Bénéfices et fonds de pension
Notre ami Fred de Saint Louis vient de publier les derniers chiffres des bénéfices des sociétés américaines qui sont revenus dans leur tendance haussière de longue période,
Graphique 1 :
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Ils sont revenus presque dans la norme, c'est-à-dire sur une augmentation de 7,5 % d’une année sur l’autre depuis plus de 50 ans,
Graphique 2 :
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Zoom sur la période récente,
Graphique 3 :
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Ces graphiques sont très instructifs et très importants : ils montrent que le meilleur moyen pour assurer des revenus élevés sur le long terme est d’investir l’épargne en actions et que l’inflation (dite sous-jacente, core) doit être jugulée dans la zone optimale des 1,0 à 1,5 % (pour le PCE:PILFE) afin que les revenus réels soient maximisés.
La grande force des Américains est d’avoir de bons économistes qui raisonnent bien : ils ont bien compris, avant la guerre, que le meilleur moyen d’assurer des revenus pour les futurs retraités était de les financer par l’intermédiaire de fonds de pension qui présentent en outre l’avantage de recapitaliser les entreprises.
Pour ces raisons, l’Amérique reste le pays du monde le plus attractif.
Ces tendances longues lissent des variations à court terme qui sont considérables : les bénéfices peuvent chuter de 20 % ou augmenter de 40 % d’une année sur l’autre !
Graphique 4 :
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Les risques sont élevés sur le court terme, mais ce type d’investissements est le plus rentable sur le long terme (les Français, sauf de rares exceptions, ne comprendront jamais ces évidences).
Les bénéfices des sociétés américaines sont aux plus hauts historiques : ils représentent 8 % du PIB,
Graphique 5 :
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Les bénéfices d’aujourd’hui sont les investissements de demain qui sont les emplois d’après-demain.
L’aphorisme de l’ancien chancelier socialiste allemand Helmut Schmidt est plus que jamais d’actualité : les investissements se montent à 7 % du PIB, à leurs plus hauts niveaux historiques,
Graphique 6 :
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Le taux de distribution des dividendes est revenu dans les normes aux alentours de 60 %,
Graphique 7 :
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Les dividendes représentent 5 % du PIB, à leurs plus hauts historiques en période normale,
Graphique 8 :
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Seuls les idiots les plus ignares peuvent soutenir que l’Amérique est au bord du gouffre, que c’est l’Hindenburg, que ses big banks sont au plus mal, etc., etc.
Pour les Français, la seule lueur d’espoir consisterait à espérer que DSK, ayant enfin compris qu’il pouvait y avoir de bonnes solutions adoptées en dehors de la France pour assurer la richesse des nations et de leurs habitants, introduise les fonds de pension en France à la place du système de retraite par répartition qui a été imposé par les communistes très influents après la guerre.
En attendant cette hypothétique éventualité, spéculons…
Un rappel : il ne faut pas confondre fonds de pension et retraite par capitalisation qui est un système qui n’est pas viable au niveau d’une nation.
Cliquer ici pour lire mon billet précédent (sur 2009) sur ce thème.
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Non : il peut imposer sa volonté comme Mitterrand l'a fait en nationalisant puis en privatisant
Les Français sont des veaux et les militants PS sont pires
De +, la faillite de l'Etat est une utopie très libertarienne !!!
Oui. Sauf que Mitterrand a du finalement faire marche arrière en 1983 parce-qu'il risquait l'effondrement de l'économie française. Il était donc contraint de le faire. Or aujourd'hui, personne, à droite comme à gauche, ne réformera le pays sauf s'il est contraint par des forces extérieures. La sortie du socialisme se fera inéluctablement dans la souffrance et la crise.
DSK est un socialiste: il proposait encore il y a quelques années, lors des élections présidentielles de 2007, de taxer les Français de l'étranger. Il n'a jamais rien entendu à l'économie. Vous vous faites à mon avis des illusions.
"Les Français sont des veaux et les militants PS sont pires"
Entièrement d'accord.
"De +, la faillite de l'Etat est une utopie très libertarienne !!!"
Les Etats argentins et suédois ont bien fait faillite. Au début des années 90, la Suède a du se soumettre au FMI et réformer largement son état-providence sous la contrainte extérieure (privatisations+++).
Je ne défends pas DSK, mais il a de l'ambition et il sait qu'il peut entrer dans l'Histoire, de la France du moins, en imposant qq mesures, mais c'est juste une idée en passant, sans aucune valeur
Il n'y a que l'URSS et autres + le Zimbabwe qui ont fait faillite...
Oui, sauf pour votre dernier paragraphe sur la France qui a abandonné en fait sa souveraineté sur sa monnaie
j'avais plutôt l'impression que le fait de ne plus pouvoir imprimer sa monnaie, pouvez augmenter le risque de défaut de paiement pour un État, si celui-ci était mal géré, dû notamment, de la non possibilité de dévaluer sa monnaie. Il me semble que c'est ce qui est en train d'arriver à la Grèce. Tel était du moins le sens de mes propos sur le dernier paragraphe, à savoir : l'euro a presque réintroduit la notion de faillite pour un État.
Cordialement.
Il est toujours amusant de constater que les Français vivent encore au XVII° ou XVIII° siècle : ils sont toujours fascinés par cette fameuse planche des banques centrales qui impriment des billets magiques !!!
Je ne vous parle pas de planches à billets mais de possibilités de dévaluer sa monnaie. L’euro ne vous le permets pas du fait que vous ne battez plus la monnaie comme vous dites si justement, et par conséquence les désordres dans les pays mal gérés ou en manque de compétitivités ne peuvent être résolues par de la dévaluation comme cela se passait par le passé dans beaucoup de pays du club Med (Ceci ne veut pas dire que j’approuve la dévaluation, mais juste ce que je constate) Ce qui augmente de ce fait la possibilité de défaut de paiement dans la mesure où ces pays font appel à l’emprunt pour ne pas réformer leur model de social clientélisme.
Je vous rassure, je ne suis pas du XVII ou du XVIII siècle mais par contre je crois que vous êtes, vous, un vrai professeur comme j’en ai beaucoup connu, l’esprit méprisant et arrogant, puisqu’ayant le savoir. Savez vous quelle est la différence entre l’intelligence et le savoir. On peut avoir le deuxième sans le premier.
Avec toutes mes amitiés,
Et si je peux vous donner un conseil, cher ami, la courtoisie n’est pas un défaut, et vous pouvez toujours en user et en abuser pour défendre votre point de vue, cher professeur.
Vous utilisez des formulations qui ne sont pas de notre temps, donc vos analyses ne sont pas pertinentes.
Les concepts utilisés doivent être rigoureux, sinon ça part dans tous les sens.
Le manque de rigueur dans la pensée (économique) des Français est assez affolant et il doit être dénoncé énergiquement...
Ce n'est pas un "manque de courtoisie" de ma part, mais quelques rappels pour des raisonnements justes formulés correctement