Jeudi 30 août 2007 4 30 /08 /Août /2007 18:10

Je reprends ici un billet que j’avais écrit en 2002 mais qui est intéressant actuellement…

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L'élargissement de l'Union Européenne à 25 pays membres, UE 25, entérinée au sommet de Copenhague en décembre 2002 se fera irrémédiablement au détriment de son approfondissement.

La Communauté Européenne initiale, UE 6, aurait pu exister en tant que nation mais au fur et à mesure des adhésions, l'entité européenne a définitivement perdu toute chance d'exister en tant que telle. L'UE 25 tend maintenant vers l'ALETA, extrapolation de l'ALENA.

L'ALENA, Accord de Libre Echange Nord-Américain regroupe les Etats-Unis, le Canada et le Mexique dans une zone typiquement libérale de libre échange au bénéfice de tous les partenaires.

Les consommateurs des Etats-Unis peuvent acheter des produits de consommation courante fabriqués au Mexique dont les prix sont inférieurs à ceux des produits fabriqués aux Etats-Unis car le coût de la main d'œuvre y est inférieur.

Les Mexicains y trouvent ainsi du travail supplémentaire et les entreprises mexicaines peuvent payer régulièrement des produits venant des Etats-Unis comme par exemple des logiciels de Microsoft au lieu de les… pirater.

Toutes les parties y trouvent leur intérêt, et surtout les salariés les moins qualifiés qui sont des consommateurs finals, à condition que les problèmes critiques soient maîtrisés, en particulier les flux de produits et les migrations.

Chaque nation conserve ses prérogatives et cette union économique ne présente que des avantages : aucune bureaucratie supplémentaire ne vient alourdir les impôts des pays membres ni perturber l'action des entreprises.

*

Des zones libérales de libre échange existent donc de chaque côté de l'Atlantique.

La productivité globale de l'UE 15 bientôt étendue à 25 est globalement inférieure à celle des Etats-Unis, mais l'UE 25 est potentiellement très dynamique, dans la mesure où elle sera de plus en plus libérale et de moins en moins socialisante.

Il suffira ensuite d'établir la jonction entre ces deux zones que sépare (malencontreusement) l'Océan Atlantique pour constituer l'ALETA, l'Accord de Libre Echange TransAtlantique.

UE 25 + ALENA = ALETA

La suite logique du processus mondial d'intégration économique sera une extension de proximité de l'UE 25 vers les pays de l'Europe de l'Est : la Bulgarie, la Roumanie, l'Ukraine, la Russie, etc, et au Sud avec la Turquie, puis vers les pays arabes et musulmans d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

L'extension de l'ALENA se fera vers les pays de l'Amérique Centrale et du Sud, avec le Mercosur en particulier.

L'ALETA sera alors une organisation semblable à l'APEC avec laquelle une jonction sera possible à terme. Ainsi se met en place petit à petit une vaste zone libérale de libre échange :

ALETA + APEC

Ce sera la version de l'avenir de la mondialisation libérale, celle du XXI° siècle, la réalisation du vieux rêve libéral de pays à économies libres et ouvertes qui assurera enfin la prospérité aux populations de l'ensemble de ces pays grâce à la liberté du commerce international qui seul permet à tout le monde de bénéficier de ses avantages : un niveau de vie plus élevé et de meilleurs conditions de vie pour tous.

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Cette mondialisation libérale est confrontée à des résistances aux changements issus :

  • des dirigeants de sectes musulmanes dangereuses liés à des dictateurs qui menacent de perturber l'accès à une grande partie des ressources pétrolières de la planète,
  • des réticences des hommes politiques des pays qui comprennent que leurs pouvoirs et leurs privilèges sont amenés à se réduire dans cette perspective funeste pour eux,
  • de l'opposition irréductible de divers militants antilibéraux héritiers des communistes et des socialistes triomphants du défunt XX° siècle qui ont perdu un appui de poids avec la faillite de l'URSS.
  •  

Ils sont très virulents dans certains pays développés et profitent de la liberté et de la prospérité du capitalisme libéral pour le combattre, le contester, le contrôler et le réguler.

Ils sont très influents et puissants en France, pays en grande partie socialisé qui est ainsi durement pénalisé : c'est le plus mauvais élève de la classe libérale, celui dont le niveau de vie est maintenant inférieur à la moyenne européenne, $ 25 000, l'exemple à ne pas suivre…

Cependant, les résultats positifs de ces évolutions qui vont vers davantage de libéralisme laissent entrevoir globalement un avenir radieux dans des sociétés prospères et libérales.

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La locomotive américaine

Tous les adversaires du capitalisme libéral accusent les Américains de fomenter un complot pour contrôler le monde entier !

Ils veulent faire croire qu'ils agissent pour défendre les intérêts des populations et plus particulièrement des plus démunis, alors qu'ils ne font que défendre le pouvoir qu'ils ont conquis au XX° siècle et dont ils veulent conserver les avantages confortables au lieu de devoir travailler dans des entreprises soumises à la concurrence dans lesquelles ils feraient aussitôt preuve de leur incompétence.

Le capitalisme libéral repose sur la liberté de tous les intervenants visant à établir une économie libérale dans le monde au profit de tout le monde et plus particulièrement des consommateurs finals et surtout de ceux qui disposent du pouvoir d'achat le plus faible

Le niveau de vie des personnes défavorisées des pays développés pourra augmenter et espérer rejoindre à terme celui des Américains, qui est actuellement de l'ordre de $ 35 000.

Les populations les plus pauvres, les Musulmans, les Chinois et les Africains pourront alors enfin avoir l'espoir de voir leur situation matérielle s'améliorer.

