Vendredi 10 août 2007 5 10 /08 /Août /2007 19:18

Je suis absolument furieux contre  Guy Millière et sa bande qui ont supprimé mon blog du site de " l'Institut Turgot " car je prédisais depuis plusieurs mois le collapsus boursier qui se produit actuellement et je fournissais tous les documents justifiant mes analyses. En les consultant, il aurait possible de vérifier l’exactitude de ce que j’ai produit au fil de ces mois passés. Petit rappel de l’essentiel…

Les membres du FOMC ont relevé leur taux de base à un niveau beaucoup trop élevé (5.25 %, au dessus de leur neutralité qui est autour de 4.25 %) ce qui provoque toujours une chute de la croissance du PIB. Cependant, l’économie américaine s’est remarquablement redressée après 2001 et les entreprises dégagent des bénéfices record, ce qui donne l’illusion d’une croissance durable sur ce paradigme.

La chute de la croissance du PIB ne s’est toujours pas produite au 2° trimestre 2007 d’après les chiffres publiés, car elle est atypique grâce à la mondialisation. En effet, la croissance endogène est très faible aux Etats-Unis à cause des taux trop élevés de la Fed. La croissance du PIB (comme dans les autres pays développés) n’est soutenue que par les exportations, en particulier par la vente d’équipements aux pays émergents qui exportent des biens de consommation (achetés dans ces pays développés qui bénéficient eux aussi en retour de cette croissance exogène).

Les entreprises des pays développés ne font des bénéfices que par leur activité à l’étranger, leurs marchés intérieurs étant peu dynamiques.

Des taux de la Fed au dessus de leur neutralité provoquent toujours une chute de la croissance endogène et donc des marchés actions… qui sont montés à des niveaux anormalement élevés du fait de cette croissance anormalement forte. Une réaction violente des marchés était donc inéluctable : c’est la raison pour laquelle je prédisais un collapsus… contre l’avis des marchés (tous les opérateurs pensaient récemment encore que la Fed maintiendrait ses taux pendant les mois à venir au même niveau !).

Les marchés directeurs sont ceux de l’obligataire public : la pentification des taux doit redevenir normale avec des taux courts, ceux de la Fed, aux alentours de 4.25 %, le rendement du 10 ans fluctuant de 4.0 à 4.5 % et le 2 ans entre ces deux valeurs pivot.

Les chiffres d’affaires et les bénéfices des entreprises vont être révisés à la baisse. Les cours des actions ont baissé et baisseront encore. Alan Greenspan avait bien prédit que les marchés rétabliront les équilibres, et une récession fin 2007…

Il n’y a pas de crise majeure . Le collapsus actuel n’est qu’un retour aux normes, car les fondamentaux sont bons, aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. Il suffit que les membres du FOMC baissent leurs taux de base pour que tout redevienne progressivement normal.

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L’injection de liquidités par les banques centrales est surtout symbolique : les sommes concernées sont faibles (par rapport à la masse monétaire). Les banques centrales régulent la demande des marchés à très court terme : les milliards mis sur le marché un jour sont restitués le lendemain ou dans un délai de 3 jours ! Elles assurent ainsi le fonctionnement normal des marchés financiers. C’est leur fonction principale.

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Les marchés n’ont pas anticipé ce collapsus car les opérateurs ne comprennent pas la complexité de la situation économique et financière actuelle. Ils sur-réagissent, ce qui entretient la volatilité.

Les membres du FOMC n’ont peut être pas compris ce qui se passe, ou, l’ayant bien compris, laissent faire les marchés, ce qui ralentira la croissance et donc l’inflation sous-jacente, ce qui est le but recherché.

La crise du " subprime " n’est que la partie émergée de l’iceberg. Ce collapsus devait se produire, d’une façon ou d’une autre.

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Les taux viennent de plonger pour rentrer dans leur bande normale : le 10 ans doit fluctuer entre 4.0 et 4.5 %, le taux de la Fed devant y être inférieur, et le 2 ans entre ces deux valeurs pivot,

Figure 1 : voir le graphique en cliquant sur ce lien :

http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070810US1FF10Y2Y06.gif

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La situation était normale de 2002 à 2005

Figure 2 : voir le graphique en cliquant sur ce lien :

http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070810US2FF10Y2Y02.gif

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En supprimant mon blog, sans me prévenir, Guy Millière et sa bande m’empêchent de mettre en évidence ces problèmes, ce qui me porte un grave préjudice. " L’institut Turgot " n’est pas au service de la liberté, mais à leur service !

