Paul Volcker : désintégration de l’€ !
Paul Volcker, le prédécesseur d’Alan Greenspan à la tête de la Fed, plus Démocrate que jamais, a eu raison d’évoquer "le grand problème de la désintégration possible de l'euro", mais cela a fait plonger les marchés.
Il a déclaré que "l'euro a échoué et est tombé dans un piège qui était manifeste depuis le début", car la zone euro ne constitue pas une nation, et une monnaie ne peut correspondre qu’à une nation.
Il a ajouté : "L'Europe va au final devoir décider si elle veut être plus ou moins intégrée, et cela remet l'euro en question".
Bien entendu, les hommes (et les femmes) politiques et les citoyens des pays de la zone euro ne veulent pas constituer un gouvernement euro-zonard supranational supprimant la souveraineté des institutions nationales.
Ce sont là des évidences. Ce qui est étonnant, ce n’est pas que Paul Volcker les ai dites, mais que les marchés aient réagi ainsi.
La grosse erreur que les Démocrates sont en train de commettre est d’attaquer constamment les marchés, les banques, les entreprises qui réussissent, de ne pas entretenir l’esprit d’entreprise, l’innovation, la création, le dynamisme du capitalisme libéral, ce qu’a toujours fait et ce qu’aurait fait ce bon vieux Greenspan.
L’euro coule, sombre, c’est inéluctable, mais le problème est de le faire sans trop de dégâts.
Pour l’instant, les dirigeants politiques et économiques des deux côtés de l’Atlantique, commettent beaucoup trop d’erreurs.
C’est inquiétant car tout va bien, aux Etats-Unis, dans les pays émergents et ailleurs, sauf dans la Vieille Europe (à l’exception notable de la Suisse).
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Lundi 10 mai : à 18 heures, le taux de l'obligation grecque à 10 ans était de 6,717 %.
Vendredi 14 mai : à 18 heures, le taux de l’obligation grecque à 10 ans était de 8,012 %.
Et pour un emprunt à 2 ans ?
Si l’Etat grec devait emprunter à 2 ans, combien devrait-il verser de taux d'intérêt ?
Lundi 10 mai : à 18 heures, le taux de l'obligation grecque à 2 ans était de 5,48 %.
Vendredi 14 mai : à 18 heures, le taux de l’obligation grecque à 2 ans était de 7,27 %.
- Conclusion numéro 1 :
Le plan de sauvetage de 750 milliards d'euros n’était qu’un gigantesque coup de bluff destiné à rassurer les marchés. Ce coup de bluff n’a pas fait illusion bien longtemps : il a fait illusion pendant cinq jours. Pendant ces cinq jours, les médias nous ont joué du pipeau pour nous rassurer : « Tout va très bien, madame la Marquise. La Grèce est sauvée. »
- Conclusion numéro 2 :
La saison touristique en Grèce s’annonce désastreuse en raison des trois employés de banques tués, et en raison des attentats qui se multiplient en Grèce. Les touristes qui annulent leurs vacances en Grèce sont de plus en plus nombreux. Ces annulations sont catastrophiques car le tourisme représente 17 % du PIB grec. L’Etat grec va subir un effondrement de ses recettes.
- Conclusion numéro 3 :
Malheureusement, l’Etat grec fonce vers le défaut de paiement.
Fin des illusions.
Retour au réel.
http://www.boursier.com/vals/ALL/les-recettes-du-tourisme-grec-pourraient-reculer-de-plus-de-7-en-2010-eco-2090.htm
Oui, tout se présente mal...
Non ! Sarko & co ne voudront jamais abandonner leur pouvoir !
..... pourquoi est-ce inquiétant si tout va bien dans la plupart des continents (sauf le notre) ?
Les désordres considérables qui s'annoncent avec l'éclatement de l'€ auront des répersussions négatives dans le reste du monde compte tenu du poids de l'Europe, et en particulier sur les marchés boursiers.
En effet je ne comprend pas les gens qui écrivent aux sujet des US qu'ils veulent notre mort économique d'européen (d'où annonce de Volker pour faire chuter l'€... la bonne blague). Car non seulement leur économie est tout de même liée à la notre, mais aussi culturellement ils n'ont pas intérêt non plus je pense à nous mettre à dos. Les US et la Chine par exemple ne communiqueront jamais ensemble. En clair nous sommes des alliés économico-culturelle-historique, mal en point je vous l'accorde.
Pas exactement : les US ont intérêt à laisser les € zonards à faire des erreurs pour affaiblir ces concurrents comme ils l'ont fait avec le Japon, mais ils ne cherchent pas à nous couler...
mais les dirigeants € zonards sont assez stupides pour faire des erreurs monumentales !
Ne vendez pas encore l'euro, mais n'en achetez pas.... Prudencia.
Longue vue sur Espagne (bien plombée) sensibilité latine. Les langues se délient, l'endettement européen ??? Quoi à ce point là ???? Pas possible ???? ¡o¡
http://www.welt.de/finanzen/article7568443/Europaeische-Zentralbank-begraebt-ihre-Prinzipien.html
Bref, que du gâchis.
Assez de désordre pour déstabiliser l'Europe mais pas trop pour éviter de déstabiliser les USA.
http://www.washingtonexaminer.com/opinion/blogs/beltway-confidential/FLASHBACK-National-Intelligence-Council-report-warned-of-demise-of-EU-unless-welfare-states-are-downsized-93785124.html
Le problème c'est qu'ici on est des buzes donc pas besoin d'appuyer là où ça fait mal on sait se mettre dans la panade tout seul.
Tout ce que les US vont arriver à faire c'est une contagion à leur propre économie, sauf si ils décisdent de soutenir les marchés et leur reprise.
En adoptant un plan de sauvetage de 750 milliards d'euros afin d'éviter une contagion de la crise grecque à d'autres Etats de la zone euro, "on n'a fait que gagner du temps, rien de plus", estime le chef économiste de la Banque centrale européenne, l'Allemand Jürgen Stark.
"Quand les marchés deviennent fous, personne ne peut prévoir les conséquences. Les politiques ont dû prendre rapidement des mesures pour enrayer aussi tôt que possible des développements néfastes", a-t-il expliqué dans un entretien à l'édition dominicale du quotidien d'affaires Frankfurter Allgemeine Zeitung. Mais interrogé sur l'efficacité du plan lui-même, M. Stark a estimé que l'"on n'avait fait que gagner du temps, rien de plus".
http://www.lesechos.fr/info/marches/afp_00252560-crise-de-l-euro-on-n-a-fait-que-gagner-du-temps-rien-de-plus-selon-un-economiste-de-la-bce.htm
Ils ont gagné du temps : ils ont gagné quatre jours !
Lundi 10 mai : ils annonçaient que la zone euro était sauvée grâce à un plan de sauvetage de 750 milliards d'euros. Tous les grands médias répétaient cette propagande : "La zone euro est sauvée ! La Grèce est sauvée ! Les marchés sont rassurés !"
Vendredi 14 mai : toutes les Bourses européennes s'effondraient.
L'illusion n'aura duré que quatre jours.
Retour au réel.
750 milliards € / semaine, ça fait cher !
... ce ne sont pas les marchés qui sont devenus fous !