,5 %.


Les conclusions de ces analyses sont valables dans la mesure où le comportement actuel des Américains n’a pas considérablement changé par rapport à ce qu’il a été pendant ces 50 dernières années…

Par ailleurs, des écarts à court terme peuvent se produire dans des tendances longues.


Un petit rappel s’impose sur la masse monétaire libre


La variation de la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à celle de la masse monétaire libre qui est la différence entre l’augmentation de la masse monétaire M2-M1 en données courantes et (moins) le taux de croissance du PIB réel.

C’est la variation de cette masse monétaire libre qui est importante : quand elle augmente, la croissance du PIB diminue, et inversement.

M1 représente l’argent qui se trouve dans les portefeuilles et sur les comptes courants des consommateurs, M2-M1 leur épargne. Les variations de ces agrégats produisent celles de la masse monétaire libre.


Ainsi, dans une situation normale, la croissance du PIB réel est de 3,5 % aux Etats-Unis et celle de la masse monétaire libre est aussi de 3,5 %.

L’augmentation de M2-M1, de 7 % en données courantes, intègre l’inflation totale et un effet de richesse.

Quand la variation de la masse monétaire libre accélère (en dépassant de plus en plus 3,5 %), la croissance du PIB réel ralentit de plus en plus sous son potentiel optimal de 3,5 % et inversement : quand la variation de la masse monétaire libre diminue (en passant de plus en plus sous 3,5 %), la croissance du PIB réel augmente de plus en plus, au dessus de son potentiel optimal de 3,5 %.


Lire l’ensemble de ces billets sur la masse monétaire libre :

1° partie, M3 :  http://www.jpchevallier.com/article-11771183.html

2° partie, M2-M1 : http://www.jpchevallier.com/article-11771171.html

3° partie, le béhaviorisme :  http://www.jpchevallier.com/article-11771154.html

Mes analyses précédentes sont donc à modifier dans le sens donné ici…

***

par CHEVALLIER
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