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Par CHEVALLIER
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Jeudi 9 août 2007 4 09 /08 /Août /2007 17:59

La croissance du PIB atteint son potentiel optimal quand l’inflation sous-jacente est contenue dans la bande de 1,0 à 1,5 % avec un rendement réel du 10 ans qui fluctue entre 2 et 3 %  correspondant à un placement sans risque. Dans ces conditions, le 10 ans devrait fluctuer entre 3,5 et 4,5 %, c’est à dire autour de 4,0 % (avec + ou – 50 points de base) car l’augmentation des bénéfices de 5 à 7 % pousse toujours les taux vers le haut. Il est difficile de maintenir cette situation optimale durablement car les risques inflationnistes sont élevés : l’inflation est partie au milieu des années 60 pour culminer en 1980. Il a fallu une vingtaine d’années pour rétablir une situation optimale !

Quand une banque centrale relève son taux de base pour lutter contre l’inflation, le 10 ans devient une valeur refuge et son rendement réel augmente : il est alors supérieur à 3 %, ce qui signifie que les capitaux abandonnent les actions (l’investissement productif dans les entreprises) pour des obligations publiques, ce qui n’est pas créateur de richesse. Inversement, en période inflationniste, normale ou excessive, le rendement réel du 10 ans fluctue entre 2 et 3 % : les capitaux s’investissent en actions plus rémunératrices que les obligations publiques, c’est à dire dans les entreprises qui créent des richesses, ce qui favorise la croissance.

La lutte contre l’inflation est donc primordiale. Quand l’inflation est contenue dans ces limites, l’investissement productif (en actions) est rentable, sinon, les capitaux vont vers l’obligataire public quand la politique monétaire est désinflationniste.

Le taux optimal de croissance réelle (déflatée) du PIB est de 3,5 %, résultant de l’addition des gains de productivité de 2,5 % et de l’augmentation de la population de 1 % sur la longue période. Avec une inflation sous-jacente de 1 à 1,5 %, la croissance nominale fluctue alors entre 4,5 et 5,0 %. La croissance est donc bien optimale quand le taux de croissance du PIB nominal (de 4,5 à 5,0 %) est supérieur au rendement nominal du 10 ans qui est aux alentours de 4,0 %. C’est ce qui s’est produit dans les années 60 et 70, mais avec un dérapage inflationniste non maîtrisé dans les années 70. Ensuite, pour lutter contre l’inflation, la Fed a augmenté ses taux, ce qui n’a pas favorisé la croissance (l’investissement productif en actions) mais les placements obligataires publics dont la rentabilité a été très forte dans les années 80 et 90.

Le rendement des investissements en actions doit être évalué par l’inverse du PER : pour un PER critique de 20, l’EPR est de 5 %. Théoriquement, les marchés actions sont autorégulés : si les cours augmentent trop, les rendements baissent. Pour un PER de 25, l’EPR est de 4 % : l’investissement n’est plus rentable quand sa rentabilité est faible.

L’optimum économique est assuré autour de ces taux de 4 et 5 %. Tout écart par rapport aux normes provoque un déséquilibre qui se propage sur les autres marchés.

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Le taux nominal de croissance du PIB a été supérieur à 5 % du 3° trimestre 2003 au dernier trimestre 2006, ce qui correspondait à une croissance réelle forte, mais la situation s’est inversée depuis le 1° janvier 2007 : le taux nominal de croissance du PIB au 1° trimestre est de 4,65 % (d’une année sur l’autre) pour un rendement du 10 ans qui est maintenant de 5 %. La situation actuelle, avec une croissance zéro au 2° trimestre par rapport au précédent, soit de 4 % en taux nominal d’une année sur l’autre, désinflationniste, n’est pas favorable à la croissance qui décroît.

La croissance optimale sera durable à l’avenir si l’inflation est contenue dans la bande de 1,0 à 1,5 %. Les taux du 10 ans reviendront alors dans la norme autour de 4,0 %.

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L’inflation est partie au milieu des années 60 pour culminer en 1980. Il a fallu une vingtaine d’années pour rétablir une situation optimale, la croissance est donc bien optimale quand le taux de croissance du PIB nominal (4,5 à 5,0 %) est supérieur au rendement nominal du 10 ans qui est aux alentours de 4,0 %,

Figure 1 mise à jour : 

2007.08.09.US.1.GDP.10Y.PCE.gif

Pour agrandir ce graphique, cliquer sur :
http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070618US110YPCEGDP.gif 
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Le rendement réel du 10 ans fluctue entre 2 et 3 % dans les années 60 et 70, puis il est supérieur à 3 % pendant deux décennies,

Figure 2 :
2007.06.18.US.2.REAL10Y.gif

Pour agrandir ce graphique, cliquer sur :
http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070618US2REAL10Y.gif
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Le taux de croissance du PIB nominal est supérieur au rendement nominal du 10 ans dans les années 60 et 70, et inversement par la suite,

Figure 3 :

