Euro et productivité
Nos amis belges de Work For All ont publié un graphique très important qui récapitule par pays les niveaux de productivité horaire par heure travaillée exprimés en dollars (US$),
Cliquer ici pour agrandir ce document.
La productivité horaire par heure travaillée dans la zone euro varie du simple au double entre l’Irlande (60,2 $) et le Portugal (30,3 $).
Dans ces conditions, les déséquilibres ne peuvent que s’accentuer entre les pays qui ont adopté la monnaie unique : les pays à haute productivité ont des balances (commerciales et des investissements directs étrangers) de plus en plus excédentaires et inversement les pays à faible productivité ont des balances de plus en plus déficitaires.
Pendant un certain temps (jusqu’en 2004), les déséquilibres (et les écarts) ont été faibles mais ils s’accentuent et les conséquences deviennent de plus en plus graves tant que cette monnaie unique subsiste.
Le système a atteint un premier point de rupture début mai 2010 avec le défaut de paiement d’au moins deux banques présentant un risque systémique, dixit la BCE.
Depuis cette date, l’euro-système survit sous perfusion d’une dose massive de poudre de perlimpinpin : de l’argent apporté par l’Allemagne (des centaines de milliards d’euros) qui engrange les excédents qui permettent à l’euro-système d’équilibrer ses comptes vis-à-vis de l’étranger et un chômage et un désordre qui augmentent dans ces cochons de pays du Club Med.
Le seul remède à ce mal (un cancer létal) qui ronge la zone euro est son éclatement d’une façon ou d’une autre (par la sortie des pays où la productivité est la plus faible).
Plus cette échéance est retardée, pires en seront les conséquences.
Le dernier exemple d’arrimage monétaire d’un pays à faible productivité par rapport à un autre pays à forte productivité a été celui de l’Argentine avec le dollar des Etats-Unis : il a tenu 10 ans, de 1991 à fin 2001 pour s’écrouler dans la douleur début 2002 avec une dévaluation du peso de plus de 70 % par rapport au dollar.
***
Eurostat vient de publier les chiffres du commerce extérieur des pays de l’UE, cliquer ici pour voir ce document.
Sur les 9 premiers mois de 2010, les excédents de l’Allemagne ont été de 113,5 milliards d’euros contre 97,9 milliards en 2009 et les déficits de la France ont été de 46,3 milliards contre 37,7 milliards en 2009, ceux de l’Espagne ont été de 39 milliards en 2010 contre 34 milliards en 2009.
***
Merci à Paul Vreymans, l’un des économistes de Work For All, cliquer ici pour voir leur site, qui m’a transmis ce document.
***
Une fois de plus, je ne partage pas les conclusions auxquelles vous arrivez, même si je veux bien croire les chiffres présentés.
Je vous cite :
"les pays à haute productivité ont des balances (commerciales et des investissements directs étrangers) de plus en plus excédentaires et inversement les pays à faible productivité ont des balances de plus en plus déficitaires."
C'est faux, au vu des chiffres que vous indiquez !
et si on compare la France et L'Allemagne, par exemple.
La France est lourdement déficitaire, l'Allemagne est largement excédentaire et le taux de productivité est cependant élevé pour ces 2 pays.
2ème remarque :
Pas de chiffre pour la Chine. Je pense toutefois que sa productivité y est faible...quant à son excédent commercial.....
Bien Cordialement,
Non : vous raisonnez mal...
1 / Ce sont les écarts de la productivité globale qui ne sont pas soutenables dans le cadre d'une union monétaire, ou de monnaies liées, et ils dépendent en grande partie de la productivité horaire mais pas totalement, celle de l'Allemagne est > à celle de la France
2 / ... et + précisément, ce sont les gains relatifs de productivité qui sont à prendre en considération, pour ce qui concerne l'ensemble Chine-USA
Ces statistiques sont très instructives !
Avez vous connaissance d'un problème technique ??
