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Alan Greenspan , B-2 et les idiots (in)utiles
Un honorable, fidèle, ancien et anonyme lecteur de mon blog a trouvé les dernières déclarations de ce bon vieux Greenspan que
j’attendais, cliquer ici pour les écouter ou les lire.
Il confirme toutes mes analyses : la croissance du PIB est bien repartie depuis fin juin 2009, et elle est forte (5,7 % au 4° trimestre
2009), mais comme les gains de productivité y sont supérieurs (6,2 %), des emplois sont toujours détruits.
Le but n’est pas de créer artificiellement (par des interventions de l’Etat) des zemplois, mais de relancer les marchés sur des fondamentaux sains, ce qui a été réalisé aux Etats-Unis par les
gens de la Fed.
Par contre, le récent plongeon des marchés d’actions est dangereux. Les autorités (B-2,
Timothy Geithner) auraient dû intervenir car il n’est pas admissible de laisser les marchés (i.e. les idiots inutiles) dans l’incertitude et
dans une dangereuse sous-évaluation (30 % pour l’indice du Dow Jones Industrial Average d’après mes derniers pointages) : Alan Greenspan, en tant que président de la Fed, serait intervenu
pour rétablir une certaine rationalité.
Certes, le bombardier furtif B-2 utilise très bien les idiots et la manipulation de l’information pour maintenir les taux à un niveau anormalement bas, mais c’est une politique contestable car il
est toujours dangereux de s’appuyer sur des idiots.
Les rendements (ainsi que les indices d’actions) ont bondi 3 fois depuis le début 2009 dans l’anticipation de la reprise, mais B-2 et ses acolytes ont réussi 3 fois à les faire retomber (cliquer ici pour voir le graphique sur un billet
précédent).
Ils vont remonter brusquement et considérablement, ce qui provoquera de nouvelles turbulences qui sont mal vécues.
Ce bon vieux Greenspan cherchait toujours à les minimiser. Il avait raison.
Alan Greenspan défend toujours le capitalisme libéral et combat toujours l’augmentation des impôts. Il est grave de constater que plus
personne, parmi les autorités, ne tient les mêmes propos. Pire : tous les sénateurs refusent maintenant de diminuer les budgets dits sociaux.
Par ailleurs, Alan Greenspan rappelle qu’il n’existe aucun problème à l’apparent surendettement des
Américains car il est compensé par des réserves et d’autres dépôts (c’est l’application du principe de la comptabilité en partie double qu’il développe davantage dans son
livre).
Enfin, je rappelle que l’augmentation prochaine des taux de la Fed provoquera la hausse de tous les taux et une baisse de l’euro par rapport au US$, ce qui augmentera les écarts de taux des bons
des Trésors euro-zonards à 10 ans (et le désordre).
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