Il n'y a donc pas de complot américain pour dominer le monde, mais une politique américaine visant à mettre en place dans le monde des marchés libres et ouverts qui sont une extension du libéralisme le plus avancé qui est pratiqué dans certaines régions du monde, au bénéfice de tout le monde.

*

€ 

Cette politique libérale passe par la définition d'une stratégie c'est à dire par des chemins soigneusement bien choisis afin d'atteindre les résultats découlant de cette politique libérale.

Cette stratégie a consisté à favoriser après la Seconde guerre mondiale l'émergence d'une zone de libre échange en Europe : le marché commun de la Communauté Européenne, UE 6 dont l'aboutissement est l'actuelle UE 15.

Cependant, la lisibilité de cette zone était entravée par l'existence de monnaies nationales fluctuant les unes par rapport aux autres qui compliquaient les calculs économiques, et en particulier la comparaison de la rentabilité des entreprises établies dans les pays européens.

La stratégie de la construction d'un ensemble européen libéral passait par l'instauration d'une monnaie unique pour faciliter les calculs économiques des intervenants sur les marchés européens.

L'euro  qui est a priori une incongruité totale joue ainsi un rôle important essentiel car une politique libérale a toujours intérêt à diminuer les obstacles au commerce international et l'adoption d'une monnaie unique répond à cet impératif malgré les inconvénients qu'elle présente pour des économies disparates.,

*

 Mondialisation libérale du XXI° siècle

Une politique est maintenant clairement perceptible : elle est en train de se mettre en place au fil des années avec plus ou moins de bonheur. 

Elle n'a pas été définie a priori par des hommes politiques en particulier mais elle découle naturellement d'une logique libérale et permettra de résoudre à terme pour la première fois dans l'histoire de l'humanité les pénuries généralisées qui perduraient depuis des millénaires.

Les Etats-Unis sont la locomotive qui tire le train européen plus ou moins poussif, puis les autres grandes nations dont des dirigeants fanatiques ont autrefois retardé le développement en s'obstinant à vouloir y appliquer des théories erronées dont la folie n'a eu d'égal que la cruauté, la Russie et la Chine, et à leur suite les autres pays du monde… 
Cette tendance évoluera vers une diminution de l'importance du rôle des Etats et des hommes politiques qui auront joué un rôle négatif considérable dans le passé et en particulier au XX° siècle qui a connu à cause d'eux les pires des catastrophes de l'histoire de l'humanité avec le communisme et le socialisme nationaliste (le nazisme).

Des Etats réduits au minimum, des hommes politiques dont l'importance est négligeable, tels seront les principaux aspects positifs de cette mondialisation libérale.

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L'APEC, Asia Pacific Economic Cooperation, la Coopération Economique Asie - Pacifique, compte maintenant 21 pays membres :

l'Australie, Brunéi Darussalam, le Canada, le Chili, la République populaire de Chine, Hong Kong, l'Indonésie, le Japon, la république de la Corée du Sud, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Pérou, la république des Philippines, la Russie, Singapour, le Taïpei chinois (Taïwan), la Thaïlande, les États-Unis et le Vietnam.

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Seul l'APEC, acronyme de l'anglais est utilisé en français alors que l'ALENA est seul utilisé pour désigner en France le NAFTA, North American Free Trade Agreement, alors que seul le TAFTA est utilisé en français pour désigner le TransAtlantic Free Trade Agreement !

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Par CHEVALLIER
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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /Août /2007 16:48

 

Le marché commun de l’Atlantique Nord est en train de naître, du moins pour ce qui concerne les marchés financiers. En effet, les taux américains et européens convergent : le rendement du 2 ans de la zone euro était hier mardi 28 août à 4,02 % et celui des Etats-Unis à 4,08 % (4,05 % ce mercredi 29 août).

Les taux longs (le 10 ans) présentaient encore un écart de 25 points de base car l’écart entre les taux des deux banques centrales est trop grand : 5,25 % pour la Fed et 4,0 % pour la BCE.

Les banques centrales doivent faire converger leurs taux vers leur neutralité qui se situe autour de 4,25 % car les marchés financiers convergent d’eux-mêmes.

Pour l’instant, le taux trop haut de la Fed provoque un fort ralentissement de la croissance aux Etats-Unis qui sera accompagné par celui de la zone euro dû au relèvement du taux de base de la BCE.

Sombres perspectives pour les Euro-zonards…

Figure 1 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070829USEZ1TX.gif

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L’écart entre le 10 ans des deux côtés de l’Atlantique se resserre,

Figure 2 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070829USEZ2SPREAD.gif

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Le rendement du 10 ans américain atteint enfin 3,50 % ce mercredi 29 août avec quelques turbulences…

Figure 3 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070829US306.gif

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pour fluctuer dans la bande entre 4,0 et 4,5 % avec le 2 ans (comme de 2002 à 2005) quand la Fed aura enfin baissé son taux qui était neutre à 4,25 % (comme du 13 décembre 2005 au 30 janvier 2006),

Figure 4 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070829US402.gif

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Depuis le milieu des années 60, la Fed réagit toujours trop tard et trop lentement, ce qui crée ces cycles malsains dont l’amplitude est toutefois de plus en plus faible.

L’évolution des taux et des marchés correspond parfaitement à mes analyses antérieures que j’ai publiées sur mon ancien blog de " l’Institut Turgot " que Guy Millière et sa bande rapprochée ont supprimé…

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Par CHEVALLIER
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Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /Août /2007 16:52

 

Rien ne va plus dans la zone euro ! D’après les derniers chiffres qui viennent d’être publiés aujourd’hui, la masse monétaire M3 augmente de plus en plus : 11,7 % d’une année sur l’autre d’après la BCE, mais 11,96 % d’après mon tableur. C’est beaucoup, c’est trop.