Faut il que je me réinscrive.
Bien cordialement,
OverBlog a planté quand j'ai mis en ligne mon post, c'est peut-être pour ça que ça n'est pas passé
Il est possible que ce soit là un effet paradoxal : le coût de la main d'oeuvre est tellement élevé que les employeurs exigent un haut niveau de productivité.
Inversement, en Inde, ce coût étant faible, il peut y a voir des sureffectifs, d'où une faible productivité.
Le 1er juillet 2005 en entrevue à CNBC :
« Nous n’avons jamais eu une baisse des prix des maisons pour l’ensemble de la nation. Alors, ce qui est plus probable est que les prix des maisons vont ralentir et peut-être se stabiliser, ce qui pourrait ralentir les dépenses de consommation un petit peu. Cependant, je ne crois pas que cela amènera l’économie trop loin en-deçà du plein-emploi. »
Le 20 octobre 2005, dans un discours devant le Comité Économique Conjoint :
« Les prix des maisons ont augmenté de près de 25% au cours des dex dernières années. Même si les activités spéculatives ont augmenté dans certaines régions, au niveau national, les augmentations de prix reflètent de solides perspectives économiques. »
Le 15 novembre 2005, lors de sa nomination à la Fed :
« Pour ce qui est de leur sécurité, les produits dérivés sont pour la plupart transigés entre des institutions financières très sophistiquées et des individus qui ont des incitatifs considérables à les comprendres et à les utiliser correctement. »
Le 15 février 2006, devant le Comité sur les Services Financiers :
« Le marché immobilier se refroidit quelque peu. Nous anticipons que la baisse sera modérée et que les prix des maisons vont probablement continuer à monter. »
Le 15 février 2007, devant le Congrès :
« Malgré les ajustements dans le secteur résidentiel, les perspectives économiques des ménages demeurent généralement bonnes. Les finances des ménages apparaissent généralement solides et les taux de délinquence sur les prêts à la consommation et les hypothèques demeurent bas. »
Le 28 mars 2007, devant le Comité Économique Conjoint :
« À ce point-ci, cependant, l’impact sur l’économie et les marchés financiers des problèmes du marché subprime semblent contenus. »
Le 17 mai 2007, à la Conférence Annuelle sur la Structure et la Concurrence des Banques :
« Ceci étant dit, étant donné les facteurs fondamentaux en place qui devraient supporter la demande de maisons, nous croyons que les effets des problèmes dans le secteur subprime sur le marché immobilier seront probablement limités et nous n’anticipons pas d’impacts significatifs sur le reste de l’économie ou sur le système financier. La vaste majorité des hypothèques, incluant même les subprimes, continuent de bien performer. »
Le 31 août 2007, au Symposium Économique de Kansas City :
« Il n’est pas de la responsabilité de la Federal Reserve et il ne serait pas approprié de protéger les prêteurs et les investisseurs des conséquences de leurs décisions financières. »
Le 10 janvier 2008 :
« La Federal Reserve ne prévoit présentement pas de récession. »
Le 27 février 2008, devant le Comité Sénatorial sur les Banques :
« Les ratios de capital des plus grandes banques demeurent bons et je n’anticipe pas de problèmes sérieux tels que des faillites parmi celles‑ci. »
Le 10 juin 2008, à la 52e Conférence Économique Annuelle de la Fed de Boston :
« Le risque que l’économie soit entrée dans une baisse substantielle semble avoir diminué au cours du dernier mois. »
Le 18 juillet 2008, devant le Comité sur les Services Financiers :
« Les GSEs [Fannie Mae et Freddie Mac] sont capitalisées adéquatement. Elles ne sont pas en danger de faillite. »
Le + drôle est qu'il y a encore et toujours des idiots inutiles pour prendre en considération les prédictions d'un bombardier furtif !!!
