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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 16:22

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Balance des paiements (mars) : crise normale        

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

 

La Banque de France a publié les chiffres de la balance des paiements du mois de mars 2013. Tout le monde devrait en parler car c’est très important …

La balance des transactions courantes qui synthétise le résultat de l’ensemble des activités courantes d’une nation vis-à-vis du reste du monde montre une dégradation étonnamment régulière depuis que la Banque de France publie ces chiffres, c’est-à-dire depuis le début de l’euro-système, quelle que soit la couleur du gouvernement avec un déficit de 2,9 milliards d’euros pour ce dernier mois… seulement (!) et 5 milliards les deux mois précédents (les variations peuvent être importantes d’un trimestre à l’autre),

Graphique 1 :

Ces déficits sont causés essentiellement par ceux de la balance commerciale : 4,6 milliards d’euros pour ce mois de mars, 6 milliards le mois précédent contre des excédents de 18,8 milliards pour l’Allemagne !

Graphique 2 :

Cependant, une autre interprétation peut en être faite : la récession permet, dans une certaine mesure, de rétablir les équilibres fondamentaux comme cela se passe dans tous les autres cochons de pays du Club Med,

Graphique 3 :

En effet, normalement, dans un système de changes libres, les variations des parités entre les monnaies engendrent une croissance du PIB proche de son potentiel optimal avec un taux de chômage normal.

Comme l’euro système est un système dans lequel les parités entre les monnaies des pays membres sont figées, les ajustements indispensables (pour rétablir les équilibres fondamentaux) se font par une régression du PIB dans les pays dont la balance commerciale est déficitaire et par un taux de chômage qui y augmente logiquement.

La crise dans les pays du Club Med est donc durable, c’est-à-dire qu’elle durera tant que ces pays auront une productivité globale inférieure à celle des plus performants, la référence étant l’Allemagne, comme l’a fort bien compris et dit Angela.

Depuis juin 2004, le cumul des déficits des biens seuls atteint un nouveau record de 416,1 milliards d’euros,

Graphique 4 :

Les déficits de la balance commerciale s’expliquent en grande partie par l’euro fort.
Comme la France n’est plus compétitive vis-à-vis de l’étranger et que la crise s’accentue en France et dans ces autres cochons de pays du Club Med, les entreprises étrangères n’investissent presque plus en France et les entreprises françaises désinvestissent à l’étranger, la tendance du déficit des IDE (Investissements Directs Etrangers) se poursuivant depuis l’adoption de l’euro,

Graphique 5 :

Depuis juillet 2011, le cumul des déficits des IDE fluctue autour de 610 milliards d’euros (depuis l’adoption de l’euro), somme vertigineuse dont personne ne parle !

Graphique 6 :

Au total, ce sont donc 1 000 milliards d’euros de déficits qui se sont accumulés depuis ces dernières années.

Les conséquences en sont occultées par l’existence de la zone euro et par les achats massifs de mauvais bons du Trésor français par des investisseurs à l’étranger, imprudents, ignares et crédules (dont la BNS !) qui commencent à se méfier quand même de ce cochon de pays du Club Med.

Avant, du temps du système de Bretton Woods, tout le monde, de la ménagère au président de la République, savait que les déficits de la balance commerciale allaient entrainer une dévaluation, ce que s’est empressé de faire Pompidou juste après son élection (une dévaluation de 12,5 % le 8 août 1969), ce qui a permis de prolonger la croissance jusqu’à la fin des 30 Glorieuses.

Maintenant, plus, personne ne comprend ces problèmes économiques simples.
C’est avancer les yeux fermés au bord du gouffre.

Cliquer ici pour voir la page des données de la Banque de France sur la balance des paiements

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 15:32

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Grandes turbulences et grands calmes        

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

 

La situation aux Etats-Unis est atypique : d’une part, les turbulences sont toujours très fortes avec des variations de l’épargne des Américains (M2-M1) de 60 à 80 milliards de dollars d’une semaine à l’autre

Document 1 :

et de leurs dépôts sur leurs comptes courants (M1)…

Document 2 :

… alors que depuis le 1° août 2011, leur épargne augmente régulièrement de 5 % en moyenne d’une année sur l’autre sur cette tendance longue…

Document 3 :

… avec donc de fortes variations à court terme,

Document 4 :

Cette stabilité sur la période dans l’augmentation de M2-M1 génère une croissance du PIB à un taux proche de son potentiel optimal sans inflation,

Document 5 :

Une fois de plus, seules les analyses monétaristes permettent de décrypter facilement cette situation atypique.
Tout est simple.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 10:40

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Croissance américaine, récession française, suite sans fin (1° trimestre 2013) Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, France                

 

La croissance du PIB réel au 1° trimestre 2013 des Etats-Unis est légèrement inférieure à son potentiel optimal : 1,8 % d’une année sur l’autre, alors qu’elle est négative (en récession) en France à – 0,44 %,

Document 1 :

La chute de la croissance française, en fait la récession, est impressionnante !

