Banques japonaises
Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Autres
Les Japonais ont fait exactement les mêmes erreurs que les Européens en faisant confiance à leur nomenklatura politico-bancaire…
L’Etat est surendetté, la masse monétaire hypertrophiée et les big banks qui viennent de publier leurs résultats (l’année fiscale se termine le 31 mars au Japon)
sont loin de respecter les ratios prudentiels de Bâle III.
Mitsubishi UFJ Financial Group, Inc. (MFUG) est la plus grande banque japonaise. Le total de ses dettes représente 23 fois le montant de ses capitaux propres dans la
définition de Bâle III pour un maximum de 10, ce qui correspond à un ratio Tier de 4,3 %,
Tableau 1 :
MUFG
2010 Q1
2011 Q1
Total des dettes
204 107
206 227
Capitaux propres
9 306
8 949
µ (leverage)
21,9
23,0
Tier (%)
4,6
4,3
Mizuho, la deuxième plus grande banque japonaise, est dans une situation pire encore avec un
µ (leverage) de 37,1 correspondant à un ratio Tier de 2,7 %
seulement en amélioration par rapport à l’année précédente,
Tableau 2 :
Mizuho
2010 Q1
2011 Q1
Total des dettes
156 254
160 812
Capitaux propres
3 513
4 329
µ (leverage)
44,5
37,1
Tier (%)
2,2
2,7
La situation se dégrade pour
Sumitomo Mitsui Financial Group, Inc. (SMFG), la troisième plus grande banque japonaise, avec
un µ de 27,1 correspondant à un ratio Tier de
3,7 %,
Tableau 3 :
SMFG
2010 Q1
2011 Q1
Total des dettes
123 160
137 803
Capitaux propres
4 952
5 094
µ (leverage)
24,9
27,1
Tier (%)
4
3,7
Beaucoup d’entreprises japonaises sont plus performantes que leurs concurrentes américaines, mais le Japon est gravement handicapé par ses mauvais fondamentaux, exactement comme
la vieille
Europe.
DS
K.O. :
la dame des 35 heures est bouleversée par ce qu’a dû subir la pauvre femme de ménage noire d’origine africaine dans cet hôtel français de New
York…