Comme je l'ai écrit x fois, aucune des prédictions de B-2 ne s'est réalisée, ce qui est logique : quand un bombardier furtif donne sa position et son plan de vol, il est certain qu'il n'est et qu'il ne sera jamais là où il prétend être ! sinon, il ne serait pas furtif ce bombardier !!!
Je reviens à la charge, sur votre blog et par mail, car deux notions me semblent fondamentales concernant la productivité. D’abord celle de productivité annuelle et ensuite celle de productivité moyenne.
Productivité annuelle versus productivité horaire.
Dans le tableau de Work For All que vous nous montrez, la France ne se situe pas trop mal dans le classement de la productivité horaire européenne : nous sommes sixième, juste devant… l’Allemagne. Mais alors, comment ce fait-il que ce classement honorable ne s’accompagne pas, sur le terrain, dans le monde réel, de résultats économiques probants, notamment comparativement à nos voisins germains ?
Le problème vient, à mon sens, que l’on utilise pas le bon outil pour mesurer la compétitivité et la productivité. Car ce qui compte, pour « s’enrichir », c’est plus la productivité annuelle que la productivité horaire.
Je m’explique : même si je suis le cardiologue (ma spécialité) le plus productif de la planète, je ne serai jamais aussi riche que mes collègues si je décide de ne travailler qu’une heure par semaine alors que l’ensemble des cardiologues travaille 50 heures durant cette même semaine. Il faut donc pondérer la productivité horaire (où nous sommes effectivement pas si mauvais, nous les Français) par le nombre d’heures travaillées dans l’année (et là nous ne sommes pas bon du tout !). En effet, si l’on assiste à une tendance généralisée, dans les pays occidentaux à la diminution du nombre d’heures travaillées par an, cette tendance est beaucoup plus marquée en France qu’ailleurs.
J’avais touché ce problème du doigt à propos d’une brève sur internet [1], comparant les productivités en France et aux Etats-Unis. Ce papier nous disait qu’en 2006 la productivité horaire des travailleurs français était de 25,68 euros contre 26,07 euro pour les Américains. Par ailleurs au cours de cette même année 2006, le travailleur américain effectuait en moyenne 1804 heures de travail dans l’année contre 1564 pour le travailleur français. On en déduisait facilement les productivité annuelle moyennes dans le deux pays :
Productivité annuelle moyenne Etats-Unis : 26,07 x 1804 = 48166,8 €
Productivité annuelle moyenne en France : 25,68 x 1564 = 40 163,52 €
Et l’on constatait très simplement que si la productivité par heure de travail du Français s’élevait à 98 % de celle de l’Américain, sa productivité annuelle n’atteignait que de 83 % de celle de ce même Américain.
Dans ce même article on pouvait également voir que les Etats-Unis creusait l’écart dans le temps. En effet, si la productivité moyenne annuelle du Français représentait 83 % (et non 85 % comme il est écrit dans l’article) de celle de l’Américain en 2006 elle atteignait 89 % six ans plus tôt, en 2000.
Ceci s’expliquait par une baisse plus importante, au cours de ces six années, du nombre d’heures travaillées en France vis-à-vis des Etats-Unis. En effet le travailleur américain effectuait 1853 heures dans l’année en 1999 contre 1630 pour le français.
Soit une diminution de 2,64 % du nombre d’heures travaillées au Etats-Unis entre 2000 et 2006 versus 4,04 % en France.
Ou encore que le nombre d’heures travaillées en France représentait 88 % de celles effectuées aux Etats-Unis en 1999 contre seulement 86,7 % en 2006.
Des différences, en apparence mineures, mais qui expliquent qu’au cours du temps, la France décroche insensiblement !