Figure 1 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070828EZ1M304.gif

Cette augmentation de M3 est due aux agrégats M2-M1 et M3-M2.

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M2-M1 correspond à l’épargne des ménages qui augmente de 15 % d’une année sur l’autre car ils craignent que leur situation ne se détériore dans un avenir proche. Par précaution, ils mettent de l’argent de côté en prévisions des mauvais jours à venir.
S’ils épargnent davantage, cela signifie qu’ils consomment moins, ce qui correspond à une baisse de la demande, et donc de l’offre : les entreprises vont vendre moins de produits que dans le passé.

Les dirigeants des entreprises en sont bien conscients : ils diminuent leurs investissements car il est inutile d’investir en cas de ralentissement économique.

Les trésoreries des entreprises augmentent donc, ce qui apparaît dans l’agrégat M3-M2 qui augmente de 19 % d’une année sur l’autre.

La masse monétaire M3 est la somme de ces agrégats M2-M1 et M3-M2, plus M1 qui est l’argent que les Euro-zonards ont dans leurs portefeuilles et sur leurs comptes bancaires (M1 augmente normalement a priori).

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Finalement, c’est simple à comprendre ! L’observation des variations des agrégats monétaires est très utile car elle permet de voir la réaction des ménages et des entreprises avec un délai très court (10 jours aux Etats-Unis, un mois dans la zone euro…).

Donc, tout s’annonce mal !

Que faire ?

La réponse classique à une augmentation de la masse monétaire, qualifiée unanimement d’inflationniste, est, pour une banque centrale d’augmenter son taux de base.

Kolossale erreur !

En augmentant son taux de base, une banque centrale ralentit l’activité économique car elle renchérit alors le coût de l’argent, donc des projets d’investissement qui ne deviennent plus possibles et qui sont de ce fait abandonnés, ce qui accentue le ralentissement de la croissance du PIB.

Les banques centrales accentuent ainsi la chute de la croissance au lieu de la faire repartir.

La BCE ne devrait donc pas augmenter son taux de base.

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Oui, mais, comme les marchés financiers sont mondialisés, les taux courts européens ne peuvent pas être très inférieurs à ceux des Etats-Unis qui sont actuellement à 5,25 %.

Même si la Fed baisse le sien à 4,75 % prochainement, la BCE est condamnée à relever son taux de base à 4,25 % pour l’aligner sur celui de la Fed et pour être en concordance avec la structuration logique des taux (cf. mon billet du 9 août).

La BCE est coincée de tous les côtés.

La situation est d’autant plus délicate que la volatilité est très forte sur les marchés financiers à la suite de la crise du subprime.

Conclusion : ça s’annonce mal !

La croissance du PIB ralentit fortement aux Etats-Unis car la Fed a relevé ses taux très largement au dessus de leur neutralité. Comme les marchés américains sont les moteurs de l’économie européenne et française en particulier, la croissance est et sera très faible, et ce sera pire dans un avenir proche.

***

L’augmentation actuelle de M3 est supérieure à celle de 2001 avant l’arrêt de la croissance en 2002-2003,

Figure 2 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070828EZ2M398.gif

***

Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à l’augmentation de la masse monétaire libre, elle est et sera très faible, et ce sera pire dans un avenir proche. Une récession est possible,

Figure 3 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070828EZ3FRM.gif

***

La masse monétaire M3 de 8 274 milliards d’euros représente 93 % du PIB ce qui est beaucoup trop (la limite à ne pas dépasser est de 80 %).

La masse monétaire de la zone euro a beaucoup trop augmenté. Elle est beaucoup trop importante.

Les dérapages monétaires ont des effets catastrophiques.

C’est le désordre monétaire qui sera économique, social et politique.

Au Japon, c’est pire : M3 représente 220 % du PIB, ce qui l’a condamné à une déflation durable qui a cassé net la croissance.

Les Américains  surveillent très précisément l’évolution des agrégats monétaires qui n’ont jamais dérapé. C’est ce qui fait la force des Etats-Unis.

*

Les problème monétaires sont fondamentaux, et pas très compliqués finalement…

***

Mes analyses antérieures sur l’évolution des agrégats monétaires ne sont plus consultables en ligne depuis que Guy Millière et sa bande ont supprimé mon blog sans me prévenir depuis plus d’un mois déjà, ce qui ne l’empêche pas de publier des articles sur le site de Turgot qu’il s’est approprié.

Guy Millière et sa bande ne respectent rien ni personne, et surtout pas le droit de propriété des blogueurs sur leur blog.

Ils auraient quand même pu mettre un lien vers mon nouveau blog !

No limit !

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Par CHEVALLIER
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Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /Août /2007 11:49

Je reprends ici un billet que j’avais publié le 11 mars 2007 sur mon blog sur le site de " l’Institut Turgot " (qui a été supprimé sans préavis par Guy Millière et sa bande…) sur EADS.

De monumentales erreurs de gestion ont été faites chez EADS. Elles ne peuvent s’expliquer que par des interventions d’hommes politiques sous l’influence perverse des Américains dans le cadre de leur stratégie du désordre
Louis Gallois dirige seul EADS maintenant, ça change sans changer...

***

EADS 2006 : ça vole bas !

EADS a (enfin) publié le 9 mars une partie de ses comptes 2006 non certifiés alors que Boeing a publié ses comptes complets et certifiés le 15 février…

En milliards € et $

EADS €

Boeing $

 

2006

2005

2006

2005

Chiffre d’affaires

39,434

34,206

61,530

53,621

Recherche & dév.

