Retour normal de l’inflation
L’inflation revient normalement avec la croissance du PIB, ce qui est parfaitement normal : les entreprises augmentent leurs prix de vente quand elles le peuvent, ce qui est
possible en cas de reprise de l’activité en général.
Les indices sont concordants, en particulier le PCE:LFE qui mesure l’évolution des prix des produits effectivement consommés (achetés) en
dehors de ceux qui sont volatils comme ceux de l’énergie et de l’alimentation, qui a déjà atteint sa limite maximale souhaitable de 1,5 % en
décembre dernier,
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
Les membres du FOMC seront obligés de relever précipitamment le taux de base de la Fed qui était déjà beaucoup trop bas à 0 % en
décembre 2009 alors que la croissance avait dépassé son potentiel optimal, ce qui provoquera encore de nouvelles turbulences.
Ils ont eu tort d’écrire dans leur communiqué du 27 janvier dernier que l’inflation serait stable à long terme et qu’ils conserveront leur taux de base à zéro pendant une période prolongée.
Seul Thomas M. Hoenig (et non pas Donald L. Kohn comme je l’ai écrit par erreur précédemment) a osé s’opposer à l’opinion dominante imposée
par B-2.
B-2 a déjà fait marche arrière lors de son discours du 10 février à la Chambre des Représentants en précisant que la Fed remonterait
son taux le moment venu…
Encore une erreur de B-2…
Par ailleurs, le relèvement du taux de la Fed au-dessus de celui de la BCE va provoquer un flux de capitaux de la zone euro vers les Etats-Unis, qui, combiné avec la sortie des capitaux de leur
refuge de l’obligataire public, va accentuer les pressions sur les bons des Trésors à 10 ans de la zone euro qui jouent le rôle de quasi monnaies comme je l’ai écrit depuis l’automne
2007.
Dans le système de changes définitivement fixes qu’est la zone euro (comme l’a fort bien analysé le docteur
Bernard Trémeau), les tensions sur ces marchés ne peuvent que s’exacerber.
Le cas de la Grèce n’est que la partie émergée de l’iceberg qui s’apprête à couler…
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Le plus dur finalement c'est l'attente...
par contre, en cas de grosses erreurs, ce sera profondément déflationniste
cf :
Des pressions déflationnistes sont tout autant à craindre qu'une inflation élevée, a déclaré samedi Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France
C'est rassurant
La deflacroissance est elle possible ?
Qui de l'inflation provoquée par B2 pour éponger la dette du gvt US ?
Cordialement.
Comment envisager une déflation avec autant d'argent injecté dans l'économie par les plans de relance? personnellement je n'y arrive pas...
De toute façon, les "banquiers" n'y comprennent rien, vous pouvez leur raconter n'importe quoi...
Pouvez vous expliquer ce qu'est pour vous une "grosse erreur" et ce que vous entendez par "profondément"?
Même JC Le Tricheur s'en est rendu compte, et même le petit Nicolas l'a dit : ce sera pire qu'en 29 !