Productivité moyenne
C’est une notion tout aussi fondamentale. Ce qui compte au niveau d’une nation ce n’est pas la productivité dans tel ou tel secteur mais la productivité moyenne. Pourquoi ? Parce que, comme vous nous l’avez déjà expliqué par le passé, s’il existe des entreprises françaises hautement productives dans leur secteur d’activité (Danone, Total…) elle le font (lorsqu’elles travaillent encore sur le territoire national !) en payant des impôts et des charges visant à rétribuer des salariés travaillant dans des entreprises publiques ou des administrations dont l’augmentation de productivité au cour du temps est faible voir négative (SNCF par période, Education Nationale continuellement…[2]) ce qui donne une augmentation de productivité moyenne nationale faible, et en tous les cas inférieure à celle de nos concurrents directs dans l’Union Européenne et notamment les Allemands.
Ceux-ci ont, en effet, su mieux que nous augmenter leur productivité moyenne en engageant les réformes politiques nécessaires (privatisation de la Deutsche Post dont la productivité annuelle par ouvrier est de l’ordre du double de celle de La Poste alors que c’était l’inverse dans les années 1970…). Ce qui a conduit finalement à ce que les entreprises françaises travaillent dans un contexte où plus de 50 % du PIB est absorbé par des entreprises publiques et administration contre 30 % en Allemagne. Et au final les Allemands sont plus riche que nous et continuent de creuser l’écart.
Car d’une façon générale, deux pays ne peuvent conserver un écart de richesse moyen donné si la productivité moyenne de l’un croît plus vite que celle de l’autre. Le pays le plus productif deviendra inévitablement le plus riche, en moyenne.
Et le pays le moins productif, pour s’en sortir, n’a pas 36 solutions mais seulement 4 :
1) il peut augmenter se productivité moyenne de façon a rattraper celle du pays le plus productif.
2) il peut s’endetter pour distribuer de l’argent (de la monnaie !) à ces concitoyens, mais il faudra bien un jour payer l’ardoise
3) il peut enfin accepter de devenir moins riche en abaissant ces coûts moyens de production de façon a redevenir concurrentiel. Et pour se faire il n’y a que deux solutions : soit la baisse autoritaire des salaires soit la dévaluation de sa monnaie
Depuis la guerre qu’a fait la France vis-à-vis de l’Allemagne avant l’adoption de l’Euro ? On a vu qu’elle avait moins bien augmenté sa productivité moyenne. Mais elle ne s’endettait que dans des proportions raisonnables et ne pratiquait, bien sûr, pas la baisse autoritaire des salaires, trop dangereuse politiquement. Dans les faits, elle a essentiellement joué sur la dévaluation.
Que fait la France vis-à-vis de l’Allemagne depuis l’adoption de l’Euro ? Elle peine toujours plus pour augmenter sa productivité moyenne, elle ne pratique toujours pas la baisse autoritaire des salaires, elle ne peut plus dévaluer. Elle est donc obligée de s’endetter mais cela ne pourra pas durer éternellement.
Que peut et doit faire la France aujourd’hui ? Elle devra d’abord régler ses dettes. Elle ne pourra pas pratiquer la baisse autoritaire des salaires car cela déclencherait une révolution ! Elle devra augmenter sa productivité moyenne, c'est-à-dire, dans la pratique privatiser le plus possible. Mais ceci ne pourra se faire que progressivement car la manière forte conduirait, elle aussi, inévitablement au chaos. Et finalement, elle n’a pas le choix, pour parer au plus pressé, que de sortir de l’euro pour dévaluer. C’est, si j’ose dire, mathématique… Ca fera mal, mais plus on attend, plus ça fera mal !
Toujours bien à vous.
Guillaume Trémeau
1 - http://lci.tf1.fr/economie/entreprise/2007-09/francais-encore-effort-4880810.html
2 - En 1990, un classe moyenne de lycée comptait 30 élèves et moins de 23 en établissement professionnel ; aujourd’hui (NDLR : juin 2010), l’effectif moyen est inférieur à 28 en lycée et à 19 en établissement professionnel. Notre ratio nombre d’élèves par enseignant est l’un des plus faibles de l’OCDE.
