L’Allemagne flinguée par l’euro
L’Allemagne est le premier exportateur mondial. Sa balance commerciale est fortement excédentaire : + 27,4 milliards d’euros sur le 1° trimestre de cette année, ce qui attire les capitaux du monde entier.
La situation nette de l’Allemagne est fortement excédentaire : + 365,9 milliards d’euros fin avril (page 73 de la section Statistiques du bulletin mensuel, cliquer ici pour le lire).
Les coffres de la Buba devraient regorger de devises comme ceux de la Chine et du Japon, mais il n’en est rien car ces excédents sont vampirisés par ces cochons de pays du Club Med.
En effet, la balance des paiements de l’Allemagne n’est tenue que pour mémoire, seule celle de la zone euro est retenue par la BRI du fait de l’existence de cette maudite monnaie unique.
Dans ces conditions, il est compréhensible que les Américains interviennent pour que cette situation perdure…
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http://www.bloomberg.com/news/2010-06-22/merkel-tells-obama-spending-cuts-to-boost-economy-not-put-brake-on-growth.html
Mais aux Etats-Unis, la force de la loi et le formidable pouvoir de la destruction créatrice font d'un ancien businessman millionnaire condamné, un salarié d'une.........pizzeria.
http://www.huffingtonpost.com/2010/06/23/jack-abramoff-pizza-shop_n_622635.html
Comme vous y allez ! On dit "redistribués aux plus faibles" dans la novlangue du clubmed.
La philosophie du Club Med (profs, syndicats, partis, juges) c'est que travailler c'est mal ! Au club Med il ne faut pas travailler. Le travail c'est un truc de nantis ou de fous. Ceux qui travaillent doivent d'ailleurs payer pour les autres, au cas où l'envie leur serait trop forte de continuer à se lever le matin pour encaisser un chèque de salaire.
En fait il faut être idiot pour travailler alors que l'on peut si facilement vivre sans. On obtient des tas de trucs : logement social, allocations, aides, chomage, gratuités. Alors pourquoi se fatiguer ?
En plus, quand on ne travaille pas on a un statut en or, celui de "victime". Et ce statut, bien utilisé peut rapoorter gros, très gros. On peut s'amuser à faire des procès en tout genre pour se faire verser des rentes ou des pensions, et le plus drôle c'est que les frais d'avocat sont gratuits.
Alors c'est vrai pourquoi travailler ? Vive le club med !
Prenons un exemple concret : un Etat de la zone euro lance un emprunt à 10 ans.
Mercredi 23 juin 2010 :
- Si l’Allemagne avait lancé un emprunt à 10 ans, elle aurait dû verser un taux d’intérêt de 2,65 %.
http://noir.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR10:IND
2,65 % d’intérêt pour un emprunt, ce n’est vraiment pas cher.
Comparons les 2,65 % de l’Allemagne avec les taux d’intérêt des Etats d’Europe du sud et avec l’Irlande :
- Si l'Espagne avait lancé un emprunt à 10 ans, elle aurait dû verser un taux d'intérêt de 4,54 %.
http://noir.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND
- Si l'Irlande avait lancé un emprunt à 10 ans, elle aurait dû verser un taux d'intérêt de 5,48 %.
http://noir.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND
- Si le Portugal avait lancé un emprunt à 10 ans, il aurait dû verser un taux d'intérêt de 5,72 %.
http://noir.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND
- Si la Grèce avait lancé un emprunt à 10 ans, elle aurait dû verser un taux d'intérêt de 10,37 %.
http://noir.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND
Conclusion : aujourd’hui, dans les faits, il y a deux zones euros.
Conclusion numéro 2 : aujourd’hui, les deux zones euros s’éloignent l’une de l’autre de plus en plus vite.
Les banques sont autorisées à ne pas détenir de fonds propres sur les obligations d’État. Cela sous-entend que ces titres sont sûrs à 100%. « C’est un mensonge historique », selon Tito Tettamanti. La BRI elle-même dresse un portrait pessimiste des dettes gouvernementales.
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Par ailleurs, une nouvelle étude d’un institut de recherche allemand, Stiftung Marktwirtschaft évalue la dette publique allemande en intégrant les engagements liés à la santé et au vieillissement qui ne sont pas encore financés. Il s’agit alors de l’’analyse de la dette implicite des États. La dette publique explicite représente 63% du PIB. Mais la dette publique implicite est 4 fois plus élevée (251% du PIB). Au total, la dette publique allemande est ainsi estimée 315% du PIB.
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/6c6508ec-7e3e-11df-9261-0ea996042533%7C0