La croissance du PIB réel au 1° trimestre 2013 par rapport au trimestre précédent en taux annualisé est normale aux Etats-Unis avec 2,5 % alors qu’elle est… négative de 0,6 % pour la France,

Document 2 :

Le PIB français du 1° trimestre est même inférieur à celui du 1° trimestre 2011. La croissance est donc… négative depuis ces deux dernières années,

Document 3 :


Les dépenses des ménages n’ont pratiquement pas augmenté depuis le 2° trimestre2010 alors que les dépenses des administrations publiques ont augmenté !

 

Les derniers chiffres du PIB donnés par l’Insee effacent même curieusement la baisse du 1° trimestre 2012 par rapport au précédent : 452,7 milliards d’euros dans les deux cas, ce qui est étrange

Sur la tendance longue, le décrochage de la France par rapport aux Etats-Unis est de plus en plus marqué,

Document 4 :

Telles sont les conséquences de l’antilibéralisme des Français qui en sont les premières victimes.
L’avenir s’annonce pire encore.

Cliquer ici pour lire mon article sur la publication des chiffres de la croissance française au 4° trimestre 2012.

Milliards € PIB Ménages
2010T1 439,1 250,5
2010T2 441,9 251,1
2010T3 444,1 252,6
2010T4 446,3 254,2
2011T1 451,2 255
2011T2 451,3 252,6
2011T3 452,1 253,2
2011T4 452,7 252,4
2012T1 452,7 253,1
2012T2 451,9 251,9
2012T3 452,3 252
2012T4 451,4 252
2013T1 450,7 251,8

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 15:16

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : USA : leçon de capitalisme libéral        

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

 

Une fois de plus, les Américains donnent une bonne leçon de capitalisme libéral…

Les bénéfices des entreprises continuent à augmenter normalement exactement sur leur tendance longue

Document 1 :

de 7,5% d’une année sur l’autre,

Document 2 :

Ils représentent presque 10 % du PIB, aux alentours des plus hauts historiques,

Document 3 :

Un peu plus de la moitié des bénéfices sont distribués sous la forme de dividendes

Document 4 :

… qui représentent logiquement aux alentours de 5 % du PIB

Document 5 :

… ce qui n’empêche pas les entreprises américaines d’investir aux alentours de plus hauts historiques de 7 % du PIB,

Document 6 :

La Richesse des Nations (et de leurs habitants) dépend de cette fameuse main invisible, celle des marchés comme l’a fort justement dit ce bon vieux Adam Smith.

Tout est simple.

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 09:28

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Banques américaines, 1° trimestre 2013        

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

 

Les 8 plus grandes banques américaines présentant un risque systémique d’après la liste retenue par la BRI ont un leverage global de 12,9 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 7,7 % en amélioration par rapport au trimestre précédent,

Document 1 :


Sommes en milliards de dollars.

 

Il faudrait augmenter les véritables capitaux propres (c’est-à-dire l’actif net tangible constitué des capitaux propres diminué des actions de préférence et des écarts d’acquisition, sans les minoritaires) de 215 milliards de dollars pour que ces 8 big banks respectent les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 selon cette méthode de calcul, le dénominateur étant le total des dettes, c’est-à-dire celui du bilan moins l’actif tangible,

Document 2 :


Globalement, le total des actifs tangibles augmente de 28 milliards de dollars par rapport au trimestre précédent et le total des dettes de 29 milliards

 

Document 3 :


… ce qui entraine une amélioration notable du leverage qui était à 13,4 la fin de 2012,

 

Document 4 :


Fin 2012, il aurait fallu augmenter les capitaux propres de ces 8 big banks de 235 milliards de dollars pour qu’elles respectent les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan.

 

Les réglementations lourdes et complexes ne servent à rien. La seule intervention de ce bon vieux Greenspan expliquant une fois encore le principe de base des règles bancaires, à savoir que les banques doivent avoir un total de leurs dettes inférieur à 10 fois le montant de leurs véritables capitaux propres a suffi pour que toute la communauté financière et bancaire américaine s’y aligne.

Au fil du temps, après de fortes turbulences, ces big banks respectent ces règles, Citigroup et Wells Fargo étant les plus performantes.

Le système bancaire américain fonctionne normalement maintenant.

Tout est simple.