2,458

2,075

3,257

2,205

Résultat opérationnel

0,278

2,712

3,014

2,812

Résultat avant impôts

0,034

2,535

3,194

2,819

Résultat net

0,115

1,710

2,215

2,572

La rentabilité d’EADS est nulle à cause d’Airbus. Le résultat net est miraculeusement bénéficiaire grâce à un… crédit d’impôts surréaliste de 81 millions d’euros !

 

EADS

Boeing

Ratios en %

2006

2005

2006

2005

Résultat net / CA

0,3

5,0

3,6

4,8

ROCE

0,7

10,9

23,3

13,6

En milliards

$

$

Capitaux propres

13,152

13,902

4,739

11,059

Dettes à long terme

27,769

24,739

8,157

9,538

Les comptes 2006 d’EADS doivent reprendre les mêmes errements qu’en 2005 : les dettes à long terme n’incluaient pas 5 milliards d’euros d’avances (non) remboursables de divers Etats (c’est à dire des dettes à long terme sans intérêts !) et les engagements de retraite n’étaient provisionnés qu’à 4 milliards d’euros pour les salariés de la seule entité allemande.

L’endettement d’EADS et hors normes (33 milliards d’euros avec ces avances remboursables).

En réalité, la situation est encore plus grave car ces comptes ne donnent pas une image fidèle de la réalité. Ainsi, une dépêche de l’agence Reuters rapporte une déclaration d’un analyste d'une grande banque française sous réserve d'anonymat : " ils n'ont pas réussi à passer toutes les charges qu'ils voulaient sur l'an dernier ! ". Ce sera donc pire l’an prochain…

***

EADS est le résultat de la politique française antilibérale anti-américaine et de la cohabitation du début des années 2000…

Noël Forgeard, polytechnicien, ancien conseiller de Jacques Chirac, alors patron d’Airbus a décidé (sur ses instructions) de lancer l’A380, le gros porteur (de dettes). Après la comptabilisation du retard du lancement de l’A380, la situation est pire qu’en 2005 !

Louis Gallois, l’actuel patron d’Airbus nommé par le gouvernement Galouzeau (De Villepin), est un militant du Parti Socialiste, ancien directeur du cabinet de Jean-Pierre Chevènement. Avec son crane lisse, ses grandes oreilles et son diplôme de l’ENA, c’est l’idiot parfait utile pour faire exister un concurrent affaibli de Boeing dans le cadre de la guerre économique.

En effet, les Américains avaient besoin d’un concurrent à opposer à Boeing. Des groupes d’influence n’ont pas eu de mal à persuader les dirigeants allemands et français de se lancer avec un monstre étatique ingérable.

La situation actuelle est idéale pour les Américains car EADS existe mais l’entreprise est très affaiblie. C’est encore un exemple de la si subtile logique paradoxale et de la stratégie du désordre !

*

Cette affaire révèle le degré de déliquescence qui règne en France : des fautes de gestion monumentales condamnent tout ce secteur stratégique qu’est l’aéronautique, les postes les plus importants sont attribués à des personnes incompétentes en fonction de leur fidélité politique, les bénéficiaires de délits d’initiés ne sont pas poursuivis, aucun journaliste, aucun analyste, personne ne dénonce ces scandales qui auraient été sanctionnés aux Etats-Unis par un grand nombre de condamnations à de lourdes peines de prison.

Des X, des Enarques, des hommes politiques et des syndicalistes corrompus et tout puissants, et des Français sans réaction : c’est le système mafieux et décadent français, l’exception française...

***

 

Par CHEVALLIER
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Dimanche 26 août 2007 7 26 /08 /Août /2007 21:54

Je crois que je me suis mal fait comprendre dans mon billet sur la stratégie du désordre

Je condamne évidemment cette stratégie des Américains !

Elle est cynique, inadmissible.

Les Américains,  en fait les Démocrates, trahissent leurs idéaux et les défenseurs de la liberté qui sont pourtant leurs alliés les plus fidèles dans le monde.

Les Iraniens en ont été les premières victimes avec l’éviction du Shah. Ils en sont conscients.

Nous, Européens, nous en sommes également victimes. En effet, les Américains encouragent d’une certaine façon les forces qui nous affaiblissent : la gauche plurielle, l’Union Européenne, l’euro, l’immigration des Musulmans, etc.

Je ne reprends pas les thèses du complot américain contre l’Europe. Je constate l’existence de faits qui tous accréditent cette stratégie du désordre qui est parfaitement cohérente et vérifiée…

Je reprends ci-dessous un billet que j’ai publié le 23 avril 2007 sur mon ancien blog de " l’Institut Turgot " que Guy Millière et sa bande ont supprimé…

… et Guy Millière, cet intellectuel du copié-collé qui ne respecte rien ni personne, est justement le grand défenseur en France de cette stratégie dont nous sommes les victimes !

***

La stratégie du désordre : la guerre économique s’intensifie chez les islamistes iraniens

La situation économique s’est brusquement aggravée en Iran après le nouvel an local (le jour du printemps) : les prix ont augmenté de 20 à 40 % pour beaucoup de produits courants.

C’est le début d’une hyper-inflation déjà incontrôlable. Les statistiques officielles ne sont plus fiables, ni même publiées parfois : la banque centrale ne donne plus aucun chiffre depuis bientôt un an. Des économistes liés au régime s’alarment de la situation. Ils évaluent l’inflation réelle de l’année passée à un taux supérieur à 20 %.