Source : Valeurs Actuelles n°3836 du 3/06/2010
oui, je suis d'accord avec vous !
je voulais mettre dans un 1° temps ce doc, puis ensuite, montrer que ce qu'il faut prendre en compte, c'est la productivité globale, et non pas moyenne,
ie compte tenu des déficits publics et des dysfonctionnements organisationnels (complexités adminisratives...)
conclusion :
les Français sont des lions conduits par des ânes tel est le titre d'un livre de Charles Gave qui avait relevé lui aussi cette différence entre productivité horaire et globale
= si les Français étaient un peu moins idiots, ils devraient exiger des hommes politiques d'être aussi performants qu'eux !
par ailleurs, avant l'€, la France dévaluait / DM, mais depuis 2004, ce sont les dettes de la France qui augmentent vis-à-vis de l'étranger, cf mes posts
pour l'instant, je suis le seul à ma connaissance à avoir identifié précisément le problème, avec les comptes à l'appui : cf rubrique 3,3 de la balance des paiements !
+ la dette de l'Etat détenue par les investisseurs étrangers,
le tout faisant en gros 1 000 milliards € !!!
gigantesque ! historique !
Ce ne sera pas si simple !
Prenons par exemple les autoroutes...de vrai vaches a lait ces automobilistes....cela faisait rentrer de l'argent frais....un veritable rente pour l'etat. je peux comprendre que l'on prvatise une ou deux autoroutes histoire de voir comment le secteur privé les gèrent, et ensuite que l'on prenne modele sur la gestion privée pour "pousser" le public....si le public n'est pas assez performant on change le management....
e pense que la grosse épine qui empeche le secteur publicd'être competitif, c'est l'impossibilité de licencier....je n'ai jamais compris cela. On se retrouve avec des fonctionnaires capable de faire les fautes les plus graves et qui conservent leur emploi, alors que tant d'autre mériteraient la place...
Dans la fonction publique, ce sont toujours les + performants qui sont écartés et les plus nuls qui sont promus car ils sont serviles par rapport à ceux qui les ont promus (et qui sont incompétents)...
Les + performants savent que leurs chefs ne le sont pas, et ces chefs le savent, donc ils les écartent...
Parce que 6 ém j'ai de gros doutes...
Non, ces chiffres sont fiables. Toutes les études sont concordantes : les Français sont toujours parmi les meilleurs du monde pour ce qui est de la productivité horaire
(Source : Wikipedia)
Les soi-disants "actifs" de l'Eurosystème sont de 1924 milliards 130 millions d'euros.
http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2010/html/fs101207.fr.html
Mais parmi ces soi-disant "actifs" de l'Eurosystème, combien y a-t-il de centaines de milliards d'euros d'obligations pourries ?
Parmi ces soi-disant 1924 milliards d'euros d'"actifs", combien y a-t-il de centaines de milliards d'euros d'obligations dont la valeur réelle est égale à zéro ?
Parmi ces soi-disant 1924 milliards d'euros d'"actifs", combien y a-t-il de créances irrécouvrables ?
Lisez cet article :
Il suffit de lire les chiffres pour comprendre les besoins de la BCE. Ses comptes affichent un montant de capital souscrit de 5,8 milliards d'euros pour un total de bilan de 138 milliards d'euros, et encore, ces données remontent à fin 2009, avant que la BCE ne se lance dans des opérations de sauvetage. Le ratio de levier financier s'élève donc à 24, score que l'on jugerait dangereux pour une banque commerciale et qui est à peine inférieur... à celui qu'affichait Lehman Brothers avant d'imploser.
Le tableau est le même à l'échelon de l'Eurosystème tout entier : fin octobre, le montant total des actifs valait 24 fois les capitaux propres.
Mais le problème de fond n'est pas au niveau des chiffres. L'Eurosystème souscrit depuis un bon moment aux emprunts d'Etat émis par des pays de second rang comme l'Irlande, la Grèce, le Portugal ou l'Espagne, les fameux "PIGS".
