Efficacité de la bombe atomique
La BCE a décidé ce week-end d’intervenir sur le marché secondaire des bons des Trésors euro-zonards.
C’est une bombe atomique très efficace : la dévaluation potentielle de l’Italie (par rapport à l’Allemagne) qui était remontée à 56 % vendredi soir 7 mai comme lors de la faillite des frères Lehman est retombée dans des zones moins anormales de 38 % lundi soir 10 mai car des banques centrales de la zone euro ont acheté des bons du trésor italien, ce qui a fait baisser les rendements,
Cliquer ici pour agrandir le graphique.
La zone euro a bien évité un effondrement qui aurait pu se produire hier lundi 10 mai.
Aujourd’hui 11 mai 11 heures, l’euro ne s’est pas effondré.
Comme l’a déclaré Jean-Claude Le Tricheur, la décision d’intervenir a été prise à une écrasante majorité.
Effectivement, l’Allemagne (qui sauve tout le monde du désastre) s’est fait écraser.
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Si l'euro s'écroule, au moins on saura qu'il faut sortir de l'euro, alors que la on en a repris pour quelques années.
on en a repris pour quelques années.
... pas certain !!!
Je retiens en particulier la fin de l'article: "Le lancement d’un programme d’achat d’emprunts d’Etat, surnommé “l’option nucléaire” de la BCE par les observateurs, était considéré comme la dernière ligne de défense de la banque centrale pour empêcher que la perte de confiance dans les obligations grecques ne se propage à d’autres dettes souveraines.
Les chefs d’Etat européens ont affirmé vendredi que tout serait fait pour préserver l’intégrité de la monnaie unique, mais cela risque d’être au détriment de la BCE.
“A court terme, l’intervention de la BCE sera un élément crucial du plan et apportera un répit immédiat”, estime Marco Annunziata, économiste en chef chez UniCredit Group.
Mais à plus long terme, les conséquences pourraient être néfastes.
“Si le fonds de stabilisation devait être utilisé, cela impliquerait l’émission de centaines de milliards d’euros d’emprunts d’Etat de la zone euro”, souligne-t-il. “La décision de la BCE soulèvera de sérieuses questions sur son indépendance ; et les Etats devront évaluer les conséquences politiques à l’intérieur de leurs frontières respectives.”"
Rien à signaler de ce coté là
Avec des gens qui ont ce type de raisonnement au sein même des banques centrales, on comprend tout le reste...
Il y a "un truc" génial sur Singapour, mais je n'ai pas eu le temps de l'exposer !
Là aussi, rien d'intéressant : le FMI et les banques centrales ne peuvent pas vendre beaucoup d'or car cela déstabiliserait les marchés.
On n'est plus au XIX° siècle ! Ce qui est important, ce sont les réserves (en devises et sous forme de valeurs mobilières)
La Fed a beaucoup de moyens pour agir. Certains sont connus, d'autres pas (certains sont gardés bien secrètement).
Il est impossible de savoir exactement ce qu'elle fait en décryptant ses comptes. On ne peut que se fier à certains de ses signes émis.
Vous parlez souvent d'argent "non gagnée" comme d'un danger important pour l'économie du pays.
Sauriez vous rendre ce phénomène plus explicite en le rapportant à une entreprise?.
Il est aisé de comprendre pourquoi l'excès de dettes (vs les capitaux propres) est néfaste au fonctionnement d'une entreprise.
En revanche, je perçois mal le danger qui se cache derrière cet hypertrophie d'argent non gagnée.
Merci
Bien à vous
Faram
" Le libéralisme veut que le rôle des banques centrales soit limité à leurs prérogatives régaliennes, à l'instar des Etats dont ils sont un avatar : celui d'organiser et de surveiller les marchés financiers de plus en plus techniques et complexes, de sanctionner les contrevenants et de prendre les initiatives nécessaires face aux dysfonctionnements et aux problèmes nouveaux qui peuvent se poser.
Malheureusement un rôle économique actif leur a été confié à tort, celui de réguler l'activité économique en déterminant les taux de base des systèmes bancaires et le niveau des liquidités.
Ce n'est pas aux banques centrales de mener la politique monétaire et financière, mais aux marchés : ils sont plus efficients et agissent au mieux dans l'intérêt de toutes les parties."
http://www.euro92.com/new/article.php3?id_article=522
Or aujourd'hui, vous semblez défendre le rôle fondamental de la Fed dans l'organisation des cycles économiques (variations des taux pour une destruction créatrice optimale).
Pourriez-vous préciser votre pensée ?
Vous défendez l'idée d'une action VOLONTAIRE de la Fed dans la création des cycles économiques (croissance, récession), mais existe il un meilleur moyen pour une économie de s'assurer des gains de productivité, donc une meilleure croissance, donc plus de prospérité ?
http://blog.turgot.org/index.php?post/Hanke-Le-duo-des-truqueurs2
Excusez moi si je réponds à une question qui ne m'est pas adressé, cependant la réponse me semble tellement évidente que je me demande si j'ai finalement bien compris cette histoire d'hypertrophie M1.
Je crois que l'hypertrophie est gênante en raison des déséquilibres engendrés en terme de contreparties. Elle se caractérise ainsi par les effets d'aubaines (primes à la casse, bonus écolo en tout genre, prime pour les familles modestes, loi Scellier ...). Cet argent n'est pas sain car il ne repose pas sur de la création de richesse. La "création destructrice Schumpéterienne" ne peut ainsi pas avoir lieu car des corps de métiers voués à disparaître sont maintenus artificiellement en vie et/ou vous devenez riche d'un euro non dépensé, mais "monnaie de singe".
Le gouvernement grec a annoncé jeudi la création d'un "comité de crise" face aux "annulations massives de réservations" touristiques dans le pays, l'Association des hôteliers d'Athènes (AHA) évoquant près de 20.000 nuits d'hôtels annulées dans la capitale et ses environs.
"Après les annulations massives de réservations, un comité de crise piloté par l'Organisme grec du tourisme a été mis en place", a annoncé un porte-parole du gouvernement à la presse, estimant le coût de ces annulations à "des dizaines de millions d'euros".
Près de 20.000 nuits d'hôtel ont été annulées depuis les violences qui ont fait trois morts en marge des manifestations du 5 mai contre le plan de rigueur du gouvernement et "ce chiffre continue d'augmenter", avait auparavant affirmé à l'AFP le directeur de l'AHA, Loukas Douvas.
http://www.romandie.com/ats/news/100513154406.i1jrpoyr.asp
La Grèce fonce vers le défaut de paiement.
Et ce n'est pas le dernier plan complètement pipeau qui pourra éviter à la Grèce le défaut de paiement.
Comme le disaient tous les journaleux et tous les bonimenteurs (dont les hommes et les femmes politiques) : le plan de 750 milliards € sauve tout, l'€ / US$ est remonté, etc. etc.