Les désordres économiques proviennent essentiellement des dérapages monétaires. En effet, les mollahs financent leur politique par la création monétaire : les revenus pétroliers (exogènes, en fait des taxes) servent à financer des dépenses publiques improductives (des revenus sont distribués aux militaires, aux miliciens, etc.) et ils font imprimer des billets (des dollars et des rials), sans contrepartie de production réelle. La masse monétaire augmente (de 40 % ? d’une année sur l’autre d’après ces économistes). Comme la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre (en Iran comme ailleurs), la croissance du PIB est négative. Les Iraniens n’ont pas besoin de statistiques pour s’en rendre compte : ils constatent chaque jour que leur situation se détériore.

Au cours de ces dernières années, les revenus pétroliers permettaient de masquer en partie la dégradation de la situation économique, ce qui n’est plus le cas actuellement. En effet, la production d’hydrocarbures vendable se réduit au fil des années (malgré des prix élevés sur les marchés libres) en l’absence d’investissement et de maintenance.

Les perspectives sont mauvaises. Les Américains interviennent pour que les flux financiers se tarissent : les investissements pétroliers sont gelés (ceux de majors comme Total), les succursales hors d’Iran de banques iraniennes (gérées auparavant par les islamistes) sont contrôlées maintenant par les autorités occidentales (c’est le cas en France). Les robinets qui approvisionnaient ce régime musulman se ferment.

Par ailleurs, les dépenses publiques, en particulier militaires augmentent d’années en années. Le régime tombe toujours dans les pièges tendus par les Américains : les mollahs décident d’augmenter leurs projets militaires et nucléaires à chaque occasion (ou provocation). Ils précipitent ainsi leur chute alors qu’ils croient au contraire renforcer leurs positions.

Le désordre s’accroît en Iran, or c’est exactement là l’objectif des Américains ! En effet, ils cherchent à affaiblir ce régime islamiste potentiellement dangereux mais pas à le renverser car il est assez puissant et utile pour affaiblir les Sunnites qui contrôlent les ressources pétrolières des pays arabes. L’objectif des Américains est d’y créer là aussi un certain désordre pour affaiblir cette région dans son ensemble.

Les mollahs iraniens sont donc à la fois nuisibles et utiles. Les Américains ne cherchent pas a priori à faire la guerre (de haute intensité) en Iran, ni à remplacer les mollahs par un régime qui leur serait favorable. Le gouvernement de George W. Bush, en collaboration avec ses adversaires du parti Démocrate, s’apprête à pactiser avec ces idiots… utiles à leur propre affaiblissement et à celui des Sunnites.

La stratégie du désordre a déjà été appliquée en Iran à la fin des années 70 : les Américains, sous la présidence du Démocrate Carter, ont favorisé l’éviction du Shah et la prise du pouvoir par Khomeyni avec l’appui d’autres idiots utiles : les Français sous la présidence de Giscard (d’Estaing). Les dirigeants du parti Démocrate n’acceptent pas que des régimes forts amis puissent se maintenir au pouvoir comme c’était le cas jadis. Ils préfèrent favoriser la prise du pouvoir par des opposants anti-américains (c’est la logique paradoxale), mais ils les affaiblissent en créant un certain, désordre dans le pays.

Les grands perdants de cette stratégie du désordre politiquement correcte des Démocrates américains sont les peuples et la démocratie.

***

Les revenus tirés de l’exploitation du pétrole ne sont pas inflationnistes quand ils sont réinvestis par les sociétés pétrolières, investis à l’extérieur des pays producteurs (aux Etats-Unis par exemple), ou dans des infrastructures publiques (les contribuables en bénéficient sous la forme d’impôts très faibles, voire nuls, qui favorisent la croissance (comme en Norvège par exemple).

Ils sont inflationnistes s’ils sont distribués sous forme de revenus sans création de richesse en contrepartie, ce qui est le cas en Iran. Les régimes islamiste sont victimes de leur manque de culture économique qui provient des principes fondamentaux de l’Islam.

***

Une remarque : il est illusoire de vouloir faire la différence entre les Musulmans et les Islamistes comme le montre le nom officiel de l’Iran : République Islamique d’Iran.

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Pour suivre les problèmes posés par l’Iran des mollahs, voir le site d’Iran Résist :

http://www.iran-resist.org/

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Par CHEVALLIER
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Samedi 25 août 2007 6 25 /08 /Août /2007 19:18

 

Raymond Barre était le dernier grand économiste libéral français.

Avant lui, Jacques Rueff avait redressé la France en donnant de bonnes solutions aux problèmes monétaires qui se posaient alors.

Après lui, plus rien. Par la suite, quelques fonctionnaires libertariens ne comprenant rien à l’évolution des marchés ont étouffé l’émergence de toute pensée libérale en France.

Depuis son éviction, les économistes de gauche antilibéraux sont omniprésents. Ce fut le début du déclin de la France…

Vive Babar !

Je reprends ici un billet que j’avais écrit le 07 février 2006 et repris le 02 avril 2006 sur mon ancien blog de " l’Institut Turgot " que Guy Millière et sa bande ont supprimé à l’insu de mon plein gré…

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Je suis un libéral, oui, mais pas un libéral à la…

Raymond Barre, alors qu’il était Premier ministre choisi par Giscard, a mené une politique qui a permis aux Français d’avoir le niveau de vie relatif le plus élevé de l’après guerre : au rang mondial alors qu’il est tombé au 16° rang après 25 ans de gouvernements de gauche antilibéraux. Que faudrait-il faire maintenant ? La réponse est très simple… Comme tous les cancres, il suffit de copier sur le meilleur élève de la classe économique : l’Irlandais et de supprimer les prélèvements obligatoires qui portent sur les revenus du travail.

