De la déflation à l’inflation
La croissance du PIB n’est jamais stable. Elle varie toujours en passant par des hauts et des bas formant des cycles initiés par la politique monétaire menée par les gens de la Fed.
Quand la croissance du PIB réel est forte, une bulle se développe à partir d’un dysfonctionnement. Pour la faire éclater, les gens de la Fed augmentent leur taux de base, ce qui provoque une chute du PIB, l’éclatement de cette bulle et le problème qui en était à l’origine peut être résolu.
Par la suite, la Fed baisse son taux de base pour favoriser la reprise de la croissance qui devient alors trop forte…
Ainsi se succèdent des cycles au cours desquels la destruction créatrice permet de maintenir les gains de productivité à des niveaux normaux de 2,5 %, ce qui garantit l’augmentation régulière à long terme du niveau de vie.
Ce bon vieux Greenspan a mené cette politique monétaire tout en veillant à faire tomber l’inflation à son niveau optimal de 1,0 à 1,5 % sans jamais provoquer de grande crise.
Avec le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, c’est le Temps des turbulences : il n’a pas hésité à provoquer la crise la plus forte depuis celle de 1929 et il la prolonge en maintenant des taux anormalement trop bas pendant trop longtemps, ce qui va provoquer une reprise forte de la croissance qui sera inflationniste.
Ces turbulences sont difficiles à vivre pour beaucoup d’Américains, mais elles permettent finalement à l’Amérique de garder son leadership dans le monde, et c’est ce qui compte avant tout pour tous les dirigeants politiques et du monde des affaires.
En effet, l’inflation va accentuer le désordre dans le monde entier, dans les pays émergents, en Asie et en Europe alors que les fondamentaux ont été rétablis aux Etats-Unis : les entreprises et les banques ont renforcé leurs capitaux propres, la bulle monétaire en M3-M2 a éclaté, les entreprises surendettées et sous-performantes ont disparu.
Pour cela, seul un président Démocrate, noir qui plus est, a été parfait pour faire passer les décisions les plus difficiles à accepter, le retour des Républicains (grâce à la prolongation de la crise par B-2) permet de limiter les dérapages des déficits publics.
Il est possible que les gens de la Fed ne fassent pas d’erreurs mais qu’ils utilisent adroitement(et cyniquement) les innombrables idiots inutiles devenus miraculeusement utiles à l’Amérique.
Dans cette optique, les prétendus risques de déflation et la fameuse planche à billets sont en fait des leurres dans lesquels tous ces idiots plongent avec délectation.
Une fois de plus, jamais ce bon vieux Greenspan n’a compté sur l’ignorance généralisée. Au contraire, il est toujours intervenu pour améliorer les connaissances économiques des investisseurs de façon à ce que la croissance fluctue toujours autour de son potentiel optimal avec une inflation maitrisée.
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J'ai déjà tout expliqué plusieurs fois !
Mauvais élève !
Quel est l'intérêts des démocrates depuis les élections du milieu ? réussir à redresser le pays ou bien laisser la situation se détériorer ?
Ce bon vieux Greenspan ne s'est pas planté : de 2006 à 2008, il aurait fait en sorte que la bulle prenne moins d'importance, et il l'aurait fait éclater en faisant moins de dégâts.
Les Dem n'ont plus la main.
Je suggère à tous les lecteurs de ce blog de foutre le camp de la zone euro.
Vite.
Très vite.
Au fait, quelqu'un a des nouvelles de Jean-Claude Trichet ?
J'ai l'impression que Jean-Claude Trichet est complètement dépassé par les évènements.
Si le Portugal lançait un emprunt à 10 ans, il devrait payer un taux d’intérêt de 6,297 % !
http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND
De même, les taux d’intérêt de l’Irlande explosent.
Si l’Irlande lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 7,444 % !
http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND
Si la Grèce lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 10,854 % !
http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND
Oui, la décision de la Fed a fait bondir les écarts ! Le choc sera difficile à avaler dans la vieille Europe !
http://www.bloomberg.com/news/2010-11-03/bernanke-faces-more-congressional-scrutiny-after-republican-election-gains.html
http://lafaillitedeletat.com/2010/11/02/les-banques-en-question/
Faut-il en rire ou en pleurer ?
En rire !!!
parce qu'après, ça va faire mal, et ce sera le moment de pleurer !!!
Il ne faut pas vous précipiter ! et rester calme...
l'inflation par la demande: exces de demande par rapport à l'offre
l'inflation par l'offre: insuffisance d'offre face à une demande.
l'inflation monétaire: création monétaire excédentaire
l'inflation par les couts: salaires,produits intermédiaires,capital productif et financier.
Daprés vous quel type d'inflation allons nous ?
Va t on vers une Hyper inflation ?
Sera se un élément court terme ou plutot long terme ?
quel taux d'inflation déclencherait une hausse des taux ?
merci de vos lumières
Tout faux !
L'inflation est un combat monétaire, dixit J Le Bourva, un économiste que je suis le seul à citer encore : quand les vendeurs ont la possibilité d'augmenter leurs prix, ils le font, ce qui se produit en période de retour de forte croissance, ainsi renait l'inflation.
Même B-2 le sait très bien : il a déjà dit que la Fed remonterait ses taux dans ce cas... ce qui devrait se produire dans les prochains mois à venir...
Un peu de distance ne nuirait pas
Non ! C'est un prolongement de ma réflexion...
Si je comprends bien avec mes 3 synapses, vous pensez que le monde va grosso modo basculer dans une inflation forte au cours des prochaines années.
Est ce le moment de s'endetter au maximum à taux fixe pour acheter de l'immobilier à Paris par exemple ?
Bien à vous
Marc
Il y a déjà une grosse bulle immobilière en France...