Jeudi 9 août 2007 4 09 /08 /Août /2007 17:59

La croissance du PIB atteint son potentiel optimal quand l’inflation sous-jacente est contenue dans la bande de 1,0 à 1,5 % avec un rendement réel du 10 ans qui fluctue entre 2 et 3 %  correspondant à un placement sans risque. Dans ces conditions, le 10 ans devrait fluctuer entre 3,5 et 4,5 %, c’est à dire autour de 4,0 % (avec + ou – 50 points de base) car l’augmentation des bénéfices de 5 à 7 % pousse toujours les taux vers le haut. Il est difficile de maintenir cette situation optimale durablement car les risques inflationnistes sont élevés : l’inflation est partie au milieu des années 60 pour culminer en 1980. Il a fallu une vingtaine d’années pour rétablir une situation optimale !

Quand une banque centrale relève son taux de base pour lutter contre l’inflation, le 10 ans devient une valeur refuge et son rendement réel augmente : il est alors supérieur à 3 %, ce qui signifie que les capitaux abandonnent les actions (l’investissement productif dans les entreprises) pour des obligations publiques, ce qui n’est pas créateur de richesse. Inversement, en période inflationniste, normale ou excessive, le rendement réel du 10 ans fluctue entre 2 et 3 % : les capitaux s’investissent en actions plus rémunératrices que les obligations publiques, c’est à dire dans les entreprises qui créent des richesses, ce qui favorise la croissance.

La lutte contre l’inflation est donc primordiale. Quand l’inflation est contenue dans ces limites, l’investissement productif (en actions) est rentable, sinon, les capitaux vont vers l’obligataire public quand la politique monétaire est désinflationniste.

Le taux optimal de croissance réelle (déflatée) du PIB est de 3,5 %, résultant de l’addition des gains de productivité de 2,5 % et de l’augmentation de la population de 1 % sur la longue période. Avec une inflation sous-jacente de 1 à 1,5 %, la croissance nominale fluctue alors entre 4,5 et 5,0 %. La croissance est donc bien optimale quand le taux de croissance du PIB nominal (de 4,5 à 5,0 %) est supérieur au rendement nominal du 10 ans qui est aux alentours de 4,0 %. C’est ce qui s’est produit dans les années 60 et 70, mais avec un dérapage inflationniste non maîtrisé dans les années 70. Ensuite, pour lutter contre l’inflation, la Fed a augmenté ses taux, ce qui n’a pas favorisé la croissance (l’investissement productif en actions) mais les placements obligataires publics dont la rentabilité a été très forte dans les années 80 et 90.

Le rendement des investissements en actions doit être évalué par l’inverse du PER : pour un PER critique de 20, l’EPR est de 5 %. Théoriquement, les marchés actions sont autorégulés : si les cours augmentent trop, les rendements baissent. Pour un PER de 25, l’EPR est de 4 % : l’investissement n’est plus rentable quand sa rentabilité est faible.

L’optimum économique est assuré autour de ces taux de 4 et 5 %. Tout écart par rapport aux normes provoque un déséquilibre qui se propage sur les autres marchés.

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Le taux nominal de croissance du PIB a été supérieur à 5 % du 3° trimestre 2003 au dernier trimestre 2006, ce qui correspondait à une croissance réelle forte, mais la situation s’est inversée depuis le 1° janvier 2007 : le taux nominal de croissance du PIB au 1° trimestre est de 4,65 % (d’une année sur l’autre) pour un rendement du 10 ans qui est maintenant de 5 %. La situation actuelle, avec une croissance zéro au 2° trimestre par rapport au précédent, soit de 4 % en taux nominal d’une année sur l’autre, désinflationniste, n’est pas favorable à la croissance qui décroît.

La croissance optimale sera durable à l’avenir si l’inflation est contenue dans la bande de 1,0 à 1,5 %. Les taux du 10 ans reviendront alors dans la norme autour de 4,0 %.

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L’inflation est partie au milieu des années 60 pour culminer en 1980. Il a fallu une vingtaine d’années pour rétablir une situation optimale, la croissance est donc bien optimale quand le taux de croissance du PIB nominal (4,5 à 5,0 %) est supérieur au rendement nominal du 10 ans qui est aux alentours de 4,0 %,

Figure 1 mise à jour : 

2007.08.09.US.1.GDP.10Y.PCE.gif

Pour agrandir ce graphique, cliquer sur :
http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070618US110YPCEGDP.gif 
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Le rendement réel du 10 ans fluctue entre 2 et 3 % dans les années 60 et 70, puis il est supérieur à 3 % pendant deux décennies,