Si un seul se déclarait en faillite, la banque centrale perdrait gros. L'Eurosystème a aussi accordé des prêts aux banques de ces pays pour 334 milliards d'euros.
http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/12/15/les-banques-centrales-des-pigs-doivent-se-recapitaliser-sans-tarder_1453711_3234.html
Oui... réponses dans un avenir inéluctable ! Si même Le Monde comprend qu'il y a un problème, c'est qu'il doit être gros ! et inquiétant !!!
Bof ... si on continue dans ce sens, on en arrive à déterminer le Bonheur National Net !!!
Les chiffres du PIB sont un excellent indicateur à prendre en considération, parmi d'autres indicateurs...
Ces polémiques ne mènent nulle part.
Les soi-disants "actifs" de l'Eurosystème sont de 1951 milliards 661 millions d'euros.
L’effet de levier est donc de 24,96 !
http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2010/html/fs101214.fr.html
Selon Charles Wyplosz, de l'Institut de hautes études internationales et du développement de Genève, c'est une façon d'avouer que la BCE envisage sérieusement l'hypothèse d'une restructuration des dettes de pays comme l'Irlande et la Grèce, contrairement à ce que clament, tous les jours, les dirigeants européens. Elle prend donc ses précautions, car, si ce scénario devait se réaliser, la BCE et les banques centrales nationales qui la composent (dont la Banque de France et la Bundesbank) essuieraient de lourdes pertes susceptibles de laminer leur capital...
Depuis le mois de mai et la crise grecque, la BCE est en effet intervenue directement sur le marché obligataire et a racheté 72 milliards d'euros d'emprunts grecs, portugais, irlandais et espagnols, afin de réduire le coût de refinancement de ces États.
L'augmentation de capital peut aussi être interprétée comme "un appel à la responsabilité des dirigeants de la zone euro" qui ne sont toujours pas prêts à augmenter leur fonds d'aide aux pays en difficulté, considère Philippe Simonnot. "Jean-Claude Trichet (son président) veut montrer qu'il ne pourra pas faire plus que ce qu'il fait déjà", car la BCE a un capital limité. Les États devront donc trouver une solution globale à la crise pour calmer l'inquiétude des investisseurs.
Pour Gilles Moëc, économiste à la Deutsche Bank, la BCE signifie aux États que "son intervention n'est pas gratuite".
Ce message sera d'autant mieux relayé si les banques centrales nationales, qui souscriront à l'augmentation de capital de la BCE, décident de puiser dans leurs bénéfices et réduisent au passage les dividendes qu'elles versent chaque année à leur État respectif en fonction de leurs résultats. Un manque à gagner potentiel de 820 millions d'euros pour la France.
Mais elles pourraient tout aussi bien choisir de taper dans leurs réserves. Une solution moins favorable à la solvabilité du système, alors que la capitalisation totale des banques centrales de l'Euroland est limitée à 78 milliards d'euros pour un bilan consolidé de près de plus de 1.900 milliards...
Un "effet de levier équivalent, voire plus important que celui des banques commerciales à qui l'on a reproché leur imprudence", rappelle Philippe Simonnot qui dénonce une véritable "fuite en avant" du système.
http://www.lepoint.fr/economie/les-lecons-de-l-augmentation-de-capital-exceptionnelle-de-la-bce-17-12-2010-1276862_28.php
Les journaleux du Point, du Monde commencent à en parler !!! ça doit donc être grave !!!
En fait ils n'y comprennent rien ! De toute façon, la BCE & Co. adoptent toujours la solution la + simple : emprunter de l'argent sur les marchés financiers et faire rembourser leurs erreurs par les contribuables, et ça marche toujours.
Je me suis à nouveau attardé sur vos billets concernant la dette nette d'une nation et j'avoue ne pas comprendre ce que cela implique concrètement, d'autant que vous êtes l'un des rares à en parler. Pourriez-vous s'il vous plait reprendre ce point?