Pour agrandir ce graphique, cliquer sur :
http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070618US310YGDP.gif
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Dans les années 60 et 70, le taux nominal de croissance était supérieur au rendement du 10 ans de 3 points en moyenne,

Figure 4 :

Pour agrandir ce graphique, cliquer sur :
http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070618US4GDP10Y60.gif
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Dans les années 80 et 90, le taux nominal de croissance était inférieur au rendement du 10 ans,

Figure 5 :
2007.06.18.US.5.GDP.10Y.80.gif

Pour agrandir ce graphique, cliquer sur :
http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070618US5GDP10Y80.gif
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Théoriquement, les marchés actions sont autorégulés : actuellement, le PER n’est pas trop élevé car les bénéfices sont exceptionnellement élevés,

Figure 6 :
2007.06.18.US.6.PER.gif

Pour agrandir ce graphique, cliquer sur :
http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070618US6PER.gif
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Le rendement des investissements en actions doit être évalué par l’inverse du PER : actuellement, l’investissement en actions est encore plus rentable qu’en obligations,

Figure 7 :
2007.06.18.US.7.EPR.gif  
Pour agrandir ce graphique, cliquer sur : 
http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070618US7EPR.gif

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Ce billet a été publié le 18/06/2007 sur le site de l’Institut Turgot, mais mon blog a été supprimé fin juillet sans mon accord et sans préavis par Guy Millière et ses collaborateurs.

***

Par CHEVALLIER
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Dimanche 5 août 2007 7 05 /08 /Août /2007 22:39

Ce blog : chevallier.over-blog.fr est mon nouveau blog.

C’est la suite de mon ancien blog qui se trouvait sur le site de " l’Institut Turgot ", que Guy Millière (qui en est le directeur) a décidé de supprimer fin juillet, brusquement, sans même m’avertir.

Henri Lepage qui a créé l’Institut Turgot m’avait proposé de créer mon blog (au printemps 2006) sur ce site pour aborder un certain nombre de problèmes économiques et financiers avec divers économistes libéraux. Malheureusement, ce projet n’a pas pu aboutir, mais j’ai continué à utiliser ce blog sur lequel se trouvaient tous les documents que j’ai produits depuis un certain temps. J’étais le seul à continuer à publier sur ce site depuis quelques mois. Des collaborateurs de l’ancien hébergeur du site de " l’Institut Turgot " l’ont maintenu en ligne (bien que les factures n’aient pas été payées) car ils apprécient mes travaux. Merci à eux ! " L’Institut Turgot ", et Guy Millière en ont donc bénéficié gratuitement, mais il n’y a eu aucun retour de sa part.

Je me suis aperçu le 26 juillet que le site de " l’Institut Turgot " n’était plus en ligne, et le lendemain il réapparaissait sous un nouveau design, mais sans mon blog.

Mon blog n’a pas été supprimé par hasard. Guy Millière et les personnes qui collaborent avec lui ont bien décidé de le supprimer (bien qu’ils s’en défendent). Ils auraient pu au moins me prévenir quelque temps auparavant pour que je prenne mes dispositions afin d’ouvrir un blog ailleurs et de récupérer mes documents.

Le fait est là : mon blog a disparu. Il n’est plus en ligne. Pour l’instant, je n’ai pas pu récupérer ces documents qui étaient en ligne. C’est pourtant le résultat de mon travail. Guy Millière et ses collaborateurs auraient pu le respecter ! et le laisser consultable comme les autres documents du site.

L’Institut Turgot " nouvelle version n’est pas au service de la liberté, comme le prétend son exergue, mais il est au service de… son patron ! A bas ces patrons qui ne respectent rien ni personne !

Le capitalisme libéral est mieux défendu par les gens qui ont créé Over-blog que ses soi-disant défenseurs de la liberté qui ne défendent finalement que leur propre cause.

Les fondateurs d’Over-blog ont imaginé et créé un concept original, rentable, source d’activité et de profits, qui permet à tout le monde d’exposer ses idées sans passer par l’intermédiaire ni la censure de ceux qui prétendent s’exprimer au nom des autres (et qui ne défendent que leurs intérêts personnels).

Les blogs révolutionnent la circulation des idées et la défense des libertés. La désinformation et les magouilles ne passent plus. La communication ne dépend plus d’organisations contrôlées par des margoulins. Elle est ouverte et de plus en plus libre. Tous les médias traditionnels périclitent avec le développement des blogs.

Un ancien monde disparaît, un nouveau monde émerge. C’est de mieux en mieux ! C’est encore un avatar de la destruction créatrice de Schumpeter.

Que chacun ouvre son blog, son Over-blog !

C’est archi simple : yaka cliquer sur la touche " Créez votre blog " sur over-blog !

Par CHEVALLIER
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