2013 Q1 Citigroup Wells Fargo Goldman Sachs Bank of America Morgan Stanley
1 Assets 1 881,73 1 436,63 959 2 174,61 801,376
2 Equity 190,222 162,086 77,228 238,433 62,726
3 Preferred st 3,137 14,412 6,2 18,78 1,508
4 Goodwill 25,474 25,637 4,683 69,93 7,509
5 Tangible eq 161,611 122,037 66,345 149,723 53,709
6 Liabilities 1 720,12 1 314,60 892,655 2 024,89 747,667
7 Leverage (µ) 10,6 10,8 13,5 13,5 13,9
8 Tier 1 (%) 9,4 9,3 7,4 7,4 7,2
2013 Q1 State Street JPMorgan Bk of New York Mellon Total
1 Assets 218,189 2 389,35 355,942 10 216,84
2 Equity 20,869 207,086 35,69 994,34
3 Preferred st 0,489 9,958 1,068 55,552
4 Goodwill 5,912 48,067 17,92 205,132
5 Tangible eq 14,468 149,061 16,702 733,656
6 Liabilities 203,721 2 240,29 339,24 9 483,18
7 Leverage (µ) 14,1 15 20,3 12,9
8 Tier 1 (%) 7,1 6,7 4,9 7,7
USA 12 Q4 Citigroup Wells Fargo Goldman Sachs Morgan Stanley Bank of America
1 Assets 1 864,66 1 422,97 939 782,373 2 209,97
2 Equity 186,465 157,544 75,716 62,022 236,956
3 Preferred st 2,562 12 6,2 1,508 18,768
4 Goodwill 25,673 32,9 5,099 7,587 69,976
5 Tangible eq 158,23 112,644 64,417 52,927 148,212
6 Liabilities 1 706,43 1 310,32 874,583 729,446 2 061,76
7 Leverage (µ) 10,8 11,6 13,6 13,8 13,9
8 Tier 1 (%) 9,3 8,6 7,4 7,3 7,2
USA 12 Q4 State Street JPMorgan Bk of New York Mellon Total
1 Assets 222,582 2 359,14 358,99 10 159,69
2 Equity 20,869 195,011 36,431 971,014
3 Preferred st 0,489 9,1 1,068 51,695
4 Goodwill 5,977 48,172 18,075 213,459
5 Tangible eq 14,403 137,739 17,288 705,86
6 Liabilities 208,179 2 221,40 341,702 9 453,83
7 Leverage (µ) 14,5 16,1 19,8 13,4
8 Tier 1 (%) 6,9 6,2 5,1 7,5

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 21:39

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : Bank of New York Mellon 1° trimestre 2013        

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

 

Le total du bilan de Bank of New York Mellon est relativement modeste pour les Etats-Unis mais elle fait partie des banques systémiques (SIFIs) de la BRI.

Son multiple d’endettement est beaucoup trop élevé à cause de ses écarts d’acquisition : son leverage est de 20,3 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 4,9 %,

Document 1 :


Sommes en milliards de dollars.

 

Les dirigeants de Bank of New York Mellon ne parviennent pas à améliorer la situation.

Document 2 :

Malgré quelques mauvais multiples d’endettement de certaines banques, le système bancaire américain fonctionne normalement aux Etats-Unis : la banque centrale n’est pas obligée de se substituer aux marchés comme dans la zone euro.
Evidemment, ce genre d’analyse passe mal auprès des fanatiques anti-banques et anti-américains.

Cliquer ici pour voir le communiqué de la banque sur ses derniers résultats financiers (8-K dans les SEC Filings).

Bk of New York Mellon 2012 Q1 2012 Q2 2012 Q3 2012 Q4 2013 Q1
1 Assets 300,169 330,283 339,944 358,99 355,942
2 Equity 34 34,033 36,218 36,431 35,69
3 Preferred st - 0,5 1,036 1,068 1,068
4 Goodwill 17,962 17,941 17,984 18,075 17,92
5 Tangible eq 16,038 15,592 17,198 17,288 16,702
6 Liabilities 284,131 314,691 322,746 341,702 339,24
7 Leverage (µ) 17,7 20,2 18,8 19,8 20,3
8 Tier 1 (%) 5,6 5 5,3 5,1 4,9

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 21:21

 

Cliquer sur le lien pour lire normalement cet article sur mon site et pour les commentaires : State Street 1° trimestre 2013        

 

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

 

State Street, bien qu’ayant un total de son bilan relativement modeste pour les Etats-Unis, est l’une des 8 banques à risque systémique retenue par la BRI pour ce pays.

Elle ne respecte pas les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan avec un leverage de 14,1 supérieur à la norme correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 7,1 %,

Document 1 :


Sommes en milliards de dollars.

 

State Street est plombée par des écarts d’acquisition trop élevés.

Il faudrait augmenter le montant des capitaux propres de 5,3 milliards de dollars pour respecter les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10.

Document 2 :

Cliquer ici pour accéder aux Financial Tables de State Street Corporation pour ce dernier trimestre.

State Street 2012 Q1 2012 Q2 2012 Q3 2012 Q4 2013 Q1
1 Assets 187,956 200,777 204,522 222,582 218,189
2 Equity 20,159 19,897 20,749 20,869 20,869
3 Preferred st 0,5 0,5 0,488 0,489 0,489
4 Goodwill 5,7 5,611 5,65 5,977 5,912
5 Tangible eq 13,959 13,786 14,611 14,403 14,468
6 Liabilities 173,997 186,991 189,911 208,179 203,721
7 Leverage (µ) 12,5 13,6 13 14,5 14,1
8 Tier 1 (%) 8 7,4 7,7 6,9 7,1

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 16:32

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Gos banques françaises : 1° trimestre 2013        

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 10:42

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : BPCE et Natixis 1° trimestre 2013        

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 21:04

 

Cliquer sur le lien pour lire cet article sur mon site et pour les commentaires : Mécanos de la Générale 1° trimestre 2013 : correctif        

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