Encore une leçon de ce bon vieux Greenspan
Le Wall Street Journal publie une déclaration de ce bon vieux Greenspan, cliquer ici pour la lire, qui défend une fois de plus le capitalisme libéral et les intérêts des Etats-Unis en reprochant au gouvernement et aux parlementaires d’augmenter les déficits et surtout les dépenses publiques.
Normalement, la hausse des rendements des Notes à 10 ans est selon son expression, le canari dans une mine, c’est-à-dire le meilleur indicateur de graves dangers imminents, mais les désordres considérables qui apparaissent en Europe cachent artificiellement ce risque qui est ainsi minimisé.
En effet, les gestionnaires ont tendance à placer leurs capitaux en refuge sur les Treasuries, la demande étant forte, les prix des contrats augmentent et les rendements baissent, sans traduire à leur juste valeur la situation réelle aux Etats-Unis mais un retournement très brusque peut se produire à tout moment comme ce fut le cas entre octobre 1979 et février 1980 lorsque les rendements des Notes à 10 ans ont augmenté de 4 points.
Le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a tort d’utiliser la panique provenant de la situation de quasi faillite de l’Europe en maintenant les taux de la Fed à zéro. Il risque de créer des turbulences très importantes avec une hausse des taux et de l’inflation, ce qui sera difficilement supportable.
Le grand mérite de ce bon vieux Greenspan, lorsqu’il présidait la Fed, a été de résoudre les problèmes qui se posaient sans créer de grandes variations (dans la croissance, le chômage) en les lissant.
Il a eu la chance de connaitre 4 années d’excédents budgétaires de 1997 à 2000 (cliquer ici pour voir le graphique de notre ami Fred de Saint Louis) sous la présidence de Bill Clinton qui était en fait un Democrate beaucoup plus libéral (au sens français !) que W., Obaba étant catastrophique sur ce point (le déficit officiel fait un plongeon dramatique depuis 2009).
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En 1996, la majorité républicaine du Congrès sort renforcée et obligera Clinton à adopter un budget en équilibre pour la première fois depuis 1969, du temps du président Nixon.
Quant à Bush, il est vrai qu'il n'est pas le parfait exemple du républicain libéral (sens européen). Il est d'ailleurs largement critiqué par une partie de l'électorat conservateur pour cela.
Quant à Obama, n'en parlons même pas...
Soit, mais Bill n'a jamais cherché à augmenter les dépenses publiques, en particulier de santé, et W. a laissé faire ceux qui voulaient augmenter les dépenses publiques. Ce qui compte, c'est le résultat !
Tous les autres presidents l'ont exerce des dizaines de fois...tandis que la c'etait servez-vous les caisses sont ouvertes.