Dans un de vos articles vous avez écrit:
"Comme je l’ai écrit, ce ne sont pas les déficits des budgets des Etats de ces cochons de pays du Club Med qui sont graves comme le répètent tous les journaleux et tous les bonimenteurs, ce sont les dettes de ces nations par rapport à l’étranger qui sont enregistrées dans les balances des paiements qui sont abyssales et qui vont faire éclater l’euro-système."
Pourquoi? Pourquoi la prise en compte de la notion de dette nette est-elle plus pertinente que celle de dette de l'Etat. Concrètement, pourquoi est-ce grave et pourquoi cela menace-t-il l'eurosystème? Merci.
Il est effectivement inquiétant, effarant que je sois le seul, à ma connaissance à aborder ces problèmes de dettes dans la zone € et en France en particulier !
Il y a une dizaine d'années (ou davantage !), tout le monde savait ce qu'était une balance des paiements, la dette d'une nation, etc. Maintenant plus personne n'en parle et ne comprend ces problèmes !
Pour les petits Suisses qui ne sont pas des extraterrestres, tout semble simple et évident !
C'est devenu une histoire de fous !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Balance_des_paiements
Il n'y a pas d'actualisation de cet article depuis 2005 !!! ce qui confirme que personne en France ne s'intéresse à la BP !!!
De +, il est particulièrement maladroit, non fiable...
Notre idole :)
Parfait ! ça tombe bien : je viens de réviser à la hausse mes prévisions de croissance du PIB US, post d-s que possible
Admettons que:
L'Allemagne c'est vous, la France C'est moi....
Je vous achete votre voiture (et vous voulez en acheter une autre plus belle, plus mieux, avec le frigo a caviar dans l'accoudoir ;-).
Mais moi, j'ai pas de fric....alors vous me proposez de vous l'acheter a crédit, et c'est vous qui faites la banque parce que j'ai une bonne tête....ou parce que je suis le seul pigeon qui veux de votre bagnole.... Vous comptez sur mes remboursements pour vous payer le frigo a caviar....
Mais au premier plein, j'ai vidé mon compte et ne peux plus rembourser....vous ne pouvez plus vous non plus payer l'option de votre belle voiture....Et comme je ne suis pas le seul a vous avoir acheté une voiture d'occas, mes amis le Portugal, la Grêce, l'Irlande, l'Espagne, et l'Italie ayant fait de même, votre vendeur de frigo a caviar viens vous reprendre votre voiture, vous ne pouvez plus rouler....c'est si difficile à comprendre?
Et, en fait des réponses, il n'y en a que deux :
1 - Une intégration européenne poussée au maximum : une monnaie unique = une politique budgétaire, économique unique avec des transferts de population pour une adéquation chômage / travail
La création des États Unis d'Europe en fait et conséquence directe, on oublie la Marseillaise
2 - L'abandon de la zone Euro dans sa forme actuelle et la constitution d'un bloc autour de l'Allemagne, les autres pays "Pigs" étant laissés à leur sort (pas forcément triste car c'est pour eux l'unique façon de s'en sortir par une dévaluation massive)
La France devrait alors choisir son destin et arrêter de se raconter de belles histoires qui vont s'avérer mortifères à plus ou moins brève échéance
Ironie de l'histoire : l'Euro risque d'être plus efficace que les panzers...au regard de l'histoire, c'est vraiment honteux
Votre solution 1, c'est celle de DSK, Juncker, etc : inacceptable, non durable.
L'autre solution est un éclatement de l'€ système et le retour aux monnaies nationales.
Cette aventure de l'€ aura été + destructrice que la IIWW !
Contrairement à nos voisins, nous avons à la fois une démographie favorable (moins pire que les autres) et une épargne nationale mobilisable pour financer nos entreprises
Laissons les allemands avec leur modèle déflationniste suicidaire qui ne générera que le chaos et la misère en France