C’est à cette seule condition que la croissance d’une nation peut se démarquer de celle des Etats-Unis et être plus performante. En effet, en supprimant le monopole de la Sécurité Sociale, de l’assurance chômage et des caisses publiques de retraite, l’effet serait triple : le poids du secteur public diminuerait, la productivité des organisations fournissant des prestations analogues augmenterait et les personnes qui travaillent gagneraient enfin de l’argent qu’elles pourraient utiliser selon leur volonté, ce qui augmenterait la demande qui pourrait alors être modérée par un relèvement de la TVA à 21 % qui remplirait les caisses publiques.

***

Les pays scandinaves  ne doivent pas leur richesse à la flexibilité du marché du travail. Dans certains d’entre eux, le niveau de vie relatif a peu décliné au cours de ces dernières années parce qu’ils ont diminué le taux de leurs prélèvements obligatoires : entre 1983 et 2005, il est passé en Suède de 73 % à 57 %, en Finlande de 64 % à 51 % et au Danemark de 61 % à 54 %. En Irlande, il est tombé de 45 % à 35 %, ce qui explique le bond du Tigre celtique.

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Le niveau ce culture économique et financière des Français est dramatiquement nul (y compris dans le microcosme libéral), ce qui leur est fatal ! En effet, personne ne dénonce avec pertinence cette erreur monumentale qu’est ce plan pour l’emploi. Le libéralisme ne consiste pas à privatiser les rues et les routes ni à réciter de grands principes éculés. Un minimum de réflexion juste s’impose…

Raymond Barre a dit un jour : je suis un libéral, oui mais pas un libéral à la con.

C’est le seul écart connu de cet économiste distingué réputé pour son langage particulièrement châtié. Le libéralisme, c’est simple, ça marche, oui mais un grand nombre de mécanismes simples et disparates sont mis en jeu, ce qui finit par devenir complexe. Beaucoup de gens se trompent en voulant adopter des mesures qui paraissent libérales mais qui provoquent des catastrophes. Ainsi en est il avec ce plan pour l’emploi lancé par le gouvernement Galouzeau.

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La réussite de l’Irlande s’explique par le fait que des business économistes comme Dermot McAleese ont fourni les analyses justes qui ont été reprises par un petit parti libéral qui a persuadé les dirigeants du parti majoritaire de les adopter, ce qui a transformé en quelques années le vilain petit canard en un Tigre celtique bondissant. La flexibilité du marché du travail joue à plein son rôle positif en cas de croissance, mais les effets négatifs sur l’emploi sont considérables en cas de récession. Aux Etats-Unis, de 2001 à 2003, plus de 2,5 millions d’emplois, en net, ont été supprimés ! mais tout est reparti très rapidement (le taux de chômage est inférieur à 5 %) après la relance de l’économie par la baisse des impôts et des taux de la Fed. En Irlande, le taux de chômage était de 16 % en 1985. Il est tombé à moins de 5 % et la croissance a été de 5,6 % en moyenne pendant ces 20 années.

Il serait possible de retrouver de tels taux de croissance en France en adoptant une politique économique libérale pertinente et non pas celle prônée par des économistes… comme ceux qui sont décriés par Raymond Barre. Comme le niveau de productivité par heure travaillée en France est l’un des plus élevés dans le monde, en cas de récession, les entreprises seraient amenées à supprimer ces nouveaux emplois en masse pour maintenir leur rentabilité car leur situation financière ne leur permet pas de payer des salariés sans travailler.

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Des économistes belges dont Paul Vreymans exposent très clairement sur WorkForAll de telles analyses qui sont basées en grande partie sur les statistiques publiées par l’OCDE.

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Par CHEVALLIER
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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 19:23

 

Tout semble rentrer dans l’ordre ! La Fed a réussi à calmer les incertitudes des marchés, surtout grâce à l’intervention de Ben Bernanke.

Les taux courts sont remontés : le rendement du 3 mois est aux alentours de 4,15 %, ce qui signifie que le flux de capitaux qui se portent sur les obligations publiques courtes est normal,

Figure 1 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070824US1FF2Y1006.gif

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Les autres taux de référence s’apprêtent à fluctuer dans leur bande normale de 4,0 à 4,5 %,

Figure 2 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070824US2FF2Y10Y02.gif

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Les derniers chiffres publiés montrent qu’au 13 août les Américains n’ont pas fait preuve de panique. Tout est normal là aussi : M2-M1 augmente de 8 % par rapport à l’année précédente, comme au cours des semaines précédentes,

Figure 3 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070824US3M2M1.gif

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La croissance du PIB est et restera faible car les taux de la Fed sont trop haut,

Figure 4 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070824US4FRM.gif

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La Fed relancera l’activité en baissant ses taux, lors de la prochaine réunion, si tout continue à se passer normalement…

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Par CHEVALLIER
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Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /Août /2007 18:07

 

Il a suffit que Ben Bernanke laisse entendre dans la journée du mardi 21 que la Fed baissera ses taux de 50 points de base lors de sa prochaine réunion le 18 septembre et encore par la suite, pour que tout rentre dans l’ordre !

En effet, les taux ont plongé mardi au début de la séance américaine (cf. le graphique sur mon billet précédent) et ils ont ensuite remonté pour fluctuer dans une bande proche de la normale :

http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070822USFF2Y10Y06.gif

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Les taux à 3 mois sont maintenant proches de 4,0 % et le 2 ans est revenu vers 4,15 %, ce qui correspond à une pentification normale avec un 10 ans qui sera autour de 4,3 % quand la Fed aura baissé ses taux à 4,75 %, puis 4,5 % voire moins. Cependant, le calme est précaire, l’avenir est par définition incertain…

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Comme les marchés des capitaux sont ouverts et mondialisés, la BCE s’apprête à relever ses taux à 4,25 % pour rejoindre ces normes.

