Un petit complément s’impose sur mes articles concernant la politique catastrophique de l’arrimage du franc à l’euro menée par la BNS qui prétend ainsi défendre les entreprises helvètes et les emplois des petits Suisses mais qui a le très gros inconvénient de faire tomber ses capitaux propres à zéro, voire en dessous de zéro.
Ce graphique reprenant les chiffres de la BNS depuis 1996 montre clairement que les 74 milliards de francs de capitaux propres et de propres créances fin août ont pu tomber
autour de 20 milliards fin septembre si les pertes de ce mois d’août, 52 milliards, se sont prolongées sur la même tendance, ce qui est fort vraisemblable, et
ce qui conduit à des capitaux propres négatifs présentement,

Un petit rappel : Thomas Jordan, vice-président de la Direction générale de la Banque nationale suisse a rendu public un discours prononcé le 28 septembre laissant entendre
qu’il en est ainsi.
J’avoue ne pas comprendre sur ce sujet le manque de réactions des helvètes qui sont pourtant les meilleurs banquiers et financiers du monde.
Tout est simple, surtout avec de bons graphiques…
Je pense que même les suisses se méfient de leur BNS et qu'ils ont pris leur disposition pour mettre une bonne partie de leur capital ailleurs. Ailleurs, mais où ? c'est la Suisse personne ne vous le dira :)
De plus comme disait Voltaire : "Si vous voyez un banquier suisse sauter d’une fenêtre, sautez derrière lui, il y a sûrement de l’argent à gagner.»
Je pense qu'avec ces manœuvres, certains vont gagner gros et d'autres perdront gros ; les issues "gagnant-gagnant", ça n'existe pas dans le monde réel, il y en a toujours un qui paie.
Cordialement.