Figure 2 :
2007.06.18.US.2.REAL10Y.gif

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Le taux de croissance du PIB nominal est supérieur au rendement nominal du 10 ans dans les années 60 et 70, et inversement par la suite,

Figure 3 :

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http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070618US310YGDP.gif
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Dans les années 60 et 70, le taux nominal de croissance était supérieur au rendement du 10 ans de 3 points en moyenne,

Figure 4 :

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http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070618US4GDP10Y60.gif
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Dans les années 80 et 90, le taux nominal de croissance était inférieur au rendement du 10 ans,

Figure 5 :
2007.06.18.US.5.GDP.10Y.80.gif

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http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070618US5GDP10Y80.gif
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Théoriquement, les marchés actions sont autorégulés : actuellement, le PER n’est pas trop élevé car les bénéfices sont exceptionnellement élevés,

Figure 6 :
2007.06.18.US.6.PER.gif

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http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070618US6PER.gif
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Le rendement des investissements en actions doit être évalué par l’inverse du PER : actuellement, l’investissement en actions est encore plus rentable qu’en obligations,

Figure 7 :
2007.06.18.US.7.EPR.gif  
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http://s3.archive-host.com/membres/up/2107676425/20070618US7EPR.gif

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Ce billet a été publié le 18/06/2007 sur le site de l’Institut Turgot, mais mon blog a été supprimé fin juillet sans mon accord et sans préavis par Guy Millière et ses collaborateurs.

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Par CHEVALLIER
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Dimanche 5 août 2007 7 05 /08 /Août /2007 22:39

Ce blog : chevallier.over-blog.fr est mon nouveau blog.

C’est la suite de mon ancien blog qui se trouvait sur le site de " l’Institut Turgot ", que Guy Millière (qui en est le directeur) a décidé de supprimer fin juillet, brusquement, sans même m’avertir.

Henri Lepage qui a créé l’Institut Turgot m’avait proposé de créer mon blog (au printemps 2006) sur ce site pour aborder un certain nombre de problèmes économiques et financiers avec divers économistes libéraux. Malheureusement, ce projet n’a pas pu aboutir, mais j’ai continué à utiliser ce blog sur lequel se trouvaient tous les documents que j’ai produits depuis un certain temps. J’étais le seul à continuer à publier sur ce site depuis quelques mois. Des collaborateurs de l’ancien hébergeur du site de " l’Institut Turgot " l’ont maintenu en ligne (bien que les factures n’aient pas été payées) car ils apprécient mes travaux. Merci à eux ! " L’Institut Turgot ", et Guy Millière en ont donc bénéficié gratuitement, mais il n’y a eu aucun retour de sa part.

Je me suis aperçu le 26 juillet que le site de " l’Institut Turgot " n’était plus en ligne, et le lendemain il réapparaissait sous un nouveau design, mais sans mon blog.

Mon blog n’a pas été supprimé par hasard. Guy Millière et les personnes qui collaborent avec lui ont bien décidé de le supprimer (bien qu’ils s’en défendent). Ils auraient pu au moins me prévenir quelque temps auparavant pour que je prenne mes dispositions afin d’ouvrir un blog ailleurs et de récupérer mes documents.

Le fait est là : mon blog a disparu. Il n’est plus en ligne. Pour l’instant, je n’ai pas pu récupérer ces documents qui étaient en ligne. C’est pourtant le résultat de mon travail. Guy Millière et ses collaborateurs auraient pu le respecter ! et le laisser consultable comme les autres documents du site.

L’Institut Turgot " nouvelle version n’est pas au service de la liberté, comme le prétend son exergue, mais il est au service de… son patron ! A bas ces patrons qui ne respectent rien ni personne !

Le capitalisme libéral est mieux défendu par les gens qui ont créé Over-blog que ses soi-disant défenseurs de la liberté qui ne défendent finalement que leur propre cause.

Les fondateurs d’Over-blog ont imaginé et créé un concept original, rentable, source d’activité et de profits, qui permet à tout le monde d’exposer ses idées sans passer par l’intermédiaire ni la censure de ceux qui prétendent s’exprimer au nom des autres (et qui ne défendent que leurs intérêts personnels).

Les blogs révolutionnent la circulation des idées et la défense des libertés. La désinformation et les magouilles ne passent plus. La communication ne dépend plus d’organisations contrôlées par des margoulins. Elle est ouverte et de plus en plus libre. Tous les médias traditionnels périclitent avec le développement des blogs.

Un ancien monde disparaît, un nouveau monde émerge. C’est de mieux en mieux ! C’est encore un avatar de la destruction créatrice de Schumpeter.

Que chacun ouvre son blog, son Over-blog !

C’est archi simple : yaka cliquer sur la touche " Créez votre blog " sur over-blog !

Par CHEVALLIER
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