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Pour ce qui concerne mon ancien blog sur Turgot, je précise que je me suis aperçu moi-même le 26 juillet en recherchant un document sur mon blog, que le site n’était plus en ligne.

Le lendemain, Guy Millière apparaissait sous toutes les coutures sur le nouveau site Turgot, sans mon blog qui a été ainsi supprimé à l’insu de mon plein gré.

Ni Guy Millière, ni personne d’autre, ne m’a informé, ni avant, ni après.

Bien entendu, j’ai sauvegardé tous mes documents au fil du temps, mais pas par ordre chronologique, ce qui m’a posé quelques petits problèmes pour en retrouver certains…

Heureusement, Internet possède des ressources fantastiques, et j’ai pu récupérer le fil de tous mes documents de mon ancien blog grâce à un correspondant que je remercie vivement, ce qui me permet de pouvoir tout retrouver.

Cependant, les documents de mon blog (depuis mars 2006) ne sont plus consultables en ligne, pour le moment.

Je remercie une fois encore toutes les personnes qui sont intervenues pour m’aider…

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Par CHEVALLIER
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Mardi 21 août 2007 2 21 /08 /Août /2007 17:16

 

La chute des rendements courts est vertigineuse depuis hier lundi 20 : le 3 mois est passé sous la barre des 3 % et le 2 ans sous celle de 4 % !

Figure 1 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070821US1FF2Y10Y06.gif

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Les rendements baissent car les prix des contrats augmentent, ce qui signifie que les capitaux refluent en masse des actions vers les obligations courtes. La demande, surtout sur les échéances courtes, est très forte, les prix des contrats augmentent donc, ce qui fait baisser logiquement les rendements.

La correction des marchés est considérable !

Les marchés  ont fait des erreurs d’analyse monumentales en plaçant trop de capitaux en actions et pas assez en obligations publiques dont les rendements sont de ce fait anormalement élevés depuis fin 2005.

Tout le monde " disait et écrivait qu’il était normal que les taux soient élevés et qu’ils le resteraient durablement… sauf moi !

Toutes mes analyses antérieures se vérifient…

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Je suis furieux contre Guy Millière et sa bande qui ont décidé de supprimer mon blog fin juillet du site de " l’Institut Turgot " sans respecter mes droits les plus élémentaires sur mes publications !

En effet, il n’est plus possible de vérifier ce que j’ai mis en ligne depuis le printemps 2006 où j’ai commencé à faire fonctionner ce blog sur l’invitation d’Henri Lepage qui a créé Turgot.

Le mépris dont font preuve Guy Millière et sa bande est inadmissible.

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Je soutiens depuis l’été 2006 que la Fed allait créer une récession en relevant son taux de base au dessus de sa neutralité qui est aux alentours de 4 %. Mais, comme l’économie américaine est très vigoureuse, elle a tenu longtemps le choc de taux élevés car les entreprises ont dégagé des cash-flows considérables qui leur ont permis de ne pas souffrir de taux d’intérêt élevés.

Ce sont les ménages, les emprunteurs de biens immobiliers, qui ont été les premières victimes de cette situation qui se révèle avec la chute des prêteurs sur ces marchés marginaux à risques que sont le subprime.

Comme je l’ai rappelé récemment sur ce blog, les taux doivent fluctuer entre 4,0 et 4,5 % avec une pentification normale, comme de 2002 à 2005,

Figure 2 : http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070821US2FF2Y10Y02.gif

Ces graphiques sont personnels, et réalisés à partir des données de Bloomberg.

*

La Fed va rétablir la situation en baissant son taux de base, si tout se passe bien lors de sa prochaine réunion le 18 septembre, ou plus tôt si les marchés plongent trop.

Une baisse des taux de 50 points de base est attendue et annoncée officieusement.

A 4,75 % ils seront encore trop élevés. Une baisse plus importante à 4,25 ou 4,5 % serait nécessaire pour qu’ils soient effectivement neutres.

Le ralentissement de l’économie américaine se poursuivra encore pendant quelques mois du fait de l’inertie générale du système (la consommation des Américains faiblit, donc la demande aussi, l’offre suivant). Une fois de plus la Fed aura réagi trop tard et trop peu.

*

La baisse de l’activité américaine se produit au moment où la Banque centrale de Chine vient de décider une nouvelle fois d’augmenter son taux de base : le 1 an est à… 7,02 % très précisément ! ce qui ralentira la croissance.

La situation est actuellement en apesanteur en attendant la suite des évènements.

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Par CHEVALLIER
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Samedi 18 août 2007 6 18 /08 /Août /2007 18:32

 

Les Américains appliquent la stratégie du désordre depuis un certain nombre d’années. C’est une idée défendue à l’origine par les dirigeants du parti Démocrate qui n’acceptent plus que des régimes forts amis dirigent un certain nombre de pays comme c’était le cas jadis. Ils préfèrent favoriser l’arrivée au pouvoir d’opposants anti-américains (dans le cadre de la logique paradoxale), mais ils les affaiblissent en créant un certain désordre dans ces pays.

*

Cette stratégie du désordre est appliquée en Amérique du Sud : la plupart de ces pays ont maintenant des gouvernements de gauche plus ou moins hostiles aux Etats-Unis, mais en menant de telles politiques économiques antilibérales à base de nationalisations entre autres, ils se condamnent à une croissance faible qui accentue les difficultés économiques, sociales et politiques. Ils affaiblissent ainsi leur pouvoir de nuisance, ce qui est le but final recherché par les Américains.

