Emploi et croissance
85 000 emplois ont été supprimés en décembre aux Etat-Unis,
Graphique 1 :
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En fait, c’est une bonne nouvelle car ces suppressions d’emplois pendant une période de PIB en croissance signifient qu’il y a des
gains de productivité importants, ce qui est la condition nécessaire pour qu’il y ait une croissance forte et durable.
Tout est cohérent.
L’essentiel n’est pas de créer des zemplois comme le ressassent continuellement les Français mais d’augmenter la richesse produite
au niveau d’une nation sur de bons fondamentaux.
Le seul moyen d’augmenter la taille du gâteau est d’augmenter la productivité, ensuite viendra l’augmentation du nombre d’emplois.
Le meilleur indicateur qui constate mois par mois la croissance du PIB (avant la publication des chiffres) est l’indice PMI manufacturier qui est en moyenne
à 55 depuis les 3 derniers mois de 2009, ce qui correspond à un taux de croissance du PIB supérieur à son potentiel optimal (cf. mes analyses sur les agrégats monétaires),
Graphique 2 :
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Au 3° trimestre 2009, la croissance du PIB a été de 2,2 % par rapport au précédent en taux annualisé, ce qui correspond effectivement à un indice PMI aux alentours de 50.
La croissance en France dépend de celle des Etats-Unis, mais certainement à un rythme inférieur du fait de l’importance des prélèvements obligatoires.
Les suppressions d’emplois de 2008-2009 ont été précédées d’une longue période de création d’emplois, W. étant alors président,
Graphique 3 :
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Depuis 60 ans, les suppressions d’emplois ont été les plus importantes en 2008-2009 mais en tendance longue, les créations d’emplois (par an) sont en légère
augmentation (autour de 1,5 millions par an) avec de fortes fluctuations,
Graphique 4 :
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Une remarque... les gains de productivité ne passent pas nécessairement par de la recherche dans les techniques de pointe : McDo contribue à l’augmentation de la productivité en lançant des
petits déjeuners…
Le jour où les Français comprendront ces problèmes économiques élémentaires sera historique.
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En ce début d'année et en dépit de ces propos pessimistes, permettez-moi cependant de vous présenter mes meilleurs voeux pour 2010. Au plaisir de continuer à vous lire.
Les français ne cherchent pas à comprendre ces problèmes économiques, sauf peut-être ceux qui ont perdu leurs emplois car ils ont le temps...ils veulent simplement continuer de pouvoir payer leurs loyers, leurs crédits, et se nourrir à un coût normal et non abusif. Ils veulent aussi payer moins d'impôts car plus ils en payent plus tous les déficits se creusent.
Le jour où les États se comporteront de manière cohérente sans prendre leurs citoyens pour des vaches à lait sera historique.
La Société Générale a annoncé ce mercredi que ses résultats du quatrième trimestre seraient inférieurs aux attentes du marché et seulement légèrement bénéficiaires en raison de 1,4 milliard d'euros de nouvelles dépréciations et de provisions sur ses actifs à risques. Le consensus des analystes tablait sur un bénéfice net de 959,75 millions d'euros pour le dernier trimestre 2009.
La banque indique dans un communiqué que "s'agissant des actifs à risque et prenant en compte les signaux contrastés provenant du marché immobilier résidentiel américain au quatrième trimestre, le groupe a décidé de durcir significativement ses hypothèses de valorisation de CDOs et de RMBS."
Les CDO (collateralized debt obligation) sont des structures de titrisation d'actifs financiers créées sur mesure par les banques à destination d'investisseurs, et qui regroupent en général des titres issus de 120 à 250 actifs différents pour un montant compris entre 1 et 2 milliards de dollars.
Les RMBS (residential mortgage-backed securities) sont eux des titrisations de crédits hypothécaires.
Dans les deux cas, il s'agit des produits qui ont connu les plus fortes chutes de cours lors de la crise financière liée aux subprimes, ces prêts immobiliers américains à risque sur lesquels ont été adossés des véhicules financiers comme ces CDO et RMBS. Ils sont en outre très difficiles à évaluer.
http://www.latribune.fr/entreprises/banques-finance/banque/20100113trib000461462/la-societe-generale-lance-un-avertissement-sur-resultats.html
En langue française, lisez le même article :
La Société Générale a dans son bilan des dizaines de milliards d'euros d'actifs pourris.
Ce sont peut-être des centaines de milliards d'euros d'actifs pourris.
La Société Générale ne le sait pas elle-même.
De toute façon, la Société Générale n'en est plus à ça près.
Contribuables français, préparez-vous à payer.
Contribuables français, merci pour votre argent : c'est pour la bonne cause.
13 janvier (Reuters) - Les actifs toxiques de la Société générale sont estimés à quelque 37 milliards d'euros
http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID;_NEWS=130981848
Cet article prétend qu'il s'agit d'une estimation "hors produits dérivés".
Je dis bien : "hors produits dérivés".
Et en comptant les produits dérivés, ça fait combien de dizaines de milliards d'euros d'actifs pourris dans le bilan de la Société Générale ?
La situation de la Générale est pire que ce qu'on peut en penser et il est donc préférable de ne plus y penser
Le + drôle est que "tout le monde" dit que les banques françaises ont d'excellents zactifs contrairement aux banques US...
Le ratio "micro" de la SG, qui était un des meilleurs parmi ceux des autres gros réseaux bancaires français est il modifié ?