€ létal et la Fed
L’euro-système a été sur le point de sombrer en ce début 2011. La seule solution qui a été trouvée pour le sauver à court terme a été de faire remonter son cours par rapport au dollar (US$).
Un euro fort ne pénalise pas les exportations de produits conçus et fabriqués en Germanie (usines, biens d’équipements et autres Mercédès) mais il condamne à mort ce qui reste de l’industrie dans ces cochons de pays du Club Med (qui ne survivait jadis que grâce à des dévaluations dites compétitives) comme l’indique le PMI manufacturier français de janvier qui a plongé alors qu’il a bondi aux Etats-Unis,
Graphique 1 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Le grand responsable de ce naufrage est, entre autres, notre grand Lider MaxiMots lorsqu’il déclare : "Je peux vous assurer que jamais, vous m'entendez, jamais, nous ne laisserons tomber l'euro, jamais".
L’activité économique aux Etats-Unis est maintenant supérieure à sa tendance longue, ce qui consacre la très grande réussite de… la politique monétaire menée par les gens de la Fed,
Graphique 2 :
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Le bombardier furtif aura été finalement très efficace mais très furtif !
***
Un petit rappel : le PMI manufacturier est un indicateur très fiable de l’activité économique qui a l’avantage d’être publié avec un écart très réduit par rapport à la réalité, comme les agrégats monétaires (le PIB est publié au mieux un mois après la fin du trimestre précédent).
Normalement, ces deux indicateurs doivent être en concordance.
***
Soit, les US sont plus fort que nous. Ca n'est pas très difficile vu les guignols qui nous gouvernent ! Cependant, comment vont-ils gérer leur crise de dette bien supérieur à certains PIIGS de chez nous ?
http://www.google.com/search?sourceid=chrome&ie=UTF-8&q=convert+1+usd+to+euros
1 U.S. dollar = 0.774953503 Euros :-)
Avec son Pacte, Berlin sème la zone.
La zone euro va-t-elle ressembler à une grande Allemagne ? Angela Merkel, qui a dû accepter une solidarité financière dont elle ne voulait pas pour sauver la Grèce, l’Irlande et sans doute la monnaie unique, présente sa facture à l’Europe. Et elle est salée.
Plusieurs gouvernements se sont étranglés lorsqu’ils ont pris connaissance, juste avant l’ouverture du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement réuni vendredi à Bruxelles, des sévères réformes que Berlin voudrait introduire dans le futur «pacte de compétitivité» que devront signer les pays de la zone euro afin de renforcer leur intégration économique.
La Belgique, l’Autriche ou encore l’Irlande ont estimé que c’était leur «modèle» qui était menacé. «L’offensive allemande dans les Ardennes a commencé», grinçait un diplomate belge. Ambiance.
Parmi les réformes que Berlin veut imposer à ses partenaires pour assurer une solidarité financière ? L’abandon de l’indexation automatique des salaires qui existe encore en Belgique, en Autriche, au Portugal, au Luxembourg ou en Espagne. L’inscription dans les constitutions nationales de l’équilibre budgétaire. Le recul de l’âge de la retraite à 67 ans. L’harmonisation de l’impôt sur les sociétés. L’introduction d’un mécanisme de résolution des crises bancaires. Ou encore une augmentation des dépenses de recherche.
Berlin a fait fuiter ces conditions juste avant le sommet en laissant entendre que Paris était sur la même ligne, afin de forcer la main de ses partenaires.
Evidemment, ceux-ci ont hurlé au «diktat franco-allemand». D’autant plus inacceptable que des éléments clés des systèmes sociaux sont menacés.
Ainsi, les Belges, en pleine crise politique, n’ont aucune envie d’ajouter une crise sociale en abandonnant l’indexation salariale.
Les Autrichiens estiment eux aussi que les salaires et les retraites doivent rester du domaine national.
Les Irlandais, pourtant bénéficiaires de l’aide européenne, ne veulent toujours pas renoncer à leur impôt sur les sociétés, l’un des plus bas du monde.
Même la Confédération européenne des syndicats a fustigé «un pacte nuisible», qui créera «davantage d’inégalités».
La méthode employée par Berlin n’a guère été appréciée par l’Elysée, qui parle d’une «version allemande du pacte de compétitivité qui décrit une vision allemande de l’Europe».
Le ouiste Jean Quatremer, sur son blog bruxelles.blogs.liberation.fr
Fin de citation.
« Le pacte Merkel » pose la question suivante :
Est-ce que cette Europe allemande créera de la stabilité ?
Ou alors est-ce que cette Europe allemande créera des réactions nationalistes partout en Europe ?
Même dans ces conditions, ça ne marcherait pas : il est impossible dans le cadre de l'€ de revenir à une balance commerciale excédentaire en France !
En fait, je pense maintenant que les autorités allemandes (Angela + Buba) vont lâcher l'€ système car ils ont compris qu'il n'y a rien à faire avec ces cochons de pays du Club Med (il est impossible que les tendances de leurs balances des transactions courantes s'inversent)