2011 : spéculons…
Spéculer (de speculare), c’est observer attentivement, le champ de la bataille pour la gagner.
Spéculons sur ce qui peut se passer en 2011…
En fait, rien de bien nouveau par rapport à ce que j’en ai écrit avant les fêtes, sinon la confirmation de mes analyses, beaucoup de journaleux et de bonimenteurs (analystes, stratégistes, économistes, hommes politiques, etc.) développant finalement un certain nombre de ces idées qui progressent avec un certain retard, ce temps d’avance que j’ai alimentant d’une façon générale la spéculation gagnante.
La croissance est repartie aux Etats-Unis sur de bons fondamentaux restaurés (depuis décembre 2008, comme je l’ai constamment écrit), tous les indicateurs fiables sont concordants.
Le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, rompt avec les méthodes de ce bon vieux Greenspan qui faisait repartir fortement la croissance après voir provoqué son ralentissement (pour résoudre les problèmes qui se posaient).
Il utilise tous les moyens possibles pour ralentir cette reprise, en particulier les innombrables idiots qui deviennent miraculeusement utiles, ceux qui répètent depuis plus de 50 ans que l’Amérique est au bord du gouffre.
Le résultat est en particulier une sous-évaluation constante des actions de l’ordre de 30 % environ (d’après mes analyses portant sur les 30 valeurs de référence du Dow Jones IA).
Cette bonne santé des Etats-Unis et des pays émergents contraste avec la situation économique dans la vieille Europe : les tensions dans l’euro-système (inviable à terme) s’exacerbent.
Le point de rupture est peut-être proche. Cependant, la richesse accumulée en Europe et ailleurs dans le monde permet de laisser perdurer des situations qui auraient pu être considérées comme désespérées.
Ainsi par exemple, le Japon survit très bien avec un endettement public de l’ordre de 200 % du PIB. Dans cette optique, l’Etat français peut encore s’endetter de plus de 2 000 milliards d’euros, ce qui laisse une marge importante !
Le plus gros danger provient de défauts de paiements possibles émanant de ces cochons de pays du Club Med comme cela s’est déjà produit début mai 2010 pour au moins 2 banques présentant un risque systémique. Tout peut alors se passer très vite et les dégâts seront alors considérables, à l’instar de ce qui vient de se produire en Irlande, cf. mes analyses en particulier sur la sous-capitalisation potentiellement létale des big banks européennes.
C’est là la plus grosse incertitude et le plus grand risque pour l’avenir envisageable. C’est également une situation idéale (pour les Américains) pour accentuer le désordre en Europe et l’affaiblir durablement.
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En 2011, ces neuf Etats européens les plus importants vont emprunter 828 milliards d'euros sur les marchés internationaux.
En 2011, l'Italie va emprunter 220 milliards d'euros.
L'Allemagne va emprunter 195 milliards d'euros.
La France va emprunter 184 milliards d'euros.
L'Espagne va emprunter 94 milliards d'euros.
Les Pays-Bas vont emprunter 50 milliards d'euros.
La Belgique va emprunter 34 milliards d'euros.
Le Portugal va emprunter 19 milliards d'euros.
L'Autriche va emprunter 17 milliards d'euros.
La Finlande va emprunter 15 milliards d'euros.
Comme si ça ne suffisait pas, la Commission Européenne va emprunter 17,6 milliards d'euros.
Comme si ça ne suffisait pas, le Fonds Européen de Stabilité Financière (EFSF) va emprunter 16,5 milliards d'euros.
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201044903928.htm
Conclusion : en cas de surendettement, nous empruntons encore plus.
Quand nous sommes surendettés, nous empruntons encore plus.
C'est magnifique.
Oui, ces chiffres sont impressionnants, mais "on" peut faire nettemement mieux, ou pire, et c'est ce qui risque de se produire !
Un petit rectificatif : "ils" ne sont pas tous utiles !
A mon sens, 200% seraient totalement inenvisageable dans notre cas... les taux deviendraient prohibitifs bien avant !
Oui, mais Sarko est prêt à tout pour "sauver l'€" (ie à augmenter les engagements, ie les dettes) et quand il ne sera plus pdt, ce sera la dolce vita pour lui mais pas pour les contribuables français !
Je cherche à protéger mon capital.
Que pensez-vous de l'idée d'ouvrir un compte bancaire aux US libélé en $ et un compte en Suisse libélé en CHF.
En cas de chute de l'€, mon capital sera sain et sauf, non ?
Mais j'ai un doute concernant la solidité du système bancaire Américain en cas de faillite des états Européens...
Merci d'avance pour votre réponse
Allemagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 2,891 %.
http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR10:IND
Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,591 %.
http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND
Ce mercredi, c'est encore pire ! Il était inutile de s'affoler hier, car ce sera pire demain !
A propos du Portugal :
En juin 2010, le Portugal avait lancé un emprunt à 6 mois : il avait dû payer un taux d'intérêt de 1,96 %.
Mercredi 1er septembre 2010, le Portugal avait de nouveau lancé un emprunt à 6 mois : il avait dû payer un taux d'intérêt de ... 2,045 %.
Mercredi 5 janvier 2011, le Portugal a dû payer un taux d'intérêt de ... 3,686 % !
Conclusion : plus les jours passent, plus le Portugal emprunte à des taux d'intérêt de plus en plus exorbitants.
Plus les jours passent, plus le Portugal se surendette.
Plus les jours passent, plus le Portugal se rapproche du défaut de paiement.
http://www.agefi.fr/articles/Le-Portugal-finance-prix-fort-1163416.html
Mais non, mais non, Sarko et les Chinois sont là : rien à craindre !!!