Il n’y a plus de dictateurs amis comme c’était le cas pendant des décennies après la Seconde guerre mondiale dans un certain nombre de pays Sud-américains (les Républiques bananières). Cette politique de complaisance des Américains envers des dictatures pouvait être admise à cette époque là car la lutte contre l’influence communiste était difficile à mener. Elle a donné des résultats positifs pour les Américains (en particulier les producteurs de bananes !) pendant un certain temps mais elle est contre-productive à terme et elle est jugée politiquement incorrecte.

Par ailleurs, la structure du PIB a beaucoup changé depuis une vingtaine d’années dans les pays développés : les firmes Nord-américaines dominantes ne sont plus celles qui commercialisent des fruits mais des sociétés de services (informatiques, financiers, etc.). Le contrôle de ressources naturelles par les Américains (du moins par certaines de leurs entreprises) ne présente plus d’intérêt. Les gouvernements de ces pays peuvent donc rester hostiles aux Américains sans leur porter préjudice.

Bien mieux : la faible croissance de ces pays Sud-américains accentue les difficultés économiques de la population dont le niveau de vie s’améliore peu ou pas en adoptant des politiques économiques antilibérales, ce qui décrédibilise finalement ces gouvernements de gauche.

A terme, la stratégie du désordre est donc gagnante pour les Américains et le libéralisme qui gagneront ainsi la guerre des idées !

*

La stratégie du désordre est appliquée en Iran depuis la fin des années 70 : les Américains, sous la présidence du Démocrate Carter, ont favorisé l’éviction du Shah et la prise du pouvoir par Khomeyni avec l’appui des Français qui ont joué le rôle indispensable d’idiots utiles avec Valéry Giscard (d’Estaing). En effet, les Américains préfèrent agir indirectement (c’est plus discret) en exerçant une influence sur des parties tierces.

Les Chiites au pouvoir ont effectivement considérablement affaibli l’Iran et ils exercent une menace importante sur les Sunnites, ce qui répond aux objectifs finals des Etats-Unis : affaiblir le monde arabo-musulman en y augmentant le désordre.

*

Papa Bush a appliqué la stratégie du désordre en Irak en laissant Saddam Hussein au pouvoir en 1991 (après la guerre menée à la suite de l’invasion du Koweït) de façon à maintenir son pouvoir de nuisance dans la région. Son fils, W., a rompu cette stratégie mais les Démocrates tout-puissants et omniprésents dans l’administration fédérale ont réussi à rétablir un certain désordre en Irak répondant à leur stratégie !

La stratégie du désordre est un art délicat à utiliser au Moyen-Orient mais d’une très grande efficacité car le désordre y est particulièrement bien ancré depuis des millénaires. Toute la difficulté est de le maîtriser et de l’orienter dans le sens voulu.

Dans cette optique, Israël a particulièrement bien réussi lors de la guerre menée contre le Hezbollah pendant l’été 2006 : le pouvoir de nuisance militaire de la milice Chiite contre Israël a été détruit, ce qui était l’objectif principal, mais les Chiites peuvent continuer à exercer un certain pouvoir de nuisance dans le monde musulman dominé par les Sunnites.

En outre, les Israéliens ne passent plus pour une hyper puissance dominatrice mais comme une nation ordinaire (comme les Américains en Amérique du Sud), ce qui est positif à terme.

Les membres du gouvernement israélien ont été parfaits dans leur rôle d’idiots utiles.

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La stratégie du désordre a été appliquée aussi en Asie : Suharto, présenté habituellement comme un dictateur par les médias, a été évincé du pouvoir en Indonésie par les Américains en utilisant la désinformation et en encourageant des manifestations qui lui étaient hostiles.

La stratégie du désordre est appliquée au Japon dont le dynamisme dans les décennies d’après guerre a été stoppé par les désordres monétaires qui ont créé une déflation durable (la masse monétaire est hypertrophiée et l’endettement public hors normes).

Les dirigeants politiques japonais, corrompus et incompétents, sont eux aussi parfaits dans leur rôle d’idiots utiles.

*

La stratégie du désordre  est appliquée en Europe : les Américains ont réussi à convaincre des Européens de mettre en place l’Union Européenne qui est une usine à gaz totalement inefficace qui affaiblit considérablement les pays européens dont les entreprises sont pourtant très performantes, et à adopter une monnaie commune contre nature dont les effets sont catastrophiques.

Ce ne sont pas les Américains qui créent positivement ce désordre, mais ce sont certaines entreprises spécialisées dans cette activité qui exercent une influence sur les leaders et les décideurs européens de façon à ce qu’ils prennent eux-mêmes des décisions contre leurs intérêts, ce qui favorise finalement les Américains.

La stratégie du désordre est même appliquée dans des entreprises d’importance stratégique comme EADS qui a l’avantage de donner l’apparence de ne pas laisser le monopole de la production d’avions de ligne à Boeing. Airbus n’étant pas rentable, pénalise l’industrie aéronautique européenne et les contribuables européens.

*

La stratégie du désordre est facilement appliquée en Russie avec les anciens communistes mal reconvertis dans une apparence d’économie de marché.

*

Seuls les Chinois qui sont depuis des millénaires des experts dans l’art de la stratégie, réussissent à tirer leur épingle du jeu, pour l’instant du moins.

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La stratégie du désordre est une réussite presque parfaite… pour les Américains.

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Par CHEVALLIER
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