Dimanche 1 février 2009

La reprise se confirme aux Etats-Unis


Comme je l’ai écrit le 23 décembre, le point bas a bien été atteint lorsque la Fed a baissé son taux de base à zéro le 16 décembre 2008, cliquer ici pour lire ce billet.


En effet, les rendements des Treasuries augmentent car les éléphants, c’est à dire les bons spéculateurs, ceux qui voient loin, font sortir leurs capitaux de leur refuge des Treasuries pour les investir en obligations d’entreprises (corporate, cf. les commentaires signés Lupus), en or (dont le cours monte car la croissance sera inflationniste) et en actions de sociétés très présentes hors d’Europe (les moutons de Panurge qui ne comprennent rien font monter ou descendre les cours de 20 à 30 % en quelques heures au fil des informations publiées),

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les rendements remontent pour rejoindre leur bande de fluctuation historique normale,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Les rendements des bons des Trésors européens augmentent eux aussi, encore plus rapidement car ces bons sont pourris (la demande est relativement faible),

Graphique 3 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


Tout le monde (c’est à dire la Banque de France, les banques, les assureurs, la Caisse des Dépôts, etc.) se mobilise pour faire diminuer les écarts entre les rendements des bons des Trésors européens (français entre autres) par rapport aux rendements du Bund, surtout sur les échéance à 10 ans qui sont la référence,

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour agrandir le graphique.


L’écart entre les rendements des bons à 10 ans des Trésors irlandais et allemands est proche de 70 % à cause de la dérive de l’endettement des banques plus importante que dans les autres pays de la zone euro, surtout par rapport au PIB de ce petit pays.

***

 


par CHEVALLIER
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Dimanche 1 février 2009

Hyper réactivité des Américains


Les Américains réagissent vite et d’une façon très importante : dans la semaine finissant le lundi 19 janvier (la veille de l’investiture de Barack Obama), ils ont diminué le montant de leurs comptes courants (TCD) de $55 milliards,

Graphique 1 :

 

Cliquer ici pour l’agrandir.


Les variations des agrégats monétaires d’une semaine à l’autre sont de très grande ampleur : les Américains ont augmenté leur épargne de $135 milliards dans la semaine suivant l’effondrement financier du 15 septembre 2008 et de $88 milliards au 19 janvier,

Graphique 2 :

 

Cliquer ici pour l’agrandir.


À titre de comparaison, les variations étaient de l’ordre de $50 milliards après les attentats du 11 septembre 2001. Elles sont de plus en plus importantes, c’est le temps des turbulences…

Graphique 3 :

 

Cliquer ici pour l’agrandir.

L’épargne des Américains (placée dans les caisses d’épargne) atteint maintenant $6 700 milliards, soit $400 milliards de plus qu’avant le 15 septembre. Ce sont donc $400 milliards qui ne sont pas dépensés et qui ne sont pas produits, ce qui fait baisser le PIB,

Graphique 4 :

 

Cliquer ici pour l’agrandir.


L’augmentation de l’épargne est de 10,2 % d’une année sur l’autre, ce qui est trop élevé, largement au-dessus de la neutralité de 7 %,

Graphique 5 :

 

Cliquer ici pour l’agrandir.


Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, le PIB diminue,

Graphique 6 :

 

Cliquer ici pour l’agrandir.


La croissance du PIB a été de – 3,8 % au 4° trimestre 2008 par rapport au trimestre précédent en taux annualisé, ce qui est très proche de mes prédictions qui étaient de 3,4 % !


D’une année sur l’autre, la croissance du PIB a été négative : - 0,2 % contre – 0,1 % pour mes prédictions, cf. mes billets antérieurs.


Il suffit de peu de chose, quelques paroles optimistes après l’adoption du plan de sauvetage de Barack Obama par exemple, pour que les Américains dépensent à nouveau $500 milliards supplémentaires en diminuant leur épargne excédentaire et en vidant leurs comptes bancaires, ce qui fera repartir la croissance du PIB qui sera forte car les patrons profitent de l’ambiance de crise donnée par les journaleux et les bonimenteurs pour licencier, ce qui fait augmenter la productivité puis la croissance du PIB réel, comme en 2003-2004, sur d’excellents fondamentaux (l’inflation baisse avec la croissance).


Pour le 1° trimestre 2009, je retiens a priori une stagnation du PIB par rapport au trimestre précédent, de l’ordre de + 0,2 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé, soit – 0,3 % d’une année sur l’autre.


La destruction créatrice aura été gigantesque en 2008 et elle a concerné massivement et spectaculairement le secteur bancaire pour la première fois, mais ce qui s’est passé n’est pas du tout comparable à la crise de 1929 !

***

par CHEVALLIER
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Créer un Blog

Créez votre blog gratuit

Recherche

Calendrier

Février 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28  
<< < > >>
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus